30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 07:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

  Le château m'a vu avant que je le vois

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Bertholène est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 8km au Sud-Est de Bozouls (voir ce bourg).

 

     Coordonnées du château :

44° 23' 46" N 02° 46' 45" E
 44.396016°  2.779299°

 

 

 

Le château : 

         L'extérieur :

La découverte

* Sur une butte surplombant le bourg, une ruine médiévale surveille les alentours avec sérieux.

* La position est idéale pour l'établissement d'un château fort. 

* Même si elle semble ruinée, cette construction de 7 siècles va être mon plaisir de cette fin d'après midi de printemps.

 

  Les remparts sont posés sur le roc

Les murs

* Ma première approche m'amène vers les murs et remparts extérieurs de cette forteresse.

* Par endroit, ils ont été posés sur le rocher, rendant l'accès plus difficile pour l'assaillant et augmentant la solidité en limitant ainsi le travail des sapeurs.

* Pour relier certaines parties du rocher initial, des  arcs de décharge ont été aménagés (je vous en avais montré un extraordinaire au château de Roquefixade dans le département de l'Ariège).

 

 

Le long rempart

* En avant  de la façade principale, le rempart a beaucoup souffert.

* Il est arasé ne laissant pas deviner la présence d'archère ni de crénelage (voir vocabulaire).

* Les pierres sont de tailles asymétriques et de provenance diverses.

 

  Il ne reste que peu, mais quel spectacle

La façade

* Derrière le mur arasé du rempart, une façade moderne et médiévale se dore au soleil.

Pourquoi ai je utilisé ces 2 termes ?

* La réponse n'est que constatation :

- Sur la droite, une ronde tour défensive rappelle les grandes heures médiévales du château.

- Mais la tour a été modifiée par l'ouverture de fenêtres.

- L'imposante courtine n'a plus ses systèmes défensifs. Elle a été assagie par de simples fenêtres en partie médiane et des fenêtres à meneaux en croix à l'étage supérieur.

- Sur la gauche, une tour presque jumelle à la première, a gardé sa rigueur médiévale. Je suis surpris qu'elle ne comporte aucune fente de tir.

Avez vous remarqué la tour semi-circulaire au second plan ?

 

 

Je veux entrer

* Lentement, je contourne le site pour trouver l'entrée.

* C'est à ce moment que je rencontre un système de tir classique  la fin du 15ème siècle.

 

  Je suis aveuglé par la beauté médiévale

          L'intérieur :

Vais je rester dehors ?

* Les hauts remparts m'empêche d'entrer, les maisons collées au château sont infranchissables.

* La seule porte moderne en bois est fermée. 

Suis je condamné dehors ?

 

 

L'espoir de la lumière

* Soudain, une lumière traverse les arbres et me donne la direction.

* Tout en respectant la zone de sécurité, je peux admirer les entrailles de cette beauté de 7 siècles. 

* L'autre coté de la façade montre les fenêtres à coussiège et les axes de circulation.

* Il y a bien d'autres détails à admirer, mais je ne vous les révèlerai pas pour vous permettre de jouer les détectives lorsque vous rencontrerez cette belle ruine Aveyronnaise.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, présence d'un château fort en pierre.

* Au 14ème siècle, le seigneurie relève du Baron (voir titre de noblesse) de Sévérac et du Comte de Rodez.

* En 1349, le seigneur de Bertholène participe à une joute organisée par le Roi de Majorque.

* En 1345, en présence du seigneur, les habitants de Bertholène et de Laissac s'engagent à garder le château et à l'entretenir.

* En 1349, l'accord signé quatre ans auparavant est reconduit.

* En 1550, le domaine appartient à François d'Hèbles.

* En 1569, le Sieur Hébles ayant épousé la cause des Protestants, le château est attaqué et canonné par les Catholiques.  La construction fortifiée est pillée, tous les défenseurs sont tués. Seule Marie de Bertholène, femme de François, est épargnée.

* En cette fin de 16ème siècle, le domaine appartient à la famille Faramond. Le château est partiellement reconstruit.

* En cette fin de 17ème siècle, la famille Berne devient propriétaire du château. Elle aménage une façade "moderne".

* En 1697, le site est possession de la famille De Vezins.

* En 1792, la famille De Vezins est chassée par les Révolutionnaires.

* En 1839, Edouart Maisonabe, avocat à Rodes, achète le château. Il récupère de nombreux matériaux et pierres pour construire une maison bourgeoise dans la plaine à  La Caze.

* Au milieu du 19ème siècle, une église et un presbytère sont aménagés dans les dépendances.

* Au début du 20ème siècle, l'abbé Triadou (curé du bourg) achète les ruines du château.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre la ruine.

* En 1999, durant les fouilles, plusieurs objets du 17ème siècle sont retrouvés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur ne semble pas possible.

 

 

Le drapeau du Rouergue flotte toujours

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 07:30

 

 

Département 85 - VENDÉE

 

 

Voyez vous une église fortifiée ?

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Thiré est située à 50km au Nord-Ouest de Niort, à 40km au Nord-Nord-Est de La Rochelle (voir les fortifications), à 30km au Sud-Est de La Roche sur Yon.

 

 

     Coordonnées de l'église :

46° 33' 01" N 01° 00' 30" W
 46.550143°  -1.008222°

 

 

 

 

L'église : 

L'extérieur :

La découverte Un clocher très massif

* Au centre du bourg, dans la rue de l'église, une haute construction en pierre dans un joli écrin de verdure est le but de ma randonnée en ce petit matin de juin.

* La forme de ce clocher me fait penser à une tour, que dis je, à un donjon.

* Mais il ne faut jamais tirer de conclusion sur une première constatation.

C'est ainsi que l'enquête commence.

 

 

 

Le clocher

* Ce clocher en pierres correctement taillées  est haut, massif, renforcé par de puissants contreforts d'angle mais il me déstabilise car il ne possède aucun système défensif.

* Je le contourne espérant voir quelques archères (voir vocabulaire) sur la hauteur.

* Mais aucune fente apparaît sur les murs blancs.

* Entre les abat-sons, je crois voir une fente verticale.

* Mais je me ravise rapidement car je pressens que c'est une pierre de coincement qui a disparu.

* Comprenant que le clocher n'est point fortifié, je me transforme en touriste et j'admire quelques modillons.

 

 

 

Voyez vous ces ouvertures ?

Curiosité sur le clocher 

* Soudain, je remarque une curiosité architecturale que mon empressement à chercher des archères n'avait pas porté à mon oeil d'aigle de Castellologue Amateur.

Comment un larmier de contrefort

peut il s'insérer dans les pierres d'angle ?

* La réponse est sous mes yeux ébahis.

 

 

 

Sont ce des indices de système défensif ?

* Lentement je contourne l'église pour tenter de voir des indices (ou des sculptures car je suis aussi un peu un touriste).

* Sur une façade où la fenêtre à remplage est bouchée, je remarque au sommet des ouvertures m'informant qu'au moins 2 salles existent.

Sont ce des salles de repli ?

 

 

 

Voila LA preuve !

* Tout en m'éloignant pour mieux ressentir l'église, je découvre la nef.

Diantre !... C'est beau !

* Évidemment, mon exclamation n'est point pour le massif de fleur (qui le mériterait aussi) mais pour les ouvertures que je découvre sous le toit.

Il semble évident qu'une salle existe sous le toit

 

 

Analyse

* Entre les fenêtres, un puissant contrefort à larmier maintient le mur.

* Au dessus et de chaque coté du contrefort, des ouvertures de tir.

* Et... (je sens que vous grognez derrière votre écran)

Que me dites vous ?

  "Chevalier, les fenêtres sont très grandes et très basses, un assaillant peut entrer facilement."

* Je comprends votre propos très logique.

* Mais :

Avez vous imaginé que les ouvertures

Gothiques puissent être récentes ?

* Je vous le prouve par cette image.

Voyez vous l'ouverture Romane positionnée

en hauteur empêchant toute intrusion ?

 

 

 

La tour escalier

   Évidemment pour monter il faut un escalier. Comme souvent avec ce type de bâtiment, l'escalier est implanté dans une tour extérieure comportant :

* Une archère droite

* Des puits de lumière pouvant aussi être utilisés en système défensif.

 

 

 

L'intérieur :

* Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte principale et la porte "secrète" ne s'ouvrent pas.

* Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Le diaporama de l'église est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle ou au début du 13ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 15ème siècle, modification de l'architecture de l'église.

* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Une église Romane avec des fenêtres Gothiques

 

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fortifiées
de France
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 00:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « La chevalerie, c'est d'abord une image, celle de nobles héros aux armures étincelantes, brandissant des bannières aux couleurs chatoyantes pour se jeter, la lance ou l'épée au poing, au secours de l'affligé, de la veuve et de l'orphelin.
   La réalité est plus complexe et l'évolution plus chaotique. Le mot "chevalier" est d'ailleurs ambigu et plus encore la notion de "chevalerie". Son acception latine, la militia, désigne la force armée au service de l'État.
   Au Moyen Âge, cette fonction publique s'est privatisée et ses caractères aristocratiques et militaires se sont accrus. C'est le renforcement de la cavalerie lourde qui lui donne son impulsion entre le IXe et le XIe siècles. Mais, il faut attendre le XIIe siècle pour que la chevalerie s'affirme, avec la généralisation de la charge à la lance couchée. Elle se donne alors un code déontologique, fondé sur l'honneur, qui va "humaniser" quelque peu les "lois de la guerre".
   Dans le même temps, l'Église tente de lui assigner une mission et une éthique conformes à sa cause. Ainsi s'ébauchent, du XIe au XIIIe siècle, les traits essentiels d'une chevalerie qui se mue peu à peu en confrérie d'élite de la noblesse. »
 
 
 
 
Mon avis :
 
Le vrai visage de la chevalerie  !     
 
    A la lecture de cet ouvrage, j'ai failli changer mon pseudo !....... Comment cela ?
        - Un chevalier n'est point l'être irréprochable qu'Hollywood nous montre dans ses films.
        - Les héros de roman de notre enfance ne le serait il pas ?
 
   L'auteur de ce livre doit être "un rigolo" pour se moquer d'une image aussi belle. Hélas non, point menteur et farfelu est l'auteur. Jean Flori est directeur de recherche au CNRS et au Centre d'études supérieures de civilisation médiévale.
 
   Ce livre n'est pas une destruction de notre mythe comme mon introduction le laisse supposer, c'est une formidable analyse de la chevalerie, de ses règles, de ses devoirs, de ses réalités et des relations humaines.
   Chaque chapitre traite d'un thème différent, et il me semble que tous les sujets sont abordés : La guerre, les romans chevaleresque, les rapports avec l'église.....
   J'ai beaucoup apprécié cette vision du quotidien de nos "héros légendaires et presque mythiques".
 
   Il n'y a aucune photo, ni dessin, ni enluminure pour égayer ces pages pleines de mots. C'est un ouvrage sérieux dans les thèmes, triste dans la présentation, mais riche dans les données. Certains chapitres se lisent comme un roman.
   Ce livre fut un achat rapide un jour de pluie de novembre, mais je ne le regrètte pas.
 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 07:07

 

 

michel-j-01   Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

 

 

Le château survole le petit bourg

 

Département 76 - SEINE MARITIME

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Valmont est située à 55km au Nord-Ouest de Rouen, à 45km au Sud-Ouest de Dieppe, à 35km au Nord-Est de Le Havre et à 10km à l'Est de Fécamp.

 

    Coordonnées du château :

49° 44' 30" N 00° 30' 51" E
 49.741608°  0.514158°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

La découverte

* Un peu au Sud du bourg, proche de l'église, une colline arborée porte une imposante construction. C'est le château médiéval de Valmont, dont les origines remontent à l'époque des Vikings.

* Cela peut vous surprendre, mais cette terre fut donnée à un certain d'Estout par le célèbre Rollon que certains historiens nomme : Le premier Comte de Normandie (voir liste).

 

 

 

Le château au 18ème siècle selon une gravure de l'époque

Des bâtiments disparates

* Pour comprendre les vicissitudes subies par le château de Valmont, il convient de se reporter à cette gravure du XVIIIème siècle, avant que cette imposante construction ne soit profondément modifiée durant les siècles suivants..

 

 

 

L'aile féodale

* Quand on l'aborde par sa façade Ouest, le château apparaît sous son aspect féodal établi sur un éperon rocheux avec sa puissante tour carrée de 10m de coté et nantie de murs de 2,40m d'épaisseur contrebutés par des contreforts plats, reste d'une ancienne construction du 11ème siècle, l'époque Anglo-Normande du château.

* A la fin de la guerre de Cent-Ans, seul ce donjon a été conservé. Il a bénéficié de modifications au15ème siècle par un couronnement de mâchicoulis (voir vocabulaire ) et la création de rares fenêtres à croisées de pierre, annonciatrices de la Renaissance.

* Le corps de bâtiment, le "Vieux Château", qui s'adosse à ce donjon présente une façade en lits alternés de brique et de pierre, reste d'une construction réalisée au 15ème siècle. 

 

 

 

L'aile Renaissance Pignon de l'aile Renaissance et la façade du vieux château

* Tout autre est l'aspect de cette aile Renaissance du château, réalisée au 16ème siècle qui comportait à l'origine une haute galerie en arcades en plein cintre d'inspiration italienne, quelque peu défigurée au 19ème siècle.

* La galerie et l'étage d'origine ont été remplacés par une façade à trois niveaux, laissant tout de même intactes trois superbes lucarnes Renaissance dans la toiture ainsi que les pilastres de la façade s'ouvrant sur le parc.

 

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* En 911, le Roi (voir titre de noblesse) de France Charles III (voir liste des rois) concède à Rollon (nommé Robert après son baptême) l'actuelle Haute Normandie dans l'espoir que les Vikings, devenus ainsi propriétaires terriens, épargnent le royaume de France.

* Au 10ème siècle, sur ce rocher surplombant la vallée menant à Fécamp, une première forteresse féodale est aménagée.

* En 1415, défaite Française à Azincourt. Le château passe entre les mains des Anglais.

* Au 15ème siècle, le château revient à la couronne de France suite à la reconquête de la Normandie.

* En ce siècle, le château appartient à Jacques d'Estouteville. Il agrandit les bâtiments et améliore les systèmes défensifs car les Bourguignons de Charles le Téméraire saccagent châteaux et terres en Normandie.

* Au 16ème siècle, le calme de la Renaissance permet à la Normandie de transformer les vieilles forteresse en château habitable.

* En 1537, Adrienne d'Estouteville et son époux construisent l'aile dite "François Ier". Ce nom est donné suite à la visite du roi lors leur mariage en ces lieux.

* Au 17ème siècle, le château passe de mains en mains sans véritable campagne d'entretien.

* Au 18ème siècle, les multiples propriétaires n'entretiennent pas les vieux murs.

* En 1824, le Comte Hocquart, chambellan de Charles X, achète le château. Certains historiens affirment : "Qu'il s'empresse de défigurer le château en faisant abattre la plus grande partie de son enceinte féodale et, plus grave, "remanier" l'aile François Ier".

* A la fin du 19ème siècle puis au début du 20ème siècle, le château est peu entretenu.

* En 1930, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle,  son nouveau propriétaire fait entreprendre une campagne de rénovation pour redonner son lustre à cette noble demeure.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est possible depuis la route. La visite de l'intérieur ou du parc est impossible. Le château est une propriété privée non visitable.

 

 

Plusieurs siècles de construction se devinent

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 07:30

 

 

     
michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

 

 

Département 76 - SEINE MARITIME

 

 

 

Le château attend ma visite

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune de Saint Martin du Bec est située à 22km au Sud-Ouest de Fécamp, à 16km à l'Ouest de Bolbec et à 10km au Nord-Nord-Est de Le Havre.

 

    Coordonnées du château :

49° 35' 50" N 00° 12' 25" E
 49.597235°  0.207077°

 

 

Toponymie :  (voir initiation)

Bec : Mot apporté en Normandie par les invasions "barbares". Il signifie : Ruisseau.

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

La découverte

* Situé au milieu d'un plan d'eau alimenté par les sources de la Lézarde, l'ancien manoir féodal du 12ème siècle ne subsiste plus que sous la forme des vestiges des cinq tours de l'enceinte.

 

 

Le portail d'accès Renaissance 

L'entrée

* On aborde le château par son châtelet d'entrée constitué de deux imposantes tours circulaires encadrant un avant-corps d'inspiration Renaissance et couronné par un fronton en arc de cercle en encorbellement.

 

 

Les défenses (note du Chevalier)

* Ayant une ossature de château fort d'origine médiévale, cette construction possède de nombreux "fantômes" de systèmes défensifs, qu'il est possible d'observer sur la vue satellite de Google-earth

- Des douves entourant les bâtiments,

* Un châtelet d'entrée fortifié,

- Un pont-levis (voir vocabulaire),

- Des tours rondes aux angles avec archères et fentes de tir,

- En avant des courtines, de larges terrasses certainement pour positionner des canons. Je vous ai déjà présenté ce type d'architecture défensive au château du Plessis Bourré.

 

 

Le bâtiment d'habitation

* Le château lui-même, joliment mis en valeur par le plan d'eau qui l'entoure, laisse apparaître la gamme des matériaux locaux, dans un style de transition Henri IV – Louis XIII (voir liste des rois).

* La brique prédominante est ornée de damiers de silex et de pierre, alors que les pavillons d'extrémité font déjà usage de toits à la Mansart.

* A partir d'une architecture moyenâgeuse dont il ne reste que des traces. Le château du Bec est un subtil compromis entre une Renaissance finissante et un style Classique non encore affirmé.

* Son originalité réside dans cet appareillage en damiers de pierre, brique et silex.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château : 

  Le château du Bec semble paisible. Comme il est peu connu, il aurait été raisonnable de penser que sa vie fut facile. Pourtant, il eut une existence mouvementée.

 

* Au 12ème siècle, construction du château par la famille Crespin dont certains membres furent connétables de Normandie.

En 1454, le dernier de cette lignée, l'évêque de Laon, Antoine de Crespin cède le château à son beau-frère, Pierre de Brézé, Grand Sénéchal de Normandie.

* A la fin du 15ème siècle, Louis de Brézé, petit-fils de Charles VII (voir liste) et d'Agnès Sorel et futur époux de Diane de Poitiers se charge de la restauration du château.

* En 1579, le château doit une fois de plus changer de main, lorsque son propriétaire, le Duc d'Aumale, Charles 1er de Lorraine, le cède à Nicolas Romé de Fresquiennes, Conseiller au Parlement de Rouen. Ce nouveau propriétaire le remanie totalement dans un style cauchois, alliant la Renaissance finissante au Classicisme naissant.

* Au 17 et 18ème siècle, le château  n'est plus modifié.

* A partir de 1792, durant la Terreur, les révolutionnaires transforment le château en prison pour les prêtres réfractaires.

* Au début du 19ème siècle, le château est laissé à l'abandon

* En 1844, le château passe entre les mains de la famille de Croixmare qui le restaure entièrement durant 4 ans.

* Entre 1914 et 1918, pendant la première Guerre Mondiale, le château accueille le gouvernement belge.

* En 1937, le château  est la propriété de la famille Mignot.

* Entre 1939 et 1945, durant la seconde Guerre, le château devient un hôpital militaire.

* En 1952, certaines parties du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* En 1983, il appartient à une association religieuse.

* A la fin du 20ème siècle, la vocation du château n'en permet malheureusement pas la visite, mais il s'offre cependant généreusement à la vue depuis la route.

* Au 21ème siècle, le château est transformé en "chambres d'hôtes et locations de gîtes". Il serait donc possible de le découvrir partiellement. Veuillez vous renseigner sur les conditions.

 

 

Unchâteau qui ne renie pas ses origines médiévales

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 07:05

 

 

La description de l'extérieur de l'église de Plomion est ici

 

  

 

Il faut montrer patte blanche pour entrer dans l'église

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

 

 

L'église :

L'intérieur :

La découverte

* Après avoir franchi la solide porte en bois protégée par les 2 puissantes tours, je découvre l'intérieur de l'église.

* La nef n'a pas la luminosité d'une cathédrale ce qui est logique pour une église fortifiée, mais l'ambiance aseptisée, presque intemporelle ne me donne aucun indice sur les systèmes de défense et de repli.

* Les piliers des arcades sont épais et sans sculpture. En regardant l'autel, je pense que je vais revenir bredouille de ma recherche d'indices. 

 

 

Suis je comme Jeanne d'Arc ?

* J'erre donc dans le collatéral et... c'est à ce moment que j'entends une voix  :

- " Chevalier retourne toi ! "

*** " Mais si je me retourne, je sors". dis je

- " Chevalier retourne toi ! ".

* J'obéis à la voix.

* Curieusement, je ne vois rien.

* Lentement, j'arpente l'église en direction de la sortie quand soudain, une porte s'ouvre comme par enchantement.

 

  Est ce la plan d'une église ou d'un château fort ?

L'intérieur d'une tour

* En traversant la porte j'ai l'impression de traverser les siècles.

* Bien qu'il y ait des panneaux d'explications je ne remarque que 2 curiosités :

- Une archère (fente de tir) à droite,

- Une autre à gauche.

 

 

A l'étage !

* En levant les yeux, je vois des trous pour les poutres de l'étage supérieur. Le plus impressionnant est le nombre de fentes de tir.

Une véritable forteresse !

* Après de longues minutes à observer chaque pierre, chaque brique, chaque fente, je sors à regret de cette magnifique église fortifiée.  

 

 

Le diaporama de l'église est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au cours du  16ème siècle, des bandes armées traquent les paysans et volent la nourriture. Pour se protéger, les habitants décident de construire un habitat fortifié.

* A la fin du 16ème siècle (?), construction d'une église fortifiée.

* Au 17ème siècle, il semble que l'église soit remaniée.

* En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

 

La puissance de tir est impressionnante dans cette tour !

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:00

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 

    « Figure satanique, compagnon de tuerie de la Pucelle d'Orléans, serial killer, " premier Vendéen ", Gilles de Rais (1405-1440) a fait le délice de nombreux conteurs et biographes. Un personnage à la mesure de cette époque brutale et chaotique ou l'angélisme côtoie la barbarie.

 

   Cette biographie raconte les multiples vies du seigneur de Rais. Elle rend justice à la place qui fut la sienne dans la noblesse française, reconstitue sa brillante carrière militaire au service de Charles VII, son rôle décisif dans la levée du siège d'Orléans en 1429, son élévation à la dignité de maréchal de France à l'âge de 24 ans. Voilà pour l'envers de la médaille.

 

   Côté revers, le saint se fait ogre. Ruiné par ses dépenses somptuaires et militaires, Gilles succombe à ses démons, enlève, torture, viole, assassine des enfants. Il s'adonne à l'alchimie pour trouver la pierre philosophale et sacrifie des humains lors de cérémonies sataniques. Arrêté, jugé par l'Église lors d'un retentissant procès, Gille de Rais est exécuté à Nantes en 1440. Il entre dans la légende.

 

   Une légende tronquée puisque s'opère rapidement un glissement. On l'identifie alors à Barbe Bleue, tueur de femmes et non d'enfants, mythe qui sera bientôt revisité et immortalisé par Charles Perrault.»

 
 
Mon avis : 
Innocent  ou  Coupable ?..... Une belle enquête  !!!!!
 

    Ce seigneur a eu plusieurs vies, et le narrateur nous les conte avec brio. Le texte est vivant et nous plonge dans les actes de ce curieux personnage, un peu oublié (Pourquoi Landru est il encore célèbre et pas ce Gilles ?).

        Durant la première partie de sa vie, il fut un chevalier comme l'histoire de France aime à nous les montrer: Courageux, téméraire, sans peur, intelligent... Ce compagnon de Jeanne d'Arc l'accompagna partout et aucun acte d'irrespect a été noté par les historiens.

 

     L'histoire nous fait souvent retenir le nom des hommes qui volent aux riches pour donner aux pauvres (bien que souvent cela soit une légende) ou très courageux comme Bayard (voir son château). Curieusement notre histoire a oublié ce Gilles de Rais. Il est vrai qu'à la fin de sa vie, sa "destinée" ne fut plus celle d'un grand chevalier.

 

    Au premier abord, ce personnage parait peu sympathique par ses "horreurs". Pourtant il est passionnant, il a une envergure, beaucoup plus que Guillaume Belilbaste (le dernier cathare) par exemple.

 

Et puis, est il réellement coupable ?

 

  Ce document vous livrera quelques "secrets".

 
 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 07:30

 

 

Département 24 - DORDOGNE

 

 

 

Le bourg :

L'église se fond dans le paysage de la communeSituation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint Privat des Prés est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud d’Angoulême (voir son château) et à 40km Ouest-Nord-Ouest de Périgueux (voir ses fortifications).

 

   Coordonnées du bourg :

45° 13′ 35″ N 00° 12′ 57″ E
 45.2264°  0.2158°

 

 

 

L'église :

L'extérieur :

La découverte

* Après avoir visité la maison forte de ce bourg Périgourdin, je me dirige vers l'église de l'ancien prieuré Bénédictin.

* La construction au bout de la rue est surprenante :

- Point de haut clocher pour guetter l'ennemi.

- Point de tour pour tirer sur l'assaillant.

Suis je réellement devant une église fortifiée ?

 

 

L'enquête commence

* A une extrémité de l'église, mon imagination débordante de castellologue-amateur croit voir une tour.

* Les fantômes de modillons me font comprendre que cette ronde construction est le chevet de l'église.

* Je continue ma marche de découverte dans cette rue en légère pente.

* La paroi ensoleillée me montre :

- Un mur de nef élégante.

- Des fenêtres très esthétiques.

- Des pierres correctement taillées et jointives.

- Des pierres de différentes couleurs (reconstruction ?).

* Mais je ne vois pas de système défensif.

 

 

Magnifiques surprises !

* Je prends un peu de recul pour regarder dans les yeux  cet énigmatique mur.

J'ai une révélation.

* Sous le toit apparaissent de petites archères cruciforme dont certaines sont avec un trou rond pour fusil".

Surpris je suis.

* Le système défensif n'est pas homogène ni symétrique.

* Certains crénelages (voir vocabulaire ) ne possèdent aucun système de tir.

Surpris encore je suis.

* De tous ces détails, je tire une conclusion évidente :

- Il y avait une grande salle de repli et de défense au dessus de l'église.

Nota : Parfois dans mes proses, je vous mens un peu sur mes recherches, je transforme un peu la découverte, je joue à vous faire croire que je ne trouve pas de suite les indices. Mais en découvrant l'église au centre du bourg, même les non spécialistes peuvent voir au premier regard que l'église est fortifiée.

Me pardonnez vous ces mensonges d'écrivain ?

 

 

La façade : Sobrité et finesse

La façade : Une œuvre unique

* Le castellologue-amateur que je suis a de suite remarqué l'ouverture au niveau de la salle de repli, mais le touriste qui sommeille en moi regarde ce fronton différemment.

* Le portail de l'église de Saint Privat des Prés est unique dans le Ribéracois (dernière terre d'Occitanie avant celles de la langue d'Ol).

* De nombreux architectes voient une influence de la Saintonge dans cette façade.

 

 

Analyse rapide de la façade et du portail

* Au premier étage, présence d'arcatures romanes appuyées chacune sur deux colonnettes.

* L'ensemble est surmonté d'une corniche à modillons expressifs, avec des animaux fantastiques et des personnages bibliques.

* Au centre, le portail en plein cintre est en pure style Roman. Il possède neuf voussures surmontées d'une archivolte sculptée.

 

 

L'intérieur :

Vais je pourvoir monter dans la salle de repli ?

* En entrant, ce ne sont point les peintures murales du Moyen Âge qui m'accueillent mais la blancheur immaculée.

* Même les 3  coupoles de la nef sont sans couleur.

Quelle sobriété !

* Je suis certain qu'il y a 800 ans l'église n'était pas comme cela.

* Même les statuts sont "en neige" .

* Curieusement, dans ce monde refait et consolidé, l'abside n'a pas vu d'ouvriers maçons.

* Son plafond se fissure dangereusement.

 

 

Courage, Fuyons !

* Craignant que le ciel me tombe sur la tête  , je prends rapidement le chemin sacré de la sortie.

* De retour sous le ciel d'azur, je vérifie que ma "peur" passagère était justifiée.

* Le chevet se lézarde.

* Je vais en faire autant, mais à la terrasse d'un petit restaurant. 

 

 

Le diaporama de la maison forte est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, l'église dépend de la commanderie Templière d'Aubeterre (j'ai trouvé cette référence dans une brochure régionale sur l'ordre du Temple....à vérifier).

* En 1562, début des Guerres de Religion. Plusieurs combats endommagent le clocher et les murs de l'église.

* Vers 1651, les voûtes dans l'église sont reconstruites.

* En 1862, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1993, la commune de Saint Privat est renommée en Saint Privat des Prés.

* En 1997, la façade de style Saintongeais est restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Délicatesse et fortification se marient merveilleusement

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 08:16

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

Votre Chevalier prend tous les risques pour VOUS !

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Sainte Geneviève sur Argence est située à 50km au Nord-Nord-Est de Rodez, à 35km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 25km au Sud-Est d'Aurillac.

 

     Coordonnées du château :

44° 46' 07" N 02° 42' 02" E
 44.768545°  2.700786°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

La vie d'un castellologue-amateur

* Lorsque je décide de découvrir un département de notre beau Royaume, je prépare ma croisade de longs mois à l'avance.

* Sur une carte IGN au 1/100 000ème, je coche tous les sites médiévaux fortifiés à découvrir.

* Ce long travail de recherche est réalisé grâce à ma bibliothèque (ceci n'est qu'un petit exemple).

* N'ayant pas la fortune pour acheter tous les ouvrages, je m'appuie aussi sur 2 sites web fabuleux :

* Google Book,

* Gallica.

* Bien que par ce travail j'élimine les châteaux disparus ou les emplacements de mottes castrales (même si certaines sont fascinantes), la probabilité de voir un site minimal ou presque inexistant n'est pas nul.

Voici un exemple !

 

 

Curiosité

* Dans ma documentation et celle des 2 sites web listés ci-dessus, le nom Bonaven comporta parfois un T en terminaison.

* Je ne sais que penser de cette singularité.

* Je vais donc utiliser les 2 orthographes.

 

 

Voyez vous un château fort ?

La découverte

* Après avoir visité l'église fortifiée d'Orlhaguet puis le château de Mels proches de Sainte Geneviève sur Argence, je me dirige à 7km au Sud-Ouest pour découvrir l'ancien château fort de Bénavent.

* Dans la commune, je ne vois aucun bâtiment pouvant ressembler à un château fort.

* Je me dirige vers le point le plus haut où un château se doit d'avoir été construit.

 

 

Est ce le bon endroit ?

* La route encercle (Vestige du rempart ? une butte....

* Une imposante structure porteuse d'énergie électrique repose sur la butte.

* Je présume qu'un rocher existe en ce lieu.

* Je cherche une trace de construction ancienne.

* "Qui cherche, trouve" affirme un dicton.

* Posées sur le rocher, des pierres taillées apparaissent.

* En voyant les petites pierres coinçant le mur, je doute que tout soit d'époque médiévale.

* Même consolidées par du ciment moderne, les pierres taillées et jointives m'informent qu'une ancienne construction repose ici.

Pensez vous que j'ai découvert

les vestiges du château fort de Bénavent ?

 

 

L'intérieur :

* Il est impossible de visiter les entrailles de ce fantôme.

* Je me console en admirant le paysage.

* Grâce à mes jumelles, le hasard me permet de voir au loin, une tour.

* Je repars vers une nouvelle aventure.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

*  En 1180, une famille Benaven est citée. Le site est le siège d'une Baronnie (voir titre de noblesse).

* En 1230, le château est possession de la (ou des) famille(s) Scorailles et (ou) Orlhac. La seigneurie n'est pas affiliée au Comte de Rodez.

* En 1346, la "tour" est habitée par Bernard, seigneur de Benaven.

* En 1350, la seigneurie est réunie au Comté de Rodez.

* En 1375, durant la guerre de Cent Ans , les Routiers Anglais se rendent maître du bourg.

* EN 1383, pour le remercie "des services rendus", le Comte d'Armagnac donne la seigneurie à Branguier de Castelpers

* En 1397, la toiture d'une tour est réparée.

* En 1450, le château est consolidé par les habitants.

* En 1484, Charles d'Armagnac nomme Amalric de Scorailles, Capitaine de Benaven.

* En 1576, le château est "réparé" par les habitants.

* En 1620, le château est rasé.... "sur un ordre du Cardinal de Richelieu ?" ( C'est ce que pensent certains historiens).

* Au 17ème siècle, le château est cité en ruine.

* En 1713, la seigneurie est vendue par le Baron de Hénière nommé : De Chambonas.

* En 1788, la Baronnie appartient à la famille Roure.

* En 1794, les Révolutionnaires vendent la seigneurie au citoyen Prat.

* A la fin du 19ème siècle, seule la base d'une tour est visible.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est.... difficile.

 

 

Ce château m'en fait voir de toutes les couleurs

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 07:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

  Un bijou médiéval dans un écrin de verdure

 

Le bourg :

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Cruéjouls est située à 25km à l'Ouest de La Canourgue, à 20km au Nord-Est de Rodez et à 10km à l'Est de Bozouls (voir son château).

 

     Coordonnées du château :

44° 26' 43" N02° 51' 24" E
 44.44524° 2.856671°

 

 

 

Le château : 

         L'extérieur :

La découverte

* Posée sur un mamelon à la sortie Nord-Ouest du bourg, une construction tout en rondeur domine la vallée du Dourdou située au Nord.

Où sont les courtines ?

* Curieusement, en fonction des livres et brochures, ce site porte le qualificatif de :

- Château,

- Donjon,

- Manoir.

 

 

Elle est bien ronde !

* Toutes ses rondeurs me fascinent.

* L'absence de courtine rectiligne est rare pour une construction médiévale fortifiée.

* Pensez vous que ses rondeurs aient (ou auraient) pu inspirer des artistes comme :

- Régine Fabjanczyk

- ou Caterina Zacchetti ?

 

 

Y a-t-il des défenses ?

* En avant de cette construction, il y a un petit muret.

* Sa hauteur n'en fait pas une protection efficace, et son épaisseur me laisse douter qu'il fut construit au Moyen Âge.

* Dans ses formes généreuses, je cherche quelques indices de système défensif.

* Les parois sont borgnes ou possèdent en étage de petites ouvertures de lumière rectangulaires qui ne sont point défensives. Où est l'entrée ?

* Au sommet, la toiture en faible pente avec des épaisses tuiles calcaire ne laisse point entrevoir un chemin de ronde ni des mâchicoulis (voir vocabulaire). 

Diantre !

N'était ce qu'un habitat de repli ?

 

 

Je m'approche

* Tout en respectant la propriété privée et le silence du lieu, je m'approche en ne faisant que "couiner en silence" ma lourde armure de Chevalier-Castellologue-Amateur.

J'entends un bruit dans ma chausse gauche

Que vois je ?

 * Sur la hauteur, des pierres dont la dimension diminue avec la hauteur.

 * En partie basse, une fente verticale dont je ne peux affirmer si elle fut défensive ou éclairante.

 * Entre 2 tours, la petite courtine comporte :

- En partie basse, ce que j'imagine être une ancienne porte d'accès.

- Au dessus, un axe de circulation (et peut être de défense si porte il y avait).

Quel énigmatique bâtiment !

 

  Enigmatique restera cette beauté médiévale !

        L'intérieur :

Porte close

* Lentement, je m'avance vers la porte. Hélas, la propriété privée est interdite à la visite.

* Je n'aurai aucune réponse à mes doutes.

* Je me console en m'abreuvant de la littérature que j'ai emportée dans ma besace.

Comme je suis un Chevalier, je la partage avec vous.

 

 

Les écrits

* Le bâtiment comporte :

- Un sous-sol,

- Un rez de chaussée,

- Un étage.

* Chaque niveau est séparé par une voûte en berceau.

* Les murs ont une épaisseur de 1,5m à 2,5m

* Une salle en sous-sol comporte une cheminée prouvant qu'elle fut habitée.

* Une salle en sous-sol possède la margelle d'un puits aujourd'hui comblé.

* L'une des tours possède un escalier de pierre en spirale desservant tous les étages.

* Une salle à l'étage comporte un écusson aux armes de Nogaret de Trélans

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, un seigneur de Cruéjouls est cité. La seigneurie dépend de la Baronnie (voir titre de noblesse) de Calmont d'Olt.

* Au 15ème siècle, il semble que l'actuel château soit construit (à vérifier).

* En 1478, après un siècle et demi de possession, la famille de Cruéjouls abandonne le château au profit des La Panousse.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les Protestants souhaitent que le seigneur de Cruéjouls participe à leur révolte. Mais il ne se laisse pas convaincre.

* En 1581, le site est exploité par Antoine Salving, marchand à Espalion. La famille La Panousse est toujours propriétaire du château et des terres.

* En 1600, la famille La Panousse vend la seigneurie à Claude de Nogaret, Vicomte de Trélans. Ce personnage détient aussi le château de Caylaret à quelques kilomètres de là.

* En 1725, le site appartient à Pierre de Bonhomme, Trésorier général à Montauban.

* En 1779, le château est vendu à Jean Viguier de Grun, ancien Gouverneur des Pages des Grandes Ecuries du Roi.

* En 1788, le Marquis de Pégayrolles baille le site à un avocat, Pierre Gervais, habitant à Caylaret.

* Au milieu du 19ème siècle, le Marquis vend la seigneurie.

* A la fin du 19ème siècle, le site est possession de Sylvain Gervais.

* Vers 1930, le château est occupé par une école libre de jeunes filles.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et la quiétude de ses habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Fascinantes rondeurs !

 

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