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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 06:30

 

Chevalier !... Acceptez vous ma prose sur votre blog ?

    Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un couple ayant comme pseudo : " Les Palefreniers". Comme moi, ils sont fous de châteaux forts et de ruines toutes cassées. Ils m'ont demandé l'autorisation d'écrire sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté.  J'adore échanger sur les ruines médiévales. Je suis fier de les avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, des ressentis plus intimistes.

Faites leur un formidable accueil. 

 

Nota du Chevalier Dauphinois

J'ai agrémenté leur prose de quelques photos en sépia ou en imitation tableau pour donner une ambiance plus "nostalgique".

Oui.. et fier de vous avoir sur mon modeste blog !

 

 

 

 

Département :  42 - LOIRE

 

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

* Le petit bourg de Salt en Donzy est situé à 45km à l'Ouest de Lyon, à 35km au Sud-Sud-Est de Roanne et à 25km au Nord-Est de Montbrison.

* Le château de Donzy est situé à environ 5 kilomètres à l’Est de Feurs (département 42), entre Salt en Donzy et Salvizinet. 

* Deux routes indiquent le château depuis la D10 :

- La première, la plus à l’Ouest, investit le site par "le bas",

- Tandis que la seconde vous amène au bâtiment principal.

* Comme nous aimons les surprises, nous vous conseillons plutôt la seconde, car votre émerveillement ira crescendo, d’autant que la route du bas se termine chez un particulier, lequel n’est pas forcément émerveillé de voir des amoureux des vieux cailloux rôder autour de chez lui. 

 

  Coordonnées du site :

45° 44′ 52″ N 04° 16′ 53″ E
 45.747834°  4.281646°

 

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

L'arrivée

* Après avoir traversé Salt en Donzy et effectué quelques demi-tours en règle (avec le manque d’expérience, ils sont fréquents), nous trouvons enfin la bonne route, celle qui mène au château.

* Un sens interdit nous barre l’accès à quelques dizaines de mètres de l’édifice (pour éloigner les curieux, ou pour la tranquillité des rares riverains ?), mais il en faut plus pour nous décourager, nous faisons fi de l’avertissement et nous garons au pied des ruines.

 

 

   Quel choc !

Magnifique spectacle, malgré le mauvais temps.

* Bien sûr, les murs sont en très mauvais état, et le château doit avoir un certain rôle dans la plupart des maisons alentour, mais qu’importe, l’excitation est là !

* La 1ère chose qui attire mon regard, c’est la taille (non, pas la grosseur, mais le coup du burin ) des rangs de pierres extérieurs : Ils semblent si semblables que de loin on jurerait de briques !

* Nous avons entendu dire que seuls les riches propriétaires apportaient un tel détail, et effectivement, le château appartint aux Comtes du Forez dès le 12ème siècle, qui firent rajouter le donjon.

* N’étant point experts en la matière, nous n’engagerons pas plus d’investigations et laissons ce plaisir au chevalier Dauphinois.

* La végétation qui n’a pas fragilisé ni détruit les murs du bâtiment principal cache l’essentiel des parties encore visibles.

* Nous décidons de contourner l’édifice pour en avoir une vue plus large.

* Au détour d’un buisson, nous tombons par hasard sur une construction en contrebas.

* Hoooo........ C’est une chapelle ! 

 

 

 

La chapelle est un des chefs d'oeuvre du site fortifié de Donzy

L'extérieur :

La chapelle

* Contrairement à l’enceinte du logis seigneurial, la chapelle n’a pas servi de carrière, et le spectacle est donc assez agréable :

- Deux montants de pierre font office d’entrée,

- Suivis à mi-chemin d’une ouverture en arc plein cintre, laquelle indique que l’édifice date de l’époque romane.

- Et dans le chœur, trois ouvertures, romanes elles aussi, apportaient au prêcheur un peu de lumière. Leur distance du sol étant assez peu élevée, nous imaginons que le toit, les sédiments et divers autres composants ont recouvert une bonne partie de l’intérieur de l’édifice, tant et si bien que l’autel a du être englouti ! (s’il n’a pas été pillé quelques siècles plus tôt...).

* Autre curiosité de l’édifice - Un pilier qui ne soutient ni mur ni charpente :

Était-ce un clocher?

Ou bien est-ce simplement un pan de mur

qui aurait survécu aux outrages du temps ?

 

 

La ruine castrale

* Apercevant des formes depuis la chapelle d’autres murs défigurés, nous accourons un peu plus bas, pour trouver un rempart. Ses restes, quoi que très altérés, font encore état de moult détails.

* Une tour ouverte à la gorge nous présente ses archères à coussiège (voir vocabulaire), une courtine ainsi qu’un rang de créneaux.

* Le rempart suit le cours de la Charpassonne, une tranquille petite rivière, pour rejoindre la porte du village, flanquée d’une tour ronde munie d’archères canonnières et d'archère droite avec ouverture pour arquebusière.

* Cette porte ainsi que les fortifications ont été construites pendant la guerre de Cent ans pour protéger le village des bandes armées à la solde des Anglais.

* Le spectacle est d’autant plus beau que les sites castraux sont rares dans cette région.

* En jetant un coup d’œil hâtif par une ouverture de la tour, je m’aperçois que celle-ci ne sert plus que de réduit à outils.

Dommage !

* J’espérais au moins trouver une couleuvrine à photographier.

 

 

Le village fortifié

* En remontant le long de la rivière, nous trouvons ça et là des ruines de maisons, mais ici encore, la végétation cache beaucoup de trésors...

 

 

Mur en ruine et végétation sont souvent un couple idéal !

L'intérieur du château

* Nous décidons de remonter explorer le logis seigneurial.

* Sur la route, deux trous creusées dans la roche dont la forme nous rappelle celle de deux sièges (nous avons vu des formes similaires à Quéribus, d’ailleurs) attisent notre curiosité.

* Malheureusement, nous n’avons pas de photo, mais ce n’est que partie remise, lors d’une prochaine visite, je joindrai l’image au texte.

* L’intérieur de l’enceinte ne prête pas à grand commentaire... Outre le peu de murs encore debout, là aussi, la végétation nous gâche complètement la visite.

* Nous quittons donc les lieux un peu amers  de ne pas être venus avec force machette et tronçonneuse… (je plaisante, bien entendu ), mais enchantés d’avoir visité une si belle ruine, encore "dans son jus".

* Aujourd’hui, le site est libre d’accès, quand bien même une habitation jouxte la porte d’entrée du village.

* Le risque de prendre une pierre est faible dans le village, élevé dans le logis.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* En 1080, une fortification (non détaillée) est citée. Elle appartient à la famille Calvi.

* En 1090, une chapelle dédiée à Saint Albon, est citée.

* Au 12ème siècle, le château appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Forez.

* Au début du 13ème siècle, un bourg se développe au pied du château (Certains historiens  pensent que le bourg n'est fortifié qu'au 14ème siècle... à vérifier).

* En 1358, le Comte du Forez Guy  VII décède. Sa femme Jeanne de Bourbon fait de ce château l'une de ses habitations.

* En 1376, Jeanne donne ses droits sur le Forez à sa petite fille : Anne Dauphine. Anne ne réside pas au château.

* Au 14ème siècle une fortification entoure le bourg.

* En 1412, le château devient le point de ralliement d'une armée mandée par Anne Dauphine pour libérer le Beaujolais attaqué par le parti Bourguignon.

* Au 15ème siècle, le château est reconstruit (semble t il, un peu à l'écart de l'ancien château... A vérifier).

* Au premier tier du 16ème siècle, Charles III de Bourbon se serait retiré dans le château après son complot manqué (une alliance malheureuse avec Charles Quint) contre François Ier (voir liste des rois).

* En 1543, le château appartient à un marchand Lyonnais : Nicolas Henry.

* A la fin du 16ème siècle, les guerres de religion font rage. Le château est plusieurs fois attaqué.

* En 1593, une garnison loge au château.

* En 1598, le capitaine-châtelain de Donzy est coupable d'homicide. Il est arrêté et jugé.

* En 1603, le château est démantelé sur demande des habitants après confirmation par ordre Royal.

* Au 18ème siècle, le château est en ruine et la châtellenie "démembrée".

* A la fin du 19ème siècle, le village voit les essais d'une ligne de chemin de fer à monorail.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

 

 

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