27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 08:05

 

 

La découverte de ce site unique est à droite

Département :  07 - ARDÈCHE 

 

 

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Jaunac est située à 50km à l'Ouest de Valence, à 40km au Sud-Est de Le Puy en Velay, à 30km au Nord d'Aubenas, à 10km au Sud de Saint Agrève.

 

   Coordonnées du site fortifié :

44° 54' 40" N 04° 23' 13" E
 44.91123449°  4.386892319°

 

 

 

Le site fortifié Représentation du site de Brion dans un manuscrit du 15ème siècle

L'extérieur :

La montée  

* Après avoir visité le château de La Chèze proche du Cheylard, mon destrier traverse la commune de Jaunac.

* Soudain, sans que je lui demande, mon quadrupède bifurque à gauche et prend une route qui monte, monte, monte, vers le Sud-Ouest.

* Pendant que mon palefroi trottine, je regarde dans mon dictionnaire des châteaux le site archéologique qu'il m'impose.

* C'est ainsi que je découvre la représentation du château et du village de Brion au 14 ou 15ème siècle.

Que reste-t-il au 21ème ?

 

 

La découverte

* A plus de 900 mètres d'altitude, mon destrier stoppe et me quémande de descendre.

* Je ne monte pas de suite au sommet du dyke, mais j'aborde le site par la droite (coté Sud).

* Devant moi s'offre une étendue habitée !

* Je vous vois songeuses et songeurs derrière votre écran.

Doutez vous de mon propos ?

 

 

Voyez vous une maison médiévale ?

L'intérieur :

"Téléphone maison" aurait dit E.T.

* La surface est jalonnée de base de maisons construites entre le 12ème et le 16ème siècle.

* Les panneaux très pédagogiques disséminés sur le site m'informent que certaines maisons ont été agrandies ou refaites en utilisant les pierres des maisons abandonnées au 14ème siècle.

* Les archéologues affirment que des bâtiments ont été agrandis (enclos, réserves etc...) jusqu'au 18ème siècle.

* Certaines maisons sont semi-troglodytiques et d'autres aménagées sur le rocher arasé.

* Quelle émotion de fouler, avec mes chausses de Dauphinois, une vie du Vivarais.

 

 

Vie et défense

* Certains murets ont servi pour des enclos, car les animaux partageaient le site avec les hommes.

* Dans mon errance sur les bords Nord-Est et Sud-Est je rencontre un long mur.

* C'est le vestige du rempart dont l'épaisseur avoisine 1.70m.

* Certains maisons s'appuyaient sur le rempart, formant le mur du fond.

* De l'autre coté, il est possible de deviner un fossé creusé.

 

 

Voyez vous le château fort ?

Perdus vous êtes ?

* Derrière votre écran, je sens un regard interrogatif.

* Dans cette immense surface, vous êtes perdus.

* Étant un Chevalier, je me dois de vous tendre la main pour que vous repreniez confiance.

* Pour cela, je vous donne le plan.

 

 

Là haut, le château

* Au sommet du dyke, je vois quelques murs construits.

* Ne pouvant pas grimper par la façade Sud, je le contourne coté Ouest.

* "Courage, merveilleux et fabuleux Chevalier" me dis je !

* Au sommet, je vois.... heu.....

   ...... le rocher ayant porté le donjon....

   ............ puis l'un des vestiges du rempart.

* Pour me reposer après cet effort surhumain (suis je crédible ?), je déguste une pomme en admirant le paysage.

 

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, au sommet d'un Dyke volcanique, construction d'un château ordonné par la famille Chapteuil du Velay.

* Au 12ème siècle, des maisons sont construites au Sud-Est du château.

* En 1224, le seigneur de Brion rend hommage pour son château à Aymar II de Poitiers, Comte (voir titre de noblesse) de Valentinois.

* Au 13ème siècle, un important village avec agriculteurs, commerçants et artisans s'étale au Sud du château. Le site n'a jamais été aussi prospère. Une église paroissiale est citée.

* En 1246, Jarenton et Pons, fils de Aymar II de Poitiers, sont seigneurs de Brion,

* En 1280, Aymar IV de Poitiers rend hommage au Roi de France Philippe III (voir liste), pour ses terres de Brion.

* Au 14ème siècle, de nombreuses maisons sont abandonnées. Les habitants redescendent dans la vallée plus agréable à vivre. La plupart s"établissent à Le Cheylard.

* Au 15ème siècle, le château semble abandonné, peu de terres sont cultivées autour du hameau.

* A la fin du 15ème siècle, Pierre de Brion décède sans héritier (à vérifier). Le site change souvent de propriétaires :

- Damas,

- Lévis,

- Bayle de la Motte,

- Sassenage,

- Bourg de Bosas.

* Vers 1792, comme souvent, la seigneurie est morcelée par les Révolutionnaires.

* En 1960, une campagne de fouilles est organisée.

* A la fin du 20ème siècle, des sondages et fouilles archéologiques révèlent la richesse des bâtis. De nombreux fragments et objets ont été trouvés.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du site fortifié est libre et gratuite. La ruine étant fragile, veuillez ne pas monter sur les petits murs et respecter l'intérieur des maisons pour l'intégrité du site millénaire. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez très prudents.

 

 

Le monde est à mes pieds !

 

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 07:51

 

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

Je pressens que la découverte sera paradisiaque !

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Barnas est située à 55km au Sud-Est de Le Puy en Velay, à 45km au Nord-Ouest de Montélimar (voir son château), à 25km au Nord de Joyeuse (voir son château), à 20km au Nord-Est d'Aubenas et à 5km à l'Ouest de Thueyts.

 

   Coordonnées du château :

44° 40' 08" N 04° 11' 19" E
 44.6688993°  4.18854833°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

L'arrivée

* A un kilomètre à l'Est de la commune, une butte très boisée porte les ruines du château de Chadenac.

* Tel un chamois Dauphinois, je grimpe la pente pour arriver devant le premier rempart.

 

 

Comme elle a de belles rondeurs !

Que me murmurent les murs

* Avec précaution, j'avance vers la ruine.

* Entre les pierres qui roulent, les arbres me balancent les branches dans les yeux et les plantes urticantes qui adorent mes mollets, la mission d'un castellologue amateur n'est point aisée.

* Soudain j'arrive devant une porte.

* Avec ses faibles dimensions, son manque de herse, son absence de fente pour les flèches d'un pont levis, je subodore que sa fonction fut : Poterne.

* En écartant les branches, j'entre dans le château.

 

 

L'intérieur :

Les murs et les mures

* Voila un château qu'il faut visiter en hiver tant la végétation est importante.

* Le premier mur que je rencontre est haut, d'épaisseur moyenne et possède des trous alignés ayant reçu des poutres.

* Dans cette première pièce, je compte 3 niveaux.

* Un autre mur ne me donne pas plus d'information.

* Ces parois ne possèdent ni fenêtre, ni système défensif, ni crénelage.

* Les murs se suivent, tous aussi hauts, tous aussi peu épais, tous aussi informels.

N'y aurait il que des parois à admirer ?

 

 

Archère ou fenêtre ?

Détails de vie

* Dans un mur épais, une ouverture.

* Avec son ébrasement intérieur (voir vocabulaire), j'ai imaginé que ce fut une archère....

..... mais la fente est trop large.

* J'opte pour une ouverture de lumière.

* Dans mon errance, je rencontre une ouverture.

Est ce une citerne, une cave, une étable ?

* J'entre pour comprendre.

1 - Je ne pense pas que ce fut la citerne, les parois ne possèdent par d'argile.

2 - En général, dans une étable, des mangeoires sont aménagées. Le sol est trop nivelé pour être un local à animaux.

3 - Cave... peut être.

 

 

Faire le tour de la tour

* Lassé de ne voir que des pans de mur, je me dirige vers l'ultime beauté de ce château médiéval.

* La tour est protégée par un rempart qu'il va me falloir mieux comprendre.

* Lentement, je contourne la petite butte

* Grâce une autre face, je comprends l'architecture.

* La tour (certainement le donjon de repli) est protégée par un mur très proche que les archéologues nomment : Chemise. La tour est dite enchemisée.

* En avant, je remarque les vestiges d'un rempart avec archère droite.

 

  Bonjour belle dame.... acceptez vous que je vous prenne dans mes bras ?

Des mensurations de rêve..... pour votre Chevalier

* Cette beauté n'arbore pas le classique : 90 - 60 - 90.

* Cette ronde construction a un diamètre de plus de 6 mètres.

* A la base, l'épaisseur du mur est de 1 mètre.

* La hauteur actuelle est d'environ hauteur 20 mètres.

* Au sommet, les vestiges de bretèches (dont je vois ai montré un exemple au château de La Motte à Accons) m'informent que la hauteur ne devait pas dépasser les 25 mètres.

Avez vous remarqué sur la photo de droite

une ouverture bouchée ?

* Ce fantôme était la porte d'entrée, accessible uniquement par une passerelle/échelle amovible en bois.

 

 

Je suis en elle

* Je suis à ses pieds (plutôt à son pied).

* La porte au niveau du sol est un aménagement non médiéval. Cette ouverture explique la raison du bouchage de l'ancienne porte haute (vue précédemment).

* Ce donjon de repli ne montre pas de sculpture.

* Il n'y a aucune trace d'escalier, ce qui est logique vu la faible dimension intérieure. L'accès au étage devait se faire avec une échelle en bois entre chaque plancher, lui même en bois.

* La seule trace de vie est la double ouverture.

 

 

C'est la fin

* Il est temps de quitter cette fragile tour dont les pierres au sol justifient la présence de mon heaume de protection.

N'oublier JAMAIS ce conseil.

La découverte d'une ruine n'est pas un jeu.

Le risque existe toujours.

* Puis, je quitte le château en franchissant dans l'autre sens ce que j'ai nommée : La poterne.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Vers 970, un castrum (en bois ?) est construit sur la colline. Il "serait" l’œuvre d'Audigier Iter de Géorand.

* Au milieu du 12ème siècle, un lieu de culte (chapelle ou petite église) dédié à Saint-Pierre est aménagé dans la basse cour du château. Il relève de l’abbaye Vellave de Saint-Chaffre du Monastier.

* En 1217, dans l'enceinte du château, les enfants de la famille Iter de Géorand approuvent la donation de terre (?) faite à l’abbaye de Mazan.

* Au 13ème siècle, Béraud Itier de Géorand, marié à Béatrix Nibilia, est cité comme seigneur de Chadenac.

* A la fin du 13ème siècle (?), Pierre Iter de Géorand (fils de Béraud et Béatrix) est seigneur de Chadenac.

* Au 16ème siècle (1556 ?), Claude de Rivoire épouse Madeleine de Chadenac. Elle lui apporte en dot la seigneurie de Chadenac.

* Au 17ème siècle, Christophe de la Rivoire est seigneur de Chadenac et de Baumes (à vérifier).

* Au début du 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. La ruine n'étant pas sécurisée, le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Soyez très prudents.

 

 

J'ai soif. Faut il que je descende si bas ?

 

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 08:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

Le petit matin rend l'endroit mystérieux

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint Martin de Valamas est située à 40km à l'Est-Sud-Est de Le Puy en Velay, à 35km à l'Ouest de Valence et à 5km au Nord-Ouest de Le Cheylard (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 56' 49" N 04° 24' 10" E
 44.9460866°  4.40266369°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

L'approche... mais pas là proche

* Il y a 2 manières d'aborder ce magnifique château :

1 - Soit par le bas, en suivant le sentier pédestre (GR420A) long, difficile et pierreux avec la sensation de mériter cette ruine.

2 - Soit par le haut en empruntant une belle route goudronnée, sinueuse et peu large par endroit qui aboutit à un parking proche.

 

Pour être invisible, le château prend la couleur du rocher

 

Elle est bien de loin

* Depuis le bas, coté Sud, sur la route menant à Saint Martin de Valamas, le château montre une architecture sur 3 niveaux :

1 - A gauche, les constructions des plus basses sont des dépendances nommées aussi chazals. Je pressens que mon analyse va être minimale car il ne reste qu'un pan de mur sur chaque.

2 - A droite, l'immense paroi correspond à une tour-logis. Mes poils se hérissent de bonheur en voyant toutes ses fenêtres.

3 - Au dessus, sur un imposant rocher, une tour défensive.

* L'architecture et les pierres me semblent très différentes. Je pressens que les bâtiments ont été construits ou aménagés sur plusieurs siècles.

Ressentez vous cela ?

 

 

Les atours de la tour  La tour attire l'attention

* En arrivant depuis la route supérieure, coté Nord, la première chose que je remarque est l'imposant rocher sortant de terre.

* Ce piton porte une tour carrée de 6 mètres de coté.

* Il est probable que ce soit le donjon de repli du château primitif.

Avez vous remarqué 3 curiosités ?

1 - Un rocher précède le piton portant la tour.

Était ce un avant poste ?

2 - Un mur semble avoir été aménagé le long du piton.

La tour était elle enchemisée ?

3 - Un fossé sépare le rocher du piton.

Y avait il un pont rétractable ?

* La base de la tour repose sur le rocher qui semble peu aplani.

* La qualité du parement d'angle m'informe que ce site n'était pas qu'une simple tour de guet.

Ce donjon de repli était il défensif ?

* La réponse est OUI. Les 2 parois encore visibles comportent des archères droites.

* L'ébrasement intérieur (voir vocabulaire) me semble peu important.

* L'accès à la tour est impossible (à moins d'avoir un équipement de grimpeur).

 

 

Voulez vous que je fasse une petit feu dans les cheminées ?

L'intérieur :

Je suis la fée du logis

* Lentement j'avance vers le logis donc certaines pierres au sol m'informent qu'une intense vie existait.

* D'autres pierres me montrent le luxe d'antan.

* Ce bâtiment de confort étant du coté de l'à-pic, les murs extérieurs n'ont pas besoin d'être très épais.

* Le nombre de fenêtres ne fait conclure que ce logis possédait au moins 3 niveaux.

* Chaque étage possède une grande cheminée dont les piédroits sculptés prouvent la "richesse" de ses anciens occupants.

 

 

Une énigmatique énigme !

* Soudain, je remarque un ensemble de pierres taillées à l'extérieur de l'actuel logis.

* Cet assemblage ressemble à un vestige de fenêtre.

Mais pourquoi dans le vide ?

* Je pressens qu'un éboulement a emporté le bâtiment accolé.

Était ce un autre logis ?

* Ma documentation affirme que cette face comportait 3 logis.

 

 

Là bas... en bas

* En bas, je vois les vestiges des chazals.

* Puis plus bas, j'imagine que ce sont les vestiges du village médiéval.

* Avant de quitter ce puissant château, j'admire le panorama sur le mont Gerbier de Jonc et le sommet du Champ de Mars.

 

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au milieu du 11ème siècle, le château primitif (une tour ou donjon) est possession de Giraud de Romegier.

* A la fin du 11ème siècle (1083 ?), Bertrand de Rocha Bonna est cité comme témoin dans un acte concernant de donation faite par Jocerand de Lamastre (voir son château).

* En 1273, Pons de Brion vend à Guillaume de Châteauneuf le château, la seigneurie et bourg de Rochebonne.

* Au début du 14ème siècle (1303 ?), le château est la propriété de la famille de Châteauneuf-en-Boutères (voir leur château) nommée aussi de Rochebonne.

* En 1328, un acte confirme la possession des seigneuries de Châteauneuf-de-Boutières et de Rochebonne à Guillaume I de Châteauneuf-de-Boutières.

* En 1398, Guillaume II de Châteauneuf de Rochebonne épouse Isoarde du Tournel.

* Au 15ème siècle, un logis de confort est aménagé dans la partie basse et coté à-pic.

* En 1477, Guillaume III de Châteauneuf de Rochebonne, Baron de Rochebonne, épouse Catherine Blau.

* En 1490, Claude de Châteauneuf de Rochebonne, Baron de Rochebonne, épouse Catherine de Talaru.

*  En 1577, durant les Guerres de Religion le château est attaqué puis pris par les Protestants car son propriétaire est Catholique.

 En 1580, les Protestants attaquent encore ce château et s'en emparent.

* En 1595, le château est pillé puis détruit partiellement par les Protestants.

* Au 17ème siècle, le logis du château est encore habité.

* Vers 1725 (?), la seigneurie appartient à Louis Joseph de Châteauneuf de Rochebonne, évêque de Carcassonne.

* Au 18ème siècle, après avoir fréquenté la cour de Louis XIV, Louise de Châteauneuf de Rochebonne se retire au château de Rochebonne.

* Au 18ème et 19ème siècle, de nombreuses pierres sont dérobées.

* En 1980, une association de sauvegarde est créée. Ses dynamiques membres fouillent et reconstruisent dans des conditions parfois difficiles, mais toujours avec bonne humeur.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite en dehors des périodes de fouilles et de consolidation. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez très prudents.

 

 

Le panorama est le cadeau ultime d'une ruine médiévale

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 08:51

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

Voyez vous une construction médiévale fortifiée ?

 

 

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Charmes sur Rhône est située à 40km au Nord de Montélimar (voir son château), à 25km au Sud-Est de Lamastre (voir son château) et à 10km au Sud-Sud-Ouest de Valence.

 

   Coordonnées du château :

44° 51' 48" N 04° 49' 51" E
 44.86342957°  4.83092263°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Sœur Anne, vois tu ceci ?

* Depuis la rive droite du Rhône et sur la rive gauche de la rivière Embroye, je vois au loin une colline où des maisons sont accrochées à la pente.

* Comme il y a de la surface habitable dans la plaine, une question se pose :

Pourquoi avoir construit en hauteur ?

* La raison est logique. A l'époque médiévale, un château a été aménagé au sommet. Les maisons se sont agglutinées pour bénéficier de sa protection.

 

Voyez vous la rehausse du mur ?

 

Ma montée vers la belle

* D'habitude, lorsque je monte vers une ruine médiévale, il faut que j'emprunte un sentier parfois glissant et souvent, affronter les épineux et orties. A Charmes, le charme est justement d'errer à travers les ruelles médiévales.

* C'est ainsi que je rencontre :

- La porte d'Embroy, avec au dessus son vestige de bretèche (voir vocabulaire). Son accès s'effectue par une ruelle courbe diminuant l'efficacité ou interdisant l'utilisation d'un bélier par les assaillants.

- Une tour seigneuriale pour le sel. Au dessus, un pigeonnier avait été aménagé.

Voyez vous la randière ?

- Un passage voûté sous les habitats, nommé : Trou du loup.

* Je ne vais pas tout vous décrire, sachez que les surprises architecturales sont nombreuses.

 

 

Les dieux des ruines ont planté des coquelicots pour donner de la couleur

L'intérieur :

Est ce encore loin l'Amérique ?

* Je monte, je monte, je monte.

* La paradis d'un castellologue, même amateur, est toujours dans la montée.

* Au loin, je vois un vestige de tour ronde est un grande ouverture.

Est ce l'entrée?

* Évidemment !

* La porte a été consolidée "récemment". Elle ne montre aucun système défensif, excepté la tour ronde à droite.

 

 

Je me voute !

* Les vestiges de murs et de bâtiments sont nombreux, mais je ne peux point leur donner une fonction.

* Ma fascination est pour les salles voûtées :

- Soit entières (car reconstruites pas l'association de sauvegarde)

- Soit en équilibres.

 

 

Que de grandeurs !

Où est l'escalier pour monter sur le chemin de ronde ?

* La superficie du château est impressionnante. Je ne m'attendais pas à cela.

* Certes, les bâtiments sont rares, mais avec un peu d'imagination ils se révèlent (presque).

* La qualité de ce château est de posséder un puits (et non une citerne). Cela permet de tenir un siège et d'avoir un quotidien de vie très  agréable.

Est ce la source de jouvence ?

 

 

La fin n'est qu'un début....

* C'est en mangeant ma pomme que j'admire le panorama sur le Vercors de mon Dauphiné.

* Puis, sans jeter le trognon car Le Chevalier est un modèle de propreté (heu... suis je crédible ?) je repars vers de nouvelles aventures en franchissant la porte d'Embroye.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC.

 

 

 

Histoire du château :

* A partir du 10ème siècle, de nombreux moulins à eau sont construits sur la rivière Embroye. Évidemment, cela représente une manne financière pour un seigneur. Mais aucune preuve d’existence d'un château.

* En 1186, les seigneurs Guillaume de Crussol et Arbert de Charmes sont les garants sur une vente faite au profit des Templiers de Valence.

* En 1220, Guinisius de Châteauneuf (voir son château) vend à Giraud Bastet, seigneur de Crussol, le castrum et le mandement de Charmes.

* En 1230, pour son mariage avec Silvion III de Clérieux, Béatrice de Beaudiner, fille de Guillaume de Beaudiner et de Béatrix de Jarez, apporte en dot le château de Charmes. Ce château est souvent habité par la famille "de Crussol".

* En 1283, Giraud Bastet, seigneur de Crussol rend hommage à Jean de Genève, évêque de Valence, pour la seigneurie de Charmes.

* En 1293, Giraud Bastet, seigneur de Crussol, et l’abbesse de Soyons signe un accord sur les limites de plusieurs mandements dont Charmes.

* En 1317, Hugues de Pierregourde reconnaît à Giraud Bastet, seigneur de Crussol, la possession de plusieurs mandements dont celui de Charmes.

* En 1486, par son mariage avec Jacques I de Crussol, Simone d'Uzès apporte en dot la Vicomté d'Uzès.

* Au début 16ème siècle, ce château (ainsi que le castrum de Crussol) sont délaissés par les seigneurs de Crussol au profit du château d'Uzès. Charmes bénéficie toujours de l'attention de la famille Crussol d'Uzès.

* En 1514, une chapelle est aménagée dans le château.

* En 1523, dans la chapelle (ou l'église) de Charmes, Charles de Crussol épouse Jeanne de Genouilhac (famille du Quercy), l'amie de Marguerite de Navarre.

* En 1548, suite à l'amélioration de la puissance des canons, les remparts et murs du château sont vulnérables. Pour épaissir les parois et augmenter la hauteur des murs, des galets de la rivière et du fleuve ont été ajoutés.

* Vers 1624, comme pour d'autres châteaux fortifiés dans le Royaume de France, Richelieu demande l'arasement du château de Charmes. L'avenir de cette vieille construction médiévale sera : Carrière de pierres.

* En 1746, pour la construction dans la commune de l'hôtel particulier du notaire nommé Louis Bouchon, les pierres sont largement récupérées sur le vieux château fort.

* A la fin du 18ème siècle, dans la cour de l'ancien château, des vignes sont plantées.

* Au début du 19ème siècle, le site très ruiné est nommé : Olympe. Cela supprime le mot "château", banni par les révolutionnaires voyant un symbole seigneurial.

* Au 20ème siècle, un jardin est aménagé dans les ruines.

* En 1994, la commune achète les ruines du château. Une campagne de consolidation est menée.

* Au début du 21ème siècle, la découverte des ruelles de l'ancien bourg et des ruines du château est libre et gratuite. Soyez prudents, bien que consolidé, le site castral est en ruine. Veuillez respecter ce site historique en ne montant pas sur les murs.

 

 

Le panorama est le cadeau de toutes les ruines médiévales

 

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 08:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

Voyez vous une construction médiévale fortifiée ?

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Julien-Boutières est située à 60km au Sud de Saint Étienne, à 55km à l'Ouest de Valence, à 45km au Sud-Est de Le Puy en Velay et à 20km à l'Est de Lamastre (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 58' 14" N 04° 21' 05" E
 44.97064581°  4.351519346°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

La découverte    Depuis plus de 9 siècles, le rocher porte les remparts fortifiés

* Sur une colline dominant les rivières Eyrieux et Rimande, une masse de pierres construites survolent les environs.

* Bien que les murs aient été arasés, il me semble voir deux lignes de remparts sur deux niveaux.

* La végétation attaque les murs. Il est de mon honneur de sauver cette belle grisonnante.

* Il me faut de suite trouver un sentier.

 

 

 

La montée

* Quelle chance, un panneau m'informe de la route à prendre.

* C'est donc avec courage et ténacité que je grimpe la difficile pente sous un soleil de plomb (j'adore faire croire que je réalise un exploit).

* Au sommet je vois..... heu..... Notre Dame de Boutières.

* En un bond, je suis dans le château.

 

 

 

L'intérieur :

Ruiné et pourtant magnifiquement entierLe rempart

* Même s'il me semble possible que des maisons (?) ait été aménagées sur le coté Ouest, la surface occupée par la ruine castrale est importante.

* Lentement j'avance vers le rempart Sud.

* L'arasement ne m'informe pas de la présence ou non de crénelage ou mâchicoulis (voir vocabulaire).

* L'absence d'archère ou de système défensif sur la paroi m'interpelle :

Ne vois je que la partie basse du rempart ?

* Même s'il est moins impressionnant que celui de Roquefixade, l'arc de décharge de Châteauneuf me fascine.

Rappel :

- Lorsque les murs et plafonds tombent, il élève le niveau du sol (à cause des gravas).

- Donc, l'arc de décharge médiéval devait avoir un rayon d'au moins 2 mètres.

* L'autre coté du rempart m'informe qu'un chemin de ronde existait.

* Soudain j'ai un doute :

- L'épaisseur du retrait est faible, de plus je ne vois pas de trous recevant les poutres.

- Peut être que ce qui me semble être un rempart fut le mur extérieur de nombreux bâtiments (communs, cuisine, logis, etc...).

- Mais...

Où sont les fenêtres, les puits de lumière, les retours d'angle ?

 

 

 

Pauvre Chevalier Dauphinois qui doit encore monter pour voir le donjon

Le donjon

* Au sommet de la colline, 2 pans de mur attirent mon attention.

* Ce devait être la tour maîtresse.

* Comme par magie j'entends :

"Chevalier, viens me voir.

Je te montrerai ma beauté intérieur"

* Tel un cabri, en un bond je suis en elle.

* Hélas, le site n'est ni fouillé par des archéologues, ni consolidé par une association. Conséquence : Le donjon n'offre que peu d'interprétation.

- Il ne semble pas habitable.

- Ses murs ne sont pas très épais.

* Je me console en regardant le magnifique paysage.

* Puis, je reprends le chemin du retour pour de nouvelles aventures.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Vers 1080 (à vérifier), l’église de Silhac avec ses dépendances. Willelma et son mari Willelmus de Castro Novo sont témoins de la donation de l’église de Silhac et de ses terres par la famille Nestoria auprès de l’abbaye de Saint-Barnard de Romans.

* Au début du 12ème siècle, les seigneurs (Bertrand et Girin ?) du site fortifié de Châteauneuf donnent l’église Saint-Julien à l’abbaye de Saint-Chaffre du Monastier.

* A la fin du 12ème siècle, Guigue de Castro Novo cède des terres (à vérifier) à la chartreuse de Bonnefoy.

* En 1229, Philippa de Fay, dame de La Voulte (voir ce château), dame de Clérieu et Comtesse (voir titre de noblesse) de Valentinois, rend hommage pour 3 parts de sa seigneurie de Châteauneuf à Etienne IV de Chalençon, évêque du Puy.

* En 1251, après le décès de son mari, Aymar II de Poitiers Valentinois, Philippa de Fay rend hommage pour 3 parts de sa seigneurie de Châteauneuf à Aymar III de Poitiers, Comte de Valentinois, son petit-fils...... qui lui même rend hommage à l'Evêque du Puy.

* En 1255, Pons de Castronovo de Boteria est cité dans un texte.

* En 1318, les 2 coseigneurs de Châteauneuf  sont cités dans un texte : Jean de Châteauneuf-de-Boutières et Pons de Châteauneuf-de-Boutières.

* En 1945, les habitants de Saint-Julien-Boutières érigent une vierge sur la colline portant le château. Ceci en remerciement d'avoir été épargné par les bombardements alliés (car ils furent dévastateurs dans des communes proches comme Le Cheylard et Saint-Agrève).

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Veuillez respecter la limite des propriétés privées ainsi que la vieille ruine fragile.

 

 

Quel magnifique panorama !

 

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 08:55

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

Cette église va-t-elle m'envoyer les couleurs de l'arc en ciel ?

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Chassiers est située à 60km au Sud-Est du Puy en Velay, à 50km au Nord-Nord-Est d'Alès, à 30km à l'Ouest de Montélimar (voir son château) et à 15km au Nord-Est de Joyeuse (voir ce château).

 

   Coordonnées de l'église :

44° 33' 06" N 04° 17" 48" E
 44.55164296°  4.2966091633°

 

 

 

L'église 

L'extérieur :

Vais je vous décrire un pan de ma vie ?

* Il est tard, je suis fatigué par ma journée de recherche castrale, j'ai besoin de me reposer avant de trouver une taverne.

* C'est donc dans la commune de Chassiers que mon destrier s'arrête.

* Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que mon étalon ne stoppe jamais par hasard : Il a vu une construction fortifiée.

* Je vois dans vos yeux que vous doutez que ce moutier soit défensif.

Attention, voici la démonstration !

 

 

Tous les culots ont porté des échauguettesSoyez attentifs, je n'expliquerai qu'une seule fois

* Pour comprendre un site fortifié, qu'il soit en ruine ou entier, qu'il soit castral ou religieux, il faut se poser devant et observer.

* Regardez attentivement l'église.

Que voyez vous ?

1 - De nombreux contreforts.

2 - Dessus, s'appuie parfois une échauguette sur culots.

Curieux n'est il pas ?

3 - Ces échauguettes possèdent des ouvertures de tir.

4 - Certaines ouvertures ressemblent à des archères droites.

5 - Sur certains angles, seuls les culots sont encore visibles

Que voyez vous à la base de la flèche du clocher ?

6 - Évidemment, il y a un chemin de ronde avec 4 ensembles de culots...... vestiges d'échauguettes.

7 - Le clocher ressemble à un donjon.

 

* Derrière l'écran je vous entends dire :

    "Pfff, c'est monotone, il n'y a que des échauguettes !"

Ne vous ai je rien appris ?

====> R E G A R D E Z <====

 

 

Un trompe l'oeil se cache en ce lieu.. Le voyez vous ?

C'est la ronde des chemins

* En cet enchevêtrement de bâtiments (Chevet, chapelles latérales, etc...) je me sens comme un détective.

* En partie médiane, des chemins de passage permettent la circulation et la défense.

* Une des salles, au dessus d'une chapelle avec jolie fenêtre trilobée de style Gothique, possède une fente de tir.

* Sous un toit, un chemin de ronde couvert (à moins que cela soit une salle défensive) possède des fentes de tir.

* Sur la paroi adjacente, quelques beautés s'affichent.

* L’arbre évidemment qui n'est point médiéval mais complète harmonieusement le décor.

* C'est évidemment la salle de repli défensive qui est mon centre d'intérêt.

* Derrière l'écran je vous entends dire :

    "Pfff, c'est monotone, il n'y a que des échauguettes et des fentes de tir !"

Ne vous ai je rien appris ?

====> R E G A R D E Z <====

 

 

Question...... questionnante !

Avez vous remarqué les défenses ?

Elles ne semblent pas avoir été ajoutées après la construction ?

* Curieux pour une construction datant du 12ème siècle.

 

 

L'assaillant devait être fou pour aborder de telles défenses

Et tout de suite....... la suite !

* La dernière façade comporte l'entrée de l'église.

Est elle défendue ?

* Évidemment OUI !

* Puisque toutes les façades ainsi que les chapelles latérales possèdent de nombreux et variés systèmes défensifs, il semble logique que l'entrée soit fortifiée.

Voyez vous les défenses ?

1 - Sur la gauche je vois une construction en encorbellement.

Ce ne me semble pas être une échauguette mais une ancienne tourelle.

2 - Quelques mètres à droite, une archère-arquebusière.

Je remarque que ce système défensif a été implanté après la construction du mur.

3 - Au centre de la façade, au dessus de la porte je vois......

Saurez vous me donner le nom

de cette construction en encorbellement ?

Vous êtes si intelligents mes merveilleuses visiteuses et mes fabuleux visiteurs que vous m'avez dit en chœur :

"Chevalier, ceci est une bretèche !"

* Je suis si enthousiasmé par cette église que je rêve de monter au sommet.

 

 

L'intérieur :

* Hélas, il est tard, l'église n'est point ouverte.

* Un autochtone avec une grosse moustache non taillée affirme :

- "Les gros trucs ronds, y sont pas possibles d'être dedans sauf si qu'on est réparateur." surprise

* Je traduis pour ceux qui ne parlent pas couramment la langue du Vivarais : wink

- "Les échauguettes ainsi que divers systèmes défensifs supérieurs ne sont accessibles que pour les personnes habilitées".

 

 

Le diaporama de l'église est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de église en style Gothique "classique". Certains archéologues supposent qu'elle remplace une église Romane.

* En 1216, le pape Honorius III donne à l’Église de Viviers, commune proche (la voir ici), le bâtiment religieux de Chassiers.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent ans, l'église sert de refuge défensif aux habitants.

* En 1558, durant les Guerres de Religion, l'église Catholique subit les attaques des armées Protestantes.

* En 1909, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hilaire) est libre et gratuite depuis les rues. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

 

La nuit emporte l'église dans les ombres éternelles !

 

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 10:55

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

Me faut il un grigri pour lire ce gris château fort ?

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Chassiers est située à 50km au Sud-Est de Langogne, à 20km au Nord-Ouest de Vallon Pont d'Arc et à 10km au Sud-Ouest d'Aubenas.

 

   Coordonnées du château :

44° 33' 08" N 04° 17" 44" E
 44.5522917°  4.295683801°

 

 

 

La maison forte 

L'extérieur :

Je souhaite manger et dormir mais...

* Après avoir visité l'église fortifiée de la commune, j'erre à la recherche d'une taverne pour me sustenter puis dormir.

* Soudain, sur une placette au point élevé de la commune, mes poils de castellologue amateur se dressent.

Y aurait-il un autre site médiéval fortifié à Chassiers ?

 

Voyez vous des systèmes défensifs sur cette tour ?

 

Sherlock Holmes

* Je sors ma loupe pour chercher les détails :

1 - La façade semble divisée en deux. Je pressens l'ajout d'un bâtiment sur la droite.

2 - La tour est réalisée avec des pierres de dimensions différentes mais correctement taillées et un bel ajustement.

3 - La tour possède des canonnières. En réalité, ce sont des ouvertures de tir pour armes à feu avec un fort ébrasement extérieur.

4 - Les systèmes de tir couvrent de nombreux angles de visée.

5 - Je suis surpris de ne voir ni vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire), ni fantôme de crénelage. Je pressens que ce château a été arasé avant consolidation.

Que voir encore ?

 

 

Le souci.... du détail   Faut il avoir les yeux en biais pour regarder par cette fenêtre ?

* Une fenêtre trilobée avec une garniture en bois moderne m'informe que la bâtisse est toujours habitée.

* Quelques mètres à coté, sa consœur confirme un habité non abandonné.

* Une troisième baie avec une colonne centrale "presque neuve" m'informe de l'importance du château en notre 21ème siècle.

* Il me faut voir les entrailles de cette bâtisse.

 

 

L'intérieur :

Le toqué toque et...

* Lentement j'avance vers l'entrée probable du château.

* Au dessus de la porte, un fantôme de bretèche ne m'effraie point.

* Je toque.... point de réponse.

* Je hèle.... point de réponse.

* La mairie, puisque telle est la nouvelle fonction de ce château, n'est point ouverte à cette heure si tardive.

 

 

La fin... et la Faim !

* Je rebrousse chemin.

* Ayant soif, je tente de puiser un peu d'eau en ce puits... hélas sec, quand soudain.....

 

 

 

La tour a plein de bosses...A-t-elle reçu des coups ?

La tour

L'extérieur :

Surprise sur prise !

* A droite du puits, une curieuse construction m'interpelle.

* De nombreuses bosses elle a !

* Ce n'est point un bâtiment battu ni martyrisé    évidemment, les murs sont réalisés avec des pierres à bossage (voir explication ici) en grès.

 

 

Pourquoi ?

* Il semblerait que cette tour arasée puis reconstruite soit le seul vestige du château fort de Chassiers.

 

 

L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas ouverte à la visite.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire simplifiée du château et de la maison forte :

* Au 12ème siècle, des mines de plomb argentifère sont attestées à Chassiers. Le château (dont il ne reste que la tour à bossage) est construit (date à vérifier) pour sécuriser la seigneurie et marquer le pouvoir.

* En 1230, Bernard d’Anduze rend hommage au Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse pour ses terres et fiefs dont Chassiers.

* En 1299 (à vérifier), Raymond de Vogüé, rend hommage à Aldebert de Peyre, évêque de Viviers (voir ce bourg), pour ses fiefs et fortifications, dont Chassiers.

* En 1320, Raymond de Vogüé, coseigneur du site fortifié de Vogüé est cité dans un texte relatif à ses possessions à Chassiers.

* Fin 15ème ou début 16ème siècle, construction de la maison forte de Vernade.

* En 1529, une muraille protégeant Chassiers est construite.

* En 15558, le rempart de tour de ville n’empêche pas les Protestants de saccager Chassiers.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la maison forte et de la tour à bossage est libre et gratuite. La visite des entrailles des 2 sites est interdite.

 

 

La nuit tombe et mes yeux se ferment pour rêver

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 08:57

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

Est ce un mirage ou une merveille sortie de terre pour moi ?

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune de Saint Basile est située à 25km à l'Ouest de Valence, à 10km au Nord-Est de Le Cheylard (voir son château) et à 5km au Sud-Sud-Ouest de Lamastre (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 57' 03" N 04° 33' 46" E
 44.9507397°  4.562888145°

 

 

Toponymie :   (--> voir initiation)

* Deux hypothèses existent sur le nom : Maisonseule.

-1- Les échauguettes sur culots du donjon primitif étaient nommées au 14ème siècle par les habitants du village : Des Maisoncelles.

La déformation a transformé cette curiosité architecturale en Maisonseule.

-2- Curieusement, aucune maison, aucune ferme, aucune église est proche du château.

L'isolement, la solitude a peut être donné le nom à ce magnifique et unique château.

 

Serait ce le château fort idéal pour votre Chevalier ?

 

 

Le château :  

L'extérieur :

La découverte

* Au bout d'une petite route, à une altitude de 850 mètres, apparaît une gracieuse construction.

* De suite, j'ai un coup de foudre.

* Je pressens que cette beauté va me montrer milles détails, mais comme toutes les belles, elle va aussi se cacher, se faire désirer.

* Diantre !

* Je n'ose avancer pour ne point l'effrayer.

* C'est donc à pas feutrés que j'approche de cette construction enchanteresse.

 

 

Le donjon primitif

Voyez vous le donjon primitif sur la gauche ? * La construction la plus ancienne occupe l'angle Nord-Ouest. (C'est le bâtiment dans l'ombre à gauche).

* Grâce à la vue satellite, elle est facilement identifiable.

* Cette construction se nomme curieusement : Donjon Saint Louis.

* Il mesure 12,6 mètres par 6,2 mètres et comporte 3 étage plus rez de chaussée.

* Les parements d'angle sont réalisés avec d'imposantes pierres.

* Les 4 angles possèdent des échauguettes sur culots.

* Coté Nord, de nombreuses latrines à encorbellement sont visibles (hélas pour vous, je ne les ai vues qu'à travers les feuilles des arbres et avec une paire de jumelles. Il m'était impossible de les immortaliser).

* La façade Ouest montre, au niveau du chemin de ronde (donc sous le toit), un hourdage avec pan extérieur incliné, de plus équipé de volets. Ce type de hourd est assez rare. Très souvent, un hourdage ressemble à ceci ou à cela.

Est ce une reconstruction imaginaire ?

Ou un aménagement suivant des documents d'époque ?

* Sous le hourdage, la courtine montre deux détails :

- Des fenêtres à meneau en croix, certainement aménagées après les Guerres de Religion.

- Des fentes verticales que j'ose nommer : Des archères.

 

 

Cette courtine prend toute la lumière du soleil... et de mon intérêt

La façade Sud

* Évidemment étant au Sud, cette courtine est magnifiquement éclairée.

Voyez vous toutes ses défenses ?

-1- D'abord, à l'angle, il y a une ronde tour possédant des archères en étrier, mais aussi de petites ouvertures rondes pour fusil.

-2- Puis, en hauteur, de nombreuses consoles triples ayant porté un hourdage. Mais il est possible que ce fut des mâchicoulis (voir vocabulaire). Cette courtine étant plus récente que le donjon Saint Louis, un système défensif fixe en encorbellement semble plus logique.

-3- Sous le toit, les ouvertures carrées marquent l'emplacement de la salle défensive

-4- Quelques fentes de tir se devinent sur la paroi.

* Évidemment, le confort n'a pas été oublié après le 16ème siècle. Comme pour le donjon Saint Louis, de grandes fenêtres à meneaux en croix ont été ouvertes à tous les étages.

 

 

Les tours d'angle

* Avant de montrer la dernière façade visible depuis le sentier, je m'attarde sur les tours d'angle.

* Elles sont au nombre de 3, puisque le 4ème angle est occupé par le donjon.

* Les archères en étrier sont toujours visibles en hauteur.

* L'étage inférieur montre toujours des archères-arquebusières ou archères-canonnières.

Avez vous remarqué la curiosité dans l'angle ?

* Au sommet, bien que souvent obstruées, les ouvertures carrées servaient à guetter mais aussi défendre.

* Je suppose que l'actuelle fenêtre était, avant arasement du château, une porte menant vers les mâchicoulis.

Avez vous remarqué une curiosité sur la tour Nord-Est ?

Que pensez vous que cela fut ? --> clic

 

 

La façade EstEcouter le silence autour de ce château médiéval unique

* Cette façade ressemble à la précédente et pourtant elle est différente.

* Elle comporte de nombreuses fenêtres, mais ces baies possèdent 2 meneaux horizontaux.

Que puis je en déduire ?

* Pour qu'il y ait autant de lumière dans la salle, Il est possible que ce soit la grande pièce de réception.

* Pour confirmer ma supputation, il faudrait que j'entre.

 

 

L'intérieur :

Hélas !

* Point de fossé ni de pont levis ni de herse pour m’empêcher d'entrer.

* J'avance vers la porte.

* Elle n'est point ouverte.

* Je toque, je retoque, je reretoque.

* L'heure n'est pas à l'ouverture du château pour un Dauphinois curieux, affamé et fatigué.

* Je repars vers d'autres aventures castrales, sans oublier d'admirer le panorama.

 

 

Comment le visiter ?

* Pour visiter le château, il faut :

- Soit réserver par téléphone.

- Soit louer une ou plusieurs chambres d'hôtes.

- Soit attendre le week-end des journées du Patrimoines.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction d'un donjon qui est curieusement nommé : Saint Louis (Cette classique construction est visible au bout de la flèche jaune : Bâtiment quadrangulaire avec 4 échauguettes d'angle). Il est possession de la famille Sahune ou Assahune ou Asseyne (suivant les orthographes des documents et les époques d'écritures).

* En 1273, Raymond d'Asseyne rend hommage pour son château au seigneur de Lamastre et au seigneur de Polignac.

* En ce dernier quart du 13ème siècle, Raymond épouse une damoiselle de Presle dont la famille possède le château de Vaussèche.

* Au 14ème siècle, le château s'agrandit coté Nord en recevant une spacieuse cuisine.

* Au 15ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, le château s'agrandit au Sud, coté le plus accessible en cas d'attaque. Le système défensif s'adapte à l'évolution des armes à poudre. Des arquebusières sont aménagées.

* En 1526, Balthazar d'Asseyne épouse Françoise de Pierregourde.

* En 1550, Phélise d'Asseyne, la fille unique de Balthazar et Françoise, épouse Guillaume de La Gruterie, seigneur de Chassagne et bailli du Comte de Joyeuse. Elle apporte le château de Maisonseule en dot.

* Vers 1553, naissance d'Alexandre de La Gruterie, fils de Guillaume et Phélise.

* Dans le troisième quart du 16ème siècle, le nouveau propriétaire du château se nomme : Alexandre de La Gruterie de Maisonseule. Il modifie fortement l'architecture du château en créant de nombreuses fenêtres à meneaux, de grandes cheminées et un oratoire au 1er étage de la tour Nord-Est.

* A la fin du 16ème siècle, Alexandre épouse Antoinette Bayle de la Motte Brion.

* En 1610, Jean de La Gruterie de Maisonseule, fils de Alexandre et Antoinette, épouse Judith de la Tour du Pin Gouvernet, fille de Paule de Chambaud Baronne (voir titre de noblesse) de Privas (voir le rôle de la Baronne rôle dans l'un des épisodes des Guerres de Religion).

* En 1644, Claude de la Gruterie, Baron de Maisonseule et la Chatre (fils de Jean et Judith) épouse Claude de Roiran.

* En 1663, Antoine de la Gruterie, fils de Claude et Claude, est Chevalier de Malte.

* En 1690, Antoine-Marie de la Gruterie de Maisonseule achète plusieurs seigneurie dont celle de Désaignes (voir le château) à la Princesse de Turenne. La famille  Gruterie est au sommet de leur gloire... car la chute est proche.

* En 1709, durant la grande famine, Antoine-Marie n'ouvre pas ses greniers, il préfère vendre très cher ses sacs "pourrissants".

* En 1730, Antoine-Marie décède sans héritier. La seigneurie échoue à sa soeur : Claudine de Maisonseule.

* En 1739, Claudine décède célibataire et sans enfant. Évidemment, ses sœurs (Jeanne et Anne) et famille de Claudine se disputent l'important héritage.

* Vers 1740 (?), Louise épouse Gaspard de Grollier et apporte le château en dot... (Curieusement un autre texte affirme que Louise épouse Gaspard en 1704).

* En 1742, après un long procès, Louise de Chevrière, nièce de Claudine et fille de Jeanne, hérite de Maisonseule. La famille Grollier administre les biens.

* En 1759, le château est possession du Marquis Pierre Louis Gilbert de Grollier, fils de Louise et Gaspard.

* En 1793, le Marquis est guillotiné (curieusement un autre texte affirme qu'il est fusillé à Lyon suite à sa participation à l’insurrection contre la Convention). Le château de Maisonseule est réquisitionné par les Révolutionnaires mais le site étant multi-propriétaires, il ne peut pas être vendu comme Bien National.

* A la fin du 18ème siècle, après de nombreuses péripéties, Maisonseule appartient à la veuve de Pierre Louis.

* Au début du 19ème siècle (à vérifier), le château est vendu à Dorel, un ancien commandant des Guerres d'Italie.

* En 1816, Dorel vend le château à l'abbé Furster.

* En 1820 l'abbé Furster transforme le château en établissement d'enseignement donnant naissance 2 ans plus tard à la congrégation de Saint Basile.

* Vers 1828, la communauté religieuse quitte Maisonseule devenu trop petit pour Bourg Saint Andéol.

Durant la fin du 19ème siècle et le milieu du 20ème siècle, de nombreux propriétaires se succèdent. Il semble que peu d'entre eux consolident ou rénovent le château.

* En 1859, Raphaël Gayard (à vérifier) achète le château qui n'était plus habité depuis 30 ans.

* A la fin du 19ème siècle (à vérifier), le château est possession du Vicomte de Barrère (à vérifier).

* En 1941, la famille du Vicomte vend le château à madame Chapon.

* Après la 2ème guerre mondiale, le château devient le centre d'une colonie de vacances.

* Durant le troisième quart du 20ème siècle, les propriétaires ne logent que dans une partie du rez de chaussée (cuisine et dépendances)--> Information à vérifier.

Le château va-t-il s'effondrer par manque d'entretien ?

* En 1983, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1990, Yves le Coq, l'imitateur humoriste, tombe amoureux du château, l'achète et commence à le faire restaurer avec passion et intelligence.

* Durant la fin du 20ème siècle, il dirige les travaux de réhabilitation tout en faisant les brocantes, antiquaires et les salles des ventes à la recherche de mobiliers en accord avec ce château unique.

* Le 7 septembre 2013, un incendie se déclare, engendré par la foudre.

Est ce la 2ème mort du château ?

   Non, car l'incendie vite maîtrisé n'a causé que des dégâts sur une partie de la toiture.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château depuis le sentier est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible sur réservation ou en prenant une chambre. Veuillez respecter la propriété privée et le silence de ce site du bout du monde !

 

 

Comme ce paysage est paisible !

 

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 09:41

 

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

Voila une belle peinture médiévale... ou presque

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune d'Alba la romaine est située à 25km au Nord-Est de Vallon Pont d'Arc (voir son château), à 20km au Sud de Privas et à 15km à l'Ouest de Montélimar (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 33' 17" N 04° 35' 57" E
 44.5548528603°  4.5993125438°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

La questionnement

* Après avoir visité un curieux site castral nommé La Roche d'Aps, je me dirige à pieds vers le Nord-Ouest en longeant la rivière nommée L'Escoutay.

* Après 500 mètres de marche, au dessus de moi, une grise construction joue avec la verte végétation.

* Le temps a comblé les terrasses, les hommes ont massacré les remparts extérieurs, seul le dénivelé me fait penser à une succession de défense passive médiévale.

* Pour confirmer mes supputations, je consulte la carte postale du début du 20ème siècle.

 

 

Curiosité

* Le château d'Albon se nommait à l'origine : Château d'Aps.

 

 

Est ce une construction médiévale fortifiée ?

Que voir de si loin ?

* Le château a la forme d'un parallélépipède rectangle.

* Les angles comportent des tours rondes.

* La forme générale me fait penser à une forteresse médiévale.

* L'arasement des courtines et tours ne permet pas de définir si crénelage, hourdage ou mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

* Il me semble voir des fentes verticales sur une des tours et sur la courtine.... Mais j'ai tant d'imagination que je doute de mes yeux.

* Je vois.... un œil..... ou plutôt un alignement d'œil-de-bœuf. Ce ne sont point des ruminants dans le champ mais des baies rondes au sommet.

* En dessous, les multiples fenêtres à meneaux en croix m'informent que ce château a :

- Soit été reconstruit après le 15ème siècle.

- Soit a été profondément modifié.

 

 

Contournement du château

* Je grimpe le léger dénivelé pour atteindre le centre de la commune, dont les ruelles me donnent une ombre bien agréable.

* Les murs sont réalisés en moellons de Basalte laissant une trace foncée.

* La ronde tour ne montre aucun système défensif.

Aurais je imaginé les ouvertures quelques minutes auparavant ?

 

 

L'intérieur :

Toc toc....

* Je me présente devant la porte.

* Hélas, il n'y a point de visite en ce jour de semaine hors saison touristique.

* Je me console en rêvant devant une lithographie du château au 19ème siècle réalisée par messieurs Cassien et Pergeron.

* Je décide de trouver une taverne pour ce soir mais avant, je jette un dernier regard sur ce site à l'historique si riche.

 

 

Le diaporama du château est visible ici

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, sur le dyke volcanique dominant la rivière Escoutay, construction d'une tour carrée (certains textes lui attribuent le qualificatif de donjon).

* Peu de temps après, la population se regroupe au pied de la tour fortifiée formant le premier castrum.

* En 1213, la seigneurie d'Aps est citée dans un texte.

* Vers 1240, aménagement d'une enceinte entourant (?) le castrum. Un double fossé isole le "château" des maisons.

* Vers 1250 (à vérifier), la seigneurie devient le centre d'une Baronnie (voir titre de noblesse).

* En ce 13ème siècle, les familles d'Aps et des Deux-Chiens se partagent la seigneurie d'Aps.

* En 1267, Pons II des Deux-Chiens, seigneur d'Aps, fait un appel au Roi de France Louis IX (voir liste des rois), afin d'être sous sa protection. La seigneurie d'Aps est ainsi rattachée au royaume de France.

* En 1272 (ou 1283 suivant mes sources), Giraud V Adhémar de Grignan épouse Blonde de Verfuel de Deux Chiens. Elle lui apporte en dot la seigneurie d'Aps (à vérifier car un autre texte affirme que Blonde, nièce de Pons II des Deux-Chiens, ne récupère la seigneurie qu'en 1290, après le décès, sans héritier, de ce dernier).

* En 1359, le château fort, appartenant à la famille Adhémar de Grignan, est cité dans un texte.

* Au 14ème siècle, le seigneur d'Aps rédige des actes dans la aula (salle d'apparat et de réception) du château.

* En 1576, Jean de Saint Chamond possède la Baronnie.

* En 1586, Jean cède la Baronnie à Françoise de Lévis, Comtesse de Suze (qui fut mariée à François Baume de Suze).

* A la fin du 16ème siècle, un conflit pour la possession de la Baronnie oppose :

- La famille Brunier Adhémard de Larnage, héritière de Louis Adhémar Baron d'Aps.

- Les héritiers de la femme de Louis, décédée sans enfant.

* En 1612, après 30 années de procès, un arrêt du Grand Conseil attribue la Baronnie à Georges de la Baume de Suze.

* En 1614, le Roi de France Louis XIII (voir liste des Rois) confère à Georges de la Baume de Suze le titre de Comte d'Aps.

* A partir de 1614, Georges de la Baume de Suze, le nouveau Comte d'Aps, fait reconstruire le château en une confortable résidence (les historiens définissent le style architectural comme : Renaissance tardive).

* En 1618, le Roi de France Louis XIII confère, à Georges de la Baume de Suze, le titre de Baron de Tour du Vivarais.

* En 1620, les Etats du Vivarais se réunissent dans le château d'Aps (donc dans l'actuel  Alba).

* En 1668, Louis François de la Baume de Suze vend le Comté d'Aps à Joachim de Montagut de Beaune, Marquis de Bozouls.

* En cette fin de 17ème siècle, la famille Montagut ne vient que très rarement au château.

* En 1726, un mémoire affirme que le château est beau mais n'étant plus habité se délabre.

* Vers 1789, Joachim Charles Laure de Montagut, Vicomte de Beaune, Marquis de Bozouls, Compte d'Aps émigre.

* Vers 1794, le château (la seigneurie ?), réquisitionné par les Révolutionnaires, est divisé en 7 lots puis vendu.

* Durant le début du 19ème siècle, certains des 7 lots sont à nouveau subdivisés pour être vendus, mais d'autres lots sont regroupés (achats).

* A la fin du 19ème siècle, Bonaventure Gaillard achète de nombreux lots et parcelles.

* A partir de 1885, reconstruction partielle du château.

* En 1896, la tour Nord est démolie.

* Entre 1903 et 1939, le château a la malchance d'être revendu à de nombreux propriétaires successifs qui ne font que peu ou pas de travaux.

* En 1939, le château est inscrit aux Monuments historiques. A partir de cette date, de nombreux aménagements intérieurs, reconstructions, décorations sont réalisés par les nouveaux propriétaires.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite des entrailles est possible. Veuillez vous renseigner sur les jours et heures d'ouverture.

Note : D'après ma documentation, seule partie Nord-Ouest, en ruine, est d'origine médiévale.

 

 

mes yeux ont été éblouis

 

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 08:52

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

C'est à patte de velour que j'approche

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Arlebosc est située à 25km au Nord-Ouest de Valence, à 15km à l'Est-Sud-Est de Tournon sur Rhône  (voir son château) et à 2km au Nord de Le Crestet.

 

   Coordonnées du château :

45° 02' 15" N 04° 39' 34" E
 45.0376989°  4.65957641°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Je ne peux jamais être un touriste !

* Après avoir visité le château d'Arlebosc (le voir ici), c'est un Chevalier Dauphinois bien assis sur son magnifique destrier qui se rend à Boucieu le Roi pour faire un peu de tourisme.

* Pour l'occasion, j'ai mis mon beau pourpoint et mon chapeau de paille.

* Soudain, mon étalon stoppe puis m'indique un chemin à parcourir à pied.

Pensez vous qu'il me force à voir un site médiéval ?

 

 

J'espère qu'il n'y a pas de guetteur dans les échauguettes

L'approche d'un Chevalier pacifiste

* Au bout du chemin ombragé, une imposante construction, posé sur une colline surplombant la rivière Douls, me hèle.

"Que viens tu faire ici Dauphinois !"

* Je suis conscient qu'un bâtiment, qu'il soit médiéval ou récent, ne parle point, mais j'adore me faire du cinéma.

* Voyant que je ne suis pas un envahisseur, le château accepte mon approche.

 

 

Comme il est défensif !

* Les premières curiosités qui sautent aux yeux sont évidemment les hautes échauguettes d'angle avec leur toit en poivrière.

* Solidement posés sur de multiples consoles formant mâchicoulis (voir vocabulaire), elles ont du impressionner de nombreux assaillants.

* Elles possèdent de nombreuses ouvertures permettant de guetter mais aussi de tirer avec une arme à feu.

* Au centre de la façade une construction en encorbellement me questionne.

Ce surplomb protège-t-il une fenêtre ?

Sont ce des latrines ?

* Vous êtes si intelligents merveilleuses visiteuses et fabuleux visiteurs que vous avez deviné que :

- Les fenêtres ont été ouvertes récemment.

- Cette construction est une bretèche protégeant la porte d'accès au logis.

 

 

Vais je pouvoir entrer ?

* Lentement, j'avance vers l'entrée principale.

* Deux détails importants stoppent ma marche :

1 - Une chaîne m'informant que point j'ai le droit de franchir la limite.

2 - Une puissante porte avec les magnifiques vestiges de mâchicoulis.

 

 

L'intérieur :

* Hélas, le site est une propriété privée non ouverte à la visite.

* C'est donc avec avidité que je consulte une image du siècle dernier.

* Le haut logis quadrangulaire de 3 étages sur rez de chaussée (pour une hauteur de 20 mètres) est complété par une surprenante tour flanque de forme carrée (ajout du 19ème ?).

* Je reprends ma route vers Boucieu le Roi (voir sa maison forte).

 

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

 

Histoire du site :

* A la fin du 14ème siècle, un seigneur de Chazotte est cité.

* Au 15ème siècle, construction du château.

* Au 16ème siècle, la bâtisse est modernisée.

* Au 19ème siècle,  les propriétaires modifient fortement l'architecture du château.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les petites routes (je vous conseille de le voir de loin en automne et en hiver, les arbres n'ont plus de feuilles). La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter le silence du site et la tranquillité de ses habitants.

 

 

Quel beau fantôme de bretèche !

 

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