7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 07:25

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

  Voyez vous la ruine du château sur son rocher ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Sainte Enimie est située à 70km à l'Est de Rodez, à 20km au Sud de Mende (voir sa tour fortifiée) et à 6km au Sud-Ouest d'Ispagnac.

 

     Coordonnées du château :

44° 20' 24" N 03° 27' 52" E
 44.33997827°  3.4644840°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Mon destrier m'alerte !

* Après avoir visité le château de Prades, je remonte les gorges du Tarn quand sur la droite (donc la rive gauche) un hameau  s'illumine.

* Mon destrier toujours aussi sensible aux poussières médiévales me quémande de regarder.

* Le long de la rivière et autour d'un haut rocher, les maisons s'agglutinent.

Pourquoi y a-t-il un hameau en ce lieu ?

* Évidemment, parce qu'au Moyen Âge un château a été construit pour surveiller la rivière et le passage du causse Méjean. Les villageois ont aménagé des maisons pour bénéficier de la protection.

 

 

Cité perdue ou touristique ?

 

Comment vais je entrer dans ce château ?

* En entrant dans le hameau, mon âme de touriste se réveille.
* C'est donc vêtu d'un chapeau de paille que je visite les ruelles.

* Un bâtiment, collé à la paroi de pierre m'interpelle.

* Avec sa petite taille, son toit en lauze et sa jolie cheminée, je devine sa fonction.

* Cette construction n'est point un habitat mais le four (certainement) seigneuriale.

* Soudain, un panneau me rappelle ma fonction première en ce lieu.

* J'ôte mon chapeau de paille, je chausse mon heaume de castellologue amateur et je prends un peu de recul.

J'ai oublié mes cordes d'escalades

 

 

Premiers indices

1 - La ruine épouse parfaitement les contours du rocher.

2 - Le site comporte 3 niveaux (gauche, droite, arrière centre).

3 - Le bâtiment anguleux à gauche est composé de lits de pierres asymétriques pourtant jointives.

4 - Le remblai semble composé de pierres de bonne qualité.

5 - Je suis étonné de ne voir aucune archère ni fente de tir.

6 - Quel magnifique vaisseau !

 

1 2 3 4 5 6

 

 

L'analyse 

 

Le château semble invincible sur son rocher

* Ce mur, bien que dépourvu de système défensif causé par son arasement, ressemble à une vigie.

* En me décallant pour mieux le comprendre, je m'aperçois qu'un autre bâtiment plus haut est en arrière plan.

Ses murs sont ils plus hauts ?

* Que nenni, les murs sont aussi arasés mais le bâtiment est construit sur une plateforme plus élevée.

* En contournant le château, je remarque :

1 - Une archère droite.

2 - Une construction en encorbellement dont la fonction exacte m'interpelle.

* Mes efforts sont récompensés. Enfin je vois des murs défensifs typiquement médiévaux.

 

Est ce le donjon ?

 

 

L'intérieur :

Oups !

* Avec attention, je cherche l'entrée.

* Avec de la chance, je trouve un escalier creusé dans la roche.

* Avec courage, je monte.

* Avec erreur.... je glisse sur les pierres.

 

 

C'est la fin

* C'est un chevalier cabossé qui sagement décide de remettre son chapeau de paille.

* Être un simple touriste est moins dangereux... Aie !

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le château est cité dans un texte. il est possession d'Etienne de Castelbouc.

* Au 13ème siècle, Raymond de Castelbouc refuse de partir en croisade. C'est lui qui est la source de la fameuse (et vraie) légende de Castelbouc.

* En 1598, pour éviter qu'il soit occupé par les Protestants, les états du Gévaudan ordonnent le démantèlement du château.

* Vers 1945, avec l'électrification des villages sur la rive droite du Tarn, les villageois désertent un à un les maisons du hameau pour plus de confort et de modernité.

* En 1971, le dernier habitant officiel de Castelbouc décède. Le village est abandonné.

* A la fin du 20ème siècle, l'engouement pour le vieux village renaît. De nombreux couples achètent les ruines et leur redonnent vie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est très difficile sans équipements spéciaux.

 

 

Ce château est pratiquement intact... (ceci avec un peu d'imagination)

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:55

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 Depuis le sommet du donjon, je surveille l'entrée fortifiée       L'intérieur : (suite et fin)

Je vois tout !

* Depuis le sommet du donjon j'imagine que le stratège du château pouvait tout contrôler, l'avant comme l'arrière.

* Ainsi il aurait pu dire : "Père garder vous à droite. Père, gardez vous à gauche !".....

....Oups, je confonds les batailles.

 

 

Le panorama

* Après avoir rêver au combat médiéval, je me repose de mes efforts en admirant le panorama sur les collines arides puis sur les étendues cultivées.

* Hélas, le soir tombe, le château va fermer, je dois redescendre par l'escalier en colimaçon.

 

 

Le diaporama du château est visible ICI - CLIC

 

 

 

Histoire du château

* Au début du 12ème siècle (à vérifier), construction (possible) d'un petit château.

* En 1152, suite à un hommage des seigneurs des pays de Sault et de Kercorb au Vicomte (voir titre de noblesse) de Carcassonne, le château de Puivert est "cité" (à vérifier).

* A partir de 1170, Bernard de Congost et sa femme Alpaïs (sœur de Raymond de Pereille, seigneur de Montségur) organisent des concours de poésie au château.

* En cette fin du 12ème siècle, de nombreux personnages importants assistent aux dictions de fabliaux et de nouvelles. Certains historiens citent Aliénor d'Aquitaine, Henri II d'Angleterre, le Vicomte de Narbonne, etc...

* En 1208, Alpaïs décède après avoir reçu le consolament : Baptême des mourants dans la religion Cathare.

* En 1209, début de la Croisade des Albigeois.

* En 1210, après leurs victoires à Arques (voir son château) puis Coustaussa (voir son château), l'armée Royale commandée par Thomas Pons de Bruyères le Chatel arrive devant Puivert. Le château résiste à un siège de 3 jours, mais doit capituler. Le château  donné à un des fidèles lieutenants  de Simons de Montfort : Lambert de Thury (il a déjà acquis les titres de Seigneur de Limoux et Sénéchal de Beaucaire).

* En 1221, la famille Congost récupère sa seigneurie et le château de Puivert. Leur attachement à la cause Cathare n'a pas été ébranlé.

* En 1226, face à l'hérésie de la famille Congost, les représentants de la croisade décident de chasser définitivement les occupants de Puivert. Bernard de Congost se réfugie à Montségur.

* En 1229, après la signature du traité de Meaux, la seigneurie est attribuée au Baron Thomas Pons de Bruyères déjà possesseur du château de Chalabre.

* En 1283, Jean de Bruyères est seigneur de Puivert. Ce dernier, devenu chambellan du Roi de France (voir liste) Philippe III le Hardi, se voit attribuer des faveurs (exemple : dispense d'impôts, attribution de 50 hommes d'arme, ....) et immunités Royales. La raison de ces "cadeaux" est le contrôle de la frontière avec le Royaume d'Aragon. Ainsi le Roi de France peut faire la guerre à l'Espagne et l'Angleterre sans se soucier de ce turbulent voisin au Sud.

- Nota : Ces avantages furent octroyés par tous les rois successifs jusqu'à Louis XIV.

* En 1279, le barrage de Puivert se brise, la rivière l'Hers détruit plusieurs hameaux et une cité nommée Mirepoix. Cette catastrophe a engendré une légende (voir ici).

* En 1310, Thomas II de Bruyères épouse Isabelle de Melun. Ce seigneur décide d'aménager le château et surtout de construire le puissant donjon.

* En 1350, Thomas II de Bruyères décède. L'un de ses 2 fils nommé Thomas III devient seigneur de Puivert. l'autre fils nommé Philippe récupère Chalabre.

* En cette moitié de 14ème siècle, Thomas III de Bruyères, ayant épousé en 1346 Béatrix de Varennes, espère un héritier.

* Vers 1350 (à vérifier), Thomas III décède. N'ayant eu que 4 filles, la seigneurie de Puivert est divisée en 5 (ses 4 filles et son frère Philippe).

* Vers 1379 (à vérifier), après de nombreuses tractations et un procès, Guiraud V de Voisins (gendre de Thomas III de Bruyères puisqu'il avait épousé Helips de Bruyères) est le seul seigneur de Puivert.

* En 1414, Guiraud V décède au château (à vérifier).

* En 1465 (à vérifier), Jean II de Voisins, Baron d'Arques et petit fils de Guiraud V, rend hommage au Roi de France pour son château de Puivert.

* En 1495, Jean V de Lévis commande la place de Puivert et repousse l'attaque d'une armée Espagnole.

* Durant les les 3 siècles suivant, la seigneurie change de nombreuses fois de propriétaires.

* En 1655, la Baronnie est léguée à François de Roux.

* En 1680, le Roi de France Louis XIV érige la Baronnie en Marquisat.

* Vers 1792, les Révolutionnaires saccagent ce symbole seigneurial.

* Vers 1825, la tour d'angle coté Sud ainsi qu'une partie du rempart s'écroulent.

* En 1907, le site en ruine est classé aux Monuments Historiques.

* A partir du 20ème siècle, des campagnes de restauration et consolidation sont réalisées.

* Vers 1997, le réalisateur Roman Polanski utilise le château la scène finale du film "La 9ème porte".

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est payante. L'accueil au château est formidable. Le nombre de salles et de tours à découvrir est si important que vous ne regretterez pas les quelques piastres déboursées.

 

 

Voyez vous au loin la troupe Royale de Simon de Montfort ?

 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

Quelle incroyable bâtisse !

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Montrozier est située à 40km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 15km au Nord-Est de Rodez et à 10km au Sud d'Espalion.

 

     Coordonnées du château :

44° 24' 22" N 02° 44' 45" E
 44.406012°  2.745772°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

La découverte

* Très souvent, un château fort est construit sur une colline proche d'une rivière.

* Ainsi ses occupants peuvent surveiller les alentours et ont la possibilité d'avoir de l'eau potable (en forant parfois un puits.).

* C'est donc sans surprise que je découvre cette massive construction surplombant une petite rivière.

* Mon dictionnaire affirme que ce bâtiment est posé sur les vestiges d'un château fort.

En a-t-il gardé un souvenir ?

 

 

Les premiers indices

* Un rempart avec une tour ronde ne me donne aucun indice sur son origine. Trop arasés et refaits ils sont.

* Un pont fixe à trois arches m'étonne. Ceci est certainement un ouvrage de l'époque moderne (18ème ?).

* Un autre pont ne m'inspire pas beaucoup plus.

* Un bâtiment longiligne ne comporte aucun système défensif.

* Mon espoir renaît en découvrant cette paroi dont les trous de boulin (voir vocabulaire) et les ouvertures carrées me rappellent le moyen âge.

* Cette façade, avec ses multiples fenêtres modernes, ne semble pas avoir un air médiéval, excepté ses systèmes défensifs supérieurs.

 

 

Un feu d'artifice de beauté !

* Soudain les constructions s'illuminent et me montre un chemin de ronde couvert et des mâchicoulis sur tout le périmètre.

 

Quel curieux enchevêtrement Un chemin de ronde couvert Les angles droits laissent place à la forme ronde

 

* Une tour ronde dans l'angle complète le système défensif trop linéaire de la façade ensoleillée.

* Si je ne regarde que cette partie, je suis devant les constructions médiévales que j'adore.

 

 

Que ces mâchicoulis sont beaux !

Vais je pouvoir entrer ?

* Une porte s'offre à moi.

* Je toque avec le heurtoir, mais point de princesse (ni de seigneur) ouvre.

* Sans m'abîmer le pourpoint de cérémonie que j'ai mis en cette occasion, je tente de pousser cette piquante porte..... mais elle résiste.

* Je tente de voir si chevillette et bobinette existent pour en tirer une faisant cherrer l'autre..... mais rien.

* Étant à bout d'imagination, j'approche mon œil pour espionner les entrailles.

* Ce que j'ai vu...... je ne vous le narrerai point.

Ceci est mon secret du jour.

 

 

L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction d'un château fortifié par le Comte (voir titre de noblesse) de Rodez qui y loge souvent.

* Au 14ème siècle,le château appartient à la famille d'Armagnac.

* En 1431, Rodrigue de Villandrodo séjourne au château.

* En 1470, Charles Ier d'Armagnac, après avoir exaspéré depuis plusieurs mois le Roi de France (voir liste), est capturé par les troupes du Sénéchal de Rodez.

Conséquence : Tous ses biens sont confisqués par le Roi de France. Montrozier devient possession Royale.

* Au début du 16ème siècle, le Roi de France Louis XII (voir liste) laisse la jouissance du château au fils de Jean V d'Armagnac.

* Au 16ème siècle, le château de Montrozier est échangé avec le bâtiment de Gages à la famille Alboy.

* A la fin du 16ème siècle, une grande partie du château est inhabitée et souvent en ruine.

* Vers 1581, des aménagements intérieurs sont réalisés par la famille Alboy.

* Au 17ème siècle (?), le site est possession de la famille Battut.

* En 1714, un décret du parlement Oblige la famille Battut à vendre le château au profit des De Tullier.

* En 1761, les terres sont érigées en Marquisat.

* En 1860, le site appartient à la famille Colrat.

* A la fin du 19ème siècle, le domaine est possession de monsieur Denayrousse. De nombreuses modifications architecturales sont effectuées. Il semble que la chapelle (du 13ème siècle ?) soit transformée en grange.

* Vers 1930, Monsieur Ferrailles, nouveau propriétaire, continue les modifications du château.

* Vers la fin du 20ème siècle, le site est possession de Madame De Billy née Fenailles.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et le silence du site. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Cette beauté médiévale se mire dans l'eau

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 23:05

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 Je broie du noir !

 

       L'intérieur : (suite)

 

Où est la lumière ?

 

* La salle basse est si sombre que je ne vois rien.

 

* Seul un puits de lumière éclaire cette vaste pièce voûtée.

 

* Mes yeux lentement s'habituent à l'obscurité.

 

* La pièce ne comporte aucune sculpture ni ornement.

 

* Sans réfléchir longuement, je pressens que je suis dans la réserve.

 

* Pour continuer la visite, il faut suivre la lumière rouge.

 

* L'escalier en colimaçon m'amène vers......

 

 

 Quelle fut la fonction de cette curieuse pièce ?La salle des gardes

* La dénomination de cette pièce ne semble pas être correcte si j'en crois la fonction décrite dans ma brochure.

* Cette pièce située au premier niveau (son sol est au niveau de la basse cour) avait plusieurs rôles :

- Bibliothèque et stockage des archives ainsi que des actes notariés.

- Entrepôt des armes (d'où son nom).

- Salle de justice.

* La pièce est un rectangle de 8m par 7m. L'architecture est sobre, sans sculpture, ni pilier, ni arc.

* Cette pièce n'est pas la salle de vie du donjon.

* L'éclairage est réalisé par une fenêtre située en hauteur. Pour y accéder, un escalier a été aménagé (sur la droite).

* Evidemment, une coussiège droite (comme ceci) est impossible à réaliser. La solution a été de la construire en escalier (sur la gauche).

* Ayant tout vu de cette salle, je reprends la montée d'un autre escalier en colimaçon faiblement éclairé.

 

 

 Regligieuse est mon attitude en cette salleLa chapelle

* En cette salle carrée de 8m de coté située au niveau 2, voûtée sur croisées d'ogives, l'ambiance est autre.

* J'ai l'impression que les anges me jouent une musique inspirée par Bach avec la folie d'un Mozart diablotin, même si je sais que ces compositeurs n'étaient point encore nés lors de la construction de ce donjon.

Nota : "Mon Mozart Diablotin" est en réalité la représentation de Saint Michel terrassant le dragon.

* L'ambiance est au recueillement.

* Lentement j'avance vers la lumière. Avec précaution, je passe devant la fontaine liturgique.

Pensez vous que sur les longues coussièges

la lumière divine apparaît plus facilement ?

* Le soleil éclaire la clé de voûte représentant le couronnement de la Sainte Vierge par Dieu le Père.

* Je reste de longue minute dans chaque cul de lampe finement ouvragé.

 

 Maitre d'hôtel, amenez moi quelques poulardes farcies, cette pièce me donne faim

La salle haute : Salle d'apparat

* Après avoir emprunter un autre escalier, je découvre dans une autre ambiance.

* Les fenêtres sont partout.

* Les coussièges m'appellent.

* La lumière me transporte vers l'aventure. Je rêve que je suis un chevalier Cathare retrouvant sa Belle et.....

.......... j'entends de la musique.

* Je sens mon coeur battre comme un tambourin.

 

Suis je réellement en amour ?

 

Il jouait du piano debout, c'est peut être un détail pour vous.....Ce n'est pas facile de gratter une guitare sans cordeHeu... Faut il souffler dedans ou tapoter ?

 

* En amour du bâtiment certainement je suis, mais pas assez pour entendre des chants d'amour.

* La musique en moi provient des magnifiques culs de lampe supportant la retombée des arcs.

Que de beauté, que de grâce en cette salle.

* J'imagine les troubadours joutant avec les mots pour faire palpiter les "sourcils" (heu... est ce le bon mot ?) des Damoiselles au séant chaudement posé sur les coussins des coussièges.

* Les mots rebondissent sur la voûte.

* Le blason de Thomas de Bruyères, modifié, après sa mort par sa femme Isabelle de Melun, termine avec élégance la voûte à 8 branches sur croisées d'ogives.

 

Petite précisions :

Les spécialistes en instrument ancien de musique ont identifié :

- Deux vielles,

- Une harpe,

- Un luth,

- Une cithare,

- Un tambourin,

- Une cornemuse,

- Un psaltérion.

 

 

Pour découvrir la plateforme, veuillez cliquer ICI

 

 

Fasciné je suis par cette voûte !

 

 

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 07:13

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 Voila un donjon montrant la puissance de son seigneur !

        L'intérieur : (suite)

Hoooo... Il est haut ! (repère 9)

* Depuis l'extérieur du château, l'imposant donjon m'avait impressionné.

* A ses pieds, j'avoue que l'impression est aussi forte.

Quelle puissance !

* Il a une hauteur de 35m pour une base carrée de 15m de coté. L'épaisseur des murs atteint 3m.

* Sachant qu'il a été construit au début du 14ème siècle, je suis surpris par sa position centrale. Depuis un siècle déjà, la tour maîtresse d'un château fort était construite dans les remparts. Ainsi, elle participait à la défense du château.

* En regardant mieux le plan, je comprends que le donjon, très en retrait de la basse cour, avait un peu la fonction de défense pour le coté Nord.

* Je pressens que ce donjon eut deux rôles majeurs :

- Symbole du pouvoir seigneurial.

- Habitation de confort et de loisir.

 

 

Toute la lumière

* Sur la façade Est (dans l'ombre), une jolie fenêtre trilobée éclaire la pièce au 3ème niveau. Elle me fait penser à un oeil de cyclope !

* En étudiant la façade Sud, je vois la même fenêtre pour le 3ème niveau. Cet étage devait être réservé au seigneur et à sa famille : Pièce d'habitation et de vie.

* En dessous, une baie avec des remplages, hélas détruits, me fait penser à une chapelle.

* Au premier niveau, une seule petite fenêtre éclaire la pièce. Ma brochure m'informe qu'elle est nommée : Salle des gardes.

Avez vous remarqué ce curieux contrefort

avec de fines ouvertures ?

* Cette construction légèrement avancée possède un escalier en colimaçon éclairé par des fentes, pouvant peut être servir d'archère occasionnelle.

* L'entrée du donjon est située coté opposé à la basse cour.

 

 Ruines chaotiques du logis et des communs

Il y en a partout

* Autant la basse cour et les tours étaient faciles à lire et analyser, autant ces ruines informes sont énigmatiques.

* Je crois voir :

- De petites pièces (?).

- Le logis (?).

- La citerne.

- Les vestiges de voûte sont certainement des salles de stockage, des greniers.

 

 

La façade Ouest du donjon

* La seule architecture que je reconnais facilement est le donjon.

(Ne suis pas un vrai spécialiste ?)

* Je m'explique difficilement les multiples arrachements des murs.

* Par contre, il est facile de deviner l'entrée principale. Elle est située à plusieurs mètres du sol. Le visiteur est accueilli par les blasons des deux familles ayant ordonné la création de ce donjon :  Bruyères et Melun.

 

 

Je veux entrer

* N'étant qu'un simple Chevalier (certes Dauphinois, le gratin évidemment), je n'entre point par la grande porte mais par la petite située en bas à droite.

 

 

Pour entrer dans le donjon, veuillez cliquer ICI

 

 

Voyez vous au sommet la blonde princesse qui m'attend  derrière ?

 

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:52

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 La herse ne m'a point empêché d'entrer

        L'intérieur :

Ça c'est un sas !

* En passant sous la herse, en poussant le double vantail, j'entre dans un couloir.

* Soudain, je m'entends dire :

"Ça c'est sur, c'est un sas dans lequel je suis".

* Comme moi vous avez remarqué :

- A gauche du tonneau, l'ébrasement intérieur de l'archère que je vous ai montrée ici.

- Au plafond, l'absence d'assommoir.

- Au dessus de la porte, aucune trace d'un mécanisme pour les manœuvres d'un pont levis.

* Je me retourne et un sympathique Audois me quémande quelques piastres pour entrer en ce château.

* Ma bourse ainsi vidée, c'est donc un Chevalier Dauphinois qui entre allégé en cet incroyable site médiéval.

 

 Sans être un astronaute, j'entre dans l'espace !

Vaste étendue

* Pour comprendre mon étonnement devant cette imposant basse cour, je vous propose une vue depuis le sommet du donjon (au fond, la tour-porte).

* Cette vaste étendue quadrangulaire aménagée en 1310 mesure 100m par 40m.

 

 

Les tours défensives --> Les voir sur le plan

   La tour porte : repère 2

* Le 1er étage de la tour-porte abrite la salle des gardes éclairée par une jolie fenêtre trilobée.

* Évidemment depuis cette salle, par une porte latérale, les défenseurs accédaient au chemin de ronde sur le rempart.

 

   La tour carrée : repère 5  En cet escalier, j'ai attrapé le tournis

* Suivant les documents, cette tour carrée se nomme : Des Car ou Gaillarde ou Gualharde.

* Sa hauteur, depuis sa base à l'extérieur, est de 22m. Évidemment, depuis la cour, la tour est moins haute.

* Grâce à la "disparition" du rempart, je peux voir les archères droites sur plusieurs niveaux. Le faible ébrasement intérieur me les fait dater du 13ème siècle.

* Les 3 premiers niveaux possèdent une porte d'accès. Le chemin de ronde communique avec la porte la plus haute.

Comment faisait le défenseur

pour monter sur la plateforme ?

* Logiquement, il prenait un escalier intérieur en colimaçon situé dans un angle.

 

   La tour à bosses ou tour bossue : repère 6  Cette tour a plus de bosse qu'un troupeau de chameaux

* Face à cet espace très cubique où l'angle droit semble être la règle architecturale, la ronde tour surprend.

* Cette tour est talutée sur sa face extérieure.

* Elle possède 3 niveaux planchéifiés (Z) et une plateforme.

* Les niveaux 2 et 3 comportent quatre archères.

* Au niveau 2, les trous de boulin, sous la porte à linteau sur coussinets, facilitaient l'accès au chemin de circulation intérieure.

* En plus d'avoir une forme circulaire, ses pierres possèdent des bossages.

* Le bossage est parfois un ornement de façade (dans sa version "sculptée") utilisé à partir du 16ème siècle. Sur cette tour, le bossage est une caractéristique ayant été réalisée au milieu du 13ème siècle

Nota : Le bossage n'est pas une "invention du 13ème siècle. Certains castellologues supposent que cette taille existait déjà au début du 12ème siècle (dans d'autres provinces).

(Z)---> Pour l'orthographe de ce mot, je vous invite à lire cet article passionnant.

 

A quoi sert un bossage ?

* A cette question, j'ai entendu (et lu dans certains blogs) de nombreuses réponses contradictoires et souvent pauvrement argumentées :

# La fameuse théorie du gain de temps pour la taille est fausse.

- Si cela était vrai, les réparations devraient être en pierre à bossage. Hors, il n'en est rien.

# L'argument que la pierre résiste mieux au boulet est une bêtise.

- La circonférence des boulets était très différente suivant l'engin de jet. Un "petit" bossage n'empêche aucunement d'éclater une partie du mur.

# La thèse affirmant que le bossage casse les flèches ne pouvant pas être récupérées par l'assaillant est une idiotie.

- Ce n'est pas la partie en bois qui est la plus difficile à fabriquer durant un siège, ce sont les pointes en fer.

# Le bossage rend difficile le travail des sapeurs --> Stupidité !

- Un sapeur cherchant à détruire un mur attaque la paroi au niveau des joints. Son travail n'est absolument pas retardé par des bossages.

* La seule théorie admise par de nombreux spécialistes est la marque du pouvoir Royal.

- Les bossages sont visibles sur de nombreux bâtiments en Provence, en Languedoc et en Alsace. Il existe quelques bâtiments disséminés dans d'autres provinces en notre Royaume, mais ils sont si minoritaires que l'étude ne les prend pas en compte.

- Si j'élimine l'Alsace, qui n'a été intégré au royaume de France qu'en 1648 par les traités de Westphalie sous Louis XIV donc province ayant "vécue" sa propre histoire architecturale médiévale, les autres provinces sont des conquêtes du Royaume de France au Moyen Âge.

* La pierre à bossage aurait été une marque de "possession Française".

* La tour à bosse de Puivert a été aménagée après la croisade des Albigeois. Le roi se nommait : Philippe III le Hardi. (voir liste des rois).

 

 

Le rempart Nord

* Le rempart coté Nord est fascinant. Il montre :

- (avec un peu d'imagination) le chemin de ronde défensif..... certes un peu arasé, point de crénelage est visible.

- Des consoles alignés ayant soutenu une passerelle en bois (axe de circulation).

- Des archères droites avec un faible ébrasement intérieur. Ceci est surprenant pour un rempart construit au 13ème siècle.

 

 

La visite continue

* Pour ne point gâcher votre visite du château lors de vos prochaines vacances en Aude, je ne vais pas tout vous montrer.

* Sachez qu'il y a encore beaucoup à découvrir en cette basse cour.

* Veuillez me suivre, je vais vous montrer les merveilles au bout de la flèche rouge.

 

 

Pour continuer la visite, veuillez cliquer ICI


 

 

La basse cour m'emporte vers des merveilles médiévales

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 06:50

 

 

Département 83 - VAR

 

  Ma vue se brouille devant ce spectacle médiéval

 

Le bourg :

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Cotignac est située à 70km à l'Est d'Aix en Provence, à 30km à l'Ouest de Draguignan et à 15km au Nord-Est de Brignoles.

 

     Coordonnées des tours :

43° 31' 48" N06° 08' 54" E
 43.5300189° 6.1483553°

 

 

 

Le château : 

         L'extérieur :

La découverte

* Au dessus du bourg, dominant la rivière Cassole de 80 mètres, deux tours se dorent au soleil.

* Pour rejoindre ces vestiges médiévaux, deux solutions :

1 - Soit par la route du haut.

2 - Soit, comme je l'ai fait, depuis le bourg par un sentier agréable surplombant le bourg.

* Arrivée au sommet, le spectacle est surprenant.

* Les tours sont distantes de 70 mètres. Elle semblent indépendantes et s'ignorer !

* Bien qu'il n'y ait pas de trace historique, la littérature les nomme parfois : Les tours Sarrasines.

 

 Cubiques sont ces beautés d'un autre temps !

Curiosité historique

* Les historiens et médiévistes sont en désaccord sur la date de construction des tours ou de chaque tour ainsi que sur leur fonction.

- Certains pensent qu'elles furent construites au 13ème siècle.

- D'autres estiment qu'elle sont plus tardives : 14ème.

En ce siècle, il est rare que les tours défensives soient cubiques !

- Certains historiens imaginent qu'elles étaient intégrées à un puissant château fort.

70m de longueur ?

- D'autres supposent que ce furent des tours de guet.

Mais pourquoi 2 alignées sur le même côté ?

- Et enfin, une minorité subodore qu'elles marquent la possession de 2 coseigneurs.

Je n'ai rien vu dans l'historique prouvant ce fait.

 

 

Les erreurs sont partout !

* Le plus surprenant dans ce lieu ce sont les erreurs et contradiction aussi bien sur les dates, la fonction et l'histoire.

* Par exemple, Wikipédia m'affirme qu'Arnaud de Cotignac fut un troubadour vers 1260 (donc le 13ème siècle).

* Ceci semble confirmé par GoogleBook.

* Curieusement, l'une des rues du bourg lui attribut cette fonction au 14ème.

Le temps semble ne pas avoir la même origine en ce bourg... hihihi

Einstein et sa relativité ont sévi ici !

 

 

La première tour

 

Timide est cette tour.. Elle se cache de moi

* Bien que sa taille soit très respectable, cette tour est la plus petite des deux.

* C'est celle que certains historiens attribuent à un coseigneur moins prestigieux.

* Sa base ayant été très abîmée. Elle a été complétée non pas par des pierres mais par du ciment.

* La face extérieure des pierres est pauvrement taillée.

* Sur la hauteur la dimension des pierres n'est pas homogène.

* L'entrée est positionnée en hauteur (ce qui est classique pour un donjon par exemple).

* Grâce à elle, je vois l'épaisseur du mur.

* Je suis surpris de ne voir que très peu de fente défensive.

Le tour semble borgne

 

 

La deuxième tour

 

Quelle puissance ! 

* Pour les historiens prétendant que ces tours appartenaient à un seul château, cette puissante construction fut/serait donc le donjon.

* Je ne sais pas si elle fut mieux "réparée" en 1994 que sa consoeur, mails elle semble presque neuve.

* Entre les deux tours, je ne remarque pas une différence de qualité de taille des pierres ni des dimensions différentes. Elles semblent avoir été construites en même temps

* Elle possède quelques archères droites et en étrier.

* La porte, située à l'étage, m'informe sur l'épaisseur du mur.

Quelle fut sa fonction exacte il y a 6 siècles ?

 

 

Le diaporama des tours est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, après avoir chassé les Sarrasins de la région, Guillaume Ier de Provence donne le site de Cotignac à la famille Reynardus (voir Chateaurenard).

* Vers 1190, Guillaume Reynardus meurt durant la croisade. Sa veuve (vend) fait cession de plusieurs seigneuries, dont celle de Cotignac, au Comte (voir titre de noblesse) de Provence : Alphone II d'Aragon.

* En 1233, Comte de Provence inféode la seigneurie de Cotignac à un de ses compagnons, Catalan comme lui, nommé Guillaume. Il se nomme maintenant : Guillaume de Cotignac.

* Vers 1274, après le décès de Guillaume, sa fille, Mathilde de Cotignac, apporte la seigneurie en dot à son futur époux : Foulques de Pontevès.

* Au 13ème siècle, le château ou les tours de vigie (les historiens ne sont pas d'accord sur la fonction de ces constructions) sont construites.

* En 1337, la seigneurie est possession de Jean de Pontevès.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les tours sont attaquées puis partiellement détruites.

* En 1994, les tours sont consolidées et rénovées.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Vestige d'une archère en étrier

 

   Cliquez pour aller au menu des Châteaux du 83

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 06:05

 

 

 

Département 66 - PYRÉNÉES ORIENTALES

 

Je pressens que je vais devoir sortir ma loupe de Sherlock Holmes

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Vinça est située à 70km au Sud de Carcassonne, à 30km Ouest-Sud-Ouest de Perpignan et à 10km au Nord-Est de Pardes.

 

     Coordonnées du bourg :

42° 38' 45" N 02° 31' 43" E
 42.646048289°  2.5286740°

 

 

 

Les fortifications : 

L'extérieur :

Préambule

* En créant ce blog, j'ai souhaité montrer de très nombreux exemples de fortifications ayant été bâties au Moyen Âge.

 

* Certaines existent encore sous forme de châteaux entiers et d'églises fortifiées.

* Parfois j'ose vous infliger la vue de ruines perdues et moins que minimales.

* Par cet article, je me permets de vous faire découvrir une petite commune fortifiée qui doucement a transformé ses systèmes défensifs en habitats.

Vais je réussir à faire vivre ces vieilles pierres ?

 

 Une des rares porte ayant survécu au modernisme

La découverte

* En arrivant devant les remparts de l'ancien bourg fortifié, je suis surpris de voir une tour carrée.

* Elle comporte encore ses trous de boulin (voir vocabulaire).

* Par contre, remparts et tour sont dépourvus de crénelage.

* Avec ses 2 arcs de décharge, il semble évident que la porte d'entrée a été modifiée et consolidée.

 

 

Vous doutez

* Je vois vos yeux derrière l'écran me dire :

"Chevalier, ton imaginaire est trop développé !"

* Que nenni !

* Voici la preuve que des remparts existent.

 

 

Une autre porte

* Le bourg possède une deuxième porte presque intacte (bien que très consolidée).

* Le double vantail en bois a disparu, mais il reste les traces des gonds et de la poutre de blocage.

* Point de bretèche ni d'assommoir est visible, mais le rêve défensif est possible avec l'emplacement de la herse.

 

 

Une dernière surprise avant de partir

* Le mur à droite m'intrigue.

* Contrairement aux autres murs qui servent de façades aux habitations, celui-ci ressemble à un site désaffecté.

* En passant la tête à travers les barreaux, je vois l'intérieur du rempart.

* Pressentant qu'aucun nouveau système défensif sera visible, je vous quitte ici pour découvrir d'autres richesses architecturales dans ce bourg. Portes, croix, calvaires sont nombreux.

 

 

Le diaporama du bourg est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du bourg (et d'un château) :

* Vers 939, sur une butte à l'Ouest, un château est construit (en notre siècle, le vestige de ruine castrale se trouve sur une colline nommée El Castello entre l'autoroute, le lac et la station d'épuration).

* En 1245, l'enceinte du château est agrandie.

* Vers 1245, le Roi d'Aragon, Jacques le Conquérant, accorde divers privilèges aux habitants du bourg, dont le droit de construire des fortifications à leurs frais.

* En 1330, un nouveau mur est construit entourant le bourg. Des douves sont aménagées en détournant les eaux de la rivière Réal.

* En 1247, durant la guerre entre Majorque et Aragon, une partie des défenses est endommagée.

* En 1361, Pierre IV d'Aragon autorise les villageois à reconstruire des remparts.

* En 1377, de nouveaux travaux de modernisation du système défensif sont entrepris.

* A la fin du 14ème siècle, un canon (lanceur de pierres) est fondu à Villefranche (proche de Vinça). Le carrier du bourg taille des petits boulets.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des tours et des murailles est interdite.

 

 

Tours et remparts se cachent dans les habitats modernes

 

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Pyrénées Orientales

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 06:05

 

 

Département 30 - GARD

  Cela fait plusieurs heures que le château a vu mon approche

 

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune d'Aujac est située à 50km au Sud-Est de Mende, à 45km au Sud-Ouest d'Aubenas et à 20km au Nord-Nord-Ouest d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 20' 50" N 04° 01' 39" E
 44.34729374°  4.0274897218°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

La découverte

* A une portée de flèche à l'Est de la commune d'Aujac, une verte colline porte une rude fortification médiévale.

* Le sommet de ce mamelon est protégé par un à-pic sur 3 cotés Nord, Ouest et Sud.

* Le château n'a donc qu'un coté vulnérable. Logiquement, le coté Est est protégé par un puissant donjon habitable.

Le voyez vous ?

 A gauche, le puissant donjon primitif

 

 L'analyse 

* De loin, il n'est pas difficile de comprendre l'architecture et l'aménagement de cette forteresse médiévale.

* Cette simplicité a pourtant été très efficace durant plusieurs centaines d'années.

* A gauche, le puissant donjon carré du 12ème siècle.

* Sur la droite, un rempart droit "un peu arasé". Imaginez le avec crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Avec un peu d'attention, il est possible de voir des fentes défensives sur la paroi du rempart.

* Derrière le donjon et faisant un angle : Les logis.

* Entre le rempart et les logis : Une cour intérieure.

* A l'opposé du donjon, une puissante et ronde tour.

** Voici le plan du château **

 

 

 Je l'approche

* Devant une telle masse compacte, je me sens timide.

* Je n'ose approcher sans montrer patte blanche.

* Sur la gauche, le logis a subi l'épreuve du temps. Pourtant le mur arbore fièrement ses fantômes de mâchicoulis.Bien qu'un peu ruiné, sa puissance est encore intacte !

* Sur la droite, le rempart masquant la cour intérieure possède en son angle les traces d'une échauguette sur culots.

* Évidemment, mon attention est portée sur le donjon.

* Le temps lui a greffé des fenêtres à chaque étage.

* Mais ce sont les archères droites sur la façade coté attaque qui me fascinent.

* L'imposante et profonde construction en encorbellement contribue à son aspect primitif et massif.

Qu'est ce ?

* Évidemment : Ce sont les latrines !

 

 

L'intérieur :

* Hélas, le château n'est pas ouvert à la visite en cette fin de 20ème siècle.

* Mais il semble possible de le visiter depuis 2015.

* Je rêve déjà d'entrer en ce lieu figé dans le temps.

* Avant de partir, j'admire le magnifique panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, l'évêque d'Uzès et la famille d'Anduze demande la construction d'une tour défensive de 20 mètres de haut pour protéger le val de Céze.

* A la fin du 12ème siècle,un petit village s'établit proche du château.

* En 1209, au début de la croisade des Albigeois, une charte du Roi Philippe Auguste mentionne : La Villa de Aviaco.

* En 1211, le Roi (voir liste) Philippe Auguste récupère le cite à la famille d'Anduze et le donne à l'évêque d'Uzès. Ce dernier le cède à la famille Randon.

* En 1311, la famille Randon vend une moitié de la seigneurie à l'évêque d'Uzès et l'autre moitié à Arnaud de Cubières.

* En 1232, une forcia de Aviaco est citée.

* Au 13ème siècle, deux corps de logis s'ajoutent à la tour. Les textes citent le nom de Bastida Nova.

* Au 14ème siècle, amélioration du système défensif.

* Au 15ème siècle, des aménagements sont réalisés.

* Au 16ème siècle, l'axe vallée du Rhône prend de l'importance, l'essor commercial des vallées autour d'Aujac est faible. De plus, avec l'invention des canons cette vieille forteresse est inutile. Pour finir, la Renaissance entraîne le besoin de confort. La conséquence est évidente : La famille Cubières, seigneur du Cheylard, abandonne la forteresse médiévale au profit d'un château dans la vallée.

* Durant deux siècles, le château sert uniquement de résidence d'été.

* En 1774, la seigneurie est vendue à Louis de la Fare.

* Vers 1792, terres et château sont récupérés comme bien national par les Révolutionnaires. Il est acheté par un membre de la famille Rigal (une brochure m'informe que c'était le métayer du château).

* A la fin du 20ème siècle, Marlène Rigal-Poujet souhaite redonner vie à cette magnifique forteresse médiévale. Des travaux de consolidation sont réalisés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la foret et le parking. La visite des fortifications intérieures est possible en été. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

Sa position lui permet d'observer toutes les vallées

      Cliquez pour aller au menu des Châteaux du 30

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châteaux du Gard

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 08:11

 

 

Pour découvrir l'extérieur du château,

veuillez cliquer ici.

 

 

Est ce l'entrée actuelle du donjon ?

L'intérieur :

Fermé et pourtant ouvert..... grâce à ma documentation

* Le magnifique donjon n'est pas ouvert à la visite.

* Je me console en admirant le plan de l'intérieur du donjon réalisé par Denis Rolland.

* Ma documentation affirme que les murs (tours et courtines) ont une épaisseur de 2,5 à 3 mètres.

* Chaque étage était séparé par un planché en bois.

* L'accès aux étages s'effectuait par des échelles en bois certainement rétractiles.

* La partie centrale est une salle octogonale de 8m par 9m.

 

 

Les non dits de ma documentation

* Curieusement, les quelques feuillets dont je dispose ne font aucune référence à des cheminées.

* Pire, aucune mention est faites sur des latrines.

N'était ce qu'un donjon de repli ?

N'était ce qu'une construction marquant le pouvoir ?

 

 

La fin et la faim

* Cette merveille m'a ouvert l'appétit.

* Je quitte ce donjon pour chercher une auberge ouverte et espérer manger quelques ficelles Picardes.

 

 

Le DIAPORAMA du château est visible ici.

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, les terres d'Amblény appartiennent aux chanoines de la cathédrale de Soisson.

* Au milieu du 11ème siècle (vérifier), le seigneur de Pierrefonds récupère (par la force ?) les terres d'Ambleny.

* Vers 1089, Nevelon II de Pierrefonds vend les terres au chapitre cathédral de Soissons.

* Vers 1140, proche des marais, construction du château fort. Il est commandité par le seigneur de Pierrefonds avec l'autorisation des chanoines Soissonnais. C'est un avant poste défensif.

* Vers 1185, le seigneur de Pierrefonds décède sans héritier. Le donjon est rattaché à la couronne de France. Certains historiens supposent que l'actuel donjon est l'oeuvre du Roi Philippe Auguste.

Deux raisons expliqueraient que ce soit ce Roi qui fit construire le donjon :

1 - Ce Roi bâtisseur adorait construire des donjons et montrer sa présence sur ses terres nouvellement acquises.

2 - Ce donjon n'a pas le style Philippien qui caractérise les châteaux de ce Roi. Ce type d'architecture lui a été montré durant sa croisade au Moyen Orient en 1190. Avant cette date, les architectes Royaux réalisaient des tours maîtresses habitables et centrales, comme à Amblény.

Nota : Certains historiens comme Mesqui et Rolland doutent que Philippe Auguste ait pu faire construire le donjon. Ils pensent qu'il est antérieur à 1181.

* En 1214, lors du recensement des places fortes du Royaume ordonné par le Roi de France (voir liste des rois), le château d'Amblény est cité.

* En 1259, le représentant de la seigneurie d'Amblény a les droits de Haute Justice.

* En 1296, le Roi Philippe le Bel vend la seigneurie au Chapitre de Soissons. C'est un prévôt qui a la charge d'habiter le château et d'en récolter les "impôts".

* En 1359, Thibault de Moreil, seigneur d’Arcy est nommé Capitaine du château (c'est le 1er avec ce titre). Ce remplacement du prévôt par un homme d'arme, accompagné de quelques soldats, est prévu dans les accord du chapitre : En cas de menace, rébellion ou guerre. Ce capitaine peut quitter provisoirement le château mais doit officiellement nommer un remplaçant.

* En 1385, Enguerran de Cuise est nomme capitaine du château (c'est le 2ème avec ce titre).

* En 1400, les Bourguignons s'emparent de la tour. Ils utilisent Amblény comme point de base pour des attaques contre le château de Pierrefonds.

* En 1411, Gui de Lusignan, dit "Arménye", est nommé capitaine du château (c'est le 3ème avec ce titre). Peu de temps après cette nomination, le Comte de Saint Pol assiège Pierrefonds. Ce château se rend et toutes les places fortes dont Amblény cèdent.

* En 1420, durant la Guerre de Cent Ans, Ambleny est du parti Armagnac.

* En 1422, le château est possession des Anglais.

* En 1436, pour le compte du Roi de France, Guillaume de Flavy s'empare du château d'Amblény.

* En 1466, durant les Guerres de Religion, les Huguenots attaquent puis récupèrent Amblény.

* Au 16ème siècle, coté Nord (ou Ouest), une porte est aménagée à la base du donjon pour permettre l'accès au puits (à vérifier).

* En 1688, le chapitre cathédrale loue des terres et le donjon à Marie Prévost et Pierre Decque.

* Au 18ème siècle, un four est aménagé dans la salle basse du donjon. L'étage supérieur est aménagé pour devenir un pigeonnier.

* Au milieu de 18ème siècle, le donjon n'est plus habité, les moines font démonter les planchers de cette imposante tour pour réparer une grange. C'est à cette époque que Tavernier de Jonquières réalise une magnifique gravure.

* Vers 1792, les Révolutionnaires attaquent et détruisent le château puis saccagent/arasent le donjon. Le site est vendu à Charles Joannès qui le revend Martin Liénart.

* Au début du 19ème siècle, ordre est donné au propriétaire, la famille Liénart, de démolir le site.

* En 1864, le site est vendu aux enchères pour payer les dettes de Jean Marie Liénart. Le nouveau propriétaire se nomme : Craudelin.

* Entre 1914 et 1918, durant la première guerre mondiale, le donjon est pris pour cible. L'épaisseur de ses murs est telle que les obus Allemands ne détruisent pas la puissante tour.

* En 1929, le site est classé aux Monuments Historiques.

* En 1930, une campagne de consolidation est menée.

* En 1939, les travaux de consolidation sont stoppés à cause du déclenchement de la 2ème guerre mondiale.

* En 1969, une nouvelle campagne de consolidation est entreprise.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite depuis les rues du bourg. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Quel incroyable donjon !

 

donjons
remarquables
de France
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