1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 09:10

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 Photographier une simple église est aussi un plaisir

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Luc est située à 40km au Nord-Est de Mende (voir ses fortifications), à 20km au Nord de Pourcharesses (voir son château) et à 10km au Sud de Langogne.

 

     Coordonnées de l'église :

44° 38' 51" N  03° 53' 29" E
 44.647567°  3.891315°

 

 

 

L'église : 

L'extérieur :

Tourisme

* Après avoir visité le château de Luc, je retrouve mon destrier laissé dans la petite commune.

* Avec tant d'effort et tant de marche, j'ôte mon heaume de castellologue amateur pour revêtir le chapeau de paille de touriste, car une église attend que je l'immortalise avec mon appareil photo.

 

Plusieurs siècles d'architecture se lisent sur cette face

 

Voir et toucher

* Le chevet, partiellement caché par la sacristie, est de forme pentagonale. Ses fenêtres à colonnettes typiquement Romanes m'emportent dans le rêve médiéval.

* Avec ses puissants contreforts, la nef parait avoir 800 ans, mais les larges fenêtres avec imposant ébrasement extérieur infirment cette vérité.

* Le clocher-mur ne montre aucun système défensif. Ceci est logique puisque je suis en mode "touriste" et non "castellologue".

* Le portail d'entrée, sans grande beauté architectural, m'invite à entrer.

 

 

L'intérieur :

Surprises !

* Quel contraste entre la lumière de la nef et celle de l'abside !

* Après que mes yeux se soient habitués, je suis surpris par la forme de l'abside. A l'extérieur le chevet est pentagonal, mais l'intérieur est semi-circulaire.

 

 

Dernières constatations

* A cause de l'ajout de la sacristie (à droite), des colonnettes ont été supprimées, elles étaient pourtant si belles.

* Je quitte cette église dont les décors de la nef sont récents (2 siècles ?).

 

 

Quelle curieuse façade !

La "curiosité" :  Un prieuré ? : 

L'extérieur :

Une face... facétieuse

* En sortant, sur la droite proche de l'escalier menant au clocher, au bout d'un pan incliné, apparaît une porte de garage.

* Je regarde ce curieux bâtiment si proche de l'église.

Pourquoi avoir implanté une si large porte à l'étage ?

* Et c'est à ce moment que je vois :

- Une rangée de consoles alignées.

Est ce le fantôme de mâchicoulis ?

- Une ouverture obturée par une plaque en bois, dont les pierres porte les traces d'un fantôme de grille de fenêtre.

- A hauteur d'homme, une pierre trouée.

Est ce un évier ?

 

 

C'est toi qui est la poubelle... oupsss, la plus belle

* Pour mieux comprendre cette curieuse construction, je contourne la façade.

* Cette paroi a perdu les consoles.

* Comme je ne vois aucun arrachement de mur dans l'angle, j'avoue ne pas comprendre la raison de ce bâtiment.

* La petite ouverture taillée dans la pierre ne me donne pas plus d'indice.

 

 

Est ce que le rien... c'est déjà quelque chose ?

* La face opposée à celle des consoles est lisse. Seule un fantôme de porte est encore visible.

Est ce un bâtiment ensorcelé de fantômes ? surprise

* Comme ses 2 autres "consœurs", les murs sont réalisés avec des pierres pauvrement taillées et de dimensions variables.

 

 

Conclusion

Ai je découvert l'ancien prieuré ?

* Je ne sais pas que ce fut la fonction exacte de cette construction ni le rôle des pierres en encorbellement...

  ..... Mais errer devant une telle façade est un plaisir que je ne boude pas.

 

 

Le diaporama de "l'étrange site" est ici - clic

 

 

 

Histoire du site :

* Au 12ème siècle (certains historiens proposent le 13ème siècle), construction de l'église.

* Au 15ème siècle, une chapelle latérale est ajoutée.

* Au 19ème siècle (?), une sacristie est ajoutée.

* Vers 1840, l'église est presque entièrement reconstruite, sur les bases de l'ancien bâtiment. L'abside médiévale n'est pas modifiée.

* En 1931, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) et du bâtiment annexe est libre et gratuite depuis les rues. La visite de l'intérieur du bâtiment à consoles est interdite.

 

 

Ai je vraiment trouvé de prieuré médiéval ?

 

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 07:57

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

Je sens qu'en ce lieu, je vais me mettre au vert.. ou au verre...hic

 

Le bourg :

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Barre des Cévennes est située à 55km au Nord-Est de Millau (voir son château), à 40km au Nord-Ouest d'Alès et à 11km au Sud-Est de Florac.

 

     Coordonnées du château :

44° 14' 39" N 03° 39' 27" E
 44.2442352°  3.65766943°

 

 

 

Le site castral : 

L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* Ma documentation affirme qu'un site fortifié a laissé quelques traces sur une butte proche de la petite commune.

* Je lève la tête puis le heaume puis les yeux pour scruter le paysage.

* Pile devant moi, un rocher, que dis je, une verte petite colline me fait face (il est vrai que si je me tourne, point en face elle est).

* Point n'ai besoin de jouer à pile ou face, je me précipite vers elle. En un bond (heu... plusieurs bonds en réalité) je suis sur l'herbeux monticule.

 

  Il ne faut rien faire... Heu... monsieur..... Puis je sauter ?

Au sommet

* En réalité la colline est une barre rocheuse dont le plateau est en pente douce vers.... un rocher.

* Ce rocher ne semble point être une base de château.

* Je scrute les bords. Hélas, point de banquette (voir vocabulaire) ayant porté un mur.

* Ce plateau si "plat" semble avoir été taillé. Mais il ne recèle aucun indice de construction.

 

 

Vais je revenir bredouille ?

* Je suis "sens dessus dessous".

* Les échecs font parties de la vie d'un castellologue amateur, mais je suis surpris de ne point trouver les clés (de la réussite).

* Je continue ma recherche.

 

 

Est ce la fin de ma carrière ?

* Je marche la tête baissée en espérant trouver une trace au sol.

* C'est à ce moment que ma tête s'est "presque" cognée à une masse rocheuse.

* Ce style de rocher taillé correspond à une carrière.

* Mais n'étant point un spécialiste en outils d'extraction, donc en marque de taille, je ne peux dire si cette carrière fut médiévale ou récente.

 

 

L'échec me fait perdre la tête

* Les chèques, c'est bien. Mais l'échec, c'est dur.

* C'est avec cette pensée primaire que j'erre en ce lieu.

* Mon imagination si fertile à imaginer des châteaux forts (voir un exemple ici et un autre là) est mise en péril en ce site du Gévaudan.

* Soudain, un monstre me regarde.

Est ce le Sphinx d'Egypte ?

 

 

L'intérieur :

L'analyse 

* Heu....

* Suis je dehors ou dedans ?

* Je vous laisse répondre à cette question.

* En attendant votre supposition, avant de redescendre, je vais dormir dans l'herbe en me réconfortant de cet échec.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au début du 11ème siècle, construction d'une fortification en bois : Voici la "preuve".

* Au 11ème siècle, construction d'une chapelle.

* Au 20ème siècle, exploitation d'une carrière de pierre.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite en respectant les champs et les propriétés privées.

 

 

Je suis ivre de ce panorama (ou des verres que j'ai bus)... hic

 

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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 09:55

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 Une église... fortifiée ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Saint Jean du Bleymard est située à 60km au Nord-Ouest d'Alès, à 25km au Nord-Est de Florac (voir son château) et à 20km à l'Est de Mende (voir ses fortifications).

 

     Coordonnées du prieuré :

44° 29' 43" N 03° 43' 41" E
 44.495178°  3.727947°

 

 

 

L'église : 

L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* Après avoir visité quelques villages et paysage à l'Est de Mende, mon destrier me quémande de trouver une étable pour un repos bien mérité. Mon choix se porte sur la commune de Bleymard.

* Soudain, à quelques kilomètres de ma destination finale, mon palefroi stoppe devant une église qui me semble non fortifiée.

* Ne voulant point discuter sa décision, je descends de sa selle et m'approche du moutier entouré de son cimetière.

 

 

Une nef très... heu... primitive !

Dois je montrer ma patte blanche ?

* La porte d'entrée n'est pas la plus sculptée du département mais elle montre :

- Un arc brisé en tiers-point,

- Deux archivoltes moulurées en tore tombant sur deux colonnettes.

* Sur la droite un "arc de décharge. Je suis surpris car sa fonction est inutile.

Est ce le vestige d'un enfeu ?

* Cela me surprendrait car il est trop proche de l'entrée et trop petit en largeur

 

 

Un intérieur reposant

* Point de fioriture dans la nef composée de 2 travées sous une voûte en berceau brisé.

* L'abside en cul de four possède un retable et un maître-autel en bois polychrome (du 19ème siècle d'après ma brochure).

* Les chapelles latérales s'intercalent entre les contreforts intérieurs.

* Je crois voir les restes de peintures murales.

 

 

Que voila architecture tourmentée

Accidentée, chaotique, mouvementée

* La façade Sud-Ouest offre une architecture tourmentée.

* Je vois :

- Un enfeu.

- Une fenêtre en plein cintre dont le linteau a été "réparé" récemment.

Voyez vous quelques pierres de remploi ?

- Une fenêtre trilobée avec large ébrasement extérieur.

* En inspectant les murs, je vois...... une archère en étrier.

==> Le site était donc fortifié !

* Je profite de ce moment de bonheur pour embrasser des yeux le chevet de cette église quand......

 

 

 

Le bâtiment défensif : 

L'extérieur :

Surprise !

   ..... Au dessus apparaît un bâtiment.

* A l'origine, l'église et ce bâtiment ne formait qu'une seule entité : Un prieuré.

* Hélas, au 20ème siècle, une route a été construite séparant les 2 constructions. Elle a certainement détruit une partie des remparts.

 

 

Voyez vous cette belle construction défensive au dessus de l'église ?

Bourgeoise construction

* Bien qu'elle soit fortifiée, cette construction ne parait pas invulnérable ni terrifiante.

* Elle est composée d'un bâtiment parallélépipédique en schiste comportant 3 niveaux.

* En faisant abstraction de la fenêtre à gauche au dernier étage, j'ai l'impression qu'une salle défensive existait sous le toit.

La ressentez vous aussi ?

* Je me déplace sur le coté pour mieux argumenter ma supputation quand..... je vois une beauté : 

- Deux pierres en encorbellement sur la ronde tour.

Quelle fut leur fonction ?

* Évidemment, vous êtes si intelligents.... hoo... mes visiteuses et visiteurs que vous me répondez :

"Chevalier, en dessous il y a une porte, donc : Bretèche !"

 

 

Rondeurs

* La tour, coté église, comporte une petite canonnière.

- Je pressens que sa fonction fut : Tour escalier.

* Coté opposé, une imposante construction circulaire se devine.

- Puisqu'elle est située vers le plateau, donc coté de l'attaque, je presses que ce fut la principale tour de défense.

* Sur les 2 tours (et partiellement sur le bâtiment), je suis surpris de ne voir aucun fantôme de mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

 

L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas visitable car la porte est close.

 

 

 

Le diaporama du prieuré est ici - clic

 

 

 

Histoire du site :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* En 1267, le château du Bleymard est cité dans un texte d'hommage (?) de toutes les possessions du Baron (voir titre de noblesse) de Tournel  (Odilon Guérin III) envers l'évêque de Mende (Odilon Mercœur).

* En 1284, Jordan du Tournel consent à une emphytéose perpétuelle à Jean Fabre du Bleymard.

* Au 14ème siècle, modification de la façade de l'église.

* Au 15ème siècle, création de chapelles latérales dans l'église.

* Au 18ème siècle, création/modification du clocher-mur de l'église.

* En 1943, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1979, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château défensif est interdite. Soyez prudent, le site est coupé par une route à forte circulation.

 

 

Fortifié, certes... mais minimal

 

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 07:55

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 

Voyez vous cette merveille qui n'attend que ma venue ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Altier est située à 50km au Nord-Ouest d'Alès, à 45km à l'Ouest de Vallon Pont d'Arc à 30km Est-Sud-Est de Mende (voir sa tour fortifiée) et à 25km au Nord-Est de Florac (voir son château).

 

     Coordonnées du château :

44° 28' 44" N 03° 51' 56" E
 44.478984°  3.865552°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Que c'est agréable d'errer !

* Après avoir visité le château du Champ à l'entrée de la commune d'Altier, mon destrier avance tranquillement en direction de Villefort à l'Est.

* Au confluent de la rivière nommée l'Altier et du petit ruisseau de Rouvière, mon palefroi stoppe.

Pourquoi me laisse-t-il sur le pont ?

 

 

Pour comprendre cette ruine, il faut de la patience

Pourquoi ?..... Parce que !

* Là bas, il y a une imposante ruine aux pans de murs éparses.

* J'ai envie de courir vers elle mais.....

* Avant de visiter une ruine, il est important :

A - De comprendre la raison de son emplacement.

B - De regarder son architecture de loin, car souvent, proche des parois, les raisons s'estompent au profit des détails.

* Donc pour A :

- La plateforme est isolée sur 3 cotés grâce à deux vallées creusées par les anciens torrents (moins impétueux en notre siècle).

- La surveillance de l'ancienne route (au fond et non à gauche c'est à dire la récente belle départementale goudronnée) permettait de contrôler le passage et peut être de faire payer.

 

 

Pour B :

* Sur les pentes, des maisons s'agrippent. La couleur de leurs pierres ressemble à celle du château.

* Un peu au dessus, de hauts murs apparaissent. Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

Sont ce les vestiges du rempart ?

Ou des murs de terrasse ?

* Le site semble être divisé en deux, séparé par un fossé.

* A gauche, un vestige d'une tour posée sur le rocher. Le mur semble épais, mais je suis dubitatif sur la résistance des pierres peu jointives.

* A droite, une plateforme plus longue avec un vestige de tour ressemblant à la précédente.

 

 

Voyez vous toutes ses constructions ?

L'intérieur :

Un surprenant Graal !

* Pour découvrir la ruine, il faut emprunter un large sentier en pente menant vers le village.

* Puis les maisons laissent place au rocher.

* Devant moi, la tour. Elle semble barrer le passage.

* Avec précaution je la contourne pour constater.... qu'il ne lui reste qu'un pan de mur en équerre : Aucune trace de système défensif.

Surprenante surprise ! surprise

 

 

Des murs qui murmurent

* Sur la gauche, un pan de mur troué.

Était ce pour regarder les assaillants ? cool

*  La réponse est négative. Le temps (et les hommes) ont fait leur travail de destruction. De plus, ce mur arasé ne montre aucun système de défense.

* Le vestige du mur suivant est beaucoup plus impressionnant par son épaisseur. Je pressens que ce fut une tour défensive coté Nord.

 

 

La vue : Trésor d'une ruine

* Derrière ce rempart , je vois (ou plutôt je devine) l'ancienne route médiévale au Nord-Ouest.

* Au Sud-ouest le panorama est magique.

 

 

Le diaporama du château est ici - clic

 

 

 

Histoire du château :

* A partir du 11ème siècle (à vérifier), le château du Grand Altier est possession de plusieurs familles dont :

- Les puissants seigneurs de Randon,

- Quelques membres de la branche cadette de la famille d’Altier.

* Au début du 13ème siècle (?), naissance d'Azalaïs d'Altier qui deviendra une grande trobairitz.

* En 1249, la famille Randon possède la seigneurie.

* En 1277, la dernière descendante de la famille Randon épouse Armand, Vicomte (voir titre de noblesse) de Polignac. Elle apporte en dot plusieurs seigneuries dont Le Grand Altier.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château est détruit.

* A partir de la fin du 16ème siècle (?), le château ayant perdu son rôle stratégique n'est plus habité ni reconstruit. Ses pierres servent à la construction ou l'agrandissement des maisons.

* En 1668, la seigneurie est vendue par le Vicomte de Polignac à la famille Borne d'Altier.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et l'intérieur du site castral est libre et gratuite. Bien que la ruine ait été consolidée et sécurisée, soyez très prudents proche des vieux murs. Avec les à-pics, il est nécessaire d'être très attentif avec des enfants. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe.

 

 

Au loin je vois... la statut de la Liberté !

 

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 07:56

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 Voyez vous cette tour immense ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Prévenchères est située à 45km au Nord-Nord-Ouest d'Alès, à 35km au Nord-Est de Florac (voir son château) et à 25km à l'Ouest de Joyeuse (voir son château).

 

     Coordonnées du bourg fortifié :

44° 28' 40" N 03° 56' 02" E
 44.477843°  3.933830°

 

 

 

Les fortifications : 

L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* Après avoir visité le château de Luc proche de Langogne,  je me dirige vers le Sud en direction de Villefort.

* Soudain, au loin apparaît une haute construction.

* Mes poils se hérissent, mes yeux brillent..... Je pressens que ce site est d'origine médiévale.

 

 

Un beau rempart de pierres sèches

La situation est parfaite

* Après avoir laissé mon destrier sur un herbeux parking, j'avance presque religieusement vers ce bourg fortifié.

* Le site se trouve sur un plateau protégé  :

- Au Nord, par le Chassezac.

- Au Sud et à l'Est par des escarpements.

* Même si vous n'appréciez pas les constructions médiévales, le panorama est si beau que ce castrum est incontournable.

* Pour mieux comprendre mon errance, je vous donne le plan de ce site fortifié unique.

 

 

Les pierres sèches... le restent

* Un mur de pierres, aux dimensions inégales et pauvrement jointées, me barre la route.

* Certes il n'est pas très haut et ne montre plus de système défensif, mais je me dois, non point de le sauter ni de l'attaquer, mais de le contourner pour trouver l'entrée.

Avez vous vu sa base posée sur le rocher ?

 

 

De nombreuses pierres reflètent la vie de ses habitants

L'intérieur :

Touriste médiéval (et renaissance) je suis

* Dans ce castrum touristique, j'erre dans les ruelles pavées avec mon chapeau de paille.

* Les pierres posées il y a plus de 8 siècles gardent les traces des réparations, des consolidations mais aussi des gravures d’événements ou de personnalités.

* L'église Saint Michel, (patron des Chevaliers-Pariers, "responsables" du site fortifié) qui n'est point fortifiée, fait partie des bâtiments à déguster tant par ses détails sobres :

- Le portail d’entrée avec ses trois moulures en plein cintre.

- La petite fenêtre Romane apportant la lumière du soleil couchant.

- Le clocher-mur à deux arcades.

- Une nef de deux travées, terminée par une abside pentagonale.

- Une voûte en berceau soutenu par un arc double saillant.

- Une chapelle latérale s'ouvrant sur la première travée nord de la nef.

* Mon errance touristique est un peu malmenée lorsque je vois cet angle avec des pierres en encorbellement puis le léger fruit à la base.

Dois je maintenant ôter mon chapeau de paille puis

chausser mon heaume de castellologue amateur ?

 

 

Hooo perché !

* Ma promenade entre ombre et lumière m’amène vers une maison possédant.... une construction en encorbellement.

* Que voila belles latrines à l'odeur très... surprise  heu.... je ne vous en dirai pas plus.

 

 

Je suis transporté !

* J'avance dans la découverte quand soudain, je me heurte à un haut mur.

* Ce "manque" de pierres dans la paroi me semble être... heu... un "tuyau" pour des latrines (puisque je pense être à l'extérieur d'un bâtiment).

* Puis, plus loin, une jolie pierre de remploi m'informe que la paroi a souvent été réparée.

 

 

Sentez vous la poussière médiévale ?

 

Le château : 

L'extérieur :

Toujours vivant !

* Ma promenade médiévale m’amène au Nord-Est du bourg, face à un mur défensif.

* Sur la paroi je vois..... un trou. Cet orifice avec un important ébrasement est pour une arme à poudre (fusil).

Conclusion : Le site castral était toujours habité et défensif, au moins au 16ème siècle.

 

 

Un mur ayant vécu

* Cette jolie paroi jaunâtre dans le ciel bleu est le mur du château.

* Le plan m'informe que derrière, je devrais voir le logis.

* Mes poils se hérissent de bonheur.

Comment sont les vôtres ?

* Sans prêter attention à l’arrachement dans l'angle, je le contourne.

 

 

Une ruine où chaque détail montre un moment de vie

L'intérieur :

L’habitat... mais vraiment tas cheeky

* Je suis si pressé de voir les vestiges du logis et des communs que je ne fais pas de halte devant le système défensif du mur Sud-Est.

Quelle magnifique ruine !

* La partie gauche est "facilement" identifiable.

* En bas, la salle possédant cette imposante cheminée devait être la cuisine.

* Au dessus, je pressens que pièce fut la aula, salle principale de réception, d'accueil des visiteurs et de repas.

* Au centre et sur la droite, je vois... heu...

    .... Des murs non identifiables.

- Aucune fente défensive, alors que le mur de droite est coté extérieur.

- Aucune fenêtre.

- Aucune cheminée.

- Seuls des arrachements permettent de définir les dimensions théoriques des salles.

* Je pressens que des reconstructions/consolidations ont un peu gommé l'histoire architecturale du lieu.

 

 

Spéléologie.... ou presque

* Sur le devant des ruines du logis apparaissent des salles souterraines.

* Je doute qu'elles furent vraiment en sous-sol. Les multiples murs des étages s'étant effondrés, le niveau du sol s'est élevé par les gravas.

* Un escalier en colimaçon m'emporte vers l'enfer.

* Ce niveau est composé de salles voûtées à l'éclairage diffus.

* Je pressens que ce furent les réserves, les magasins..... et peut être une "cellule" pour des prisonniers aux délits mineurs.

 

 

La tour de guet et... de repli

La tour, prends garde... j'arrive !

* Presque au centre de la terrasse verte, le long du mur castral,  apparaît une haute tour.

* Cette construction carrée mesure plus de 18 mètres de haut et se termine par une plateforme avec mâchicoulis.

* Sa fonction fut une tour de guet mais les archéologues supposent qu'elle aurait pu servir de donjon de repli.

* La tour comprend :

- Un ratier (salle basse) uniquement accessible par un trou d'homme depuis le premier niveau (cette salle est aujourd'hui condamnée à la visite).

- Un premier niveau comportant l'entrée (rappel : Le sol d'origine était plus bas). Il est éclairé par une petite ouverture située sur la façade Nord-Est.

- Le deuxième niveau est éclairé par une petite ouverture sur la même façade que l'entrée (coté Sud-Est).

- Le troisième niveau, accessible uniquement par un trou d'homme, est lumineux car il comporte une grande ouverture ayant eu la fonction de bretèche (voir vocabulaire).

- Après avoir monté l'escalier moderne (à l'emplacement de l'ancien), je découvre la plateforme (qui était certainement couverte depuis le Moyen Âge). Le panorama est magnifique.

* Hélas, je dois de suite redescendre, car je suis attaqué par des envahisseurs très spéciaux. Une nuée d'insectes piqueurs me "dévorent".

 

 

Le diaporama du bourg et château est ici - clic

 

 

 

Histoire du bourg fortifié et du château :

* En 843, le traité de Verdun divise l'empire Carolingien, établi par Louis Ier le Pieux, en 3 territoires. Pour se déplacer entre la Méditerranée et le Puy en Velay sur le territoire de Charles II le Chauve, un axe de circulation est créé passant par les Cévennes. Il est nommée : Chemin de Régordane.

* Au 12ème siècle, sur ce long chemin, pour protéger les voyageurs, commerçants et les pèlerins vers Saint Gilles, dans sa partie la plus déserte, l'évêque de Mende et Bernard d'Anduze décident l'implantation d'un castrum. Il est nommé : La Garde. Ce site est entouré d'un rempart et possède un château ainsi qu'une tour de guet et de repli (un donjon ?). Ce castrum est possession de plusieurs co-seigneurs nommés : Les Chevaliers Pariers (signifiant égaux). Leur charge était d'entretenir le site et de sécuriser la route.

* Au 13ème siècle, construction de l'église. Elle dépend de l'évêché de Mende.

* En 1269, un différend (porté en justice) sur la "territorialité" et les droits oppose l’évêque de Mende au Roi de France Philippe IV le Bel.

* Vers 1298, le castrum porte le nom de La Garde Guérin (certainement en hommage à Guérin du Tournel, un des représentants de la puissante famille possesseur d'une des Baronnies (voir titre de noblesse) du Gévaudan).

* En 1307, sans qu'un jugement ait été établi, le différent entre l’évêque de Mende (Guillaume Durant II) et le Roi de France est résolu par un traité de paréage. Cela signifie entre autre que le Roi bénéficie d'une "présence" à La Garde Guérin.

* Au 14ème siècle, début de la Guerre de Cent Ans.

* Vers 1362, les Anglais attaquent le castrum puis le brûlent.

* Au 15ème siècle, une statue de Saint-Michel (patron de la paroisse) est donnée à l'église.

* A la fin du 15ème siècle, le castrum renaît de ses cendres.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, ce site occupé par les Catholiques est attaqué puis brûlé par les Huguenots.

* A la fin du 16ème siècle, la petite cité est reconstruite, de nombreuses maisons sont à nouveaux habitées. Un logis "seigneurial" est construit au pied de la tour de guet sur la demande de ses nouveaux propriétaires  : La famille Molette de Morangiès.

* En 1722, un incendie ravage la petite cité. Le logis "seigneurial" est entièrement détruit.

* En 1795, une des tours du château s'effondre.

* En 1928, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1929, les ruines du château sont classées aux Monuments Historiques.

* En 1981, une association de sauvegarde est créée. Elle participe aussi à l'animation estivale.

* Au 21ème siècle, la découverte du site très touristique est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de la tour est possible gratuitement, mais il faut être souple et mince car le trou d'homme pour accéder à l'étage est d’origine.

 

 

Au sommet de la tour, je me crois... Le Roi du Monde ! ! !

 

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 06:50

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 Voyez vous cette merveille au loin ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Luc est située à 40km au Nord-Est de Mende (voir ses fortifications), à 20km au Nord de Pourcharesses (voir son château) et à 10km au Sud de Langogne.

 

     Coordonnées du château :

44° 39' 09" N  03° 53' 19" E
 44.651990°  3.888537°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Je digère et je dis : J'erre

* Après un frugal repas dans un accueillante auberge à Langogne, je laisse mon destrier me mener vers le Sud en direction de Villefort.

* Soudain, mon palefroi stoppe puis par un léger saut me laisse choir sur la terre.

Pourquoi a-t-il fait cela ?

* Il a vu un site médiéval au dessus des arbres.

* Je pressens que ma digestion se fera en gravissant la pente.

 

 

Est ce un donjon, une tour du rempart ou la chapelle ?

Lui là haut... moi en bas

Pourquoi avoir mis un château si haut ?

Est ce pour m'embêter ?

* En réalité, ce site castral médiéval est un gardien. Il est situé proche de la voie Régordane.

* La construction, posée sur un plateau rocheux, occupe une position stratégique à la frontière du Gévaudan (Lozère) et du Vivarais (Ardèche).

 

 

L'approche... Là proche

* Au sommet, je vois :

- Un mur arasé du rempart.

- Une tour carrée.

- Une vierge, certainement apposée au 19ème siècle.

* En entrant dans la commune, une route en légère pente m'amène proche du château. Je n'ai donc pas besoin de mes cordes d'escalade ni du harnais.

 

 

L'intérieur :

Le plan.... de ma jouissance ! blushRessentez vous la magie du Moyen Âge ?

* Quelle merveille !

* Bien que le site castral ait perdu une grande partie de ses bâtiments médiévaux, bien que de grandes étendues herbeuses remplacent les communs, les habitats et les systèmes défensifs, il reste assez de pierres pour rêver.

* Pour que votre rêve soit aussi beau que le mien, je vous donne le plan.

 

 

Les premiers murs.... se murmurent wink

* De l'emplacement du pont levis (repère 9) il ne reste que le souvenir.

* De suite, je me précipite vers le Sud-Est pour toucher le rempart (repère 5) que j'avais vu depuis le bas.

- Les archéologues affirment que la hauteur est celle d'origine.

- Il est possible de voir les traces des toitures de bâtiments accolés.

- Cette muraille n'a pas une épaisseur importante, mais cela est logique. Derrière, l'à-pic est si important qu'aucune arme de jet (mangonneau par exemple) pouvait l'atteindre.

* Le petit muret encadrant la haute muraille est une consolidation-réalisation récente. Mais d'après les archéologues, elle s'appuie sur des banquettes (voir vocabulaire) médiévales.

 

 

Voyez vous cette tour défensive ?

La tour s'effrite... Est elle Belge ? surprise

* Je traverse ce qui devait être la haute cour (mais avec les différents dénivelés, j'ai l'impression que je suis toujours dans la basse cour) pour rejoindre le mur d'enceinte Nord (repère 2) dont les pierres sont en saillie.

* Sur sa gauche, un haut bâtiment est accroché. C'est la tour Nord (repère 1) portant aussi le nom :

- Tour d'Anduze (nom d'un des anciens propriétaires du lieu --> Voir historique).

* Regardez la attentivement.

* L'avantage d'une ruine, c'est qu'elle révèle ses secrets de "fabrication". Par exemple :

- L'épaisseur de ses murs.

- Les tous pour les poutres des niveaux

- L'absence d'escalier signifiant que les étages étaient accessibles par une échelle en bois.

- Le départ de voûte du plafond.

* Je suis surpris de ne voir aucune fente défensive ni (un fantôme d') ouverture communiquant avec un chemin de ronde.

 

 Une tour... détournée de sa fonction

Une prison.... à moins que sad

* Je suis si excité que je deviens fou......

  ..... je retourne vers le Sud....

   ....... pour voir : Le puits (repère 4).

* Puis, je me retrouve au centre du triangle entre les repères 3-5-8.

* En face de moi, la paroi fut le 2ème rempart du château :

- A droite, l'ouverture devant le gros arbre est la poterne (un peu abîmée).

- A gauche, l'entrée d'une tour très arasée (repère 3) du 13ème siècle dont la légende locale affirme qu'elle fut la prison.

* La salle voûtée du niveau bas (le seul existant) montre :

- Une archère (en face du puits) protégeant l'entrée principale du château.

- Au dessus de la porte le classique trou d'homme donnant accès à l'étage (par une échelle en bois).

Nota : La lumière venant du haut est due à l'arasement de la tour (évidemment).

 

 

Ruiné et......Derrière la ruine... le bâtiment ensoleillé de modernité médiévale

* Dans ma folle errance désordonnée, je me dirige vers le bâtiment repéré 6.

* Cette merveille, certes "un peu" cassée, fut la tour d'une des familles en copropriété : Les Choisinet (voir historique).

* Avec un peu d'attention (et surtout une bonne vue car mon image est petite) vous pouvez voir :

- Le départ de voûte du niveau bas.

- L'opus spicatum.... (heu... invisible sur l'image).

- Une porte (invisible) que les archéologues ont identifiée coté opposé à l'entrée du site castral.

 

 

....... entièreté ! heart

* Au fond, sur la droite, un bâtiment unique (repère 7).

* Ce bâtiment fut le logis seigneurial.

* Que voir sur cette cubique construction :

- Des rangées "d'arêtes de poissons" entre plusieurs lits de pierres (que les archéologues datent d'avant le 12ème siècle).

- Trois niveaux (nombre que j'estime avec les archères droites surveillant l'entrée du rempart).

- Le dernier étage semble être l'habitat, identifiable avec les fenêtres.

- En faisant abstraction de l'ouverture basse qui me semble récente, l'accès à cette fascinante construction se faisait à l'étage (certainement par une passerelle en bois avec échelle rétractile).

 

 

C'est dans la pénombre que la lumière apparaît

Dis, as tu vu monter Christo ? no

* Pauvre Chevalier qui doit encore et toujours monter.

* Mais monter vers elle (la tour repère 8 bien sur) est un plaisir.

* Cette construction anguleuse est le donjon de repli.

* L'aménagement de la pente réalisé au 19ème siècle défigure l'architecture et l'emplacement de l'entrée. La transformation de cette tour en chapelle a changé l'aménagement intérieur. Mais il est possible de voir la voûte de la salle basse ainsi que son archère primitive.

 

 

Panoramique.... mais presque ! yes

* Après avoir monté (encore !) un escalier récent, je me pâme sur la plateforme.

* Comme un oiseau, je survole le site pour mieux comprendre l'aménagement :

- D'un coté, le rempart de la basse cour, de la haute cour et la tour minimale de la famille Choisinet.

- De l'autre coté, la tour défensive Nord et l'imposant logis.

* Puis, tel un admirateur de l'infini, j'admire le panorama.

 

 

Le diaporama du château est ici - clic

 

 

 

Histoire du château :

* Au 6ème siècle, construction (probable) d'un bâtiment fortifié de surveillance.

* Au 10ème siècle (à vérifier), le site est possession de 3 co-seigneurs. Chacun possède une tour du château :

- Celle du seigneur de Luc.

- Celle du seigneur d'Agrain des Hubacs.

- Celle du seigneur Bourdal des Choisinet.

* Au 12ème siècle (?), le château est agrandi, un puissant rempart entoure le site.

* Dans le premier quart du 13ème siècle, par héritage, Marguerite d'Anduze, Dame de Portes, possède la seigneurie de Luc.

* En 1225 (?), Marguerite d'Anduze, Dame de Portes, de Luc, de Pradelles et Saint Laurent les Bains, épouse Randon de Châteauneuf (?) Seigneur du Cheylard et de Villefort, un des membres de la puissante famille de Randon, possesseur d'une des Baronnies du Gévaudan.

* A la fin du 13ème siècle, le site est possession du fils de Marguerite : Le Baron (voir titre de noblesse) Guillaume IV de Châteauneuf-Randon, dit Le Grand.

* En 1277, la fille de Guillaume IV épouse le Vicomte Armand VI de Polignac, seigneur du Luguet, de Talizat, d"Aubijoux, Ceyssac, de Cusse et de Mercoeur. Elle apporte en dot plusieurs seigneuries dont Luc.

* Au 14ème siècle, la Guerre de Cent Ans fait rage.

* En 1380, des Routiers à la solde des Anglais (et certainement des seigneurs ayant rendu hommage au Duc d'Aquitaine et Roi d'Angleterre) mettent le siège devant Luc. Ce n'est qu'avec l'aide de plusieurs seigneurs arrivés en renfort que le château de Luc n'est pas pris par les "2000 Anglais".

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, une garnison est affectée au château pour contrer les "attaques" des Protestants.

* En 1632 (?), pour affirmer la suprématie Royale (voir liste des rois) et pour éviter que les châteaux fortifiés soient le repère de Protestants, de brigands mais aussi de seigneurs non acquis à la cause de Louis XIII, le Cardinal de Richelieu ordonne la démolition de nombreuses forteresses. Luc n'échappe pas à cet ordre. Ruine sera son avenir.

* Au 19ème siècle, de nombreux travaux et aménagements sont réalisés sur le site, comme le comblement des fossés, l'adoucissement de la pente d'entrée, etc...

* En 1878, une statut (Notre Dame de Luc) est posée au sommet d'une des tours, transformant ce bâtiment en chapelle "communale".

* En 1978, une association de sauvegarde est créée Elle consolide et sécurise les vieilles ruines.

* En 1986, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Bien que le site soit sécurisé, il est important d'être prudent avec des enfants car les à-pics sont nombreux.

 

 

Le panorama est la richesse d'un site médiéval

 

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 07:50

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 

Quel magnifique paysage multicolore

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Altier est située à 50km au Nord-Ouest d'Alès, à 30km Est-Sud-Est de Mende (voir sa tour fortifiée), à 25km au Nord-Est de Florac (voir son château) et à 8km au Nord-Ouest de Villefort.

 

    Coordonnées du château :

44° 28' 16" N 03° 51' 04" E
 44.471085°  3.851138°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Un palefroi d'exception

* C'est le petit matin, le soleil n'a pas encore envahi la vallée de l'Altier.

* Mon destrier trottine tranquillement vers l'Est pendant que je rêve du château de Tournel.

* Soudain, il stoppe et me jette hors de sa selle.

 

 

Voyez vous une construction médiévale fortifiée ?

Que de rondeurs !

* Dans un méandre, au Sud de l'actuelle route, je vois une construction.

* En me frottant les yeux je vois......

... hooo, six tourelles et tours aux rondeurs diverses.

* Je pressens que ce château, posée sur une petite colline (bien qu'il se nomme Champ), doit se déguster avec lenteur.

 

 

Les abords

* Sur la gauche, coté Est, je remarque 2 rangées de mur. Je pressens qu'ils furent des remparts, reconverti en délimitation des jardins en espalier.

* Un escalier récent a été aménagé pour faciliter l'accès à la rivière de loisir (le canoë en est la preuve).

* Sur la droite, coté Nord, je distingue un long bâtiment parallélépipédique. Sa fonction m'est inconnue (réserve ?... hangars ?).

* Un peu en arrière, coté Nord-Nord-Ouest, le petit bâtiment accroché au rempart me semble être la chapelle.

 

 

Le corps de logis

* Il occupe toute la surface centrale du plateau rocheux. Quelle magnifique masse élégante et défensive

* La modernité (volet rouge) côtoie avec bonheur les fenêtres plein cintre.

* Ceux qui doutent de l'ancienneté de la construction doivent regarder le linteau sculpté de la porte.

* Les salles des étages possèdent de belles fenêtres à meneau (simple ou en croix).

 

 

Les rondeurs

* Je ne pouvais pas passez sous silence mon adoration pour les formes non anguleuses (ma passion).

* Elles sont partout :

- Coté Nord, accrochée au rempart sous la forme d'une tour défensive.

- Dans l'angle Nord-Ouest du logis, sous forme d'une échauguette sur culots.

- Sur l'angle Nord du logis, une puissante tour défensive avec chemin de ronde et mâchicoulis (voir vocabulaire).

- Au centre de la petite cour intérieure, une massive tour dont je ne vois que le chemin de ronde avec fentes verticales et toit en poivrière.

- Au Sud-Est, une échauguette d'angle.... A moins que ce soit une petite tour d'angle du logis.

 

 

L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas visitable. 

* Je continue ma route vers l'Est.

 

 

Le diaporama du château est ici - clic

 

 

 

Histoire du château :

* A partir du 11ème siècle (à vérifier), le château du Grand Altier est possession de plusieurs familles dont :

- Les puissants seigneurs de Randon,

- Quelques membres de la branche cadette de la famille d’Altier.

* Au 13ème siècle, ne supportant plus la présence de la trop puissante famille Randon, le sir d'Altier décide la construction d'une maison forte à 1,6 kilomètres au Sud-Ouest, en bordure de la rivière Altier. Il semblerait que l'architecture soit 2 ailes de logis en équerre.

* Au 15ème siècle, le site est agrandi par l'ajout de tours et d'une autre aile au logis formant ainsi un "U". La famille Borne d'Altier est propriétaire du site (à vérifier).

* Au 16ème siècle, agrandissement du logis.

* Au 17ème siècle (?), ajout d'autres tours (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires saccagent le site puis le confisquent, et enfin le vendent comme Bien National.

* Au 19ème siècle (?), construction de la chapelle puis des terrasses dans le jardin. Aménagement d'un pigeonnier dans l'une des tours (à vérifier).

* En 1942, une partie du site est inscrite aux Monuments Historiques.

* En 1965, une autre partie du château est inscrite aux Monuments Historiques.

* En 2004-2005, le château est le cadre partiel d'un film tourné par Coline Serreau.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur est interdite. Mais il serait possible de découvrir cette construction durant les "journées du Patrimoines". Renseignez vous.

 

 

Ce château surveille toujours les touristes

 

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 07:50

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 

Quel magnifique château fort de plusieurs siècles !

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Pourcharesses est située à 45km au Nord-Ouest d'Alès, à 35km Est-Sud-Est de Mende (voir ses fortifications) et à 30km à l'Ouest de Joyeuse.

 

     Coordonnées du château :

44° 27' 01" N 03° 53' 55" E
 44.450310°  3.898621°

 

 

Toponymie :   (--> voir initiation)

* Castanet provient de châtaigner, arbre en nombre important dans cette vallée.

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Les arbres s'écartent pour lui

* Après avoir visité la ruine du château du Grand Altier, mon destrier continue vers l'Est en direction de Villefort.

* Soudain, en contrebas sur la droite, proche du lac artificiel, comme un mirage un château apparaît.

* Mon dictionnaire des fortifications médiévales le cite. Bien que la construction me semble "récente", je me dois de descendre de mon destrier pour visiter ce château-manoir agréé par Charles Laurent Salch.

 

 

Est ce un bateau médiéval ?

Il a les pieds dans l'eau

* A l'origine, le site était situé en bordure des gorges de la rivière Altier, mais après la construction d'un barrage, le lac artificiel inonde le rempart de la basse-cour.

* Je prends donc une bouée pour visiter ce site à l'architecture que je pressens classique.

 

 

La façade Ouest

* Depuis le parking de la guinguette, le premier coté visible est fascinant.

* Elle possède 2 rondes tours d'angle hélas arasées. Il m'est impossible de définir si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

* Cette façade montre :

- Des systèmes défensifs pour arme à poudre.

- D'un coté, une construction en encorbellement dont il ne reste que les pierres.

- De petites fenêtres m'informant que le bâtiment possède 2 étages en plus d'un niveau inférieur.

- Des latrines en angle.

 

 

La façade Est

* Contrairement à son opposé, ce coté ne possède pas de construction en encorbellement.

* Je ne vois que :

- Des fenêtres sur la courtines.

- Une tour Sud-Est avec, sur 2 niveaux, des ouvertures pour armes à feu dont une protège la courtine.

 

Le soleil met en valeur chaque ouverture de la façade d'entrée

 

La façade Nord

* Ce coté est le plus complexe :

- D'abord par l'opposition entre la ronde tour et une "tour" anguleuse (dimensions : 8m x 5m).

- Puis par les ouvertures défensives en angle et de face.

Avez vous remarqué l'important ébrasement

extérieur sur chaque ouverture défensive ?

* Après avoir touché, senti puis léché cheeky chaque pierre, ayant tout compris cool de l'architecture extérieure, j'avance lentement vers la tour anguleuse.

* Une jolie damoiselle m'accueille avec un sourire magique.

* Elle me quémande quelques piastres que je donne avec plaisir.

* J'entre.

 

 

L'intérieur :

J'ai un plan... avec elle

* Heu... le "elle" n'est point pour la damoiselle de l'accueil...

... mais pour la construction, bien sur.

* Ce plan m'informe que :

- Chaque étage est composé de 4 salles.

- Un escalier droit dans la tour "anguleuse" dessert les 3 niveaux.

 

Voila une ambiance que je pressens médiévale

 

Le premier niveau

* Ce rez-de-chaussée est fascinant. J'ai l'impression que le temps n'a pas eu de prise sur lui. Ceci est du certainement au plafond en pierre (voûte d’arête).

* Comme souvent, le niveau inférieur n'est pas l'étage d'habitation. Ce sont les communs.

* La première salle possède une large cheminée (pour cuisiner un boeuf ?) dont le linteau porte le blason de la famille Isarn.

* La pièce suivante montre sur la gauche un évier et sur la droite un four à pain.

Hummm.... quelle odeur !

 

 

La montée vers la beauté

* Je gravis les marches de l'escalier pour découvrir les étages de vie.

* Évidemment, dans un château défensif il y a des ouvertures de tir.

 

 

Les étages Je me verrai bien écrire mon blog devant cette cheminée

* Ma première constatation est la lumière. Je ne suis pas dans un sombre donjon médiéval de repli.

* Ce château a été transformé en musée régional. Chaque salle comporte des panneaux et des objets oscillants sur plusieurs siècles.

* Le site étant payant, je ne vais pas tout vous montrer, mais sachez que le plaisir de lire et de voir est constant.

* Si vous n'êtes pas fans des expositions mais si l'architecture vous fascine, voici 2 caractéristiques qui ont retenu mon attention.

- Les plafonds à la Française.

- La variété des cheminées aussi bien dans les décorations (peintures de chasse) que dans les piédroits : Colonne droite, colonne semi-cylindrique ou cannelée.

 

 

 

Le diaporama du château est ici - clic

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, la manse de Castanet est citée dans un texte. Elle est dans les terres des Chevalier-pariers de La Garde-Guérin.

*  En 1550, Robert Brun possède la manse.

* En 1571, Robert Brun vend le site à Jacques d'Isarn.

* En 1572 (?), début des travaux de construction d'un château-manoir défensif.

* Au 17ème siècle, des travaux de confort sont réalisés.

* A la fin du 17ème siècle, le site est peu habité par ses propriétaires car la femme de Jacques-Joseph d'Isarn, Marie Suzanne de Varicourt, est la protégée de Madame de Maintenon. La Marquise (voir titre de noblesse) de Villefort devient sous-gouvernante des enfants de France (donc des héritiers du Roi Louis XIV).

* En 1760, Louis François d'Isarn, Marquis de Villefort, vend le site à Jean-Louis Baldi, avocat à Villefort.

* Vers 1792, les Révolutionnaires s’emparent du site puis le vendent comme Bien National à Théodore Borelli et Joseph André.

* Durant un siècle et demi, le site est très souvent vendu. Il semble que peu de travaux soit réalisé par les multiples propriétaires.

* Au début du 20ème siècle, le château, propriété de la famille Mathieu, a toujours fière allure avec ses bâtiments dans la basse-cour, son pont et ses remparts.

* Vers 1960, madame veuve Piton, propriétaire du château, vend le site à l'EDF.

* En 1961, début de construction du barrage hydro-électrique à Villefort englobant les eaux des rivières Altier et Chassezac. L’enceinte et les bâtiments de la basse cour sont démolis.

Question : Le château va-t-il être noyé comme le hameau de Bayard ?

* En 1964, le site est classé aux Monuments Historiques. Cela permet de ne pas submerger le château dans le lac artificiel.

* En 2000, un violent incendie ravage complètement le château. Il ne reste que les murs en ruine.

* En 2006, après 3 ans de travaux, le château s'ouvre à nouveau au public. il est transformé en "centre d’interprétation du Terroir et du Patrimoine".

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires d'ouverture.

 

 

Je quitte le château dans les brumes colorées

 

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 07:17

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 

  C'est par là !... Me suivez vous ?

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Chanac est située à 60km au Nord-Est de Rodez, à 40km au Sud de Saint Chély d'Apcher et à 15km Ouest-Sud-Ouest de Mende (voir ses fortifications).

 

     Coordonnées du château :

44° 28' 52" N 03° 17' 55" E
 44.481148°  3.298554°

 

 

 

Le domaine fortifié :

         L'extérieur :

La découverte

* Après avoir visité la ruine du château de Chanac, je me dirige vers Le Villard, un hameau situé à 5km au Nord-Ouest. 

* Posé sur une colline en bordure de la rivière Lot, un magnifique rempart de plus de 600 ans, protégeant des constructions de plus de 8 siècles, s'offrent à moi.

 

  Un rempart médiéval un peu arasé

 

Le rempart

* Le site étant protégé sur 2 cotés par un profond à-pic, les architectes ont logiquement décidé de construite un épais rempart sur les faces accessibles par l'assaillant.

* Il est composé :

- De pierres pauvrement taillées aux dimensions asymétriques.

- De rondes tours.

- Des archères droites permettaient sa défense. Je suis surpris qu'elles ne soient pas cruciformes (voir vocabulaire) pour un rempart construit au 14ème siècle.

- Certaines archères ont subi l'attaque du temps.

* Avec son arasement, il m'est impossible d'affirmer que crénelage, hourdage et mâchicoulis existaient.

 

 

 

La porte fortifiée Cette porte me transporte dans un autre siècle

* Cette entrée est l'un des chefs-d'oeuvre architectural de ce site.

* Même si les tours d'encadrement ne sont pas impressionnantes, même si beaucoup d'éléments défensifs sont absents (Pont-levis, crénelage...), il émane de cette construction une incroyable puissance.

* Avant d'entrer, je regarde sur la gauche le rempart comportant de multiples archères droites.

* Je suis étonné que cette construction n'ait point évolué vers les défenses par canonnière.

L'ensemble fortifié s'est-il figé après sa construction ?

 

 

        L'intérieur :

J'entre

* Lentement je franchis la porte en vérifiant que :

- Point de pierre tombe de l'assommoir,

- Le double vantail soit ouvert,

- La herse soit bien relevée.

 

  Un 'couloir' défensif

Les systèmes défensifs

* En plus de l'entrée fortifiée, le site possède un mur de rempart avec :

- De nombreuses archères, dont les ébrasements internes ne sont point identiques.

- Un chemin de ronde accessible par un escalier droit. Même sis les traces d'escaliers sont nombreuses sur le périmètre du rempart, à cause de la faible hauteur du mur, ils ne mènent pas très haut.

- Des couloirs de circulation facilitant la défense.

 

 

Curiosités

1 - Dans mon errance, je vois une curieuse ouverture.

Est ce une archère ?

* Je vous sens pouffer derrière votre écran.

* Vous me dites :

"Chevalier, n'as tu point reconnu un puits de lumière ?"

2 - Puis, par distraction, en regardant en l'air, je tombe (virtuellement) dans un profond trou.

Est ce un piège ou une citerne ?

* Ni l'un ni l'autre.

* Ceci est la salle basse de l'ancien donjon du 12ème siècle

 

 

  Depuis un site médiéval fortifié, la vue est toujours magnifique

Les bâtiments annexes

* Sur la face Nord, un corps de logis du 14ème siècle avec des vestiges de corbeaux.

* Une église avec un chevet Roman du 12ème siècle.

* Puis un logis du 15ème siècle avec des fenêtres à meneaux en croix et une boite aux lettres.... médiévale ?

 

 

Le diaporama du site fortifié est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du domaine fortifié :

* Au 12ème siècle, après la construction du château de Chanac, le Comte-Évêque de Mende crée le Villard-jeune. C'est le poste avancé fortifié pour défendre le flanc Ouest de Chanac.

* Au 14ème siècle, construction du rempart.

* Au 18ème siècle, le site est définitivement abandonné.

* En 1984, les remparts sont restaurés.

* En 1988, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, l'association de sauvegarde organise des animations montrant les us et coutumes de la vie au Moyen Âge.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite gratuite de l'intérieur est possible. Durant les animations estivales, la visite peut devenir payante.

 

 

Le village médiévale attend les touristes

 

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 07:05

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

Est ce un bâtiment du château fort ? 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune de Saint Laurent de Muret est située à 60km au Nord-Est de Rodez, à 20km au Sud-Sud-Ouest de Saint Chély d'Apcher et à 10km au Nord-ouest de Marvejols (voir ses portes fortifiées), .

  

    Coordonnées du château :

44° 35' 39" N 03° 13' 03" E
 44.594104°  3.217465°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Préambule

* Être un castellologue amateur, c'est avoir des surprises, plus ou moins bonnes.

* Même si je prépare à l'avance mes croisades à la recherche de sites fortifiés, ma documentation parfois minimale ne m'indique pas toujours l'état de la construction.

* Ceci est l'exemple d'un curieux échec qui pourtant se transforma en magnifique journée de plein air.

 Le château fort est il sur ce rocher ?

 

La découverte

* En arrivant dans le hameau, de suite je remarque une magnifique construction en pierre.

* Le touriste que je suis parfois se régale à photographier cette beauté.

* Même si je peux identifier les fonctions de certaines pierres, il me semble évident que que je ne suis pas devant le château du Muret.

 

 

Là haut !

* Dans les régions vallonnées, il semble évidement qu'un château soit sur une colline.

* C'est donc avec courage que je grimpe la pente herbeuse.

* Le rocher, que je pressens avoir été taillé par l'homme,  est un bon support pour un château.

Reste-t-il des traces ?

 

 

L'intérieur :Voyez vous une trace ?

Le sommet du rocher

* Sur le plateau, comme je le pressentais, point de mur, courtine, rempart, tour.

* Très (trop) souvent, un château facilement accessible depuis une commune est dépouillé de ses pierres.

* Ce qui me surprend, c'est l'absence totale de fondation.

 

 

Qui cherche, trouve

* Ayant déjà vu des sites minimaux, je mets mon museau à terre pour chercher l'indice.

* C'est dans le rocher non recouvert de végétation que je le vois.

N'est pas magnifique !

* Ne me dites pas qu'il n'y a rien, je vous montre une banquette, c'est à dire un rocher taillé pour recevoir la base d'un mur.

* Même si le château a disparu, le plaisir d'une promenade avec un panorama suffit à me rendre heureux.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château (à vérifier).

* En 1261, le Baron (voir titre de noblesse) de Peyre rend hommage à l'évêque de Mende pour ce château.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Veuillez respecter les propriétés privées et le silence du lieu.

 

 

Quelle vue !

 

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