6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 06:07

 

 

Département :   32 - GERS  

 

 

 

Le bourg :

     Situation (--> le voir sur une carte)

    La petite commune de Mansencôme est située à 3km à l'Ouest de Valence sur Baise et à 10km au Sud de Condom.  

 

   Coordonnées du château :

43° 52′ 18″ N 00° 20′ 18″ E
 43.871605°  0.338286°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Préambule

* Malgré sa proximité géographique avec le château de Lagardère, il ne lui ressemble pas du tout.

* D'après certains historiens, ce château faisait parti de la défense du Royaume de France face aux "envahisseurs Anglois" durant la "guerre de 100 ans".

* Je doute un peu qu'un château si peu fortifié (sans rempart et sans fossé) ait pu retenir les "Anglois", (mais peut être était il une garnison, un avant poste ?).  

 

 

Qu'est ce qu'un château Gascon ?

* Un médiéviste du 19ème siècle nommé Lauzun parlait des châteaux de "type Gascon" :

(je cite approximativement)

"Châteaux dont la caractéristique est la grande simplicité, des dimensions réduites et une grande économie de moyen".

* De nombreux châteaux et maisons fortes sur notre territoire répondent à ces critères et point Gascon ils sont.

* Ayant visité et photographié de nombreux bâtiments fortifiés et ruines de cette région, j'ose affirmer que :

"Un château Gascon se reconnaît car il est ..... en Gascogne"
(je m'étonne parfois d'être aussi intelligent  ).

 

 

Analogie

* De loin ce château me fait penser à une ruine située à 900km de là : Le Haut Andlau  (voir ce château Alsacien).

* Il semble composé :

- D'un logis rectangulaire

- Avec 2 tours opposées.

 

 

Quelle curieuse construction

* Après une petite marche d'approche, je constate que les tours sont construites, non pas sur les cotés, mais sur les 2 angles opposés en diagonale.

*J'ai l'impression que l'architecture avait prévu d'en construire 4 (schéma classique) et que la construction s'est figée à 2.

* Aucun texte confirme ma pensée fugitive, mais cela donne à cette bâtisse une caractéristique rare.

* Quoique......  pas si rare que cela.

* Le château de Tauziat à quelques kilomètres lui ressemble un peu.

 

 

Les tours

* Ces tours me fascinent (vous l'avez remarqué je pense).

* En m'approchant vers le mur coté Sud, je découvre qu'elles ne sont pas identiques :

- Celle de gauche (à l'Ouest) semble être le donjon. Évidemment ses dimensions ne la rendent pas habitable. Sa fonction devait être la défense et le repli.

- La tour de droite (à l'Est donc.... brillant je suis aujourd'hui) possède en partie basse une "porte".

Était ce une tour-porte ?

Ou un donjon-porte comme à Quillan (dans l'Aude) ?

* Au sommet, les créneaux ont disparu (mais y en avaient ils ?).

* Il est curieux de ne voir aucune bretèche pour protéger la porte, ni de mâchicoulis, ni d'échauguette (voir vocabulaire).

Était ce un château borgne comme au 12ème siècle ?

 

 

Une déduction

* En contournant le site, je vois enfin quelques moyens de défense : Des archères cruciformes superposées.

* Comme elles ne semblent pas avoir été ajoutées après la construction du donjon, je peux supposer que le château date du début 14ème siècle (?).

 

 

Est ce la pièce d'habitation ?

* Ébloui par ces tours, j'en oubliais de vous parler de la plus grande surface de ce château :  Le Logis.

*  Il mesure approximativement 15m x 18m.

* Il est composé de 2 étages avec un rez de chaussée.

* Différentes époques de construction  sont visibles.

* Des murs épais de défense (curieusement, je ne décèle aucune archère, même bouchée), puis une magnifique fenêtre géminée, et enfin des classiques ouvertures à meneaux en croix.

 

 

L'intérieur :

* Hélas, la propriété est privée et la ruine n'est pas visitable.

* Mais un habitant, curieux de voir un "chevalier" mitrailler (en photo bien sur) le bâtiment m'a conté des détails.

* Voici le plan pour comprendre :

- La cour intérieure est aujourd'hui couverte.

- Les salles supérieures comportent des cheminées massives mais peu décorées.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 13ème siècle, une fortification semble existée en ce lieu (?). Le territoire appartient à la famille Lasseran qui gardera ce fief durant 5 siècles.

* En 1319, Vital de Lasseran rend hommage au Comte d'Armagnac (voir titre de noblesse).

* En 1636, il semble que les terres soient érigées en Baronnie par Louis XIII (voir liste des Rois).

* En 1736, François de Lasseran Monluc vend la seigneurie de Mansencôme au Marquis Gaspard de Maniban. Ce dernier entreprend de nombreux travaux pour améliorer le confort de ce "vieux" château féodal. Mais son fils étant endetté, les travaux sont stoppés.

* Après la révolution Française, le château très abîmé change très souvent de propriétaires.

* En 1927, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

 

  Cliquez pour voir le menu des châteaux forts du Gers Vers Menu châteaux du Gers

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:30

 

 

 

    Les églises "classiques" ont la forme d'une croix avec une abside semi-circulaire. L'ensemble est souvent en rondeur. Mais au moyen âge, le parallélépipède régnait en maître.

   Certaines églises, avec cette simplicité de construction du 12ème siècle, ont réussi à traverser les âges. Venez découvrir l'incroyable église fortifiée d'Agonac.

 

 

 

Département 24 - DORDOGNE

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (Le voir sur une carte)

    La petite commune d'Agonac est située à 12km au Sud-Est de Brantôme et à 12km au Nord de Périgueux (voir cette cité fortifiée).

 

     Coordonnées du bourg :

45° 17′ 15″ N 00° 44′ 46″ E
 45.287472°  0.746194°

 

 

 

L'église fortifiée :

L'extérieur :

L'arrivée

* Après avoir visité  le fantôme du château fort d'Agonac, je me dirige au Sud-Ouest du bourg.

* En arrivant sur le site, la masse parallélépipédique de l'église ne montre pas d'indice de fortification.

Le doute s'empare de moi.

* Mais.... (quel suspense !)... en m'approchant, je ressens (car j'ai des yeux qui sentent tout ) les détails défensifs sur cette église.

 

 
La nef

* Bien que consolidée "récemment", la nef romane porte encore les traces de fortification.

* Comme souvent cela se traduit par une salle de repli sous le toit agrémentée de fentes de tir.

Mais avez vous remarqué une curiosité ?

 

 

Énigme

* Dans le mur, en dessous de la salle de repli, cette fente est mystérieuse.

Sont ce des latrines intérieures ?

Ou une imitation de mâchicoulis (voir vocabulaire) ?

 

 

Le clocher

* Massif est le mot qui qualifie le mieux ce clocher.

* L'aspect massif est renforcé par les 2 imposants contreforts encadrant un autre plus "timide".

* S'il n'y avait pas les grandes ouvertures sans abat-son, j'aurais presque affirmé que c'était un donjon.

* Les ouvertures verticales au dessus des contreforts ressemblent beaucoup à des fentes de tir.

 

 

Le chevet

 

* Évidemment, perspicace comme vous l'êtes (hooo, mes merveilleux visiteurs ) vous avez remarqué le système défensif du chevet avec une salle de repli haut perchée.

* En contournant ce bâtiment, je découvre encore des merveilles défensives.

* Je ne parle pas des trous sous la frise (dépourvues de modillon hélas) dont la fonction m'échappe , mais de cette ouverture d'angle entre le clocher et le chevet.

 

 

Entre le clocher et la nef

* Dans mon "inspection du contournement" de l'église, je reviens sur la face opposée entre le chevet et le clocher et une autre curiosité m'attend (depuis 800 ans ).

* Toujours dans l'angle, bien que bouchée, une fente de tir me confirme que cette église était intégrée dans le système défensif du village.

 

 

L'intérieur :

* Hélas, je n'ai pas la clé magique permettant de visiter l'intérieur.

* Alors, je vous quitte non sans vous montrer un des deux enfeus (Niche souvent placée dans les murs des bas-côtés d'une église ou dans les chapelles latérales, et destinée à recevoir des tombes), puis une des pierres de remploi.

 

 

Le diaporama de l'église est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Vers le 13ème siècle (?), les habitants fortifient l'église et l'intègrent dans la défense du bourg.

* En 1900, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. L'intérieur de l'église est parfois visible en dehors des offices, mais la visite du donjon est interdite.

 

 

 

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fortifiées
de France
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 06:04

 

Pays :

  BELGIQUE

Province :

  Luxembourg
  

 

 

Le bourg :

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

    Le petit bourg très accueillant de La Roche en Ardenne est situé à 60km à l'Est de Dinant et à 22km au Nord-Ouest de Bastogne.

 

   Coordonnées du château :

50° 10' 57" N05° 34' 35" E
 50.182611° 5.576459°

 

 

 

Le château :

       L'extérieur :

Préambule

* Cela se passe en l'an de grâce 2007, durant un printemps pluvieux au Royaume de Belgique. J'avais déjà visité 2 ruines castrales. La fatigue se lisait sous mon heaume.

* Le ciel était bas et comme tout Gaulois, j'avais peur qu'il me tombe sur la tête. Je n'avais qu'une seule envie : Retourner à l'auberge.

* C'est à ce moment que mon destrier s'arrête pour me montrer une forme brune au dessus des maisons colorées.

Sont ce les ruines d'un château fort ?

 

Il est là bas !

* De loin, le château ressemble à un enchevêtrement de tours rondes reliées par de petites courtines.

* Le cercle et l'ovale semblent avoir été le thème principal de cette construction.

* Pourtant en regardant le plan, cette impression n'est pas réelle.  Je pars à la découverte de cette curieuse ruine. 

 

 

      L'intérieur :

La montée

* Après avoir passé le guichet et donné quelques piastres au "bougon caissier", j'entre dans la place forte.

* Il faut monter, monter, monter pour conquérir ce château.

* Fatigué, je m'arrête (voir repère 4 sur plan) proche d'une barbacane (?) pour regarder le dénivelé restant

 

 

Une curiosité architecturale

* Aux pieds d'une des tours, je constate que l'ensemble a été consolidé récemment et surtout que le matériau de base n'est pas de la pierre taillée mais un "assemblage que certains spécialistes nomment "Opus incertum" (j'adore frimer avec des mots que je ne comprends pas  ).

* Cette haute tour comporte quelques archères droites très classiques.

Était ce suffisant pour défendre un tel château ?

 

 

La modernité dans un médiéval château

* Face au rempart principal de la fortification, le spectacle est différent.

* Ce sont des canonnières et des bouches à feu qui mettent un peu de couleur blanche à cette sombre pierre.

* Ce château me semble brouillon, sans personnalité (Peut être trop refait ?).

 

 

Je suis dans la cour

* Je suis dans le cœur du château, et je vois... heu.... une tour arasée.

* Elle ressemble à une tour à canon du 17ème siècle.

* Puis à quelques mètres, une fente de tir pour fusil.

* Puis dans un angle un four à pain.

* Holalalala, comme je suis triste dans cette ruine.... Point de vibration pour une pierre ou une sculpture j'ai !

 

 

Il me faut un déclic

Mais que vois je ?

* Une citerne au milieu ...... Cela ne m'émeut pas.

* Peut être ai je trop marché ce jour ou est ce "le ciel si bas qu'un canal c'est perdu".... hihihi, je cite du Brel.

 

 

Le déclic ne vient pas

* J'ai l'impression que cette ruine n'a pas d'âme, cela est certainement dû à trop de consolidations pour recevoir des visiteurs.

* Ce château accueille aussi de nombreuses manifestations "médiévales", il doit peut être aussi s'ennuyer avec comme seul visiteur votre chevalier.

* Je vais la laisser dormir et je repars sur la pointe des pieds vers la sortie.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, une petite fortification semble être bâtie sur le rocher situé au croisement de 6 vallées.

* A partir de 844, Adelard Comte de Laroche (voir titre de noblesse) aurait construit  une fortification.

* Au début du 12ème siècle, le château appartient au pays de Namur.

* Au 14ème siècle, Jean l'Aveugle, Roi de Bohème autorise les habitants de La Roche a construire des murailles entourant la petite ville. Ce bourg protégé prospère rapidement.

* En 1681, l'armée du Roi de France Louis XIV (voir liste des rois) attaque puis occupe le château. Vauban aurait amélioré la défense du château.

* En 1697, les Français abandonnent le château.

* Au 18ème siècle (1780 ?), l'Empereur Joseph II fait démanteler le château. Il sert de carrière de pierre pour les maisons des habitants de La Roche.

* En 1903, des fouilles sont organisées dans l'enceinte du château.

* Au 20ème siècle, consolidation des ruines.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible depuis les ruelles du bourg animé. La visite du château est payante. Choisissez un week-end de festivité, sinon, tristesse, comme moi, vous aurez.

 

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 06:30

 

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

 

 

Le bourg : 

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Cette montagne portant le château de Sant Salvador de Verdera est comprise entre les bourgs de Llançà, Rosa, Vilajüïga (voir son château) et El Port de La Selva.

  Elle est située à 15km au Sud de la ville frontière Française de Cerbère et à 25km au Nord-Est de Figueres.

 

    Coordonnées du château :

42° 19' 12" N03° 10' 05" E
 42.320022° 3.167953°

 

 

 

Le château :

        L'extérieur :

Il est là haut !

* Depuis le parking proche du monastère fortifié de Sant Pere de Rodes, j'aperçois au sommet de la montagne les ruines d'un château.

* Dénivelé, épineux et rocailles coupantes ne freinent pas mon envie de découvrir cette beauté.

 

 

Point d'ascenseur il y a

* La montée est plus facile que j'imaginais.

* Un sentier odorant serpente doucement me laissant le temps d'admirer les formes de la ruine qui se confondent avec les rochers.

* A l'arrivée, c'est le choc !

* De grandes archères droites me font face.

* Imaginez les à plusieurs mètres de hauteur (le sol a été surélevé par les gravas durant ces derniers siècles) avec 1 archer derrière chacune.

* Après une si longue montée, je ne suis pas certain que l'assaillant soit en état de combattre avec toutes ses aptitudes physiques.

* Les pierres d'angle ainsi que celles en partie basse semblent correctement taillées (bien qu'irrégulières) et scellées, mais le haut du mur possède un parement de mauvaise qualité.

Est ce du a une consolidation récente ?

 

 

90° est la règle

* La caractéristique générale de ce château est l'angle droit, il y en a partout.

* L'absence de "rondeur" et de bouche à feu (voir vocabulaire) me fait penser que ce château ne fut plus stratégique à partir du 14ème siècle.

* La porte d'entrée protégée par de hautes archères confirme ma pensée.

 

 

    L'intérieur :J'aurais apprécié être guetteur pour regarder la montagne et la belle 'mère' ...hihihi

Le 1er rempart

* Je ne m'attendais pas à Versailles en franchissant la porte.
* Ce rempart en ligne, ce sol jonché de terre et de végétation me confirment que je suis dans une ruine oubliée des hommes (mais vous vous en doutiez un peu, sur mon blog il y a peu de châteaux "pas cassés").

* Avec le temps, les traces de fondation des bâtiments (les communs) ont disparues sous la terre.

* Il est impossible de définir l'aménagement de cette basse-cour.

* Je suis surpris par la faible épaisseur des murs de ce rempart.

* Le seigneur ne devait pas craindre les armes de jets de pierres.

* Avec précaution, je m'avance dans les herbes, non pas que je craigne les épineux, mais il y a beaucoup de bruits dans l'herbe et comme j'ai vu un serpent dans la montée, méfiant je suis.

* Ma recherche d'indice est fructueuse.

* Je vois une ouverture en surplomb qui semble être des latrines, puis la 1ère forme ronde : Une tour flanque.

 

 

Le 2ème rempart

* Le site fortifié épousant la montagne, il faut toujours monter pour atteindre la 2ème ligne de défense.

* Elle n'est matérialisée que par de rares vestiges de courtines, mais surtout elle montre de hautes tours circulaires avec des parement et de pierres taillées toujours aussi "pauvres", malgré cela, une force émane de ce site.

Est ce du à la couleur sombre ?

* Contrairement à de nombreux châteaux (que je vous ai montrés) le sol n'a pas été aplani, des rochers côtoient les constructions.

* Voila une ruine qui ne copie pas sur ses copines !

 

 

Le donjon

* Ce château n'étant pas classique, son donjon ne ressemblera pas au standard.

* Et puis pourquoi construire une haute tour alors que la fortification est déjà sur un pic presque inaccessible.

* Il est certes arasé, j'avoue ne pas distinguer le donjon du logis.

* Qu'importe mes doutes, la beauté du paysage suffit.

* J'ai vraiment une passion offrant des plaisirs multiples.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une fortification est certainement construite sur la colline pour dominer le monastère.

* Au 13ème siècle, modernisation du château.

* Au 20ème siècle, une campagne de sécurisation est menée.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de croiser un serpent existe. 

 

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 05:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

Résumé :

    « Guillaume Bélibaste est un personnage qui m'a toujours inspiré une profonde affection (sic l'auteur du livre). Il tua un homme, par colère et malchance, et devint prêcheur hérétique.
    En cette fin du Moyen Age, les Parfaits cathares n'étaient plus que des errants mystiques, mais la pureté des fous de Dieu les tenaient debout. Bélibaste n'eut même pas cette pureté là. Il fit un jour le serment de ne jamais toucher à une femme, et fut le lendemain parjure et amoureux. Héros malgré lui, il fut un cancre de l'âme.
    J'aime cet homme parce que je crois que si dieu existe, il est dans les questions et les douleurs des cancres, plus que dans les réponses des sages. »
 
 
Mon avis :
Uniquement pour les passionnés du Catharisme !!!
 
     Après avoir visité le château de Villerouge-Termenès qui nous explique le procès de Guillame Bélibaste, j'eu très envie de mieux connaître ce "soi-disant" dernier cathare. Ce livre, emprunté à la bibliothèque, fut une aubaine.
    Mais j'ai très vite déchanté, et l'auteur n'en ai pas la cause. H Gougaud est un conteur agréable, et un homme de plume sans faille. Non, mon déplaisir est du à Belibaste. L'homme n'est pas ce que je pensais. Il faut vraiment être passionné de catharisme et avoir TOUT lu pour s'intéresser à ce curieux personnage.
    Je l'avoue (heu, pourquoi avouer, ce n'est pas mon procès mais celui de Guillaume), j'ai feuilleté le livre pour connaître un peu les bizarreries de ce personnage, qui (pour moi humble lecteur si peu cultivé en catharisme), n'est pas un vrai cathare, ni un individu aux actes logiques.
    Landru (personnage de votre époque cher lecteur) ou Gilles de Rais (personnage de mon siècle  hihihi) ne sont peut être pas des héros de bonté, mais ils se sentaient investis, ils vivaient leur personnage, ils avaient une raison et une 'logique'.  Notre Guillaume est désordonné, donc peu historique pour moi.
 
 Mais il ne tient qu'à vous de me démontrer le contraire !!!!
 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 16:30

 

Pays :

 ALLEMAGNE

Région :

 PALATINAT

 

 

 

Le château

     Situation  (--> le voir sur une carte)

   Le site est à 8km au Nord de Pirmasens et à 32km au Nord de Bitche (en France). Le château de Steinenschloss est posé sur une colline entre Waldfischbach et Thaleschweiler.

 

  Coordonnées du château :

49° 15′ 56″ N07° 36′ 20″ E
 49.265608° 7.605417°

 

      Origine du nom :

   Steinenschloss signifie : Château de la pierre (ou en pierre).

Que dire de plus ?

   Certains linguistes pensent que ce nom est apparu au 19ème siècle et serait (peut être) la déformation de  Steegener Schloss signifiant : château de Steegen. ("Steegen" était un village proche aujourd'hui disparu). 

 

 

 

Le château :

       L'extérieur :

Mais où est il ?

* Oupsss, ma carte n'est pas assez précise pour trouver le village et j'ai omis de prendre mes coordonnées gps.

* Il me faut le secours d'un "pépé" parlant quelques mots de Français pour arriver sur le parking.

* Mon destrier a repéré le petit parking proche de la D170.

* Il broute l'herbe verte pendant que je cherche le site. Je sais que mon Graal ressemble à cela, mais :

Dans quel état est il ?

  (Évidemment, vous avez compris que si je n'ai qu'un plan, c'est que ruine il y aura.

Intelligents vous êtes mes lectrices et lecteurs.)

 

 

Je l'ai trouvé

* Après 5 minutes de marche, je découvre enfin les remparts.

* Surpris je suis par cette vision :

- Ce château est posé sur la roche, mais curieusement la solidité des rochers au sol n'est pas utilisée pour consolider ses courtines (voir cet exemple d'un autre château).

- Il n'y a aucune tour flanque (voir vocabulaire). Cela ressemble à une petite forteresse du 11ème siècle qui n'aurait pas évolué.

- Les remparts (très consolidés au 20ème siècle) et surtout peu haut donc dépourvus de créneaux et de bretèches.

- Évidemment, vous avez remarqué le manque d'archère et de bouche à feu.

Est ce du à la consolidation

ou bien cette ruine est elle très vieille (11ème siècle) ?

* L'ensemble mesure 70m de long par 45m de large.

* A sa construction, ce n'est pas un simple château de surveillance.

* Pour entrer dans la forteresse il faut franchir un pont fixe, qui devrait être un pont-levis il y a quelques siècles.

 

 

    L'intérieur :

La découverte

* En entrant, comme je l'imaginais, je ne vois aucun bâtiment.

* Cette basse cour parait vaste sans les murs des écuries et des communs.

* Pour comprendre ce "château fort", je vous propose de découvrir le plan :

 

 

Le plan

  1 - Entrée de la forteresse (avec pont),

  2 - Les communs,

  3 - Mur avec panneau de mise en garde : "Verbotten" (comprenez vous les risques que je prends pour vous ?),

  4 - Entrepôts (?)

  5 - Maison commune (?)

  6 - Chemin d'accès à la Haute cour,

  7 - (?)

  8 - Citerne,

  9 - Palais

10 - Garnison (?)

11 - Donjon,

12 - Remparts,

13 - Fossé creusé.

 

 

Le palais

a - Chapelle,

b - Pièce de confort avec cheminée,

c - Cuisine,

d - "Cave" ou cellier,

e - (?)

f - Couloir desservant les salles du palais.

* La ruine est si endommagée par endroit et si reconstruite à d'autre qu'il m'est difficile de vous en décrire plus sans commettre d'erreur.

* Je vous laisser rêver,  je repars vers de nouvelles aventures !

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, construction possible d'un site fortifié, mais aucun texte l'affirme.

* En 1168, les troupes de l'empereur Frédéric Barberousse détruisent 4 châteaux forts, non identifiés dans les textes. Beaucoup d'historiens pensent que Steinenschloss était l'un d'entre eux.

* Au 13ème siècle, bien qu'aucun texte affirme que le château soit reconstruit, un donjon circulaire est cité.

* Au 15ème siècle, le site semble oublié (abandonné ?).

* Au 19ème siècle, les pierres de la ruine servent à la construction de la voie ferrée.

* Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont réalisés pour garder la mémoire du site.

* Au 21èmesiècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

 

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 06:30

 

 

Département :   48 - LOZÈRE 

 

Sur sa colline, le château attend les visiteurs

 

 

Le bourg :

Situation : (--> le voir sur une carte)

  La commune d'Albaret Sainte Marie est située à 10 km au Nord de Saint Chély d'Apcher et à 20 km au Sud-Est de Saint Flour, à la frontière des départements de la Lozère et du Cantal.

 

   Cordonnées du château :

44° 53' 60" N 03° 16' 01 E
 44.899888°  3.266823°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Une ruine oubliée

* Voila une ruine extraordinaire qui est oubliée des hommes.

* Aucun panneau dans le village indique sa présence.

Comment l'ai je trouvée ?

* C'est grâce à un symbole de ruine (vous savez, les 3 petits points en triangle) sur ma carte IGN et aussi par mon dictionnaire des châteaux forts.

* Grâce à un habitant du village, je connais la direction à suivre.

* Dans un virage, à travers les arbres, je distingue enfin la ruine sur la colline.

 

 

Le voyez vous au milieu des arbres ?

La découverte   

* Évidemment comme souvent, "ma" ruine est entourée d'une épaisse végétation.

* Je sens que mes jambes vont être griffées.

Comme vous avez de la chance de pouvoir la visiter

en restant dans votre fauteuil !

Mais que ne ferais je pour vous !

 

 

Première constatation

* Première surprise, je ne vois ni fossé, ni obstacle naturel.

* Il n'y a aucun rempart externe entourant le château.

* C'est assez rare pour une construction médiévale.

Ce château n'était il qu'un refuge de guetteur ?

N'est ce point surprenant si ce fut la résidence d'un seigneur ?

 

 

La végétation me laisse tranquille

* Sans trop de difficulté (mes jambes ne sont pas griffées, merci de vous en inquiéter), j'arrive devant la courtine fortifiée du château.

* Les murs à bossage très épais ne sont pas le reflet d'un simple bâtiment pour guetteur.

Je vais découvrir le château d'un seigneur du Gévaudan.

 

 

Une curieuse archère sur le mur à bossage

Je la contourne

* La courtine comporte quelques archères très curieuses à double ouverture circulaire (pour fusil ?).

* Je dois contourner le haut mur pour trouver l'entrée.

* Sur ce coté, les ronces m'empêchent de pénétrer.

* Mais grâce à un mur écroulé, j'ai déjà une vision du logis.

* Comme toujours, "mes" ruines ne comportent ni toit, ni plancher, ni boiserie mais je pressens que les pierres seront très instructives.

 

 

Mais où est l'entrée ?

* Tout en cherchant une porte, je dessine les contours théoriques de ce château.

* Il devait ressembler à cela.

* A l'origine, ce château avait une forme carrée avec 4 tours d'angle (très classique comme architecture).

* Puis, 2 siècles plus tard, sur le coté Nord, une structure presque triangulaire est venu renforcer la défense (comme une barbacane voir vocabulaire).

* Elle épouse la totalité du petit promontoire.

* Un peu plus loin, une porte en arc brisé m'invite à la découverte de l'intérieur.

 

 

Chaque mur possède un riche détail

L'intérieur :

Le logis

* En pénétrant dans ce château je suis impressionné par la hauteur des murs et la qualité de construction pour une ruine oubliée.

* Positionné au centre de la plus grande salle, je suis regarde les différentes portes et fenêtres. Je suis en admiration devant la richesse des décors

* Évidemment, ce n'est pas Versailles, mais je suis certain maintenant que ce château était l'habitat d'un seigneur.

Vous ne me croyez pas ?

* Regardez cette finesse au dessus d'une niche.

 

 

Que de beautés (certes un peu ruinées)

* Pour le confort, il n'y a pas que la qualité des sculptures et l'aménagement des fenêtres.

* Aussi belle soit elle, une pierre est froide en hiver.

* La chaleur est fournie par de nombreuses cheminées sortant des murs à différents étages.

N'aimeriez vous pas dormir dans un tel château ?

* Il est vrai qu'il manque un peu de toit pour les soirs de pluie.

* Alors, puisque vous préférez les intérieurs, je vous emmène visiter les tours.

* Avant de franchir le seuil, je découvre dans un angle le curieux système de tir.

* Ces pierres de défense sont implantées sur toutes les parties basses les murs.

 

 

Y avait il une belle assise sur la coussiège ?

La tour

* Dans la salle basse je découvre, ce qui est très logique dans un château médiéval, un ratier (voir vocabulaire) ou un puits.

* Il faudrait m'allonger sur le sol poussiéreux pour en définir la fonction exacte.

*  Évidemment, comme je ne suis pas dans le logis seigneurial, les sculptures sont rares, mais la construction est vraiment exceptionnelle :

- Voûte, arc de décharge, voussoir s'enchaînent avec élégance.

* Dans une autre salle, l'éclairage est meilleur parce que le seigneur a fait construire pour sa belle une fenêtre à coussiège.

* Puis dans un petit coin, il y a ..... les petits coins 

* Chaque salle, chaque mur me réserve une surprise.

Quelle ruine !

* Plus haut, une fenêtre me montre un paysage incroyable, le rêve m'emporte...... m'emporte..... au point d'imaginer ce château il y a 500 ans.

 

 

C'est déjà fini

* Mais le soir tombe, la fraîcheur de septembre me réveille et il me faut partir en franchissant cette massive porte en arc brisé.

* Mais un indice m'informe que cette ruine a été reconstruite.

L'avez vous vu sur la photo ?

C'est sur la droite.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Vers le 12ème siècle, un château semble construit en ce lieu. Il appartient aux évêques de Mende.

* Au 15ème siècle, une "barbacane" est construite au Nord pour renforcer la défense avec l'amélioration des armes de jet.

* En 1789, il semble que le châtelain fuit le château.

* En 1795, il est incendié par les révolutionnaires.

* Au 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est important, mais il serait dommage de l'éviter.

 

 

Fallait il tirer en étant allongé ?

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 06:30

 

 

Département 09 - ARIÈGE

 

Le château est proche de moi

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune de La Bastide de Sérou est située à 25km à l'Est-Nord-Est de Saint Girons, à 18km à l'Ouest-Nord-Ouest de Foix (voir son château) et à 5km Est-Sud-Est de Durban sur Arize (voir son château).

   Le château de Bugnas (aussi nommé Tour de Bugnas) est situé 3 kilomètres à l'Ouest de La Bastide de Sérou.

  

  Coordonnées du château :

43° 00' 35" N 01° 23' 30" E
 43.009747°  1.391589°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* Depuis que je vous ai montré mon astuce pour trouver une ruine médiévale, vous supposez que ma question "Est ce le bon endroit ?" semble idiote.

* Mais la technologie parfois se trompe (les erreurs sur les carte IGN existent) et surtout, il existe des noms identiques pour les lieux- dits.

* Mais, avec ce merveilleux GPS de randonnée, j'avoue ne point avoir de doute :

* La ruine du château Bugnas est proche de ma position.

 

 

La découverte 

* Dans cette région de collines boisées et de nombreuses vallées creusées par les multiples cours d'eau la blanche construction se remarque dans l'immensité verte.

 

 

La ruine survole les toits des maisons

Rapide analyse

* Le château semble en ruine,

* Mais sa hauteur reste impressionnante,

*Au sommet, je ne vois pas de mâchicoulis (voir vocabulaire) ni crénelage,

* Sur les parois, je ne distingue aucune fente de tir,

* A la base les parements d'angle ont des joints assez larges,

* Sur la hauteur, la qualité de construction est peu homogène (pierres mal taillées et peu jointives),

* Les murs sont peu épais. Mais cette construction est peut être une tour d'habitation et non pas le donjon,

* Mon imagination (trop) fertile croit voir un vestige de cheminée.

* La fenêtre que je devine n'a point une allure médiévale. Je subodore que ce bâtiment a été une (re)construction à l'époque d'un Louis XIII ou XIV.

 

 

L'intérieur :

* Le château est dans une propriété privée, la ruine étant peu sécurisée, j'avoue ne pas avoir tenté une approche, ni quémandé l'autorisation.

* Je me console en admirant le paysage vallonné.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château (à vérifier).

* Au 17ème siècle, aménagement d'un château "moderne" sur les base du vieux châteaux fort (à vérifier).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur au loin est libre et gratuite depuis les sentiers. La visite de l'intérieur est interdite car le site est une propriété privée, de plus en reconstruction.

 

 

Les collines Ariégeoises sont très vertes !

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 00:00

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Résumé :

 
    « A l'aube du 13ème siècle se profile un grand bouleversement dans les pays du Sud-Ouest de la France. La période voit se transformer les structures sociales, économiques et politiques. La croisade des Albigeois (voir ce livre) aboutit à l'anéantissement des pouvoirs féodaux et permet la souveraineté Capétienne...
   Parallèlement en Guyenne l'autorité Anglaise se consolide à partir de Bordeaux. Pour les 2 Royaumes, il s'agit de définir des frontières d'influence et de mettre en place les rouages administratif d'un pouvoir centralisé par la réalisation d'un programme d'urbanisation de grande envergure....
   Ces bastides procèdent d'un urbanisme planifié avec ses règles, ses données spécifiques. Toutes ces créations s'inscrivent primitivement dans un tracé orthogonal sur lequel s'élève une architecture calibrée possédant les caractères originaux des Pays méridionaux où dominent la pierre, la brique et le bois.
   Sur la place du marché la halle constitue le centre vital de la nouvelle communauté.....
»
   
 
 
   
 
Mon avis :
 
Efficace et professionnel !
 
 
   Je vous vois sourire, vous pensez : "pff, le chevalier est un peu ignorant, il confond les châteaux et les bastides qui ne sont point médiévales".
  Erreur.... La bastide est un des grands phénomènes culturels, économiques, politiques et même géographiques du Moyen Age. Et ce livre en est la preuve.
Il est parfait !    Clair, précis, détaillé ....

   Ce n'est pas un beau livre d'images comme il en existe beaucoup sur ce sujet; Ce n'est pas un ouvrage fait par un office de tourisme vantant les beautés de "sa" bastide; C'est une véritable étude sur les raisons de ces villes nouvelles et sur leur urbanisme.
 
   Non, non, ne fuyez pas, ce n'est pas un ouvrage pour universitaire, la prose se lit avec plaisir, les photos (très souvent anciennes et en noir et blanc) complémentent les texte
s et des plans cadastraux  (souvent accompagnés par des photo aériennes)  facilitent la compréhension du choix des urbanistes.
 
   Ce n'est pas un livre d'images à offrir, mais un magnifique présent pour passionnés ou ceux qui veulent comprendre les raisons de ces beaux villages que nous visitons durant nos vacances.

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

  Est ce un phare surveillant les bois ?

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune d'Alrance est située à 30km Ouest-Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 25km au Sud-Sud-Est de Rodez et à 8km au Sud-Ouest de Salles Curan.

   Peyrebrune est positionnée à 1km à l'Est d'Alrance.

 

     Coordonnées de la tour :

44° 07' 54" N 02° 41' 59" E
 44.131637°  2.699716°

 

 

 

 

La tour : 

L'extérieur :

La découverte

* Pour découvrir la tour de Peyrebrune, rien de plus simple : Il suffit de suivre les panneaux.

* Après quelques minutes de chevauchée facile je vois une forme longiligne dépassée des arbres.

* Cette forme n'est point une simple tour, c'est le vestige de l'ancien château fort de Peyrebrune.

 

Fière et droite est cette tour solitaire

 

 

La montée vers... elle

* Pour faciliter la montée vers les vestiges du château, l'époque moderne a construit des marches.

* Voila une initiative qui ne va point laisser de trace de griffures sur mes magnifiques mollets.

* Soudain, tel un chien de chasse, je suis en arrêt.

Comprenez vous ma stupéfaction ?

* Au sommet de cette beauté médiévale trône une statut catholique.

* Comme il est très rare de voir le symbole de la Vierge sur un toit de château, je subodore que cet ajout a été réalisé il y a peu de temps.

* L'analyse de l'historique répond à ma question.

 

 

 

Analyse de la tour

Cette beauté médiévale de cinq étages comporte :

* Sur la hauteur, quelques rares fentes verticales. C'est un compromis entre petite archère et puits de lumière.

* Au sommet, un magnifique hourdage en bois posé sur des consoles et formant mâchicoulis.

Cela me rappelle l'église de Woël !

* En dessous de la salle couverte il y a des grandes ouvertures devant éclairer une salle de confort :

- Salle de garde ?

- Résidence seigneuriale de repli ?

 

 

 

  Les mystères se révèlent

Je suis à ses pieds

* Sur le plateau, de nombreuses questions que je me posais trouvent leurs réponses.

1 - Un vestige de haut mur, aux pierres pauvrement taillées et peu jointives, m'informe qu'un rempart entourait le site.

2 - D'autres vestiges prouvent que des bâtiments existaient.

3 - Une grande surface plane en avant de la tour m'indique la présence d'un bâtiment accolé.

4  -La porte en partie basse ne doit point être médiévale. A ce niveau, il devait y avoir un ratier (voir vocabulaire) ou une cave accessible uniquement de l'étage supérieur.

5 - La véritable porte d'entrée se situé au 1er étage. Elle devait être accessible par un pont levis ou une passerelle extractible en bois. Aujourd'hui, la montée s'effectue par un escalier en pierre très moderne.

6 - De nombreuses pierres sculptées, certainement découvertes durant les fouilles, montrent la richesse et le goût des anciens habitants.

 

 

 

L'intérieur :

* Hélas, la porte ne s'ouvre point.

* Je repars avec mon questionnement et mes supputations.

 

Porte close, mais souvenir impérissable !

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille Gac de Peyrebrune est citée.

* Au début du 13ème siècle, le site appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 13ème siècle, le château est échangé contre les terres de Marcilhac. Le nouveau propriétaire est la famille De Panat.

* En 1428, la famille De Levis devient propriétaire de Peyrebrune.

* En 1465, le château est reconstruit.

* En 1468, Antoine de Chabanne demande la destruction du château. Tenant à leur château, les habitants donnent une somme importante pour sa "sauvegarde".

* En 1504, par héritage, le site appartient à la famille Caspelpers.

* Vers 1630, Louis de Brunet reçoit le site de Peyrebrune suite à son mariage avec Anne de Castelpers.

* En 1630, comme pour beaucoup de sites fortifiés du Royaume, Richelieu ordonne la destruction du château. Ruine sera l'avenir de cet ancêtre du Moyen Âge.

* Au début du 19ème siècle, le château appartient à une famille de cultivateur.

* En 1848, quelques habitants tentent de détruire la haute tour. Après plusieurs tentatives, ils renoncent.

* En 1898, l'abbé Hippolyte Lamouroux achète le château. il fait implanté une statut de vierge sur la tour.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la paroisse d'Alrance et administré par une société immobilière de l'évêché de Rodez.

* A la fin du 20ème siècle, des étudiants tentent de réaliser des fouilles pour retrouver les traces des murs du château.

* En 2002, l'association de sauvegarde "Les amis de Peyrebrune" est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite, mais je vous conseille de ne point venir avec une arme de chasse. La visite de l'intérieur de la tour est possible certains jours dans l'année. Renseignez vous.

 

 

Est ce le blason du propriétaire ?

 

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