5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 07:30

 

 

Département :   38 - ISÈRE

 

 

 

Le château : 

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Nantes en Ratier  se situe à 30km au Sud de Grenoble et à 4km au Nord-Est de La Mure.

   Le château est à 3km au Sud-Sud-Est de la commune et à  2km à l'Est-Sud-Est de Roison.

 

     Coordonnées du château :

44° 54' 53" N 05° 50' 13" E
 44.914812°  5.837066°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur

Préambule

Faut il écrire Ratier ou Rattier ?

* L'administration Française (de Paris ?) écrit le nom de ce village avec 1 seul T, alors qu'une commune proche se nomme : Oris-en-Rattier.

* Je vais donc respecter la "loi" mais j'ai ma "petite idée" sur le nombre de T.

 

 

L'approche

* Par les chemins carrossables, il est possible de s'approcher au plus près du site fortifié, mais il serait dommage de ne pas profiter de la jolie promenade sur le plateau Matheysin entouré de belles montagnes.

 

 

Comment trouver une ruine sur un plateau ?

* L'exercice n'est pas compliqué, il suffit de trouver une colline puis par magie l'ancien château vole au dessus des arbres.

* Je sens déjà sa poussière.

* Je sors de mon sac à dos, la loupe de Sherlock Holmes.

 

 

L'enquête commence

* A la base de la colline, les premières traces me titillent.

* Certes, ce ne sont pas des preuves de château fort , mais c'est aussi cela la "vie d'un chasseur de ruines médiévales".

* Un peu plus haut, ce sont les vestiges du rempart qui s'offrent à moi....... (Je vous sens dubitatif  ).

 

 

Les indices sont "nombreux"

* Je continue ma lente progression vers le sommet et vers la connaissance de la ruine.

* Entre des racines, j'ai l'immense satisfaction de voir une belle pierre taillée.

* Il suffit de dégager un peu la terre, de pousser les insectes, de déplacer des racines et le château "se construit devant les yeux".

Vous ai je déjà dit que j'ai l'imagination fertile ?

 

 

Le donjon

* Au sommet, mon Graal apparait, grandiose, puissant et unique.

* Oui, il est unique car c'est le seul vestige réellement encore debout..... (là, je ne vous mens pas  ).

* L'angle de l'ancien donjon mesure actuellement 12m de haut, il est évident qu'il était beaucoup plus haut.

* La partie supérieure ne possède aucune trace de mâchicoulis ou crénelage (voir vocabulaire).

* Quelques trous de boulin serait être les vestiges des étages (plancher en bois ?).

 

 

Le panorama

* L'avantage d'une ruine, c'est l'absence de mur permettant une vision extraordinaire sur les vallées et sur le Viaduc de la Roizonne avec son arche unique de 79 mètres.

 

 

Le diaporama du château est ici  CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, une motte castrale (voir vocabulaire) existe en ce lieu pour surveiller la vallée. Elle domine de 150m la rivière Roizonne.

* Au 12ème siècle, un château est cité appartenant au seigneur Alleman de Valbonais.

* Au milieu du 14ème siècle, le château est possession du Dauphin du Dauphiné (voir liste).

* En 1421, le château appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Dunois, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc.

* Au 21ème siècle, la découverte et la visite de la ruine sont libres et gratuites. Le risque de recevoir une pierre est important. Ruine réservée aux passionnés ou aux randonneurs.

 

 

 

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 07:30

 

 

Département :   26 - DRÔME

 

 

 

Le bourg

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

* Rochechinard est une petite commune cachée dans les premières pentes sur le Face Nord du Vercors.

* Pour le trouver, il faut aller à Saint Nazaire en Royans (voir sa tour médiévale), suivre la direction de Saint Jean en Royans et ne pas oublier de prendre l'embranchement vers Rochechinard.

* L'étroite route serpente dans cette magnifique région et derrière la petite église, au loin à 550m d'altitude, un rocher semble se cacher.

* C'est l'incroyable château de Rochechinard, posé sur un rocher avancé.

* Certains médiévistes appellent parfois ce site :

La Citadelle du Vertige !

 

 


Le château

L'extérieur  :

Préambule

* Loin des routes touristiques, caché dans une combe du Vercors, ce château semble tourner le dos aux hommes qui d'ailleurs l'ont oublié puisqu'aucun panneau indique sa présence ni le sentier pédestre à emprunter.

* Cette ruine ensauvagée est un de mes endroits de prédilection.

* Elle est dans un lieu de silence et pourtant elle nous conte 500 ans de vie tumultueuse.

* A chacune de mes visites elle m'en dit un peu plus.

* Cette ruine est un peu ma maîtresse complice.... Vous allez pénétrer dans mon monde.

 

 

La découverte

* De loin, le visiteur pressé croit voir uniquement 3 tours. Mais il n'en est rien.

* Cette ruine a une personnalité incroyable et une construction unique.

* Pour comprendre son évolution architecturale, voici le 1er secret :

- La tour de droite est la plus ancienne (c'est en réalité le logis),

- Celle du centre a été construite 3 siècles après (?),

- Celle de gauche est la plus "récente".

* Après une marche facile dans la forêt odorante, la ruine apparaît enfin. 

* Wahouuu, je suis accueilli par une puissante tour polygonale.

Avez vous remarqué derrière, une autre tour ronde de défense ?

 

 

La Tour Polygonale

* Avec l'invention des canons, il fallait que les forteresses médiévales s'adaptent à recevoir des boulets mais aussi à en envoyer.

* Cette tour d'artillerie a été construite dans ce double objectif.

* Elle comporte de nombreux détails extraordinaires (oui, je sais, mon imagination et mes qualificatifs devant les vieilles pierres sont sans limite, mais là....... c'est vrai).

* Cette tour posée à même le rocher est une sorte de bastion en forme de U comportant 6 pans de murs à l'extérieur.

* Plutôt que de construire un épais mur bouclier, l'architecte a créé des angles fuyants pour "éviter" les boulets adverses.

* Les bouches à feu et couleuvrines (voir vocabulaire) ont été intégrées sur toutes les faces et sur plusieurs niveaux.

* Le point faible d'une tour carrée ou polygonale, ce sont les angles, car un adversaire peut s'y cacher.

* L'architecte de Rochechinard a donc implanté une embrasure pour canon dans un angle.

* Voila une construction très rare au 16ème siècle. (Je vous avais dit que ce château est unique).

* Pour la rendre encore plus effrayante, une tête presque humaine montrant les dents a été sculptée. Cette bouche à feu est souvent nommée : La Tête du Diable

* Évidemment, construire "des trous" dans un mur (12 canonnières rectangulaires), c'est le fragiliser.

Et comment fait on pour alléger

le poids des étages supérieurs ?

* Alors, j'attends la réponse !

* Bravo, vous avez trouvé, il suffit de construire un arc de décharge au dessus (Vous êtes devenus incollables en architecture médiévale).

* Malgré toutes les "armes à feu" sensées les repousser, les assaillants peuvent atteindre la base de la tour, il faut donc une défense rapprochée qui est... ou plutôt qui sont : Les mâchicoulis et les bretèches (voir vocabulaire).

* Au sommet de la tour, quelques corbeaux sont encore visibles et même des traces de créneaux.

* Ce qui est surprenant, c'est la mauvaise qualité des matériaux, des assemblages, de la taille des pierres et de la rusticité des bossages.

* Cela est il du :

- A une construction hâtive ?

- Ou à un manque de moyen financier de ses propriétaires ?

- Ou aux multiples réparations suite aux nombreuses attaques subit par ce château durant les guerres de religion ?

* Je pourrais vous parler de cette tour pendant des heures tant elle est magnifique, mais point vous lasser je veux. Il est temps de visiter l'intérieur du château.

* L'entrée s'effectue à droite de la tour polygonale. Et......

 

 

...La Barbacane Souricière

* Là encore, ce château comporte un piège pour les attaquants.

* Ce couloir est une sorte de sas (certains médiévistes le nomment : Barbacane-souricière).

* L'assaillant se retrouve sous le feu d'un des pans de la tour polygonale, mais en plus subit le bombardement de la 2ème tour ronde équipée de canonnières.

 

 

La Tour Ronde (extérieur) 

* Cet assaillant courageux arrive à franchir la 2ème porte et là, encore un piège.

* Pour résoudre ce problème il doit réfléchir vite car il est bombardé depuis la tour ronde.  (N'oubliez pas que derrière il y a l'autre tour.... Aie... cela tir de partout).

* De plus, des traces sur les murs latéraux me font penser à des chemins de ronde, avec tireurs embusqués bien sur.

* En passant la nouvelle porte, l'attaquant se trouve devant un nouveau problème : Un vide à franchir.

* La tour pentagonale et l'entrée sont isolées du château, et un pont amovible (je ne pense pas que cela soit un pont-levis) est nécessaire.

* Une vue depuis l'extérieur montre cette séparation entre les 2 tours d'artillerie.

* Un arc de pierre (comme un pont) devait supporter les poutres rétractiles.

* Au 21ème siècle, point de canon il y a, par contre il faut sauter pour entrer dans la tour ronde, car de passerelle il n'y a plus.... Hop !

 

 

La Tour Ronde (intérieur) 

* Évidemment, point de décors luxueux, point de rideau aux fenêtres (si, si, il y a des fenêtres coté du ravin, souvenez vous), cette tour de 4 étages sur plancher est pour des militaires.

* En regardant vers le haut, il n'y a que bouches à feu et murs épais.

* Je pourrais vous narrer cette tour pendant des heures tant elle est passionnante.

* Je ne vous dirais rapidement que :

- L'architecte a utilisé merveilleusement le rocher pour construire cette tour,
- Le plafond à voûte hélicoïdale est "magnifique",
- Des traces de cheminée sont visibles sur les 2 premiers niveaux (cuisine pour soldats ?)

* Depuis le rez de chaussée de la tour, un escalier étroit monte vers le logis.

Avez vous remarqué le petit caniveau sous les marches ?

* C'est le système de récupération des eaux de pluie vers la citerne (se trouvant dans la tour ronde).

 

 

Le logis seigneurial

* Cette pseudo tour est un réalité l'un des murs du logis seigneurial.

* Sur la droite, à l'extérieur, il y a les vestiges d'une tour escalier desservant les 4 étages.

* Évidemment avec les années et les "pillages", peu de pierres caractéristiques ou de décoration sont visibles.

* Le logis est devenu un parallélépipède de pierres, pourtant avec un peu d'attention, il est possible de voir :

- A l'étage inférieur, des embrasures dans le mur Est pour la défense.

- De nombreuses fenêtres sur 4 étages sur la façade Ouest (coté ravin).

- Les vestiges de latrines (c'est ce que mon imaginaire croit voir).

- Une cheminée avec 2 foyers distincts : Cette pièce serait la cuisine.

-  ...

* Les angles de ce logis ne sont pas droit car le bâtiment épouse le rocher.

* Par contre, à l'extrémité Nord, la forme semble arrondie.

Était ce l'emplacement de la chapelle ?

* Avec toutes ces réflexions, mon ventre crie famine.

* Et c'est en admirant la plaine de Rochechinard et le massif du Vercors que je vous quitte pour une collation bien méritée.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 
Historique du château :

 

* L'incroyable histoire du château de Rochechinard est ICI - CLIC

 

 

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 02:00

 

 

La description architecturale de l'incroyable

château de Rochechinard est ICI - CLIC

 

 

 

Département :   26 - DRÔME

 

 

 
Historique du château :

* Vers 1174, un certain Guillaume de Rocha Chinard est cité dans une charte de témoignage du don au monastère de Léoncel d'une terre par le seigneur du Royans. Il n'y a aucune allusion à un château, mais il semble logique qu'une fortification puisse exister en ce lieu.

* En 1250 (ou 1275 suivant les textes), Arnaud Guélin est seigneur de Rochechinard

* Vers 1290, Arnaud décède. Suite à un accord passé avec le Dauphin Guigues VII  (voir liste des Dauphins), ses terres et son château sont intégrés aux propriétés Delphinales.

* Durant 67 ans, le territoire de Rochechinard fait parti de la seigneurie de Saint Nazaire en Royans  petit bourg à quelques km au Nord. La fortification n'a pas le statut de château mais de maison forte.

* En 1318, Jean III, Comte d'Albon (voir ce château) Dauphin du Viennois, donne la seigneurie à Girin Courtet (ou Curtet) pour ses bons et loyaux services.

* En 1340, Girin Courtet vend château et terres à Aymard Alleman, seigneur de Beauvoir (voir son château sur une carte). Le château de Rochechinard est restauré puis agrandi.

* En 1367,  les familles nommées Alleman sont nombreuses dans la province, celle habitant le château prend le nom de : "Alleman de Rochechinard". Elle le gardera jusqu'en 1547.

* En 1483, selon la légende, un prince Turc nommé "Zizim", fils de Mehmet II et frère de "Bajazet" 10ème sultan de l'empire Ottoman, y aurait vécu "prisonnier". La réalité est un peu différente. Je vous décrirais la vie de ce personnage prochainement.

* Vers 1547, Gabriel Alleman, seigneur de Demptézieu, vend le château à "un roturier" nommé : Charles Mosnier. Dans certain texte il a pour profession "Sergent d'armes" et dans d'autres "maître de la Monnaie de Romans sur Isère".

* En 1572, les guerres de religion engendrent des batailles qui détruisent de nombreux châteaux en Dauphiné. Le Royans, presque entièrement Huguenot, est en conflit avec le gouverneur de la province.

* En 1574, Claude Mosnier, seigneur de Rochechinard est un catholique fidèle au Roi de France (voir liste des rois). Pressentant une attaque prochaine, il demande une aide à François Bourbon, Gouverneur du Dauphiné. Il obtient 10 soldats pour défendre son château.

* Vers 1578, il semble que le château possède (durant une courte période) une garnison de 40 défenseurs (un défenseur est souvent un paysan peu expert en arme).

* Vers 1579 (?), Claude Mosnier, seigneur de Rochechinard, tente de protéger les alentours. La population catholique de Saint Nazaire en Royans se réfugient au château. Hélas durant une bataille, Ronan Mosnier, le fils du seigneur de Rochechinard, est fait prisonnier par les protestants.

* Vers 1580 (?), Ronan est libéré contre une forte rançon payée par la ville de Romans sur Isère (?).

* En 1586, un important assaut est lancé par les Protestants contre le château. Il est repoussé grâce à un courage exemplaire des défenseurs.

* En 1588, il semble qu'il reste encore 30 défenseurs dans le château.

* En 1598, le 13 avril Henri IV (voir liste des rois) promulgue l'Edit de Nantes. Les guerres de religions cessent, et le "château-refuge va pouvoir panser ses plaies".

* Vers 1599, 2 des 10 enfants de Claude Mosnier habitent au château de Rochechinard. Les guerres ayant ruinés le pays, peu de réparations sont effectuées sur le château. Le confort de ce "nouveau siècle" est incompatible avec une forteresse médiévale construits sur un rocher. Conséquence : Le château est peu entretenu.

* En 1673, ces 2 enfants meurent sans héritiers. Alphonse Mosnier, nouveau propriétaire du château,  fait réaliser un inventaire. Les bâtiments sont en mauvais état.

* A partir de 1682, Alphonse II Mosnier, capitaine de cavalerie, fait réaliser dans le château quelques réfections et surtout des décorations dans la chambre.

* En 1690, âgé de 30 ans Alphonse Mosnier meurt au siège de Huningue. Sa veuve (Madeleine du Vivier) ne continue pas les travaux car elle est couverte de dettes.

* Vers 1695 (?), Madeleine épouse Pierre Duchon, conseiller aux compte du Dauphiné. Il semble que quelques travaux de toiture soient réalisés.

* Vers 1699 (?), un maçon est nommé pour réaliser une expertise du château. Son rapport est stupéfiants : fenêtres, planchers, portes, cheminées et aussi les toitures sont dans un état lamentable, même les tapis sont troués, les meubles bancals et la vaisselle dépareillée . Les murs extérieurs, pourtant si épais, sont "peu solides", et la tour occidentale n'est pas en bon état. Devant un tel bilan, les nouveaux héritiers décident de ne pas entretenir ni consolider ce château.

* Le 10 février 1699, pour 78 000 livres, Marguerite Mosnier vend la seigneurie à Félicien de Marcoux,  ancien premier consul de Romans sur Isère.

* En 1740, le domaine appartient à Charles Gabriel Justin de Barral, conseiller au parlement de Grenoble. Le château n'est plus habité.

* En 1760, la carte de Cassini faisant la liste des châteaux du Royaume décrit une ruine à Rochechinard.

* Les années qui suivent sont un calvaire pour cette ancienne forteresse. Elle devient une romantique ruine, sert un peu de carrière de pierres, et son territoire est morcelé par de nombreuses ventes.

* A la fin du 20ème siècle, un petit musée est créé proche du château, un "son et lumière" tente de faire revivre ce lieu, hélas sans succès.

* Jusqu'en 2008, la découverte est libre et gratuite, mais dangereuse à cause d'un sol glissant, des marches instables, des pierres peu scellées.

* Vers 2008, un particulier achète la ruine avec comme but : Lui redonner vie.

* Depuis fin 2008, des travaux de consolidation sont entrepris. La visite est maintenant impossible.... L'histoire de ce château n'est peut être pas terminée.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

  Au loin, le Vercors, puis l'Amérique et les Indes !

 

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châteaux de la Drôme

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 06:30

 

 

Département :  38 - ISÈRE

 

 

 

Est ce la tour de Babel ou des seigneurs de Pariset ?

Le bourg :

Situation  (--> le voir sur une carte)

   La commune de Seyssinet Pariset est située à 5km au Sud-Ouest de Grenoble, au pied du magnifique massif du Vercors.

 

   Coordonnées de la tour :

45° 10' 19" N 05° 40' 07 E
 45.172193°  5.668563°

 

 

Toponymie :

SANS VENIN : Quel curieux nom pour un lieu fortifié !

* Dans un article sur l'origine des noms, j'avais essayé modestement de vous donner les bases de la toponymie, mais la dénomination de cette tour est en dehors de toute logique.

* Quand il n'y a pas de logique....... la légende est présente.

Venez la lire ici.

 

* Seyssinet Pariset est le regroupement de 2 communes donnant un nom composé :

- Seyssinet : L'origine serait latine, Saxeus signifiant Le rocher. Le bourg eut des orthographes différentes durant 18 siècles : Saisineto, Cheissineto...... 

- Pariset : L'origine serait aussi latine, Pares signifiant Paroi, pente, falaise. Le nom du village changea durant les siècles en : Parisio, Parizeti, Parizet......

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Où est la tour ?

* Pour découvrir cette tour, vous avez 2 possibilités :

1 - Soit depuis Grenoble, montez en voiture (ou en vélo si vous avez les mollets) vers Saint Nizier de Moucherotte, petit bourg ayant accueilli les Jeux Olympiques de 1968 (Saut à ski). Et juste avant un virage sur la gauche en épingle, dans le hameau du même nom, vous garez votre monture puis vous continuez à pieds durant 5 minutes.

2- Soit l'envie de nature vous prend, alors faites une belle promenade depuis les bois de Vouillan. Une bonne heure de marche ombragée et odorante.

 

 

Je monte

* Durant la courte montée ( une ruine médiévale est très souvent en hauteur), un marcheur curieux comme moi voit dans l'herbe des traces de rocher un peu taillé et des restes de pierres.

* Il semble logique d'imaginer qu'un rempart protégeait l'accès du site.

 

 

Une église ou chapelle

* Le 1er bâtiment visible est  une petite église.

* Certains textes n'hésitent pas à affirmer qu'elle occupe ou serait la chapelle du château.

* Sa forme et sa construction semblent l'attester.

Sur le linteau de la porte d'entrée apparaissent 2 blasons de taille différente. La peinture a disparu mais il semble que :

- L'un représentait celui du Dauphin  (voir titres de noblesse).

- L'autre celui du seigneur de Pariset. Le château aurait donc  été possession Delphinal.

 

 

Un château... que dis je... une merveille !

* Quelques mètres plus loin, la beauté de pierres s'offre à mes yeux ébahis.

* Évidemment, vous pensez que j'ai pris quelques drogues hallucinogènes, car une tour médiévale ne peut pas ressembler à cela.

* La vérité est plus simple, ce lieu fait parti des 7 merveilles du Dauphiné.  

Conséquence : Les peintres et les graphistes lui ont donné une forme "légendaire" !

 

 

Unique !

* Je vous sens impatient d'admirer cette incroyable merveille.

* Pour la rendre plus impressionnante, j'avoue avoir pris la photo à genou.

* Mais n'imaginez pas en voyant la petitesse de la ruine que l'ancien château était peu intéressant. Ce site est millénaire et nous conte l'histoire vraie de seigneurs importants et la conquête de la vallée par les Dauphins du Dauphiné.

* D'ailleurs, pour éviter que la tour déprime, toute seule sur ce rocher venté, les Dauphinois du 20ème siècle lui ont donnée une copine, très bavarde.

 

 

La tour domine les montagnes !

* Tous les visiteurs arrivant sur ce site admirent d'abord la vue incroyable sur le massif de Belledonne. Les 3 vallées arrivant sur Grenoble s'offrent à nous.

* Avec un œil expert, au loin par beau temps,  il est possible de voir le Mont Blanc.

Quel site unique !

 

 

La fin est comme cette tour : Grandiose !

* C'est en rebroussant chemin que le visiteur comprend l'importance du site et la grandeur de cet ancien château.

* En observant chaque pierre, en fouillant les détails avec les yeux, et avançant lentement dans l'herbe (ou la neige en hiver), il est possible de deviner l'emplacement de la citerne, du logis d'habitation, d'une tour ronde du rempart, d'une....

* Vous avez compris que je suis resté 3 heures à compter les cailloux, mais tout est en place pour le "chercheur".

Mais avez vous remarqué au loin

ce curieux rocher regardant notre tour ?

* Un vestige aussi légendaire que la Tour Sans Venin ne pouvait pas être encadré par une banale montagne.

* Ce rocher porte un nom magique : Les 3 pucelles. blush

* Je ne me moque pas, allez voir cet article.

 

 

L'intérieur :

* Comme vous l'avez constaté, cette tour est minimale, de plus il n'y a pas d'intérieur fastueux.

* Qu'importe, ressentir cette ruine est un plaisir unique.

* Qu'attendez vous pour venir la visiter, et puis...... je pourrais être votre guide.

 

 

La diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de la Tour :

* Certains historiens pensent qu'un castrum Romain a été aménagé sur ce rocher. Surveillant les 3 vallées, ce site était judicieux.

* Au 11ème siècle, il semble qu'une tour (en bois ?) soit construite par le seigneur de Pariset. 

* En 1195, Guillaume de Pariset est cité dans un texte.

* Au 13ème siècle, un donjon plus puissant est édifié peut être par le Chevalier (voir titres de noblesse) Roux de Pariset, vassal du Dauphin du Dauphiné.

* A la fin du 14ème siècle, le dernier propriétaire du château meurt sans héritier. Le château est habité par un représentant du Dauphin.

* Durant les siècles suivants, le château est peu entretenu, puis doucement déserté.

* En 1672, le site est nommé "La tour du château".

Cela signifierait il que les remparts sont en ruine ?

* Au 18ème siècle, le lieu est nommé : "Vieux fort ruiné".

* Au  20ème siècle, la tour est consolidée. Une consœur moderne lui tient compagnie.

* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite. Ce lieu est un régal pour qui aime le panorama sur les montagnes.

 

 

La médiévale tour a une copine du 21ème siècle

 

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 06:30

 

 

Département :   38 - ISÈRE

 

 

 

 

Échec ou réalité ?

* Dans l'article sur le château de Unterbäch en Suisse, je vous avais expliqué les échecs possibles dans la chasse aux ruines.

* Ici, je voudrais vous montrer comment je peux rêver avec des...... "restes".

M'accompagnez vous ?

 

 

 

 

Un château fort perdu dans la forêt du massif de la Chartreuse

Le bourg :

Situation (--> le voir sur une carte)

    Meylan est une commune dans la vallée du Grésivaudan située à 15km à l'Est de Grenoble sur la rive droite de l'Isère.

   Le château Corbeau (c'est son nom) est au dessus du lieu nommé : La Bâtie.

 

    Coordonnées du château :

45° 13' 54 N 05° 46' 43 E
 45.231594°  5.778723°

 

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Où est il ?

* Depuis la route entre Grenoble et Chambéry, même avec un œil d'aigle, il est impossible de voir ce château tant il sait se cacher dans la forêt sur les premières pentes du massif de la Chartreuse.

* Pour le découvrir, il faut se rendre en voiture sur le parking du château de Rochasson.

Je ne vous en parlerais pas car c'est un manoir du 19ème siècle).

* Sur la droite de ce bâtiment, un sentier en forte pente amène vers un chemin balisé.

* En prenant à droite, le sentier se rétrécie et serpente dans la forêt pour arriver enfin sur plateau. Et là, le spectacle est incroyable.

* Un panneau m'indique que je suis arrivé au : Château Corbeau.

Mais pourquoi un nom si curieux pour une forteresse ?

(La réponse est dans l'historique)

 

 

Est ce le rempart ?

* Ce lieu semble avoir été oublié des hommes et habité par des fantômes réincarnés en arbre.

Vous ne me croyez pas !........ Regardez celui-ci.

* Ce devait être une des tours du rempart extérieur surveillant la vallée.

* Hooo, je vois le doute dans vos yeux.

* Je vais donc être plus démonstratif.

Même en infrarouge, le château se cache toujours

 

 

Regardez bien

* Derrière ces remparts, le château comportait quelques courtines matérialisées par ... des arbres.

* J'ai vraiment l'impression que vous ne me croyez pas.

Vous ai je déjà fait une farce sur ce blog ?

... heu.... peut être.. une ou deux fois, mais je vous assure que je vous décris un "vrai" château, ou plutôt les traces de ses fondations.

 

 

Une autre preuve

* Je vais encore tenter de vous prouver mes dires.

* Et c'est à genou (pas facile avec une armure de chevalier) que :

- Je gratte les ronces,

- J'ôte la terre,

- J'use mes ongles pour vous montrer un trésor.

Ces pierres taillées et jointes ne sont elles pas

les traces d'une fortification médiévale ?

 

 

 

 

Est ce un évier ou une marche ou.... ?

L'intérieur :

J'entre dans le château fort

* Avec prudence, je pénètre dans la forteresse.

* Des centaines de pierres plus ou moins taillées roulent sous mes pieds.

* J'en cherche une pour vous.....

- Celle ci ?... Trop banale,

- Celle là ?....Pas assez significative,

- Cette autre ?.... Heu, non, c'est une boite de conserve rouillée.

* Voila, j'ai trouvé ..... Encore une trouvaille magnifique.

 

 

Conclusion

* J'ai vraiment tout fait pour vous montrer un château médiéval du Dauphiné.

* Mais j'avoue qu'il est un peu..... heu..... en ruine.

* Comme toujours dans la découverte une ruine médiévale, la richesse est le panorama.

 

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au début du 13ème siècle, une maison forte est construite par Guigues  Morard d'Arces au lieu dit : La Bâtie d'en Haut.

* Au 13ème siècle (1292 ?), le château est "donné" à Siboud de Châteauneuf.

* Vers 1562, durant les guerres de religion, le château est pris par les troupes des Protestants. Les Catholiques, alliés avec les Savoyards, attaquent le château et le détruisent. Il n’est plus reconstruit.

* En 1785, après de nombreux changements de propriétaires, le territoire est vendu à Antoine de Corbeau, capitaine de cavalerie. C'est ce nom que la postérité retiendra pour cette ruine.

* Vers 1900, quelques peintres s'intéressent à la ruine et nous laissent ce témoignage.

* Au début du 20ème siècle, la chapelle castrale était encore visible.

* Au 21ème siècle, la découverte et la visite de la ruine sont libres et gratuites. Le risque de recevoir une pierre existe. Ruine réservée aux passionnés.

 

 

Il y a 1 siècle, il apparaissait comme cela !

 

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 07:30

 

 

Département :   38 - ISÈRE

 

 

 

Le bourg : 

Situation :    (--> le voir sur une carte)

   La commune de Revel est située dans la chaîne de Belledonne (massif montagneux au sud de Grenoble), et à 6km au Sud-Est de Domène.

 

    Coordonnées du château :

45° 11' 12" N 05° 51' 35" E
 45.186861°  5.859876°

 

 

Origine du nom :

Revel est un terme dérivé du latin "Rebellum" signifiant :

- Rebelle  (Je n'ai pas trouvé la raison de ce qualificatif. Peut être est ce du aux velléités querelleuses des premiers seigneurs de ce château).

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Important

* Étant un Chevalier Dauphinois, j'ai eu la chance de visiter ce château Dauphinois sur l'invitation de ses propriétaires.

* Mais...... ce site n'est pas ouvert à la visite.

* Il est dans une propriété privée qu'il faut absolument respecter.

* Veuillez ne pas emprunter le sentier privé, ni pénétrer dans cette fragile ruine.

* Vous avez la chance de voir le château grâce à ce blog, c'est déjà magnifique !

 

 

La découverte

* Le château de Revel est posé sur un promontoire naturel  (à 560 mètres d'altitude) au Nord-Ouest du village, entre les petits torrents du Doménon et du Soldet.

* Après une petite marche agréable sur un sentier carrossable, je découvre la ruine entre les arbres.

* L'ancien château était entouré d'un rempart dont je devine les contours :

- Au Nord grâce au un ravin naturel, aux arbres et à quelques pierres.

- Au Sud par un épais mur avec glacis.

 

 

Porte d'entrée

* On accède au château par un vestige de porte ogivale situé dans la partie Sud.

* Certes, il n'a plus son aura d'antan, mais quelques détails permettent de le reconstituer.  Par exemple :

- Sur la droite, un épais mur borgne ressemble à une barbacane.

- Au pied de l'ancienne porte, l'empreinte d'une herse est visible sur la droite.

 

 

La basse cour 

* Au bout d'une légère montée, la basse cour apparaît. 

* Cette "place" est vide aujourd'hui et il est impossible de deviner l'emplacement des communs et des différentes bâtiments.

* Avec sa dimension (un texte parle de 3500m²), elle montre l'importance du château qui n'était pas un simple lieu de surveillance de la vallée.

* La présence d'une église au 15ème siècle est attestée mais son empreinte est invisible aujourd'hui.

* Peut être que les prochaines fouilles vont révéler "les mystères des ruines de Revel".

 

 

Les murs extérieurs du château

* Et maintenant, je vais vous montrer "le château de Revel".

Etes vous prêts ?

Le voici

    N'est il pas magnifique ?

* Je vous sens un peu déçu.

* Ne me dites pas que cette ruine est fade, elle vit de toutes parts !

* Regardons ensemble :

- Devant, il y a une partie de la cour hélas un peu vide aujourd'hui.

- Derrière, le château est composé de 2 bâtisses accolées.

 

 

L'intérieur

Une marche pour des marches

* A l'extérieur du premier bâtiment, apparaissent les vestiges d'une petite tour ronde.

* C'est probablement un escalier en vis construit au 15ème siècle desservant les étages de l'ancien donjon, et accédant au chemin de ronde du deuxième bâtiment.

* Une porte m'invite à visiter l'intérieur d'un bâtiment.

 

 

La porte me transporte

Avez vous remarqué la qualité

de l'encadrement de cette porte ?

* Pour la franchir, il faut être humble et se baisser respectueusement.

* Évidemment, vous avez compris que cette ruine n'a pas encore été aménagée pour la visite, les pierres des étages supérieurs s'accumulent.

* J'entre dans la partie la plus ancienne du château.

* Ce devait être le donjon.

* Les parements des murs ont disparu laissant voir le remblai en galets roulés.

 

 

Les salles s'enchaînent et sans chaînes

* Accolé à  l'Ouest, un bâtiment plus récent comporte 2 pièces dont les fonctions sont difficilement identifiables.

Quelle mystérieuse ruine secrète !

L'une d'elle possède une grande cheminée, deux fenêtres entourées de tuf et une jolie "porte" surmontée d'un arc brisé.

* Voilà une ruine comme j'aime........

 

 

La fin... n'est qu'un début !

* C'est avec regret que je quitte cette ruine médiévale car je ne veux pas abuser de l’hospitalité du propriétaire.

* Je me retourne une dernière fois pour admirer l'un des plus puissants châteaux du Sud Grenoblois.

 

 

 

La Tour de Revel :

* A 1km au Nord-Nord-Est du château, la commune comporte un autre vestige médiéval (quelle chance vous avez, 2 bâtiments dans le même article.... Je vous gâte).

* Sur une hauteur dans le hameau de "LA TOUR", présence d'un donjon carré nommé  "Tour de Revel" et aussi "Tour des Sommiers".

* Le "Lieu dit" semble daté du 11ème siècle.

* La tour doit être du 12ème.

* Il semble qu'elle n'a jamais été abandonnée ou dépouillée de ses pierres durant 800 ans, mais simplement peu entretenue.

* Avec la vue sur la vallée du Grésivaudan (voir ce livre), cette ruine devait servir de tour de guet contre les invasions (?) des Savoyards venant de Chambéry ou d'Albertville.

Nota : Cette tour est une propriété privée non visitable.

 

 

La diaporama du château et de la Tour est ici - CLIC

 

 

 

  Histoire du château :

* Au 12ème siècle, il est fait mention d'une famille nommée : "de Revel".

* Vers 1255, un de ses membres, Hugues de Revel a le titre de : "grand maître de l'ordre de Malte".

* Au 13ème siècle, la seigneurie de Revel passe aux mains d'une des branches de la puissante famille Alleman, seigneur d'Uriage. La seigneurie de Revel comprend les paroisses de :

- Revel,

- La Combe de Lancey,

- Saint Jean le Vieux,

- Saint Mury Monteymond, jusqu'au ruisseau de Vors.

* Les nouveaux propriétaires prennent alors le nom de : Alleman de Revel. Les armoiries de cette famille sont décrites ainsi: "de gueule semé de fleurs de lys d’or". Leur devise est : "Gare à la queue des Alleman".

* A la fin du 13ème siècle, la majorité des localités autour de Grenoble est contrôlée par la famille Alleman.

* En 1309, un château est mentionné à Revel.

* En 1349, Siboud de Revel accepte difficilement le "transport" du Dauphiné au royaume de France. Le fils aîné du roi, étant nommé Dauphin absolu de la région, il a des pouvoirs importants sur les seigneuries Dauphinoises. Siboud essaie de négocier des privilèges.

* En 1395, le Dauphin devient suzerain direct des seigneurs de Revel. Il défend le château contre les tentatives des Comtes de Genève, résidant à Theys et possesseurs de nombreuses terres en Grésivaudan.

* Au milieu du 15ème siècle, le château est agrandi et une chapelle est signalée dans la basse cour.

* En 1630, la famille Alleman s'éteint. Le château est abandonné. La seigneurie de Revel revient à Félicien de Boffin, Baron d'Uriage (voir titre de noblesse) et conseiller du roi  (voir liste des rois).

* En 1707, la famille Francon devient seigneur de Revel.

* En 1789, le dernier représentant de la famille Francon, le marquis de Montauban, émigre. La seigneurie est démantelée par les "révolutionnaires".

* En 1801, le château est vendu comme bien national.

* Durant le 19ème siècle, le château devient une carrière de pierres.

* Vers 1915, pendant la guerre, le site est utilisé comme cache d'armes par le maquis du Grésivaudan. Ce fut sa dernière mission pour l'histoire.

* Le 20ème siècle oublie progressivement ces pierres.

* Au 21ème siècle, la découverte de loin à travers les arbres est possible. La propriété est privée, elle n'est pas ouverte à la visite.

 

 

Après avoir joué avec les arbres, ces pierres se cachent dans l'ombre.

 


  Je voudrais remercier :

* M° Bruno Joux pour son invitation et son chaleureux accueil.

* Ainsi que l'association "Le château de Revel" pour leurs informations si importantes sur la mémoire de cette ruine. 

 

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 06:30

 

 

Département :  26 - DRÔME

    La tour est l'emblème de l'ancienne puissance des Dauphins d'Albon.

 

 

Le bourg

Situation :  (--> le voir sur une carte)

    Albon est une commune sur la rive gauche du Rhône, à 30km au Sud de Vienne, à 40km au Nord de Valence et à 17km à l'Est de Annonay.

 

   Coordonnées de la tour :

45° 14′ 54″ N 04° 52′ 14″ E
 45.248528°  4.870722°

 

 

 

Le château :      

L'extérieur :

Pourquoi décrire une simple tour ?

* Vous pensez que je suis fou de proser sur une simple tour "inconnue" alors qu'il existe de nombreux châteaux et ruines médiévales dans notre beau pays.

* Et bien NON, point de folie du "chevalier", car cette TOUR est très importante dans l'histoire. C'est de cette modeste ruine qu'a été créé : Le Dauphiné.

* "Ma" puissante province comporte de nombreux châteaux et ruines dont certains sont décrits dans ce livre.

 

 

Comment mieux la visiter ?

* La tour de l'ancien château est immanquable tant elle surplombe de 336m la plaine. La vue est magnifique sur :

- La vallée du Rhône, (axe de circulation mais aussi d'invasion),

- La vallée de la Valloire,

- Les monts du Vivarais,

- Les terres froides (dénomination des collines au nord de la rivière Isère).

* De nombreux panneaux routiers me guident jusqu'à son sommet où un parking m'attend.

* Mais je vous conseille de laisser la voiture au village, puis de prendre le chemin pédestre en montée.

* Vous découvrirez mieux les richesses du monument mythique du Dauphiné. 

 

 

La découverte Les vestiges du rempart semblent très primitifs.

* L'ensemble actuel est le résultat d'une évolution du bâtiment sur 6 siècles.

* En arrivant depuis le village, je découvre d'abord un long mur de galets et de molasse. Il devait entourer l'ancien village.

* Ce mur est puissant, épais mais en très mauvais état. Il est dénué d'archère, ce qui semble impossible pour un mur  médiéval.

* En levant un peu la tête apparaît enfin la tour maîtresse du château, celle que je suis venue voir, celle qui a donné naissance à mon ancienne province.

* A ses pieds, il faut marquer un temps d'arrêt pour apprécier le paysage.

* En baissant les yeux, coté Ouest, un imposant bâtiment rectangulaire apparaît dans l'herbe jaunie de cette fin d'été dans ce que est logique de nommer :  La basse cour". 

 

 

La basse cour

* Le système palatial monumental est composé :

- D'une chapelle en pierre (aujourd'hui disparue car les matériaux ont été utilisés pour la construction d'une autre église).

- D'une vaste Aula (le bâtiment de plus remarquable de la basse cour).

La Aula n'a plus sa beauté d'avant.* La Aula n'est peut être pas imposante aujourd'hui car ses murs ont disparus, mais ce bâtiment était très important.

*  Il est situé au centre du domaine castral. Il semble que les Comtes d'Albon se soient inspirés des grandes aulas Impériales.

* Ce bâtiment démontrerait l'appartenance de cette famille dans l'élite du Saint-Empire.

* Avec les différents aménagements durant 4 siècles, il est très difficile d'en déterminer l'architecture et le luxe.

 

 

La tour

* Elle devait être construite en bois au 10ème siècle (des fouilles ont montré de nombreuses traces de pieu dans le sol).

* Puis vers le 12ème, une construction plus solide la remplace.

* La tour a un plan carré de 7m x 7m.

* Ses murs ont une épaisseur de 1,5m et sont réalisés par 2 parements en molasse entre lesquelles a été coulé un mélange de galets (très abondants dans la région) et de mortier.

* Les angles ont bénéficié d'un soin particulier (pierres minutieusement taillées).

* A l'extérieur de nombreux trous de boulins sont visibles (trous dans le mur recevant des poutres en bois nommée aussi boulin pour tenir des échafaudages servant à la construction ou la réparation - voir vocabulaire).

 

 

L'intérieur :

Entrer.... c'est risqué

* Grâce à une ouverture coté Ouest, non médiévale, réalisée en bas de la tour,  il est possible de voir l'intérieur (mais attention aux pierres pouvant choir et surtout aux "crottes" des volatiles ).

* La tour comportait 3 niveaux de plancher (en bois ?) aujourd'hui disparus.

* Les ancrages des poutres sont nettement visibles.

 

 

Classique et complexe

* Le rez de chaussée devait être le "magasin de provisions" (classique dans les "donjons" du 13ème siècle). Il était accessible par une trappe depuis le premier étage.

* Le premier étage comporte une ouverture en plein cintre. C'est l'entrée principale médiévale et unique de la tour. Une échelle en bois permettait son accès. Elle était retirée à l'intérieur en cas d'attaque. Ce devait être le logis de repli. Aucune fenêtre dans le mur, une archère primitive droite apporte une faible lumière.

* Le deuxième étage devait être la salle des gardes et de défense avec des archères droites. Il est curieux de ne distinguer aucune trace de cheminée, de lavabo ou de latrines, ni de décors dans ces 2 étages.

* Le troisième niveau est la plate-forme sommitale. L'absence de créneau pose quelques questions.

* Le passage entre les différents niveaux devait se faire avec une échelle en bois amovible, car aucune trace d'escalier est visible

 

 

Le diaporama du site est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, le site est occupé par une petite fortification Romaine.

* A l'époque Mérovingienne, ce lieu en hauteur a un rôle important pour la surveillance de la vallée du Rhône à cause des invasions des Sarrasins, puis des "barbares Germaniques". Les populations trouvent protection auprès des seigneurs locaux aux pouvoirs grandissants.

* Vers 800, une chapelle occupe la partie Sud du site.

* En 926, un oppidum est cité.

* En 937, un petit village semble se construire proche de la hauteur.

* Vers 1030, l'archevêque de Vienne donne à Guigues de Vion (voir liste des Dauphins) surnommé plus tard Guigues le Vieux, les terres du Sud Viennois (Vion est une localité située aujourd'hui en Ardèche). Il s'y s'installe dans le village d'Albon en construisant d'abord une motte castrale. Surveiller la vallée du Rhône est un pouvoir important.

* Vers 1040, l'empereur du Saint Empire Germanique, donne à Guigues de Vion (parfois nommé aussi Guigues Ier) des terres du Briançonnais. Albon devient le siège d'un nouveau territoire important.

* En 1079, Albon devient château Comtal (titre accordé par l'archevêque à la famille d'Albon).

* Au 12ème siècle, le château de bois fait place à un bâtiment en pierre.

* En 1142, Guigues IV d'Albon est surnommé Dalphinus (Dolphinus est un prénom courant à cette époque, ce changement du O en A aura une conséquence 151 ans plus tard). La seigneurie se nomme : Delphinatus.

* En 1162, la lignée des Albon de souche s'éteint. La 'maison de Bourgogne' devient maître du Comté. Le village est fortifié autour de son château.

* En 1269, c'est une nouvelle famille qui règne sur ce territoire, elle se nomme : La Tour du Pin. Les fortifications du château sont améliorées.

* En 1293, le territoire se nomme officiellement : le Dauphiné.

* Au début du 13ème siècle, les murs de l'enceinte extérieure sont remaniés.

* En 1349, le Dauphin Humbert II cède sa région au plus offrant. Le Dauphiné est "transporté" (c'est le mot officiel utilisé pour ne pas blesser les seigneurs Dauphinois) dans le royaume de France (voir la liste des rois). C'est le début du déclin de l'importance du site castral.

* A la fin du 14ème siècle, un incendie ravage la grange, les toitures s'effondrent, et certains murs tombent (la Aula. semble aussi touchée par ce désastre).

* Vers 1405, la Aula est transformée en écurie.

* Au milieu de 15ème siècle, il semble qu'un mur soit construit divisant l'écurie en 2 pièces.

* Au 16ème siècle, Albon devient un des centres importants et très actifs des Réformistes.

* Vers 1576, Gordes, Gouverneur du Dauphiné, décide de faire raser le site des Réformistes. Par "miracle" la tour est épargnée.

* En 1793, un télégraphe optique de Chappe est installé en haut de la tour.

* En 1982, le site est inscrit aux monuments historiques.

* En 1993, des fouilles sont organisées par une équipe internationale.

* A la fin du 20ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est négligeable, excepté dans la tour.

* Au début  du 21ème siècle, des travaux de "modernisation" du site sont entrepris. Les pelleteuses "saccagent" le lieu millénaire pour permettre aux touristes de marcher sur des escaliers en ferraille. L'avenir dira si l'argent dépensé ainsi que la destruction partielle des ruines fut une bonne idée de nos "politiques".

 

La vue sur la vallée du Rhône est unique !

 

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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 06:30

 

 

Département :  38 - ISÈRE

 

 

 

Si les shadocks pompaient, le chevalier montait, montait .....

Le bourg : 

Situation :  (--> le voir sur une carte)

    La commune de Pont en Royans est située au Nord du massif du Vercors, à la frontière de l'actuel département de la Drôme, dans les gorges de la Bourne.

   Le château est posé sur un sommet, à 475m d'altitude, surveillant les 2 vallées.

 

   Coordonnées du château :

45° 03' 49" N 05° 20' 50" E
 45.063632°  5.347166°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Curiosité

* Dans le bourg un sentier balisé serpente dans la vieille ville.

* Il est nommé : Circuit des 3 châteaux.

Y en a-t-il tant que cela ?

* Une tradition orale prétend que la fortification était composée d'une immense courtine et de 3 tours, dénommées : châteaux.

 

 

L'approche

* Dès le franchissement d'un clocheton fortifié post-médiéval, très vite, le sentier monte à travers les buis.

* Un proverbe de castellologue affirme :

"Quand le sentier est pentu,
 de château il n'y a plus !
"

* Je crains que cela se vérifie.

 

 

La découverte

* Trente minutes plus tard sur un sentier pentu qui devrait être bien ombragé en été, une courtine très abîmée se détache dans le bleu du ciel de ce début Avril.

* Elle ne semble pas très épaisse et ne devait pas être le premier rempart du château, ni le donjon, aucune archère, pas de mâchicoulis.

Est ce une reconstruction par des paysans

pour servir de protection contre les intempéries ?

* Précédent cette courtine, un "couloir" naturel fait un rétrécissement pour empêcher l'envahisseur d'attaquer en nombre.

* Hélas, aucune marque de vantaux ni trace de herse (voir vocabulaire) est visible.

 

 

L'intérieur : 

Diantre... C'est vide

* Il ne reste presque rien de cette réalisation médiévale.

* Quelques rares morceaux de murs ne permettent pas de définir la forme exacte de ce château.

* Seul l'imaginaire fait revivre ces cailloux.

 

 

Même le rien est beau !

* Sur la plate-forme principale, une citerne très bétonnée trône fièrement au milieu des blocs de rochers.

* De cet endroit la vue est fabuleuse au Sud sur les gorges de la Bourne qui remonte dans le massif du Vercors où l'on peut rejoindre Grenoble.

* Au Nord, la vue s'étend sur le Royans, les collines de Chambaran et la vallée de l'Isère.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Vers le 12ème siècle, une fortification semble construite pour protéger les châteaux des Dauphins des intrusions par les gorges. Il aurait été possession de Béranger de Sassenage.

* Vers le 13ème siècle, ce château est un fief des Dauphins, seigneur du Dauphiné (voir liste des Dauphins).

* En 1349, le rattachement du Dauphiné au royaume de France diminue l'importance stratégique de ce château.

* Au 16ème siècle, le village perché avec ses maisons suspendues est construit facilitant le négoce du bois.

* Vers le milieu du 16ème siècle, les guerres de religion sévissent. Le village subit de nombreux assauts, et le château, déjà très abîmé ne se relève pas de ces massacres.

* Au 17ème siècle, le territoire appartenant aux Princes du Royans est érigé en marquisat.

* Au 21ème siècle, la visite du "château" est libre et gratuite. Les murs ont été "sécurisés", mais le lieu reste une ruine : Soyez prudent.

 

 

Depuis le château, la vue vers le Nord sur le Royans est unique.

 

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 06:30

 

 

Département :   38 - ISÈRE

 

 

 

A travers le feuillage, cette tour semble mystérieuse. Était elle Templière ?

Le bourg : 

Situation (--> le voir sur une carte)

    La commune est située à quelques kilomètres au Nord de Grenoble, sur la route nationale en direction de Valence. 

    Sur un petit promontoire, face à l’Isère, à l’entrée du village se dresse une tour "féodale".

 

   Coordonnées de la tour :

45° 16' 17" N 05° 36' 58" E
 45.271461°  5.616048°

 

 

Origine du nom :

* Voroize : est le nom de la rivière qui descend du Vercors. Il a été accolé à celui du Veurey car un autre bourg proche porte un nom presque homo-phonique : Vourey. Cette similitude créait de nombreux quiproquos.

* Veurey : La racine Romaine du nom VOREINUM signifie : Abîme, Gouffre.

   Mais certains voient le mot Celte de VOR signifiant : Hauteur.

Curieuse contradiction !

   Il est vrai que les falaises sont abruptes derrière ce village construit sur les pentes du Vercors.

 

 

 

La Maison Forte : 

* Sa dénomination de TOUR des TEMPLIERS serait due à sa construction par un «ordre de chevalerie»  au 13ème siècle.

* Cette massive tour est de plan rectangulaire et de construction soignée. Elle mesure 13 m par 15m pour une hauteur de 17m. Les murs ont une épaisseur de 2 mètres.

* Il est possible de voir quelques fentes de tir sur les faces Nord et Ouest.

* Des 3 étages primitifs, 2 sont identifiables et recouverts d'une toiture à 4 pans. La tour comporte du côté de la rivière (face Est) de fines et élégantes baies géminées surmontées chacune d'une fenêtre ronde trilobée, dont une conserve une sculpture.

* Au 1er étage, des corbeaux sortent d'une ouverture aujourd'hui bouchée.

Était ce une bretèche (mais aucune porte est en dessous) ?

Ou bien un vestige de latrines ?

* Le réemploi de cette tour durant 7 siècles ne permet pas de retrouver des éléments d’architecture prouvant sa fonction exacte, ni son attribution réelle à l'Ordre du Temple.

 

 

Le diaporama de la maison forte est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de la Maison Forte :

* Au 1er siècle, la voie romaine de Saint Ours passe dans l’ancien village nommé : Veureium. Bien que rien ne le prouve, certains affirment qu'une tour de guet en bois est construite par les romains à l'emplacement de celle d'aujourd'hui. 

* Au 11ème siècle, la commune se nomme : Voroi.

* Au 12ème siècle, la commune se nomme : Veray.

* Vers 1200, un acte religieux cite une chapelle castrale dans le village, sans clairement identifier la position et l'importance de l'ouvrage défensif.

* En 1284, Raymond Bertrand seigneur de Veurey est vassal (du Baron ?) François de Sassenage (village proche connue aujourd'hui pour son fromage et ses grottes nommées "cuves").

* Au 13ème siècle (1291 ?), un "ordre de chevalerie" demande la construction d'une tour de guet pour contrôler les passages du Nord Isère, au Sud Isère et vers la vallée du Grésivaudan (voir le livre sur cette vallée). Il semblerait que ce soit le seigneur de Veurey, Raymond Bertrand, qui sollicite un renforcement de la position auprès de l'Ordre du Temple.......  Le mot Templier viendrait de cet acte. Mais il semble qu'il y ait confusion avec une Maison Forte Templière dans le village de VOUREY.

* Au 14ème siècle la commune se nomme : Voroy.

* En 1339, dans un acte Delphinal (du Dauphiné), ce lieu est cité possédant un donjon de 3 étages accolé à une habitation.

* Au milieu du 14ème siècle, il semble que cette tour soit le donjon d’une fortification.

* Au début du 15ème siècle, un autre château d’habitation est construit sur les hauteurs du village. La vieille tour ne semble plus être utilisée par le seigneur Josserand Bertrand.

* Vers 1530, la tour, le verger, les terres sont vendus par Anne Montaud à François Vacon. Ce nouveau seigneur rend hommage au Roi quelques mois plus tard.

* Vers 1792, le nom du petit torrent est associé à celui du village qui se nomme depuis : Veurey Voroize.

* En 1814, l'armée Napoléonienne est en guerre près du village. Des boulets de canon endommagent la tour.

* En 1984, cette tour privée est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la visite de l'extérieur est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est négligeable.

 

 

Ces fenêtres trilobées surprennent sur cette façade très classique

 

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 06:30

 

 

Département :  26 - DRÔME

 

 

 

  La tour me nargue bien protégée par les ronces piquantes

Le château :

Situation :    (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint Nazaire en Royans se situe à 50km au Sud-Ouest de Grenoble, 30km au Nord-Est de Valence et à 18km à l'Est de Roman sur Isère.

 

  Coordonnées du château :

45° 03' 32" N 05° 14' 47" E
 45.05899°  5.246336°

 

 

 

Le château :

Extérieur :

Où est le château ?

* Dans cette petit bourgade, en bordure Nord du plateau du Vercors, où les animations d'été sont nombreuses, il faut être fou comme moi pour chercher une ruine médiévale Dauphinoise.

* D'après ma carte, elle se situe sur une hauteur au Sud du village. Le château domine la vallée sinueuse de la Bourne.

 Le voyez vous sur sa colline ?

 

 

L'approche

* Pour découvrir cet ancien château fort, il est préférable de venir durant l'hiver, époque où la végétation est la moins dense.

* Sinon, armez vous d'un pantalon très résistant, car les ronces et autres épineux sont nombreux sur cette colline non exploitée.

* La "visite" commence par la face Sud, puisque les 3 autres cotés ont une pente assez abrupte (c'est logique, ceci est un château féodal posé sur une butte).

 

Pantalon obligatoire pour visiter cette ruine. 

Intérieur :

  Je la devine

* Après un travail de "débroussaillage" et de recherche du meilleur chemin, la ruine se distingue enfin entre les arbres.

* De loin, elle ressemble à une tour de guet.

 

 

Comme elle est belle !

* La construction solitaire est en réalité la tour maîtresse d'un petit château de seigneur.

* Cette tour a une forme carrée dont un des murs (coté Nord) s'est effondré.

* Les murs ne comportent aucune archère ni bouche à feu, voici l'exemple classique d'un donjon de repli du 13ème siècle.

 

 

Elle a souffert

* Les pierres sont correctement assemblées en petit appareil irrégulier chaîné aux angles, mais le temps a fait des ravages et laisse entrevoir le remblai.

 

 

C'est la fin

* Autour, la végétation empêche de distinguer les contours des bâtiments annexes.

* Je dois laisser divaguer mon imagination.

* Puis je repars vers une autre aventure à quelques kilomètres au Sud se nommant :

- La citadelle du vertige de Rochechinard.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château et du village :

* Il y a 12 000 ans, Les premiers habitants habitent une grotte, au bord de la Bourne (affluent de l'Isère).

* En 4 000 ans avant J.-C., les "autochtones" font commerce d'outils en silex. L'atelier de taille de Vassieux-en-Vercors (village sur le plateau du Vercors) est en pleine ébullition.

* En 121 avant J.-C., une bataille décisive oppose Romains et Allobroges (peuple Gaulois vivant dans la région). Là, au confluent de l'Isère et du Rhône, le pays scelle son destin. Des siècles durant, la Drôme connaîtra la Pax Romana.

* Au début du 13ème siècle, une Dame de Saint Nazaire épouse Guillaume II de Poitiers.

* En 1288, le château est cité en fief des Dauphins. Il appartient ensuite aux évêques de Die (voir leur cathédrale).

* En 1349, le rattachement du Dauphiné au royaume de France diminue l'importance stratégique de ce château.

* En 1574, les guerres de religions ravagent la région. Les catholiques de Saint Nazaire ne bénéficiant plus de la protection de leur château se réfugient dans celui de Rochechinard à 4km au Sud (voir ce château).

* Dés le 17ème siècle, la famille des seigneurs de Pizançon possédant d'immenses champs, prairies, pâturages ainsi que des moulins, a déjà réalisé de nombreux ouvrages :

 - Canaux,

- Chéneaux,

- Baumes (conduites souterraines).

* En 1790, la révolution sonne le glas de ce château. Déserté, cet habitat devient doucement une ruine et sert de carrière de pierres.

* Au milieu du 18ème siècle, les intendants du Dauphiné "de la Porte" et "Pajot de Maréchal" s'intéressent à un projet d'envergure :

- La mise en valeur agricole de la plaine de Valence par le captage des eaux de la Bourne.

* Plus d'un siècle de réflexions, d'amorces d'études, de tentatives sont nécessaire pour regrouper les propriétaires fonciers intéressés, avant d'en voir une réalisation.

* En 1878, le village inaugure son gigantesque aqueduc au pied de la ruine du château.

* En 2004, l'aqueduc est toujours fonctionnel et peut même se visiter.

* Au début du 21ème siècle, la visite de la ruine est "libre" et gratuite (bien qu'elle soit dans un terrain privé). La vétusté de la tour et la densité de la végétation la réserve à des passionnés. Le risque de recevoir une pierre est important.

 

 

En hiver, la tour du vieux château est visible

 

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