29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département 33 - GIRONDE

 

Je pressens des heures de plaisirs architecturaux

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Rimons est située à 50km au Sud-Ouest de Bergerac, à 25km au Nord-Ouest de Marmande et à 15km au Sud-Est de Rauzan (voir ce château).

 

   Coordonnées de l'église :

44° 40' 17" N 00° 00' 20" E
 44.671513°  0.005686°

 

 

 

L'église :

L'extérieur :

Elle est longue

* En abordant le site religieux par les Sud-Ouest, je vois une suite de bâtiments avec des hauteurs différentes.

* Il me faut de longues minutes et la lecture de ma petite brochure pour comprendre.

* Le site se compose de 3 bâtiments :

1 - L'ancien presbytère devenu gîte rural.

2 - Nef romane devenue chai puis salle de spectacle.

3 - Église gothique avec chevet roman à l'Ouest.

-- La ronde tour au Nord-Ouest était un moulin.

* La fonction de ces constructions n'ayant plus de secret pour moi, je suis prêt pour l'analyse détaillée.

 

 

La première église Quelle fascinante évolution architecturale et fonctionnelle

* D'abord, je commence l'étude du site par sa face Sud.

* A gauche (donc à l'Ouest), l'ancien presbytère ne m'intéresse pas, je me concentre sur la partie "centrale" en style Roman :

- La porte bleutée est récente. Elle permet l'accès à la salle de spectacle. Au Moyen Âge, ce bâtiment était la nef.

- Les 2 fentes au dessus sont des fenêtres romanes.

- Le toit de la nef était plus haut, comme je le constate par ce vestige arrondi.

- Entre le clocher mur (à l'époque médiévale) et la nef, il y avait l'abside avec un chevet plat (coté Est).

Nota :

- Pour comprendre l'église Romane d'origine, il faut imaginer cette abside sans l'élévation.

* Maintenant que j'ai compris l'architecture de l'église Romane, je vais fondre sur le moutier Gothique.

 

 

La vérité sur son agrandissement

* L'agrandissement de l'église étant impossible à gauche (coté Ouest) à cause de la présence du presbytère, une décision surprenante a été prise : Reconstruire une nef à droite (coté Est) sans changer la position du chœur.

* Cette modification entraîne l'orientation du chœur à l'Ouest, caractéristique architecturale "presque" unique car :

" Une église est généralement tournée vers l’orient, c’est-à-dire que le chœur (lieu où se tiennent l’autel et le prêtre) se trouve à l’Est. Au sens strict, les églises sont donc orientées : Elles regardent vers l’orient".

 

 

L'église fortifiée du 16ème siècle

* L'église possède un classique mais efficace système défensif :

- Élévation du chœur avec fentes de tir.

- Élévation de la nef avec nombreux trous pour tir avec arme à poudre.

Défensive, mais aussi élégante

 

 

L'église coté Nord

* En regardant le site depuis l'angle Nord-Ouest je vois :

- D'abord le presbytère devenu gîte rural.

- Entre l'église actuelle et le gîte, l'entrée, dans l'ancienne nef de l'église, devenue une belle fenêtre.

- Au niveau du chœur, une élévation défensive soutenu par un haut contrefort dans l'angle.

- Entre le chœur et la nouvelle nef, une ronde tour que je pressens contenir un escalier en colimaçon.

- Enfin au dessus de la nef, une salle défensive avec une ouverture carrée pour le guet et de fines ouvertures pour armes à poudre (fusils).

* En prenant un peu de recul, j'admire la "simplicité-complexe" d'une église ayant évolué.

* Soudain, mes poils de castellologue amateur se dressent de bonheur.

Voyez vous la raison ?

 

 

Elle me guette

* Dans l'angle Nord-Est, au dessus d'un contrefort, je remarque une construction en encorbellement. C'est une échauguette.

* Avec ses fines ouvertures pour fusil, elle permet entre autre, la défense des murs Nord et Est.Cette échauguette a une curiosité. La voyez vous ?

* Pour la défense de l'angle mort, elle est dotée de mâchicoulis.

* Cette échauguette possède une particularité :

- Elle a été construite avec une pierre tombale, dont la croix se devine.

* L'accès à cet encorbellement doit être possible depuis la salle de repli dont une ouverture de guet est visible coté entrée.

 

 

L'intérieur :

Deux époques se toisent

* Ayant demandé l'autorisation de visiter l'intérieur de l'église, une personne de la commune, armée d'une grosse clé, m'ouvre la porte.

* L'intérieur est très lumineux, grâce aux 5 grandes fenêtres à lancettes jumelées coiffées d'un oculus.

* La nef gothique possède deux travées à nervures sans chapiteau.

* Le chœur est plus étroit. Quel contraste avec ses fenêtres romanes à colonnes et chapiteaux sculptés.

 

 

Le rêve est réel

* Je remercie mon guide puis je m’apprête à retourner vers mon destrier quand j'entends :

"Chevalier, voulez vous continuer la visite ?"

* Le porteur des clefs se plante devant la ronde tour.

* Derrière, comme je le pressentais, un escalier en colimaçon m'accueille.

 

 

A travers ces ouvertures, combien de Protestants ont été visés ?

Je suis le dernier défenseur !

* Les araignées ont fait des toiles, la poussière a au moins un siècle, mais j'avance avec les yeux brillants et grands ouverts.

* Je suis dans l'élévation du chœur, les trois ouvertures coté Sud correspondent à ceci.

* Ces 2 baies bouchées, dont la fonction m'est inconnue, se situent au dessus de l'ancienne nef.

* Mon guide m'invite dans la toiture au dessus de la nef.

* Avec aisance, mais en baissant la tête et en montant les genoux, je parviens au dessus de la porte d'entrée :

- L'ouverture rectangulaire sur la gauche est celle au dessus de l'entrée.

- Les 2 trous au fond correspondent à ceux sur la droite de la façade Sud.

Avez vous remarqué l'important ébrasement (voir vocabulaire) intérieur

des ouvertures de tir, alors que n'est qu'un petit trou à l'extérieur ?

* Donc, si ma description "géographique" est correcte, en me retournant je devrais voir la construction en encorbellement.

* Voici....... l'échauguette d'angle.

 

 

La fin du rêve

* Je propose à mon guide de rester cette nuit dans la salle de repli pour surveiller les incendies de foret, les attaques des Protestants et les.......

"Stop Chevalier, c'est la fin de la visite ?"

* C'est donc les neurones remplis d'histoires fantastiques et les yeux émerveillés que je descends (avec lenteur) l'escalier qui tourne, tourne........

 

 

Le diaporama de l'église est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une première église, évidemment d'architecture Romane.

* Au 16ème siècle, la nef de l'ancienne église est abandonnée. Elle est transformée en chai. L'église est agrandie coté Est par une nouvelle nef d'architecture Gothique. A cause des Guerres de Religion, l'église est fortifiée.

* En 1725, modification du portail d'entrée.

* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, le presbytère est transformé en gîte rural. Le chai est aménagé en salle de spectacle.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hilaire) est libre et gratuite. La visite des salles de repli est possible auprès de la mairie. Par politesse, veuillez vous renseigner avant car le personnel municipal a d'autres missions communales que la visite pour touristes.

 

 

Cette église fortifiée sait emporter le visiteur dans un autre monde

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 07:50

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 

    « À Theys, au fond des bois se dresse la silhouette d'une mystérieuse bâtisse inhabitée… C'est Le Châtel qui renferme des peintures murales aux vives couleurs, racontant l'histoire de Perceval le Gallois. Ce chevalier du roi Arthur est le personnage central d'un roman de Chrétien de Troyes, célèbre au Moyen Âge.

   On hésite encore sur le nom du commanditaire de cette œuvre exceptionnelle, mais il s'agit sans doute d'une noble famille locale, les Bellecombe de Theys. Leur maison forte est élevée à côté du château de Theys, construit par les seigneurs de Domène, plus tard aux mains des comtes de Genève… Cet ouvrage vous invite à découvrir ce site complexe et son histoire, telle qu'on peut la comprendre aujourd'hui avant des travaux de restauration.

  Venez suivre les aventures du héros Perceval dans une bande dessinée du XIVème siècle ! »

 

 

Présentation de l'auteur :

 

   Annick Clavier est une archéologue dont j'avais déjà lu plusieurs ouvrages (évidemment) sur les châteaux forts de ma région. Elle est aussi conservatrice au Service du patrimoine culturel du Conseil général de l'Isère. Ce n'est point une "bureaucrate" passant son temps à lire et proser dans quelques ouvrages. C'est aussi une femme de terrain conseillant les associations de sauvegarde (Montfort, Jarrie....).

 

 

 

Mon avis :

  Une bande dessinée médiévale expliquée aux profanes

 

      Grâce à un concours de circonstance, j'ai pu assister, dans la salle des fêtes de la commune, à une présentation de la maison forte de Theys, en Isère. Savoir qu'il existe proche de chez moi une bande dessinée sur les murs datant du Moyen Âge fut un choc !

    Le lendemain, j'ai visité cette merveille..... Quel choc !

Pour comprendre cette maison forte,

j'ai acheté puis lu, puis relu ce petit livre.

Tout fut clair !

   Même si vous n'avez pas visité cette construction unique, même si vous n'êtes pas un spécialiste des récits du Roi Arthur, cet ouvrage vous transportera dans un monde jouant entre le "réel et la légende" au Moyen Âge.

 

 

 

 

Note Personnelle :

 

      J'ai eu la chance de rencontrer Annick Clavier au cours d'une conférence où elle présentait ses travaux sur le châtel de Theys. Durant plus d'une heure, j'ai bu ses paroles, je me suis abreuvé de sa projection.

    Hélas, il me fut impossible de lui poser des questions tant il y avait de monde. Mais comme il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas, nos routes vont se croiser à nouveau, j'en suis certain. Ainsi, je la harcèlerai (respectueusement bien sur) de questions sur le patrimoine médiéval de l'Isère (un des départements de "mon" Dauphiné).

 

 

 

 

 

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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 07:49

 

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

 

 

Lequel vais je visiter ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Ribeauvillé est située à 25km au Sud-Ouest d'Andlau (voir son château), à 20km au Nord-Nord-Ouest de Colmar et à 9km au Nord de Kaysersberg (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

48° 12' 13" N 07° 18' 26" E
 48.203621°  7.307393°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Curiosité

* Dans les livres, les revues et les plans, ce château possède plusieurs noms :

- Stein,

- Girsberg,

- Girsberg stein,

- Petit Ribeaupierre.

 

 

Ne pas se tromper

* Depuis le bourg, la randonnée comporte 3 châteaux d'origine et d'altitude différentes.

* Ma mission première est de visiter le plus petit, c'est à dire celui-ci.

* Faut-il que je m'équipe d'un baudrier pour escalader la paroi rocheuse ?

 

Que voila construction qui ne renie pas son origine médiévale

 

Comme toujours, il est là haut

* Le sentier, monte, monte, monte.

* Ho hisse !

* Soudain je me retourne.

* Oups..... Je suis trop haut, il me faut redescendre un peu.

* Je constate que :

- Les courtines épousent parfaitement le rocher.

- De grandes fenêtres ont été percées.

 

 

Le plan

* Pour comprendre cette ruine "un peu" cassée, je pressens qu'il va me falloir m'imprégner du plan :

1 - Donjon pentagonale.

2 - Logis.

3 - Basse cour.

 

 

Tu es pierre

* La végétation est dense, elle ne laisse point voir la ruine.

* En approchant je vois un haut rocher portant une imposante tour. C'est évidemment le donjon.

* Trois curiosités m'interpellent :

- Les nombreuses pierres saillantes sur la tour. Ce ne sont pas des pierres à bosse, donc :

Est ce une "erreur" de reconstruction ou consolidation ?

- Sur la droite (coté Nord-Est) la pointe (le bouclier ?) de la tour maitresse.

- Sur la gauche, une tour ronde très arasée.

 

 

La ruine a copié le kaki des militaires

Elle est secrète

* Je contourne le rocher pour voir.... peut être le fantôme du fossé....
   ....... mais surtout un curieux mur bicolore. Le granit et le grès s'harmonisent.

* Cette paroi montre :

- De la brique au sommet... (consolidation ?).

- Une ouverture rectangulaire ressemblant à..... heu.... une canonnière (à vérifier).

- Sur la gauche à mi-hauteur, les vertiges d'une.... heu....je ne sais point (porte, fenêtre.... ?)

 

 

L'intérieur :

Des murs et des trous partout

* En entrant, je vois l'intérieur du trou que j'ai supputé être une canonnière.

* Soudain, je suis perdu :

- Une courtine, posée sur le rocher, montre au sommet une fenêtre.

- Puis une autre porte haut perchée et une fenêtre à gauche.

- Une niche, avec un linteau en mitre comportant la lettre T gravée, m'interpelle par sa position (erreur suite restauration ?).

- Dans l'angle, un arrachement de mur.

* Je suis perdu !

 

 

La fin est une suite

* Pensant avoir tout vu sans avoir tout compris, je continue mon ascension vers le deuxième château : Le Grand Ribeaupierre.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, le sir de Rappolstein fait construire un petit château sur la roche. Il est rapidement nommé : Der Stein (la pierre).

* En 1288, un violent orage accompagné de grêle s'abat sur la région. La foudre frappe le château qui s'embrase.

* En 1304, la famille Girsberg ou Guirsberg (vassale des Ribeaupierre) habite le château. La famille Ribeaupierre est toujours propriétaire de cette petite construction défensive.

* Au 14ème siècle, le logis est construit ou amélioré (à vérifier) par la famille Girsberg.

* En 1422, le château est cité comme appartenant aux Ribeaupierre.

* En 1513, le château est toujours habité (mais par qui ?.... car les Girsberg n'ont plus de descendant direct).

* A la fin du 16ème siècle (ou début 17ème ?), ce petit château n'étant pas très confortable ni très utile stratégiquement, il est abandonné par les Ribeaupierre.

* En 1841, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au  20ème siècle, une association sauvegarde consolide la ruine.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Soyez prudents car une ruine est toujours fragile.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Un fantôme qui ne se révèle pas entièrement

 

      Cliquez pour aller au menu des Châteaux du 68

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châteaux du Haut Rhin

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Pensez vous que le château soit encore ainsi ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Saint Michel de Boulogne est située à 50km au Sud-Ouest de Valence, à 30km au Nord-Ouest de Montélimar (voir son château) et à 10km au Nord-Nord-Est d'Aubenas.

 

   Coordonnées du château :

44° 41' 25" N 04° 26' 22" E
 44.690502°  4.439610°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Elle me donne déjà le tournis

* Pour rejoindre ce château, il ne faut pas prendre une large route entre des villes connues, mais une voie qui tourne, tourne, tourne.

* Les virages sont si nombreux qu'il est préférable de ne point aller vite pour éviter, le dérapage et surtout..... le tournis.

* Soudain, comme par enchantement, une ruine sort des bois.

* Elle est immense, belle, brillante et.... à moi...... durant quelques heures.

 

 

Je pressens des heures de découverte !

L'analyse de loin

* Découvrir une ruine c'est comme.... heu.... séduire une femme.

* Il ne faut pas se précipiter, il faut l'approcher doucement, il faut la comprendre avant de la prendre blush

* Donc, c'est de loin que je la détaille :

- Au fond, à droite, c'est l'entrée actuelle (E) encadrée de 2 corps de garde.

-- Cette entrée est précédée d'un boulevard (B).

- Devant, au plus près, c'est un bâtiment renaissance implanté sur le rempart Nord ayant été reconstruit au 20ème siècle.

-- Il est précédé d'un fossé (F).

- Sur la gauche, c'est une puissante tour (T coté Est) qui fut habitable.

- A sa droite, c'est le donjon(D) anguleux qui me semble placé sur une motte.

Ressentez vous cette ruine ?

* Si votre réponse est "Oui Chevalier", vous pouvez regarder ce plan....

    ...... sinon, recommencez la lecture de l'article depuis le début. 

* Je vous entends grommeler derrière votre écran :

- Chevalier, je ne vois pas le logis (L).

- Pourquoi n'y a-t-il pas de chapelle ?

* Calmez vous jeunes Padawans, il faut s'approcher de la belle pour entrer en son logis. Pour la chapelle.... veuillez attendre, car le mariage n'est pas prévu de suite. cheeky

 

 

Quelle merveille, elle est presque entière !

L'approche, là proche !

* Lentement j'avance vers cette beauté.

* Le premier bâtiment qu'elle m'offre est :

- Une masse anguleuse, armée de consoles triple, vestige de mâchicoulis (voir vocabulaire).

- Les 3 trous décalés sur la hauteur me font penser à des puits de lumière pour un escalier droit (à l'intérieur bien sur).

- La façade arrière, correspondant à l'intérieur du château, montre quelques belles curiosités :

-- Les consoles à gauche devaient être pour une bretèche.

-- La grande porte "au centre" devait accéder au bâtiment accolé et disparu, à moins que ce fut une galerie.

-- La haute porte à droite devait accéder au chemin de ronde, disparu mais devinable.

* Puis, en avançant vers le Sud, j'approche de la plus imposante des 3 tours rondes :

- Bien qu'elle ait été arasée, sa hauteur impressionne.

- Elle est réalisée avec des pierres correctement taillées, même si sur la hauteur, leur qualité et leur dimension diffèrent.

- Je suis surpris de ne pas voir de systèmes défensifs comme archère ou canonnière.

 

 

Trois bâtiments de vie fascinants

* Un château, ce n'est pas que des systèmes défensifs ou dissuasifs, c'est d'abord un lieu de vie. Voici donc : Le logis.... un peu cassé certes : La tour Nord et le donjon semblent papoter de leurs exploits passés

- Il est logiquement à l'opposé de l'entrée du château.

- Il est un peu à l'arrière du rempart Sud-Est.

- Il est coté falaise, donc (presque) inattaquable par ce versant.

* Derrière, presque timide comme pour s'excuser d'avoir été grandement détruit, je vois le donjon :

- Les pierres de gré montrent des lits presque symétriques.

- Il mesure 14 mètres de hauteur.

- Sa base extérieure est de 8m x 9m.

- Le mur a une épaisseur de 1,6m.

- Ce donjon comprend :

-- En bas, semi enterré, un ratier borgne. L'accès se faisait par l'étage du dessus.

-- Au dessus, 3 étages.

-- Au sommet, une plateforme non couverte avec certainement un crénelage.

-- Les fantômes de mâchicoulis sont représentés par de quintuple consoles.

* Puis, au Sud, je vois une curieuse construction longeant le rempart et s'appuyant sur le rocher.

- Ce bâtiment semble contenir la chapelle castrale.

- La forme semi-circulaire fut certainement l'ajout d'un chevet (ou d'une chapelle rayonnante ?).

 

 

Voici l'ancienne entrée médiévale

Sens dessus dessous

* En revenant vers le coté Nord-Est (voir le plan), je remarque 2 entrées "possibles".

* L'ancienne (médiévale) :

- La première est précédée d'un profond fossé.

- Le pont à 2 arches est peu large.

- Dans le mur, il me semble voir le fantôme effacé d'une porte.

* La nouvelle :

* Évidemment, ce passage ayant été créé à la renaissance, il enjambe aussi le fossé.

* Bien sur, un corps de garde avec canonnière et mâchicoulis protège cette voie d'accès.

* Logiquement, l'entrée est encadrée par 2 bâtiments défensifs.

* Le plus surprenant est la largeur du passage au dessus du fossé et surtout sa profondeur. Certains castellologues supposent que ce boulevard permettait l'alignement de canons mobiles.

 

 

Une porte hors du temps

* Bien que non médiévale, cette entrée est une merveille architecturale.

* Cela commence par les deux corps de garde dont un possède dans l'angle une élégante trompe (voir définition).

* Le portail renaissance avec ses deux colonnes torses est raffiné.

* Le linteau et le fronton très ouvragés comportent des sculptures baroques. La finesse du visage masculin au centre, visage féminin au dessus me fascine.

 

 

L'intérieur :

Fermé... mais ouvert !

* La ruine n'étant pas consolidée, le site étant partiellement habité, l'intérieur du château n'est pas visitable......

   ....... mais en passant un oeil à travers l'imposante grille il est possible de voir l'ensemble de l'intérieur du château :

- Sur la gauche, la tour Nord (la moins large des trois).

- Sur sa droite, le haut donjon sur motte.

- Puis le logis avec la chapelle derrière.

- A l'extrême droite, la tour Sud-Ouest.

 

 

Je pars et vous restez

* Pendant que je rebrousse chemin pour me rendre vers une autre merveille du Vivarais....

   ...... je vous laisse admirer l'intérieur de la tour avec.... un escalier.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un "premier" château (certains historiens supposent qu'une construction en bois plus ancienne existait) sur le plateau rocheux encadré de 2 cours d'eau. Il sécurise et contrôle l'une des routes vers Le Puy. La seigneurie est possession des Comtes de Toulouse (voir liste). Le site est un ensemble rectangulaire composé (voir indice A) :

- D'un fossé creusé coté le plus accessible par un assaillant.

- D'un donjon presque carré face à l'attaque.

- D'une enceinte avec petite cour, chapelle et bâtiment d'habitation avec une aula,

* En 1239, Raymond VII de Toulouse donne la seigneurie de Boulogne à Aymar II de Poitiers, Comtes de Valentinois (voir liste).

* Au 13ème siècle, la famille de Poitiers (est ce Aymar III de Poitiers ?) fait construire le puissant donjon "carré".

* En 1271, le Bas Vivarais est intégré au Royaume de France. Aymar III de Poitiers ne fait pas allégeance au Roi de France pour ses terres (à vérifier).

* En 1276, Aymar IV de Poitiers est cité dans une transaction au sujet d'un héritage d'une "villa" dans le mandement de Boulogne.

 En 1280, Aymar IV de Poitiers fait hommage pour toutes ses possessions (dont Boulogne) au Roi de France (voir liste) Philippe III le Hardi.

* En 1324, Aymar IV de Poitiers donne la seigneurie de Boulogne à son fils (ou petit fils ?) Guichard de Poitiers.

* En 1384, le chevalier Raoul de Lestrange, légat du Pape (à vérifier ?) Grégoire XI et seigneur du château de Lestrange en Limousin, achète la seigneurie de Boulogne à Charles de Poitiers, seigneur de Saint Vallier, neveu (à vérifier) de Guichard sans ascendance directe. Ce nouveau propriétaire du château fait (voir indice B) :

- Construire sur 3 angles du château, des tours de défense avec une forme ronde (cette architecture évite les angles morts des tours carrées).

- Modifier les mâchicoulis (?) du donjon. Certains archéologues supposent que le donjon primitif a été arasé à une hauteur de 5 mètres, puis un "nouveau" a été élevé sur les bases du précédent.

- Consolider/construire/angrandir le rempart extérieur.

- Améliorer les systèmes défensifs (lesquels ?).

 * En 1398, Guillaume de Lestrange, fils de Raoul, est seigneur de Boulogne (à vérifier).

* En 1425, Guy (ou Guino) de Lestrange, fils de Guillaume, est seigneur de Boulogne et de Lestrange.

* En 1446, Guy rend hommage au Dauphin Louis (futur Louis XI - voir liste des rois) pour son château de Boulogne. Il devient Chambellan du Roi.

* En 1470, Antoine de Lestrange, fils de Guy, hérite de plusieurs seigneuries dont Boulogne, Allier et Montbrun.

* En 1503, le Roi Louis XII nomme Antoine de Lestrange, sénéchal d'Agenais et de Gascogne.

* En 1508, Louis de Lestrange, fils d'Antoine, est Baron de Boulogne et de Lestrange. Pour ce château, Louis fait (voir indice C) :

- Construire/aménager la vaste salle d'arme.

- Réaliser une partie de l'enceinte extérieure.

* En ce 16ème siècle, Louis est ambassadeur en Allemagne. Puis il devient échanson du Roi François Ier (voir liste des Rois). Il garde cette charge sous Henri II, François II puis Charles IX. Il préside de nombreuses fois les Etats du Vivarais.

* En 1579, Marie de Lestrange, Vicomtesse (voir titre de noblesse) de Lestrange et de Cheylanes et de Boulogne et de Saint Marsal, fille unique de Claude de Lestrange, apporte en dot le château et la seigneurie à son époux René d'Hautefort. Ce dernier réalise de grandioses modifications (voir indice D) :

- Des trompes (voir définition) d'angles sur les portes et poternes.

- La porte à colonnes, fronton et architrave sculptés.

- La terrasse (?).

- Le boulevard (?).

- Des bâtiments de confort.

* Au 18ème siècle, la seigneurie est possession de la famille Fay de La Tour-Maubourg.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ne s'attaquent pas au château, mais le réquisitionnent. La commune de Saint Michel de Boulogne est renommée : Boulogne.

* En 1793, le château presque intact est acheté par Simon Gibaud.

* Au début du 19ème siècle, Simon vend le château à un habitant d'une commune voisine (?), un certain Bannier. Ce dernier dépèce les bâtiments pour se faire de l'argent.

* En 1915, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* En ce siècle (durant la seconde partie - 1958 ?), une partie du donjon s'écroule, puis un pan de l'enceinte extérieure. Entre les pluies s'infiltrant dans les murs et le manque de consolidation, d'autres parois s'effondrent.

* Durant le 20ème siècle, le château est possession successivement de nombreuses familles, chacune cherchant à consolider partiellement ce qui peut l'être, puis à tenter d'habiter dans une des "anciennes dépendances" (?) datant de la Renaissance.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de la ruine est interdite. Mais il paraitrait que sur invitation spéciale, les portes s'ouvrent.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Bien que ridée, la vieille dame semble....... immortelle

 

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  38 - ISÈRE

 

 

 

Sur la route d'une station de ski, un château regarde passer les voitures

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Theys est située à 30km au Sud de Chambéry (voir son château), à 25km au Nord-Est de Grenoble et à 16km au Nord-Nord-Est de Laval (voir son château).

 

   Coordonnées du châtel :

45° 17' 44" N 05° 59' 25" E
 45.295563°  5.990306°

 

 

 

 

Le châtel :

L'extérieur :

La chance est une qualité essentielle

* En notre merveilleux Royaume de France il existe des constructions uniques mais non visitables. Seuls quelques invités peuvent entrer pour admirer les merveilles de nos ancêtres.

* Il y a quelques années, sur l'invitation spéciale d'une association de patrimoine, j'ai eu le droit de voir un site unique en Europe.

* Je vais tenter de vous faire comprendre la beauté de cette construction en étant objectif (car cette merveille est.... en Mon Dauphiné).

 

 

 

L'approche, là proche

* Pour découvrir le châtel, puisque tel est le nom donné par les spécialistes locaux, il faut marcher en direction d'une colline encadrée par 2 petits ruisseaux (l'eau, un élément important pour mieux vivre).

* Puis, au bout du chemin, apparaît un bâtiment "modeste" semblant classique, presque de notre siècle.

 

 

Est ce un scorpion, un serpent ou une fleur ?

 

Que le spectacle commence !

* Le site est composé de 2 bâtiments autour d'une petite cour intérieure centrale non couverte.

* Plusieurs matériaux ont été utilisés :

- Galet roulé.

- Cargneule.

- Tuf.

* De suite, sur l'un des murs, je remarque les pierres en encorbellement.

- Hummmm, cela sent les latrines. cheeky

* Sur l'autre mur, je vois des trous de boulin alignés avec une porte à l'extrémité.

- Était ce un hourdage (voir vocabulaire) ?

- Ou une passerelle pour atteindre un bâtiment annexe ?

- Ou les poutres du toit d'un bâtiment annexe ?

* La troisième façade me réserve une autre surprise : Une pierre pour l'évacuation d'eau, certainement pour un lavabo.

* Le dernier mur montre 2 fenêtres. L'une possède sur son piédroit la sculpture d'une tête.

- Regardez comme un Dauphinois est beau ! blush

 

 

 

La magie d'être exceptionnel

* Tout en respectant la propriété privée, car l'un des deux bâtiments est habité, je me retrouve devant l'entrée.

* Hélas, une solide porte avec un panneau interdit le franchissement.

* Mais, comme je fais partie des invités exceptionnels (heu.... car je le suis blush ), le préposé aux clefs fait l'acte magique....

   ..... ainsi chevillette est tirée puis bobinette est cherrée.

 

 

Une bande dessinée médiévale

 

L'intérieur :

 Le choc de l'unique !

* En entrant, il faut serpenter entre planches au sol, sacs de gravas, escalier aux marches grinçantes.

* Soudain le spectacle est magique ! ! ! !

* Dans une salle de 10 mètres sur 6 mètres apparait un décor de lumière datant du 13ème siècle.

* Laissez moi quelques instants pour récupérer de cette émotion.

 

 

 

D'abord, les constructions de vie

* Pour vous faire comprendre cette aula (salle de réception et salle d'apparat), je vais d'abord m'attacher à vous décrire les constructions (aménagements) de vie.

- D'abord, proche d'un angle un lavabo avec évacuation vers l'extérieur.

- Puis, sur la droite, une porte en bois (de plusieurs siècles) menant aux latrines.

Vous constatez que le Dauphinois est propre puisqu'il peut se laver les mains après avoir fait ses besoins..... heu....... j'ai écrit "peut", mais je n'ai point de texte ancien pour le prouver. cheeky

- Au centre du plus long mur, une imposante cheminée trône.

- Face à la cheminée, 3 fenêtres à coussiège double apportent la lumière et appellent le chevalier (moi ? ) à lire les romans Arthuriens de Chrétien de Troyes.

 

 

 

Des médaillons de 7 siècles narrant une vie de Chevalier

Et tout de suite...... la suite

* Derrière votre écran, je vous entends hurler :

"Chevalier, parle nous des peintures !"

* Patience..... je vais tout vous dire.... mais...... savourer est aussi un plaisir avant la connaissance.

"L'attente est en proportion du bonheur qu'elle prépare." Michel Dupuy dans "La Source et le feu" publié en 1954.

 

 

 

Perceval le Gallois

* Ce magnifique décor est la représentation d'un texte ancien.

* Les peintures murales sont une sorte de BD (bande dessinée) racontant une partie du roman de Chrétien de Troyes : Perceval ou Le conte du Graal.

* C'est l'initiation à la Chevalerie de Perceval le Gallois, un des héros de la Table ronde.

 

 

 

Analyse des peintures

* Comme dans de nombreuses salles peintes, celle de Theys montre la découpe traditionnelle en 3 parties :

- En bas : Une fausse tenture (hélas peu visible sur mes images).

- Au sommet : Une frise avec végétaux et blasons armoriés.

- Au centre : Un fond géométrique comportant 52 médaillons quadrilobés en alternance avec des médaillons circulaires. Ils sont répartis en 3 rangées verticales.

* Vous avez évidemment remarqué la présence d'un personnage au vêtement de paysan de couleur rouge. C'est Perceval.

 

 

Le diaporama du châtel est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du châtel :

* Au 11ème siècle, sur une petite colline aplanie, coincée entre les ruisseaux Battiards et Pierre Herse, est aménagée une motte castrale (certainement une tour en bois). Dans la basse cour au Nord sont construits quelques bâtiments (communs ?).

* En 1280, à l'emplacement des "communs" est construit le châtel (en pierre). Réalisation de peintures dans la aula.

* Vers 1325, le châtel est agrandi. Construction d'un autre bâtiment accolé.

Curiosité : La seigneurie de Theys appartint à de nombreux personnages de l'histoire.

- Les Dauphins du Viennois (voir liste) : Première mention 1246.

- Les Comtes (voir titre de noblesse) de Genève (voir liste) : Don du Dauphin suite à ses endettements.

- Les Dauphins de France (après le transport du Dauphiné) : Rachat du Roi de France au Comte.

- Jean Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc.

- François de Bonne de Lesdiguières (achat en 1593).

- etc.....

* Au 19ème siècle (?),  une partie du bâtiment est transformée en stockage d'exploitation agricole (à vérifier).

* A la fin du 20ème siècle (1991), les peintures sont découvertes. La mairie achète une partie du bâtiment (l'autre étant habitée) puis tente de trouver les fonds pour consolider les murs et restaurer les œuvres peintes. Depuis, de nombreux spécialistes étudient le site :

- Térence Le Deschault de Monredon, docteur en histoire de l'art.

- Annick Clavier, archéologue et conservatrice au service du patrimoine culturel du Conseil général de l'Isère.

* En 1993, les 2 bâtiments et les peintures murales sont classés aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant impérativement les propriétés privées (ce qui signifie ne pas s'écarter du chemin). Le bâtiment ne se visite pas, d'abord par la fragilité des peintures, puis à cause de l'instabilité des murs et des planchers. Une souscription est ouverte. Si l'objectif financier est atteint, le châtel deviendra un musée du Moyen Âge.

 

La vidéo du châtel est ici

 

 

La beauté des montagnes a inspiré le dessinateur de ce Châtel

 

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Ce château est si long qu'il commence à Lyon et se termine à Marseille

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Rochemaure est située à 30km à l'Est d'Aubenas, à 20km au Sud-Est de Privas et à 6km au Nord-Ouest de Montélimar (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 35' 18" N 04° 41' 59" E
 44.588496°  4.699949°

 

 

Toponymie : (--> voir initiation)

* Le nom Rochemaure provient du bas-latin.

- Rochemaure = Rocca Maura = Roche noire.

- Roche noire, car la pierre est basaltique, issue des volcans.

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

La découverte

* Après avoir visité le bourg fortifié de Viviers, mon destrier m'emporte vers le Nord, sur la rive droite du Rhône, pour rejoindre la commune Drômoise de Les Tourrettes en évitant la trop grande ville de Montélimar.

* Son pas lent (et non son palan), me force à la somnolence.

* Mais le bonheur du farniente sur le dos d'un quadrupède n'a qu'une durée limitée.

* Mon solipède hennit tout en sautillant pour me réveiller.

* Sur la gauche il a vu une ruine..... gigantesque.

Ce château est un paquebot volant dans l'histoire

 

 

Y a-t-il un palan ?

* Je suis époustouflé par la longueur de la ruine.

* Cette masse de pierre sur la gauche (coté Sud) contraste avec la légèreté à droite.

* Le château à gauche est construit sur un dyke.

* Mais une question me titille :

Comment monter au sommet de ce plateau ?

* En regardant mon destrier, je comprends qu'il n'a pas envie de m'amener proche du vieux bourg.

* Je dois trouver une solution.

 

 

Le plan salvateur

* Pour rejoindre le bourg médiéval et le château il faut, soit monter par la route soit par un "sentier" (traversant la route).

* Que me montre le plan :

17 - Entrée du château.

19 - Ancienne porte.

20 - Vallon de Rignas et le rempart.

21 - Tour de Bise.

22 - Tour de Galade.

Que voila construction défensive qui impressionne

 

 

Une montée dans le temps

* Au début, la découverte commence par les rues "modernes" du faubourg.

* Bien que je traverse la porte des Tournelles, je ne suis pas encore dans l'ambiance médiévale.

* Je monte, je monte.....

* Un peu au Sud-Ouest de la chapelle Notre Dame des Anges, je découvre cette imposante construction défensive "un peu" ruinée. Elle est nommée : Tour du Guast.

* Je monte, je monte.....

* Je passe par la porte de Chazaours.

* Je monte, je monte.....

   ...... C'est ainsi que je vois en contrebas les vestiges du rempart crénelé du bourg.

* Je monte, je monte.....

* N'étant qu'à la moitié de l'ascension, je pose mon séant merveilleux sur un rocher pour :

- Boire,

- Puis admirer le château.

* Évidemment, ses couleurs (claire et foncée) surprennent. Cela est du aux matériaux utilisés :

- Calcaire sédimentaire.

- Basalte volcanique.

 

 

Voyez vous une princesse me faire des signes à la fenêtre ?

D'en bas, il est haut !

* Le château semble divisé en 2 partie d'architecture "différente" :

-  A gauche, le donjon de repli.

- A droite, le logis "renaissance" avec ses fenêtre à meneaux en croix.

* Mais la rêverie de loin n'est pas la mission du Chevalier Dauphinois, donc.....

   .......Je monte, je monte.....

 

 

Le sommet.... du plaisir

* Enfin, je suis sur le plateau.

* Pour pénétrer dans le village primitif, il faut franchir un rempart crénelé.

* Ne voyant pas de fente défensive je pénètre dans l'une des tours.

* Hélas, les années et les consolidations ont assagi les entrailles.

 

 

 

L'intérieur du village :

Une autre porte

* Une porte qui m'emporte.... dans le passé.

* Sur une paroi arrondie, faite de pierres pauvrement équarries, je suis en transe devant ces archères.

 

 

Inaccessible semble être ce vieux château

Au loin, il est là

* Depuis le village, je savoure la vue sur le site castral que je vais déguster dans quelques minutes.

* Si ma compréhension du plan et de l'architecture est correcte, le curieux mur très anguleux cache (protège) le logis.

* Derrière, la haute structure polygonale posée sur une base carrée est le donjon de repli avec des fentes verticales dont je ne sais point affirmer si ce sont des archères ou des puits de lumière.

Avez vous remarqué qu'il n'y a ni crénelage ni mâchicoulis ?

* Je pressens que les années sans propriétaire ont arasé les défenses.

 

 

 

L'intérieur du château :

Échec... non point au Roi mais au Chevalier

* Ce château est il maudit ?

* Durant deux années, je suis allé en cette commune. Curieusement, close fut toujours la porte du château.

* La seule raison (peut être) : Ce site n'est ouvert que durant la période estivale. Hors, je préfère aller en montagne durant l'été.

 

 

Résolution

* "Je l'aurai un jour, je l'aurai !"

* C'est en prononçant cette phrase que j'admire le trésor du château : Son panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle (1120 ?), au sommet d'un pic volcanique, construction d'un donjon par le fils (?) de Hugues Adhémar de Monteil (voir cette famille) dont le frère fut évêque du Puy (le voir ici).

* En 1154, Pierre de Rochemaure accepte une donation auprès d'une aumone religieuse.

* En 1209, une "tractation d'hommage" auprès de l'évêque de Viviers (voir liste), permet à Giraud Adhémar de garder la seigneurie de Rochemaure.

* Au 13ème siècle, construction :

- D'un logis seigneurial au Nord du donjon.

- D'un rempart entourant le village. Il est complété par des tours.

- D'un rempart pour le village bas.

* En 1226, Giraud Adhémar, seigneur de Montélimar et du castrum de Rochemaure est cité dans un texte d'exception de charge envers les habitants de Viviers.

* A la fin du 15ème siècle, curieusement et contrairement à d'autres châteaux défensifs, Rochemaure ne bénéficie d'aucune modernisation de ses systèmes défensifs.

* En 1630 (à vérifier), les propriétaires abandonnent le château pour une construction plus confortable.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route, les rues et les ruelles. La visite de l'intérieur payante est possible (parfois ?). Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Au loin, je vois... heu.... l'Antarctique

 

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11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Sont ce des tours m’empêchant d'entrer ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Vincent-de-Barrès est située à 40km au Sud-Sud-Ouest de Valence, à 25km à l'Est-Nord-Est d'Aubenas et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Montélimar (voir son château).

 

   Coordonnées du bourg :

44° 39' 39" N 04° 42' 30" E
 44.660841°  4.708445°

 

 

 

Les fortifications 

L'extérieur :

Tout est possible

* Il est impossible de ne pas voir la commune tant elle brille seule, sur son éperon rocheux.

* Evidemment, les siècles, les guerres, les cardinaux des rois ont arasé et même détruit les remparts et les systèmes défensifs.

* Mais si vous savez rêver en regardant 3 pierres, à Saint-Vincent-de-Barrès votre esprit sera emporté dans DES rêves, car il reste plus que quelques pierres......

     ..... Il reste....

        ..... Mais, je ne vais pas de suite tout vous révéler.

* Donc : Il était une fois....

 

 

Elles sont rondes.... comme je les aime !

La traversée du temps

* Depuis le bas, je vois des remparts, des maisons établies dans le rempart et des tours rondes.

Cette cité est elle imprenable ?

* Il me faut trouver une entrée.

* C'est en m'envolant que je comprends où entrer.

* Soudain, je suis face à la porte ogivale piétonne protégée par 2 archères.

* En traversant ce tunnel, je remarque que le vantail était protégé par 2 poutres en bois, dont seuls les trous sont visibles.

* La pente pour entrer, les chicanes, les fentes de tir, retardaient l'intrusion des assaillants.

 

 

L'intérieur :

Mes rondeurs !

* « Comme il est plaisant d'être accueilli par de belles rondes ».

* Evidemment, cette phrase ne fut point prononcée par les assaillants car les "bouffies constructions" sont des tours défensives.

* Comme elles ont été arasées, il m'est impossible de définir si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient. Mais en voyant les archères droites et le départ du mur adjacent, je peux affirmer que ces tours flanques de dissuasion étaient accessibles depuis le rempart.

 

 

Même sur les constructions anguleuses, les rondeurs sont présentes

Elles sont partout

* En entrant plus profondément dans le bourg, je découvre une curieuse construction.

* Elle est cubique, anguleuse.

* Elle possède sur plusieurs niveaux de nombreuses archères droites et fentes de tir.

* Mais, en cette mairie..... je ne vois rien si ce n'est : La belle rondeur dans l'angle. cheeky

 

 

Epuisé je suis

* Devant tant de rondeurs, mes neurones explosent, mes sens sont en alerte, mes yeux sont trop émerveillés, mes mains ne savent plus que toucher, mes.....

* La folie des beautés parfaites m'envahit. surprise

* Je décide de me reposer en admirant le trésor d'un site médiéval : Le panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du bourg :

* Au 11ème siècle, construction d'une cité fortifiée sur l'éperon rocheux.

* Au 12ème siècle (?), construction du donjon.

* En 1271, une partie du Vivarais est rattachée au royaume de France, mais Saint-Vincent-de-Barrès "semble" toujours possession du Comte (voir titre de noblesse) de Valentinois.

* En 1467, officiellement Saint-Vincent-de-Barrès est rattaché au royaume de France.

* En 1574, durant les Guerres de Religion, la petite cité est attaquée puis prise par une armée de Huguenots commandée par le capitaine Paulet.

* En 1585, une garnison Protestante est installée dans la cité.

* Au 18ème siècle, de nombreuses maisons nobles sont construites.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la cité fortifiée est libre et gratuite. La visites des tours et maisons est interdite.

 

 

La poterne traverse le temps pour voyager dans le panorama

 

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département 64 - PYRÉNÉES ATLANTIQUES

 

 

Est ce un mirage ou une réalité ?

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Orthez est située à 40km au Nord-Ouest de Pau (voir son château), à 35km au Sud-Est de Dax (voir ses remparts) et à 20km au Nord-Est de Sauveterre de Béarn (voir son pont fortifié).

 

   Coordonnées du château :

43° 29' 30" N 00° 46' 11" W
 43.491643°  -0.769799°

 

 

 

Le château

L'extérieur :

Il était une fois........

 ........ un Chevalier, de plus Dauphinois (donc le gratin..... de la chevalerie), voulant participer à un frugal repas après une chasse à cheval, eut connaissance que le Vicomte de Foix-Béarn acceptait les convives après l'achat de son livre.

- Pour le voir il fallait que ce bellâtre de la plus belle des provinces (en toute objectivité puisque habitée par des Dauphins blush ), aille au château de Moncade, terre de Gastounet.

- A moi poulardes farcies, sangliers à la broche accompagnés d'un Madiran.

* Soudain je me réveille ou plutôt je me fais réveiller par ma Rossinante.

* Ceci n'était que rêve que je faisais positionné sur sa selle.

* Mais comme le rêve rejoint toujours la réalité, je vois au loin le donjon de mon ami Gaston.

 

 

Infranchissables semblent être les murailles de cette forteresse

Que vais je voir ?

* D'après mon autre ami nommé Jean Froissart, je connais l'architecture de ce château unique :

- Un village nommé Moncade entouré d'un profond fossé avec rempart.

- Accolée, une enceinte ovale de 50 mètres de diamètre entourée d'un profond fossé, protégées de 2 puissantes tours carrées diamétralement opposées.

- Puis au centre, un rectangulaire logis (où j'aurais du manger) encadré par un puissant donjon habitable et une imposante ronde tour comportant (peut être) les gargantuesques cuisines.

* J'ai hâte de découvrir tout cela.

* C'est au triple galop (proportionnel au repas prévu) que je me dirige au Nord d'Orthez.

 

 

Le terrifiant système défensif extérieur

* Évidemment, vous vous doutez qu'en notre siècle ce château n'est plus entier comme je le suggère dans le précédent chapitre.

* Mais, ses ruines sont si fascinantes qu'il en est encore plus beau.

* Comme tout envahisseur, je me faufile dans le fossé pour gravir le rempart.

* En ce jour d'été il est sec, mais certains historiens affirment que de l'eau était amenée pour transformer le fossé en douves.... où je me serais noyé avec ma lourde armure.

Nota : Je n'ai pas compris la méthode de mise en eau.

* Pour protéger la motte castrale, ce fossé n'est pas que la seule astuce défensive. Il y a :

- A gauche, une contrescarpe avec parement en pierre.

- A droite, coté rempart, une escarpe en pierre (voir un autre exemple ici).

- Au dessus, sur le mur du rempart, 3 archères accolées.

* Je vous sens dubitatif devant l'efficience de ces 3 systèmes, pourtant l'ensemble est d'une efficacité redoutable. Voici la démonstration.

 

 

La ravissante tour a mis sa plus belle jupe pour moi

 

 

L'intérieur du site castral :

Le rempart

* Tel un oiseau, je franchis le rempart.

* Heu..... je suis un peu menteur car un chemin a été aménagé pour monter sur la motte castrale.

* Avant de regarder le donjon, dans cette haute cour je longe l'intérieur du rempart pour voir :

- Proche de certaines niches, les escaliers accédant au chemin de ronde.

- Dans la niche, les 3 archères avec ébrasement vues précédemment.

* Imaginez ce rempart polygonal avec :

- Ses archers tirant aussi bien sur le glacis que dans le fossé.

- Ses défenseurs sur le chemin de ronde avec des "petits" engins de jet comme des bricoles, pierrières.......

 

La proue de ce navire médiéval traverse les siècles

 

Le donjon

* A elle seule, cette imposante tour maîtresse mérite la découverte, même depuis l'extérieur.

* Le donjon a une forme pentagonale à la base et heptagonale irrégulière à partir du premier étage.

* Dans le bec du puissant éperon supérieur, un escalier en colimaçon fut construit (les fentes de lumière sont encore présentes).

* L'actuel donjon a une hauteur de 32 mètres.

* Il comporte 4 étages intérieurs :

- Les 2 supérieurs sont résidentiels avec fenêtres à meneaux en croix et ogivales.
- Les 2 inférieurs sont défensifs avec archères.

* Au sommet, la plateforme défensive a perdu son crénelage (voir vocabulaire) mais a conservé une partie de ses mâchicoulis.

* Lentement, je contourne cette élégante masse.

* Oups...... j'ai failli tombé dans le puitssurprise

* Soudain, sur le parement Ouest du donjon, je vois les larmiers d'un (ancien) toit. Je subodore que ce fut la maison noble (puisque tel est le nom donné par beaucoup de castellologues), bien que je préfère le qualificatif : Bâtiment aulique (pour aula).

* Je ne vois pas à l'extrémité la tour possédant les cuisines.

* Triste je suis, je ne pourrais point déguster les faisans truffés. sad

 

 

Le bâtiment aulique

* Je me place au bout du bâtiment, coté Ouest.

* En voyant ce spectacle, une question me vient :

Que déduire de cet emplacement vide ou presque ?

* Heu......

- Les murs sont épais.

Y avait il des archères ? 

- Des emplacements pour des poutres "semblent" visibles (mais vous connaissez mon imagination fertile).

- Coté donjon, une porte au troisième niveau permet le passage entre les 2 constructions.

* Pensant avoir tout vu et tout compris des bâtiments sur la motte, je me dirige vers le donjon.

 

 

 

L'intérieur du donjon :

 

 

La description de l'intérieur du donjon est ici - CLIC

 

 

 

Aula et tinel ne sont plus que fantômes que j'imagine

 

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département 46 - LOT

 

 

 

Voyez vous la construction attribuée aux Maudits Anglois ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune de Vers est située à 50km au Sud-Est de Domme (voir cette bastide), à 40km au Sud-Ouest de Figeac et à 10km au Nord-Est de Cahors (voir son pont fortifié).

 

 

   Coordonnées du château :

44° 29' 11" N 01° 33' 19" E
 44.486499°  1.555419 °

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Où sont..... les Anglais

* A l'époque médiévale, la vallée du Lot mais aussi celle du Célé virent la construction de curieux châteaux.

* Pour protéger la population des attaques des petites bandes armées et/ou contrôler le passage sur la rivière, des abris sous roche furent aménagés. Certaines petites grottes devinrent des Rocas (sites défensifs dans la roche).

* C'est donc la tête en l'air mais le séant posé sur la selle que j'avance en mode scrutation, tout en suivant le cours de la rivière.

* Soudain, mon destrier stoppe, me jette de SA selle puis part à l'ombre d'un rocher.

Qu'a-t-il vu ?

* Heu...... Une "curieuse curiosité" prenant la couleur de la roche.

 

Pensez vous que les Maudits Anglois soient encore à l'intérieur ?

 

Les Anglais ont ils débarqué ?

* Bien caché à la base d'un haut rocher, presque invisible, un mur se dessine.

* Cette construction, dont je ne fais que deviner la présence, est nommé : Château Anglais.

* Les historiens supposent que ces Maudits envahisseurs de notre beau Royaume de France n'ont pas construit ni possédé cette petite fortification défensive. Pourtant certains affirment que le Quercy se nomme : Haute-Guyenne...... donc possession du Duc donc..... Anglaise.

* Je me dois de monter pour comprendre l'architecture de ce château et surtout..... chasser les Anglois qui oseraient encore l'habiter.

 

 

Le dragon de la vengeance

* Avant d'attaquer, je tente de comprendre l'architecture extérieure.

* Il me semble voir deux parties :

- A droite, un mur s'appuyant sur la roche possède des fentes verticales (archères ?) et des trous dont je ne sais si ce sont des arquebusières, des fenêtres ou des ouvertures "mixtes".

- A gauche, en position avancée, je devine l'entrée couvert d'un toit (ou plancher d'un étage) formant une tour (supposition),

* Pour monter au château, la solution est simple, je déploie mes ailes de dragon mangeur d'Anglais. surprise

- En réalité, au dessus, proche du rocher, un sentier permet l'accès. Mais j'avoue que mon image de Dragon-Dauphinois est plus "historique".

 

Y a-t-il un ours en cette grotte ?

 

L'intérieur :

Face à la porte

* En un bond, je suis devant l'entrée.

* Astucieusement, les architectes ne l'ont pas positionnée face à la vallée ni dans l'alignement du sentier. Ainsi, elle est facilement défendable.

* Avec précaution, j'avance.

* Surpris je suis : Un sas m'accueille.

- Cette entrée fut parfaitement défendue.

- L'assaillant coincé devait être sous le "feu" des défenseurs.

* Le site ayant été consolidé, j'avance avec confiance mais..... avec heaume et visière baissée.

 

 

Qui a éteint la lumière ?

* Soudain, la lumière devient moins intense.

* J'avance lentement car le sol n'est pas complètement nivelé.

* Je stoppe pour que mes yeux s'habituent.

* Je suis dans une grotte

* Quelle fascinante sensation d'être dans un lieu aménagé par les hommes, non pas à la préhistoire mais il y a 7 siècles.

* Pour survivre, de tout temps les hommes ont aménagé des lieux de refuge.

Je suis dans l'un d'eux !

 

 

Point d'ours ni de Maudits Anglois en ce château unique

 

 

Traces de vie

* Bien que je ne trouve point de cheminée, ni de coussiège, ni de lustre, les indices d'aménagement par l'homme "moderne" sont nombreux.

* Par exemple :

- Des entailles pour porter des poutres.

- Des encoches pour porter des piliers (supposition).

Etant seul, puis je dire que je suis LE seigneur du château ?

 

 

Se retourner, c'est aussi voyager

* En revenant sur mes pas, je découvre la partie défensive, c'est à dire le mur.

* La largeur entre le mur et la paroi permet de loger de nombreux habitants.

* Je suis surpris que le sol soit pauvrement aplani. Il est vrai que cette construction n'est qu'un solution de repli et non un habitat.

* Au fond, je remarque quelques détails "humains" :

- A gauche, certaines parties de la paroi rocheuses ont été creusées augmentant la surface habitable ou pour créer des "placards".

- Une saignée oblique dans la paroi dont la fonction m'interpelle :

-- Toit ou gouttière pour récupérer l'eau dans une "cuve" à gauche ?

-- "Tuyau" de cheminée pour un feu à gauche ?

* A droite, le mur est composé de pierres pauvrement équarries et aux dimensions très variables.

* Une ouverture de tir m'informe de son épaisseur.

 

 

Etages sans ascenseur

* En reculant, je vois des trous pour les poutres d'un plancher.

* De plus, pour ne pas fragiliser le mur, la partie basse est plus épaisse.

Comment monter à l'étage ?

* En me retournant, je vois une masse. Je pressens que ce fut l'escalier permettant d'accéder à l'étage sur plancher mais aussi aux fentes défensives supérieures.

 

 

Partir, c'est revoir la civilisation

* Ne voulant pas vous montrer toutes les merveilles de ce château unique, je vous propose de me suivre vers la sortie vers Vers. cheeky

Je me dois d'entrer dans la lumière

* Avant de quiiter ce lieu de sécurité, je me dois de vérifier la présence ou non des Maudits Anglois si sournois.

* Je ne vois aucune menace de ce coté.

* Avec précaution, je m'avance vers le sas. J'en profite pour regarder les trous de poutre qui me pose question :

Y avait il un trou formant assommoir ?

* Soudain, j'ai un doute......

   ...... je sens comme une odeur d'Anglois.

* Je vérifie par ce trou, visant vers le sentier.

* Point de menace.

* Je sors pour découvrir un autre château "Anglais" en amont de la rivière Lot, par exemple : Bouzies.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème ou 14ème siècle, pour servir de refuge et vérifier le passage sur la rivière, la grotte est aménagée et surtout fortifiée.

* Au 14ème et 15ème siècle,  durant la Guerre de Cent Ans, les Routiers harcèlent la province du Quercy (cette province est tiraillée entre les Rois d'Angleterre et de France. A qui appartient elle depuis 1271 ?). Il est probable que ce "château Anglais" protège les villageois.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis la route, ruelles et sentier. La visite de l'intérieur est possible à vos risques et périls car, bien que consolidées, la grotte et les parois construites sont fragiles, Soyez très prudents et respectueux.

 

 

Si je comprends bien, au loin c'est l'Angleterre

 

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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département :  67 - BAS RHIN

 

 

 

Incroyable.... un château a poussé sur le rocher

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Dambach est située à 50km au Nord-Est de Saverne, à 30km au Nord-Ouest de Haguenau et à 25km à l'Ouest de Wissembourg.

 

   Coordonnées du château :

49° 00' 49" N 07° 39' 43" E
 49.013694°  7.662083°

 

Nota :

* Ne pas confondre. Il existe un château éponyme (Wineck) proche de la commune de Katzenthal dans le Haut Rhin. Son architecture est très différente.

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Elle se fait désirer

* Se perdre dans les bras d'une damoiselle, de plus avec de rondes formes, est un plaisir que beaucoup pensent unique et surtout merveilleux.

* Mais se perdre dans une forêt Alsacienne, en espérant trouver la ruine de Windeck ou Wineck ou Schmalstein (diantre, la belle possède 3 patronymes) est la sensation que je vis.

* Cette merveille est à 3km au Nord-Est de Dambach, mais avec ses sentes qui serpentent, avec les arbres qui la cachent, je pressens que la belle sait se faire désirer.

* Soudain, à 360 mètres d'altitude, comme un enchantement, la ruine apparait, massive et aérienne.

 

 

Faire le tour

* Posée sur une  crête rocheuse, la construction est fascinante.

* Bien que le château soit en ruine, son architecture simple est identifiable.

- Sur la droite, une "sorte" de logis.

- Sur la gauche un donjon ou une tour défensive.

* Les murs de la tour sont épais, mais je ne vois ni système défensif, ni trace de vie (cheminée, latrines....).

* En contournant cette masse je suis admiratif :

- La haute construction n'est pas qu'une simple tour mais un donjon pentagonal.

- Il est protégé à la base par le rocher.

- Ses pierres sont parfaitement taillées et jointives.

- Le parement d'angle est réalisé avec des pierres à bossage.

 

Avec tout ce rose, est ce le château d'une demoiselle ?

 

Entrer sans frapper

* Le mur dans le prolongement du rocher me surprend.

* Il semble fragile.

* Ses pierres sont pauvrement équarries avec des joints très épais.

* Il est probable que mon ressenti est du à la consolidation récente.

* En observant la "petite" porte, je constate que le mur n'est pas si fragile que je l'avais pensé.

* Par contre, je suis surpris du manque de système défensif de chaque coté de l'entrée.

 

 

L'intérieur :

Basse cour

* "Je pousse la porte".

* J'entre.

* Des pierres au sol, de l'herbe et des arbres m'accueillent.

* De l'autre coté, un mur avec une porte délimite la cour basse.

* En cet espace, je ne vois ni mur défensif, ni trace de bâtiment, ni puits, ni citerne. Les siècles ont effacé de nombreuses traces de vie.

 

 

Que de surprises !

* Soudain, mes poils de castellologue amateur se dressent. Il semble que je n'ai point vu de nombreux détails :

- Proche d'une entrée, il y a les traces de "loquet" et de poutre de verrouillage.

- Coté rocher, à plusieurs mètres du sol, la porte d'entrée dans le donjon et le logis.

- Dans l'alignement de la porte, les vestiges d'un escalier menant vers des constructions en encorbellement.

* Pour mieux comprendre cette fascinante ruine, je vous propose le croquis réalisé par un spécialiste,

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au début du 13ème siècle, la famille Windstein fait construire une fortification dont la fonction est : Poste avancé en protection du château de Shoeneck.

* Au 14ème siècle, la famille Lichtenberg inféode le château aux Durkein (vérifier).

* En 1618, début de la Guerre de Trente Ans.

* En 1648, lors de la signature du traité de Westphalie, l'Alsace entre dans le Royaume de France de Louis XIV (voir liste des rois).

* A la fin (ou au milieu) du 17ème siècle, sur ordre Royal, de nombreux châteaux d'Alsace sont démantelés dont le Wineck.

* En 1985, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents car les pierres peuvent être glissantes et instables.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Ai je correctement fermé la porte ?

 

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