4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:40

 

 

Pour découvrir l'extérieur de la tour-porte

Veuillez cliquer ici.

 

 

 

L'étage inférieur est très défensif

L'intérieur :

La salle basse

* Le contraste entre le puissant soleil Gardois et l'ombre intérieure m'oblige à attendre que mes yeux s'habituent.

* J'adore ce moment où je sens les entrailles sans les voir. C'est le moment où l'imaginaire travaille.

* En regardant la porte coté Sud, je vois les 2 niches contenant une archère.

Avez vous remarqué l'épaisseur des murs ?

* Évidemment, la tour étant symétrique, la porte coté Nord possède aussi les mêmes systèmes défensifs.

* Le coté Est donnant sur la lagune, montre une archère avec un ébrasement (voir vocabulaire) intérieur important.

* Au plafond, un orifice rond m'interpelle.

A quoi vous fait il penser ?

* Bien qu'elle soit obstruée, cette ancienne ouverture me fait penser à un assommoir.

* Ce niveau ne comporte aucune sculpture ni décoration. L'architecture est fonctionnelle et défensive.

 

 

 Il ne faut pas avoir le tournis en cet escalier médiévalLe fameux colimaçon !

* Après avoir regardé les cotés Sud, Nord et Est, que vais je regarder ?

Avez vous une idée ?

* Evidemment, je vais me tourner du coté Ouest.

* Curieusement, il ne ressemble pas à son opposé.

* L'archère coté lagune est bien présente mais une ronde forme occupe une partie de l'espace.

* Vous êtes si intelligents mes fidèles lecteurs (et lectrices bien sur) que vous avez deviné la présence d'un escalier intérieur en colimaçon.

* Vous avez remarqué qu'il tourne sur la droite.

C'est le sens logique pour que l'assaillant tentant de monter ait le bras droit (porteur de l'épée) bloqué par le montant. Ainsi le défenseur a toute la liberté pour toucher son adversaire.

Si vous ne me croyez pas, faites l'essai !

* La lumière dans cet escalier est amenée par les archères droites à faible ébrasement.

* Je suis surpris de voir une archère au raz d'une marche, donc très basse.

Est ce du à la reconstruction récente ?

Ou est ce volontaire pour effectuer un tir au pied de la tour ?

 

 

 Sobre et chaleureuxLa salle du 1er étage

* En cette salle, l'ambiance est différente.

* Je pressens que cette pièce fut la salle des gardes et même la pièce de repos.

* Au fond, une fenêtre à coussiège est obturée. Je vous l'ai déjà montrée ici.

* A droite, l'ouverture lumineuse permettait la surveillance coté Sud.

* Le confort de cette salle est assuré par une petite cheminée coté Ouest.

* Bien que l'espace soit minimal, il devrait être agréable de rester quelques heures dans cette pièce au plafond décoré.

Avez vous remarqué la sculpture sur les clés de voûte ?

 

 

La plateforme sommitale

* Je reprends l'escalier pour arriver..... au sommet du monde !

* Certes, mon propos est un peu exagéré, mais avouez qu'en cette terre si plate, être à 13 mètres de hauteur permet de voir très loin.

 

 

C'est la fin

* Pour vous la visite est terminée.

* Je vous accompagne jusqu'à l'escalier.

* Je vais rester à me dorer au soleil en espérant voir un vol de flamant rose.

 

 

Le diaporama de la tour est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de la tour :

* A la fin du 13ème siècle (à vérifier), début de construction de la tour. Le pont enjambant la rivière Vistre est nommé : Pont de Carbonnière. Logiquement, la tour fortifiée prend ce patronyme.

* Au 14ème siècle, la tour est considérée comme l'une des clés du Royaume de France. Elle sécurise la route terrestre et contrôle la navigation sur la rivière. Evidemment, une taxe est prélevée pour chaque personne et chaque charrette passant en ce lieu.

Remarque : Les (auto)routes à péage ne sont pas une invention moderne.

* En 1562, durant les guerres de religion, après avoir incendié l'abbaye de Psalmodie, le Vicomte (voir titres de noblesse) de Crussol (voir son château) à la tête d'une armée Protestante, attaque et s'empare de la tour. Son but final est de prendre la cité Catholique d'Aigues-Mortes. Mission qu'il ne réussi pas.

* En 1567, la tour étant à nouveau aux mains du Roi Catholique de France, une armée Protestante s'en empare pensant ainsi conquérir facilement Aigues-Mortes. Comme 5 ans auparavant, l'armée des Huguenots ne conquiert point la cité Royale.

* En 1598, trois hommes d'arme sécurisent la tour. Cela peut paraître peu mais Aigues-Mortes est proche. Il suffit d'une simple alerte pour que les renforts parviennent par l'unique route.

* En cette fin de 16ème siècle, la plateforme est modifiée pour permettre le tir de canon.

* En 1622, les troupes Huguenotes du Duc de Rohan attaquent la tour. Les boulets des canons détruisent partiellement la construction. C'est par l'un d'eux que périt le capitaine de cette tour.

* En ce 17ème siècle, la tour est réparée et ses défenses sont améliorées.

* A la fin du 18ème siècle, la tour a toujours une fonction défensive.

* En 1780, la porte fortifiée à péage permet d'augmenter les revenus de certains nantis du Royaume comme le Duc de Fleury, Pair de France, Lieutenant Général des armées du Roy et gouverneur de Lorraine qui est nommé : Capitaine de la tour de Carbonnière. (comme pour nos députés actuels à l'assemblé nationale), ce Duc ne se rend pas en ce lieu pour le défendre ni l'inspecter.

* Vers 1792, avec l'abolition des privilèges, la tour devient Bien National.

* En 1810, la tour appartient à la ville d'Aigues-Mortes. Les autorités municipales, ne sachant que faire de ce bâtiment, le cèdent au ministère de la guerre.

* Au 19ème siècle, la circulation sur cette route est importante.

* En 1825, l'ingénieur en chef des ponts et chaussées du Gard envisage la destruction de la tour car elle crée un rétrécissement et sa vétusté pourrait occasionner des éboulements dangereux pour les véhicules.

* En 1872, un contournement de la tour est décidé sauvant cette construction historique.

* En 1903, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, la tour est gérée par le Centre des Monuments Nationaux.

* Au début du 21ème siècle, à une centaine de mètres au Sud du bâtiment, un parking est construit permettant la découverte de la tour en longeant la lagune.

* Au 21ème siècle, la découverte de la tour de Carbonnière est libre et gratuite.

 

 

De cette tour je vois (presque) mon Dauphiné !

 

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châteaux du Gard

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 06:34

 

Département 30 - GARD

  Mon graal de ce jour est au sommet de la colline

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Hilaire-d'Ozilhan est située à 30km au Nord-Est de Nîmes, à 25km au Sud de Bagnols sur Cèze et à 15km Est-Sud-Est d'Uzès.

 

     Coordonnées du château :

43° 58' 34" N 4° 35' 51" E
 43.97627159°  4.597697854°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est là bas

* A un kilomètre au Nord-Est du bourg, une verte petite colline porte les stigmates d'un ancêtres médiéval.

* Sur la carte, le site est nommé : Le Castelas.

* Je descends de mon destrier pour marcher sur l'odorant sentier.

* Sur la droite j'aperçois un long mur de pierres ressemblant à un rempart.

* Le sentier m'emportant sur la gauche, je le suis en espérant m'approcher de ce magnifique vestige défensif.

 Est ce un menhir, par Toutatis ?

Une tour pointue

* Je suis toujours fasciné par les ruines, car elles offrent des vestiges aux formes différentes faisant travailler l'imaginaire.

Que voyez vous ici ?

* Avant de conclure de façon hâtive, je vais tenter une analyse (Freudienne ?).

 

L'analyse rapide

* La construction a une forme arrondie. Cela peut être un moulin ou une tour ou un pigeonnier.

* Etant arasée, il est impossible de deviner ni voir une crénelage ou un mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Le diamètre de la tour semble faible. J'exclu l'hypothèse d'un moulin.

* En contournant le vestige, je vois qu'il est "accroché" (à sa base) à un mur.

* De plus l'épaisseur de la paroi est importante.

* J'élimine la théorie du pigeonnier et j'ose affirmer (sans avoir réalisé un véritable travail d'archéologue) que je suis en face d'une tour d'angle

Est ce celle du rempart ou du château habitable ?

* J'opte pour le deuxième solution car la "tour" est loin de la pente, donc loin du rempart extérieur.

 Pierre, tu es énigmatique !

Le rempart

* Je vous avais promis de rejoindre le rempart.

Promesse tenue.

* Le mur est si arasé qu'il est difficile d'en tirer quelques enseignements. N'étant point habilité à faire des fouilles, je me contente d'une observation rapide.

* Le rempart est épais. Il est construit de pierres correctement tallées et jointives.

* Classiquement, le remblai est composé des restes de pierre taillée et des cailloux ramassés sur le terrain.

* Sur les quelques mètres encore visibles, je ne constate aucun système défensif.

* Je suis étonné de ne point voir de tour.

 

        L'intérieur :

L'analyse 

* En entrant, je vois..... heu....

* Un petit morceau du rempart du château avec, une archère droite

Magnifique n'est il pas !

* Avec un peu d'attention, mon jugement diffère. Je doute que ce trou soit une archère.... Mais j'ai l'imagination fertile.

 

L'immensité

* L'infini (ou presque) que je ressens au centre de ce château fort est du :

* A la surface du site castral (certes dénudé de ses bâtiments, mais rempli de vert).

* A la vue sans obstacle entourant la colline.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (?), construction d'un château fortifié.

* En 1441, le roi Charles VII (voir liste) autorise les habitants à utiliser les pierres du vieux château médiéval pour construire le château de plaine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en étant très prudent. Je risque de recevoir une pierre ou de glisser est important.

 

Les collines sont magnifiques

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châteaux du Gard

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 06:04

 

 

Département 12 - AVEYRON

  Ne reste-t-il qu'une tour de l'époque médiévale ?

 

 

Le bourg :

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Salles Curan est située à 65km au Nord-Est d'Albi, à 28km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 27km au Sud-Est de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 10' 58" N 02° 47' 17" E
 44.182816°  2.788218°

 

 

 

Le château : 

         L'extérieur :

La découverte

* En arrivant sur les "hauteurs" du bourg, le château apparaît proche d'une petite place.

* Ce n'est donc point un vestige qui s'offre à moi mais une construction très moderne dont il va me falloir découvrir les traces médiévales.

En voyez vous ?

 

Quel joli chapeau pointu

 

L'analyse 

* Le site est composé d'une imposante tour encadrée par 2 ailes.

* Les courtines habitables sont très modernes avec leurs multiples fenêtres et des lucarnes à croupe.

* Avec sa couverture de lierre, il m'est impossible de voir des systèmes défensifs sur la tour.

* La base de la tour est évasée.

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* Au sommet, je ne vois aucun crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

Vais je trouver mon bonheur vers l'entrée ?

 

 

La porte d'entrée  Vais je tirer la bobinette pour voir la chevillette ?

* Mon œil de castellologue amateur a de suite repéré la porte de gauche. C'est une ouverture à ogive.

* Évidemment, vous avez remarqué le rainurage de la herse ainsi que son magnifique fantôme.

* Au dessus, dans une rosace flamboyante, apparaît le blason de monseigneur Guillaume de la Tour, évêque de Rodez et premier propriétaire du château actuel.

 

 

L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 8ème siècle (?), un château primitif est construit (proche de l'actuel presbytère). Il est possession du Comte de Rodez.

* Au 13ème siècle (?), le château appartient à l'évêque de Rodez.

* En 1260, Guy de Séverac dépose une plainte auprès du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez, contre l'évêque Vivian. Il le soupçonne d'héberger dans "l'ancien" château (dont la description est inconnu) une bande de brigands.

* En 1442, l'évêque Guillaume de la Tour demande à Pierre Combette les fondations pour un futur château ainsi que la construction de 4 tours et bâtiments.

* En 1447, le chantier est confié à Jean Salgues.

* En 1450, les boiseries sont confiées à Astorg de Firminhac.

* Vers 1450 (?), le château moderne est achevé. Il devient la résidence d'été de l'évêché.

* En 1601, après la destruction de leur couvent par les Calvinistes, les Bénédictines de l'Arpajonie de Millau trouvent refuge au château.

* Au 18ème siècle (1730 ?), le château est modernisé.

* A partir de 1770, l'évêque ne vient plus au château de Salles Curan.

* En 1779, l'évêque Champion de Cicé n'appréciant pas ce château propose de le démolir pour vendre les pierres. Sa décision n'a pas le consentement des habitants.

* En 1795, le château est vendu à Pierre Girard.

* En 1824, une école est ouverte dans les sous-sols..

* Au 20ème siècle, le château est transformé en hôtel.

* Au la fin du 20ème siècle, après avoir pris plusieurs noms, le site se nomme : Hôtel du Levézou.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Au 21ème siècle, la herse n'arrête que le touriste curieux et admiratif

 

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 06:15

 

 

La découverte de l'extérieur est ici

 

 

 

         L'intérieur : La salle des Gens d'armes de la Conciergerie

La conciergerie

* La salle des Gens d'armes de la Conciergerie a été construite en 1302, sous Philippe-le-Bel (voir liste des rois).

* L'un des rares ensembles d'architecture civile gothique, elle est composée de quatre nefs (dont seulement deux visibles sur la photo).

* Elle était à l'époque éclairée latéralement par des baies géminées. Elle servait alors de réfectoire.

* Des escaliers en vis menaient à la Grand'Salle d'apparat du palais, située au premier étage. Les aménagements ultérieurs du palais l'ont fait disparaître.

* Quatre cheminées assuraient le chauffage de cette vaste pièce.

* Surélevée de quelques marches par rapport à la salle des Gens d'armes, la salle des Gardes est de la même époque.

* Elle ne comporte que deux travées et une ligne de trois grosses colonnes à chapiteaux sculptés. Elle donnait accès à la chambre du roi, reconvertie en salle de tribunal.

 

 

Le greffier note scrupuleusement les entrées et les sorties

Les salles révolutionnaires

* Nous sommes ici dans le couloir des prisonniers, là où ceux-ci pouvaient circuler à leur guise.

* Le greffier note scrupuleusement les entrées et les sorties (le plus souvent vers l'échafaud) des détenus et, un peu plus loin le bureau du concierge.

* Au temps du palais des rois de France, le concierge était un personnage important dont l'autorité administrative faisait loi.

* Le palais était truffé de boutiques de marchands et leur location dépendait du concierge qui en tirait des revenus substantiels.

* Le caractère lucratif de sa profession changea dès que les rois désertèrent le palais au 14ème siècle.

* La Révolution le ramena à un rôle de gestionnaire de la vie carcérale.

 

 

Le traitement des prisonniers

* Il y avait cependant plusieurs sortes de prisonniers à la Conciergerie :

- Les plus modestes – les pailleux – couchaient à même le sol sur la paille.

- Un cran au-dessus – les pistoliers – qui, pour quelques pistoles, pouvaient disposer d'un lit.

- Et enfin – les hôtes de marque – dont faisait naturellement partie la reine, Marie-Antoinette.

* On voit ici une reconstitution de sa cellule, après sa tentative d'évasion.

* La cellule était séparée en deux par un paravent.

* D'un côté, les gendarmes chargés de sa surveillance.

* De l'autre, la reine vêtue de noir qui disposait d'un lit, d'une modeste table et d'une chaise.

* Le concierge devait bien trouver une contrepartie dans ces différences de traitement*.

 

 

La tentative d'évasion de la reine

* Lors de son incarcération, Marie-Antoinette fut placée dans une cellule à proximité de la cour des Femmes. Le chevalier de Rougeville réussit à lui faire parvenir de l'argent pour soudoyer ses geôliers. Trompée par la bonhomie du gendarme Gilbert, la reine commit l'erreur de se confier à lui. Celui-ci fit part de ce projet au comité de sûreté générale.

* La réaction fut immédiate. Le Concierge Richard et son épouse furent immédiatement arrêtés et conduits à la prison de la Force. La reine fut, quant à elle, transférée le 11 septembre 1793 dans une cellule plus éloignée de l'entrée et exécutée le 16 octobre.

 

 La cour des Femmes

La chapelle

* La chapelle des Girondins était une ancienne chapelle transformée en prison collective.

* Elle prit ce nom du fait que 21 députés y furent détenus et que, le soir de leur condamnation, ils aient attendu le jour en faisant bombance toute la nuit.

 

 

La cour des femmes

* La dernière vue de la Conciergerie est la cour des Femmes, entourée par les cachots des prisonnières.

* Les arcades du rez-de-chaussée recevaient les pailleuses.

* Les détenues pouvaient se promener en tournant autour de cette maigre pelouse.

* Seuls les arcades et le premier étage sont d'époque, les étages supérieurs font partie des aménagements du 19ème siècle.

 

  Double rangée de poteaux et étrésillons en quart de cercle

La Sainte Chapelle

* Au sein d'une cour d'une cour, encombrée de surcroît de baraques provisoires et de voitures, l'extérieur de la Sainte-chapelle est malheureusement fort mal mis en valeur.

* Il s'agit cependant d'une merveille de l'art gothique, dont les minces piliers supportant les voûtes ne sont contrebutés que par des contreforts verticaux sans arcs boutant.

* Un véritable défi à la stabilité de l'ensemble.

* Sur la façade Nord-Ouest, une minuscule chapelle à rez-de-chaussée, surmontée d'un oratoire a été ajoutée par Louis XI à la fin du 15ème siècle.

* On distingue cependant bien les deux niveaux :

- Une chapelle basse

- Et la chapelle haute avec ses immenses vitraux.

 

 

Dans la chapelle basse

* On entre par la chapelle basse qui était réservée aux serviteurs du Palais.

* Toute la structure a reçu un décor polychrome inhabituel dans ces lieux réservés au culte. Il s'agit en fait d'une restauration du 19ème siècle.

* La double rangée de poteaux et les étrésillons en quart de cercle qui les relient permettent de rééquilibrer la poussée des voûtes ogivales surbaissées de la nef centrale.

 

 Une lumière unique !

Dans la chapelle haute

* On monte à la chapelle haute par un escalier en vis. Les grandes verrières de 15 m de hauteur fournissent un éclairage étonnant. Mis en place au 13ème siècle, les vitraux sont les plus anciens de Paris.

* Pas moins de 1113 scènes sont ainsi réparties dans les 15 verrières couvrant l'histoire de l'Humanité, depuis la Genèse jusqu'à la résurrection du Christ, que l'on analyse par une lecture de gauche à droite et de bas en haut, verrière par verrière.

* Tout le vaisseau est entouré d'arcatures et de colonnes dont les chapiteaux sont ornés de motifs végétaux.

* Sur les douze poteaux principaux, sont adossés les statues des douze apôtres, chacun tenant une croix rituelle de consécration.

* Au fond de la chapelle, au-dessus de l'entrée, une grande rose symbolise l'Apocalypse. Au centre de celle-ci le Christ apparaît en gloire pour juger les vivants et les morts.

 

 

Les salles de l'actuel Palais de Justice

* Après avoir monté les marches de l'imposant escalier de la cour du Mai, on débouche dans la Galerie marchande.

* C'était sous l'Ancien-Régime un lieu très animé où se mêlaient huissiers et plaideurs auprès des boutiquiers en tout genre qui avaient pris place au Palais. Une galerie commerciale de l'époque en quelque sorte.

* Dans cette architecture classique de colonnes, pilastres et voûtes surbaissées, l'escalier de droite mène aux chambres de la Cour d'appel.

* Le couloir qui s'amorce au fond à gauche mène vers les chambres correctionnelles.

 

 

Vestibules

* Nous sommes ici dans le vestibule René Parodi, au cœur des chambres correctionnelles. Chacun y attend, en compagnie de son avocat que son affaire soit appelée.

* A l'extrémité Nord-Ouest du Palais, le vestibule de Harlay fait pendant à la Galerie marchande. De cette grande salle nue, on accède par l'escalier sur la droite à la Cour d'assises et, dans le fond, à la Cour de cassation.

 

Magnifique plafond à caissons

 

Anciens appartement de Louis IX

* Cette Première chambre civile, qui communique avec la salle des Pas-Perdus, a pris la place des anciens appartements de Louis IX au 13e siècle.

* Elle a été décorée d'un magnifique plafond à caissons sous Louis XII, miraculeusement épargné lors des évènements de la Commune.

* C'est ici que se tenait le Tribunal révolutionnaire de Fouquier-Tinville pendant la Terreur.

 

 

La salle des pas-perdus

* Nous sommes presque revenus à notre point de départ, puisque cette grande salle des Pas-Perdus communique avec la Galerie marchande.

* Au temps de Philippe-le-Bel, c'était une pièce gothique d'apparat – la Grand-Salle – à l'aplomb de la salle des Gens d'Armes que nous avons vue à la Conciergerie.

* Démolie à deux reprises, elle a été reconstruite après la Commune dans ce style néo-classique, tout en conservant ses deux "nefs" (Balzac la surnommait la "cathédrale de la chicane") dont une seule apparaît sur cette photo. Salle des Pas-Perdus

* C'est la salle la plus connue du Palais et son centre d'animation.

 

 

C'est la fin

* Nous terminons cette visite en regagnant le boulevard du Palais par ce monumental escalier Louis XVI, bâti par Antoine.

 

 

Le diaporama du Palais de Justice est ici - CLIC

 

 

 

Histoire succincte  du Palais de Justice :

* Dès l'occupation romaine, le site de l'actuel Palais de Justice estle siège du gouvernement administratif et militaire du pays.

* Au 5ème siècle, les rois Mérovingiens (voir liste) s'installent au château.

* Au 9ème siècle, les rois Carolingiens s'y installent. 

* Au 13ème siècle, Louis IX le Saint, habite dans ce qui est aujourd'hui la Première Chambre Civile et fait édifier la Sainte-Chapelle. Il rend la justice dans la cour du palais.

* A la fin du 13ème siècle, Philippe-le-Bel fait construire les bâtiments de la Conciergerie.

* Au 14ème siècle, aux heures les plus noires de la guerre de Cent-Ans, les émeutiers parisiens assassinent, sous les yeux du Dauphin (voir titre de Noblesse) Charles (le futur Charles V), ses conseillers.

* En 1364, devenu roi, Charles V quitte son palais où il ne garde que de trop mauvais souvenirs et s'installe dans l'hôtel Saint-Paul, ou dans la citadelle du Louvre et encore au château de Vincennes.

* En cette fin de 14ème siècle, pour faire comme le Roi Louis IX (ou en hommage), Charles V décide que le vieux Palais du Roi deviendra le Palais du Parlement et, simultanément la Cour suprême de justice.

* Vers 1790, la Révolution bouleverse les dispositions Royales. Ces bâtiments accueillent les nouveaux tribunaux, le vieil édifice prend alors le nom de Palais de Justice.

En 1840, la restauration des lieux est entreprise et se poursuita pendant 70 ans pour les rendre compatibles avec leur nouvelle destination.

* Au 20ème siècle, les diverses instances éclatant dans ce palais devient obsolète, il est aujourd'hui de nouveau question de le réorganiser en éloignant certaines juridictions.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de certaines salles est payante.

 

 

12 siècles de construction se mirent dans la Seine !

 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:07

 

 

Département 30 - GARD

 

 

Chantez avec moi : "Là haut sur la montagne, il y a un beau château"

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Molières sur Cèze est située à 60km au Sud-Ouest de Montélimar (voir son château), à 40km au Nord-Ouest de Bagnols sur Cèze et à 18km au Nord-Est d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 15' 56" N 04° 10' 23" E
 44.26560124°  4.17308539°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

La découverte de loin

* A 1km au Nord-Est de la commune, sur une colline boisée, apparaît une grise construction "presque" neuve.

* La position est idéale pour voir (surveillance des vallées) et être vu (marquer un territoire).

* Avec ses angles droits, le bâtiment ne ressemble pas à un château fort du 14ème siècle.

* Curieusement, la vision de loi me fait penser à un immense cube.

* C'est avec toutes mes interrogations et supputations que je grimpe l'agréable sentier odorant.

 

 Sont ce des amoncellements de cubes ?

A ses pieds

* Trente minutes plus tard, en arrivant proche de la construction, plusieurs informations me sont données :

- La construction est une ruine.

- Une association de sauvegarde tente de le faire revivre.

- Je vais découvrir une forteresse médiévale (un panneau l'affirme).

- Le site est décrit comme l'un des plus vastes châteaux féodaux des Cévennes.

- L'entrée est payante.

 

 

Premiers ressentis

* Ce château est composé de blocs cubiques imbriqués.

* Il est construit sur le rocher et parfois se "marie" avec lui.

* Les ruptures de terrains l'isolent sur plusieurs cotés.

* Quelle chance, certaines parois sont effondrées permettant de voir ses entrailles sans entrer.

* Ainsi, il est possible d'admirer de magnifiques salles voûtées, ses parements, ses fantômes de portes et fenêtres.

Avez vous remarqué des systèmes défensifs ?

* Je suis étonné de l'absence de canonnières pour un château toujours habité au 15ème siècle.

* Conclusion :

- Ces blocs de bâtiments possèdent trop d'angle mort, trop de courtines droites pour avoir été une forteresse imprenable.

- Ce devait être un symbole plus qu'un château défensif.

La diversité des pierres m'informe que le château a souffert

 

 

L'intérieur :

Avant propos

* Comme vous le savez, je ne livre que peu d'informations sur les châteaux payants.

* Mon but est de vous titiller pour que vous soyez "obligés" de vous y rendre.

* Mais j'ai une autre raison d'être avare de détails : Cette ruine est mystérieuse, énigmatique par son architecture.

* J'avoue ne pas l'avoir complètement comprise.

* Je vais donc vous montrer mon ressenti des doutes, sans vous donner des explications.

 

 

Une entrée

* Un long mur comporte des fentes verticales (archères primitives ?) et sous le toit des ouvertures ressemblant à un crénelage couvert.

* Au bout, une porte ressemblant à un châtelet. Je la franchi.

* Derrière, il y a un "cube", c'est à dire un bâtiment anguleux dont la fonction m'interpelle.

* Des étages se devinent, des fenêtres s'imaginent, des placards se soupçonnent.

 

 

Des surprises

* Soudain apparaît un.... heu.... bâtiment cubique et haut ! Jeux : Veuillez trouver un morceau qui ne soit pas en angle droit ?

* En réalité il y en a deux et..... en équerre (évidemment).

* Je pressens que l'architecte de ce château avait oublié son compas. Comme il ne lui restait que son équerre, il en a abusée.

* La tour possède une ouverture horizontale que je pressens être une primitive canonnière

La voyez vous à l'étage inférieur de la fenêtre ?

* Puis à l'étage au dessus de la fenêtre, je remarque 2 ouvertures verticales. Il m'est difficile de choisir entre :

- Puits de lumière (je doute).

- Archère primitive (peut être).

- Fente de tir pour arme à feu (certainement).

* Je me décale sur la droite.

* La profondeur de la tour m'impressionne. C'est un vrai bâtiment.

Voyez vous la surprise dans l'angle ?

* Evidemment, la construction en encorbellement porte : Les latrines.

Voyez vous au dessus des latrines ?

* La fente entre les deux bâtiments m'informe qu'ils n'ont point été construits en même temps.

 

 

 C'est un festival... d'escaliers !

L'ai je bien descendu ?

* Bien que je ne sois pas au festival de Cannes durant la montée des marches, je pressens que je vais être une vedette avec tous les escaliers.

* Comme des pans de murs sont tombés, les marches m'invitent... à la marche.

* A l'intérieur, c'est aussi l'angle droit qui prédomine. Point d'escalier en colimaçon.

* Il y a même des escaliers aménagés dans les murs.

 

 

Je suis enfin à l'air libre

* Toutes ses marches, tous ses angles, toutes ses pierres grises m'ont enfermé dans un labyrinthe magnifique de salles.

* Il y a même une vaste citerne dont les historiens osent affirmer que 200 soldats pouvaient subir un siège sans manquer d'eau.

* Il ne faut pas oublier que cette forteresse est immense.

* Je sors pour voir.... la verdure.

* En ces verts "paturages" ruines (anguleuses bien sur) il y a.

* Trou de boulin (pour des poutres), pierres alignées (même si leurs dimensions diffèrent) prouvent que ces vestiges étaient de grands bâtiments de plusieurs étages.

* Certains bâtiments possèdent des consoles pour d'imposantes poutres.

 

 

Un gros cube !

Plus haut trône solitaire un cube que je pressens puissant.

* Il semble posséder plusieurs fentes verticales.

* Je devine sa fonction.

L'avez vous trouvée ?

* Un angle possède les vestiges d'une échauguette.

* Je ne vous en montre pas plus... excepté ce dont je raffole : Des latrines en encorbellement.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, construction d'un premier château en surplomb de la vallée de la Cèze.

* En 1120, le château (nommé Castrum de Monte Aleno) et son propriétaire sont "vassaux" du seigneur de Portes.

* En 1180, Arnaud Bérad est cité comme seigneur de Montalet, Saint Ambroix, Poletières, Banassac ainsi que coseigneur d'Alès et de Génolhac.

* Au 13ème siècle, le château est indivis entre la famille Bérard et la famille Guilhafred. Le rempart est protégé par sept tours défensives.

* En 1419, un texte écrit en latin tardif (traduit par Gabrielle Thibout) décrit les différents méfaits de Berard, seigneur de Montalet vassale de Thibaud de Budos, seigneur de Portes. Après son emprisonnement, Bérad fait appel au jugement du Comte de Foix.

* Au 15ème siècle, la famille Bérard de Montalet abandonne la vieille forteresse pour un château plus confortable dans la plaine nommée : Potelières. Certains historiens pensent que cette famille, souvent en conflit avec son suzerain, préfère s'éloigner de la forteresse. D'autres pensent que le château de Montalet a été réquisitionné par le seigneur de Portes.

* En 1703, le château est détruit par la troupe de camisards commandée par Jean Cavalier.

* En 1985, une association de protection est créée. Après avoir dégagé les abords, ces bénévoles consolident cette magnifique forteresse.

* En 1997, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires et jours de visite.

 

Les montagnes à perte de vue !

 

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

  Diantre !....Quel curieux vestige

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Castelmary est située à 40km au Sud-Ouest de Rodez, à 30km au Nord d'Albi et à 25km au Sud-Est de Villefranche de Rouergue.

 

     Coordonnées du château :

44° 10' 56" N 02° 14' 47" E
 44.18221°  2.246256°

 

 

 

La cité fortifiée : 

L'extérieur :

La découverte

* Par la route sinueuse, avec surprise je découvre à travers les arbres, une petite cité fortifiée :

- En bas, des maisons protégées par un rempart.

- En haut, les vestiges du château fort.

* L'ensemble, posé sur un étroit plateau, est protégé sur 3 cotés par un à-pic et une rivière nommée Le Lézert.

* Il n'y avait donc qu'une voie d'accès coté Sud qu'il fallait sécurisée.

 

 

Une puissante tour porte

Une tour

* En arrivant aux pieds du bourg, ma fascination première est pour la haute tour carrée. C'était l'entrée fortifiée du bourg.

Que reste-t-il ?

* Sur l'un des cotés, une ouverture. Ce devait être une porte de circulation menant au chemin de ronde, aujourd'hui disparu.

* Au même étage que la porte, une archère droite primitive.

* Au dessus, une ouverture carrée.

Était ce le poste de guet ?

Ou

la fenêtre de la salle de garde ?

* En partie basse, la porte d'entrée. Elle est assez large pour laisser passer une charrette.

* Je ne remarque aucune trace d'un emplacement de herse, ni d'assommoir (voir vocabulaire).

Avez vous remarqué que la tour est posée sur le roc taillé ?

 

 

Le rempart

Sur la gauche, les vestiges du rempart médiéval apparaissent.

* J'ai l'impression que les anciennes maisons s'appuyaient sur ce mur, renforçant ainsi sa solidité.

 

 

L'intérieur :

Rapide analyse 

* Lentement j'entre dans la ruelle du bourg fortifié.

* Excepté sur la gauche le petit vestige d'une ronde tour, je remarque que l'angle droit est la base architecturale.

* Tout n'est que ruine où il faut deviner la fonction que chaque pan de mur.

Que voyez vous ici ?

 

 

 

Le château : 

         L'extérieur :

J'avance vers lui

* Au bout du rampe (où j'imagine la présence d'un pont-levis) il y a mon Graal.

* Bien qu'envahit par la végétation, il est possible de voir une tour ronde sur la gauche.

* Sur la droite, en contrebas, une autre tour ronde attend patiemment sa fin.

* Les consolidations récentes m'empêchent de voir plus de détails significatifs.

 

 

    L'intérieur :

  * Hélas, la ruine est privée et n'est point visitable.

 

 

Le diaporama du château et de la cité est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un seigneur nommé Castelmary possède le château.

* Au 13ème siècle, le puissant Baron de Castelmary est le bienfaiteurs de nombreuses abbayes du Rouergue (Bonnecombe, Loc-Dieu).

* Au milieu du 14ème siècle, la dernière descendante des Castelmary donne (en dot ?) le château à la famille Vergnes.

* En 1369, le château est attaqué par Jean II d'Armagnac (à vérifier).

* En 1458, suite à un mariage, le château est propriété de la famille Morlhon-Sanvensa.

* Au 16ème siècle, Marie de Morlhon-Sanvensa apporte en dot le château à la famille d'Arjac.

* En 1651, le château a un nouveau propriétaire (je n'ai point retrouvé son nom).

* Au milieu du 18ème siècle, le château appartient à la famille de Rozet de la Garde.

* En 1774, François Gorges de Rozet de la Garde vend le château et la Baronnie à la famille Puel de Parlan.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ainsi que les habitants du bourg attaquent et pillent le château.

* Au 19ème siècle, le château semble encore habité.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur des maisons et du château est interdite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez très prudents.

 

 

Les secrets de la construction sont cachés derrière ce mur

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:30

 

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

  Cette église est elle fortifiée ?

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Doeuil-sur-le-Mignon est située à 50km de La Rochelle (voir une des tours fortifiées), à 25km au Nord de Saint Jean d'Angély, à 23km au Sud-Sud-Ouest de Niort et à 20km au Nord-Nord-Est de Surgères (voir son château).

 

     Coordonnées du bourg :

46° 07′ 54″ N 00° 32′ 36″ W
 46.1317°   -0.5433°

 

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* En arrivant dans le bourg à la recherche de l'église, je remarque de suite la silhouette massive d'une construction médiévale.

* Point de flèche haut perchée, pourtant le clocher survole les maisons et les arbres.

* Lentement, je contourne la massive construction pour découvrir un curieux chevet.

Savez vous pourquoi il est surélevé ?

 

 

La nef Asymétrique et pourtant élégante

* Vous êtes si studieux sur mon blog et surtout si perspicaces hooo, mes merveilleux lectrices et lecteurs, vous imaginez déjà une salle de repli au dessus.

* La surélévation ultérieure à la construction de l'église est évidente.

    Curieusement je ne vois aucun système de tir

comme des archères, mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

 

Le clocher

* Point d'église sans clocher (bien que je vous ai déjà montré un bâtiment religieux sans cette caractéristique).

* Celui de Doeuil-sur-le-Mignon n'est point élancé comme à l'époque du Gothique Flamboyant, c'est une construction quadrangulaire avec les classiques abat-sons sur les quatre faces.

* Je ne vois aucun système défensif,mais une question se pose :

Pourquoi les contreforts montent ils si hauts ?

* Pour tenter de comprendre, je prends un peu de recul.

* La réponse ne me saute pas aux yeux.

Pensez vous que l'architecture du clocher a été aménagée

après la construction de la salle de repli ?

 

  Massive et pourtant légère

La nef

* Je suis surpris que la nef soit plus haute que le chevet.

* Cette église semble avoir été construite (ou réaménagée) par "période".

* Comme pour le clocher, je suis étonné par les hauteurs des contreforts à larmier.

* Sous la toiture, il semble évident qu'il existe une salle de repli.

* Grâce aux ouvertures, je constate que les murs sont très épais.

* L'autre face me surprend par la présence de corbeaux sous les modillons.

Était ce pour porter une passerelle défensive en bois ?

 

 

      L'intérieur :

* Hélas, comme pour beaucoup d'églises durant ce 21ème siècle, la porte est fermée.

* Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Le diaporama de l'église est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* En 990 , Achard Comte (voir titre de noblesse) du Poitou, fonde un prieuré de bénédictins.

* Au 12ème siècle, construction de l'église par les moines du prieuré,.

* Vers le 14ème siècle, l'église est fortifiée à cause de la Guerre de Cent Ans.

* En 1935, l’église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l’Assomption) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Des défenses simples mais efficaces

 

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 08:10

 

 

Département 48 - LOZÈRE

 

 

 

Haute et fière est cette tour !

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Prunières est située à 50km au Sud-Ouest du Puy en Velay, à 30km au Nord de Marvejols et à 25km au Sud-Est de Saint Flour.

 

     Coordonnées du château :

44° 49' 01" N 03° 19' 20" E
 44.816859579°  3.322279304°

 

 

Toponymie :   (--> voir initiation)

* L'actuel Apcher s'écrivait Apchier.

* Une légende prétend que le nom original est : Hacher.

* Cela fait suite à la rencontre, en terre du Gévaudan, du roi de Hongrie et de son petit fils tenant une hache.... j'adore les légendes !

** Mais les linguistes ont une autre interprétation.

** Le nom Apcher provient du Gaulois et du Rune :

- AP signifiant : Lieu fortifié.

- CHIER figurant : Le chaos rocheux.

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* Après avoir visité l'église fortifiée de Prunières, je me dirige au Sud-Ouest de la commune pour découvrir, 2km plus loin, le château d'Apcher dans le hameau éponyme.

* Evidemment la tour, par sa hauteur, par sa puissance, par sa grâce attire l'oeil.

* Je me sens aspiré par elle.

* Mais, en tant que Castellologue-amateur, je me dois d'aborder la découverte du château par ses extérieurs.

 

 

Rapide analyse 

* Pour comprendre ce château, il est préférable de le regarder de haut.

* L'enceinte extérieure du site a disparu avec les constructions modernes.

* L'enceinte intérieure du château de forme polygonale comporte :

- La tour carrée,

- Les traces de trois tours circulaires.

 

 

L'intérieur :

Les traces des bâtiments

* En enjambant le fantôme du rempart, les lieux de vie du château se révèlent.

* Je ne vais pas vous les décrire, je vous demande de faire travailler votre imagination et votre sens de la déduction.

* Dans ce site en fouille à la fin du 20ème siècle, vous pouvez voir un rempart avec archères, la cuisine, le four, une réserve, la salle de réception, etc...

 

 

 

La chapelle Saint Jean Baptiste

* Soudain, dans ce dédale de bases de mur, une construction entère apparaît.

* C'est la chapelle castrale bâtie au 12ème siècle, très fortement remaniée au 13ème  puis modifiée et agrandie aux siècles suivants.

* Cette construction Romane est réalisée en granit. Le toit est en lauze.

* Comme pour le château, je vous laisse admirer sa pureté et le travail de restauration.

 

 

* Avez vous remarqué :

- Le dallage,

- La base des piliers,

- Les chapiteaux,

- La voûte.

* En ce lieu, je me sens attiré par la lumière (divine ?).

* Elle me quémande de..... sortir pour admirer la suite du château.

 

 Combien d'assaillants on reçu des projectiles depuis ces mâchicoulis ?

La tour

Quel spectacle !

* Posée sur son rocher, la tour semble indétrônable.

Avez vous remarqué son parement d'angle ?

* Après m'être extasié, je tente de comprendre ce qui fut le donjon de repli du château fort.

* La tour comporte 4 étages avec une hauteur de 17m.

Pourquoi est elle si haute ?

* Évidemment pour être vu de loin, pour informer les "errants" que ce territoire appartient à un puissant seigneur.

* Je suis surpris de constater qu'elle est presque borgne. Seules apparaissent une ouverture de lumière à mi-hauteur ainsi qu'une fente de tir en dessous.

* Sur la face Est, à quelques mètres du sol (environ 3m) une porte. C'est évidemment l'entrée médiévale uniquement accessible par une passerelle (extractible ?) en bois.

Avez vous remarqué le puits de lumière au sommet ?

* Je pressens que 2 étages étaient habitable : Le 2ème et le 4ème.

* Les autres étages devaient servir au stockage de nourriture, armes, richesses et archives.

* Au sommet, la plateforme permettait la défense rapprochée grâce aux mâchicoulis (voir vocabulaire).

Pour admirer le site au 21ème siècle,

je vous propose de déguster cette vidéo.

 

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, construction d'un premier château (à vérifier).

* En 1096, le chevalier Henri est seigneur d'Apchier (à vérifier dans les chroniques des Croisades).

* Au 12ème siècle, un membre de la famille Randon s'établit en ce lieu et en prend le nom. Il est probable qu'il demande la construction d'une chapelle castrale (à vérifier).

* Durant la deuxième moitié du 12ème siècle, le seigneur d'Apcher se nomme : Garin (certains historiens supposent qu'il s'agit de Garin de Châteauneuf époux d'Alix d'Apchier). Il est surtout connu comme troubadour. Il crée une forme poétique nommée : Le Descors ou Descord.

* Au 13ème siècle, construction de la haute tour carrée puis aménagements importants de la chapelle castrale. Cette dernière est l’œuvre de Guérin III de Châteauneuf à son retour de la 7ème croisade.

* En 1233, le château est cité dans un hommage du Baron (voir titre de noblesse) d'Apcher au Comte-évêque de Mende.

* Vers 1296, la Baronnie est détenue par Guérin IV d'Apcher.

* Au 14ème siècle, amélioration des systèmes défensifs par la construction des tours en éperon coté Sud.

* En 1363, durant la guerre de Cent Ans, à la tête d'une petite armée, Guérin VI d'Apcher stoppe l'attaque d'une troupe Anglaise dans l'actuelle commune de Saint Chély d'Apcher.

* Au 16ème siècle, le chœur de la chapelle est modifiée.

* Au 17ème siècle, un clocher est ajouté à la chapelle.

* A la fin du 17ème siècle, Charles de Crussol (voir le château familial) achète la seigneurie.

* En 1715, Charles de Crussol vend la seigneurie à Pierre Bouniol.

* En 1717, Pierre revend le titre à Emmanuel de Bessuéjouls, Marquis de Roquelaure.

* Au 18ème siècle, le Marquis d'Apcher est le plus fervent chasseur de la Bête du Gévaudan.

* En 1983, chapelle et tour carrée sont classées aux Monuments Historiques.

* En cette fin de 20ème siècle, la tour n'est pas visitable. La ville et l'association de sauvegarde travaillent à rendre le site sécurisé et visitable pour le début du siècle suivant.

* En 2013, les ruines du site sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en respectant les vieilles pierres.

 

 

La haute tour est LE symbole du château d'Apcher

 

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 07:30

 

 

Département 31 - HAUTE GARONNE

 

 

  L'église semble s'élever vers le ciel !

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Le Plan est située à 60km au Sud-Ouest de Toulouse, à 50km au Nord-Ouest de Foix (voir son château), à 35km au Nord-Est de Saint Gaudens et à 6km au Sud-Est de Cazères.

 

     Coordonnées de l'église :

43° 09' 59" N01° 07' 16" E
 43.166297221° 1.1212223768°

 

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* Au bout d'une place, trône l'église.

* Elle est dépourvue de transept.

* Avec la finesse des tours, elle semble aérienne.

* Mais point de doute à avoir, cette masse cubique est bien un moutier fortifié.

 

 

L'analyse

Est ce un crénelage de château fort ?

1- La première observation est évidemment le crénelage au dessus des cloches.

* Je ne suis pas certain qu'il fut très efficace mais il informe l'assaillant potentiel que les habitants ne se laisseront pas prendre sans résistance.

2- La deuxième observation est pour les tours en saillies.

* Chaque tour est surmontée d'un toit polygonal ou d'une petite flèche.

* Elles sont asymétriques en largeur et en nombre de fentes.

Ont elles été construites à des époques différentes ?

3- La troisième observation concerne la façade avec ses hautes arcades ogivales qui élancent encore plus l'église vers le ciel.

* Chacune forme un porche.

L'asymétrie de l'ensemble est fascinante !

 

* Sur certaines parois, les pierres sont parfaitement taillées et jointives.

* Mais sur d'autres faces ou parties de la construction, les dimensions des pierres sont aléatoires ou posées en quinconce.

Est du à des reconstruction hâtives ?

A-t-elle souffert de quelques attaques ?

Savez vous faire la différence entre merlons et créneaux ?
Une tour digne d'un château fortUne tour digne d'un château fort

 

Avec ses fines fenêtres positionnées en hauteur, l'assaillant ne pouvait pas entrer 

Quel curieux ajout !

* Le contraste entre la haute tour blanche et le petit bâtiment rougeâtre est surprenant.

* Cette petite construction doit être un collatéral ajouté "récemment" car :

- Les pierres sont différentes.

- Les contreforts ressemblent à "une imitation".

- Les pierres dans l'angle ne sont point jointives ni encastrées.

- Le mur s'appuie sur les contreforts à larmiers de la nef.

 

 

Le fascinant chevet

* Après la rigueur des angles droits, la (théorique) rondeur du chevet contracte.

* "Théorique" car les hauts et nombreux contreforts à larmiers cassent l'arrondi.

* J'ai hâte d'entrer dans l'église pour voir si les fenêtres positionnées en hauteur  (donc anti-intrusion) apportent une lumière violente ou diffuse.

 

 

        L'intérieur :

Que de lumière !

Que la lumière soit, et la lumière.....

* Je pensais que ce serait la pénombre qui sera ma compagne lors de mon entrée dans la nef.

* Que nenni. La lumière est partout.

* Lentement, je marche en ce lieu de prière quand soudain je suis attiré.

* Ce n'est point un appel Divin mais une fenêtre.

* Dans un premier temps, je regarde le vitrail montrant des coquilles Saint Jacques.

Suis je sur l'une des routes vers Compostelle ?

* En prenant un peu de recul, je remarque un escalier.

 

 

La chance

* Le hasard fait que je suis remarqué par une charmante personne.

* Je lui explique ma curiosité envers les églises fortifiées de notre Royaume.

* Avec une extrême gentillesse, elle me demande si je suis intéressé par une ascension pour voir les systèmes défensifs.

* C'est à ce moment que je cru que l'élu je suis !

 

 

Je suis aux anges !

Je pressens que cette fente fut utilisée pour la défense

* Les marches sont usées.

Combien de pieds sont venus ici ?

 

* Les petites ouvertures font entrer un peu de lumière, mais peuvent aussi servir de système de tir.

 

* Au sommet, je suis en extase :

     - Devant le paysage bien sur.

     - Puis par la hauteur.

 

* Comme je l'avais supposé plus tôt, le crénelage est peu fonctionnel.

 

* Il n'est pas assez haut pour protéger un homme debout.

 

* Je suis surpris de ne pas voir des ouvertures pour mâchicoulis.

 

Plafond intérieur de la tour escalier

Pensez vous que ce puits de lumière ait pu être utilisé comme système défensif ?
Sont ce des guérites de protection ?Le grand Chevalier Dauphinois doit se baisser pour ne point abîmer son heaume

 

 

Il faut déjà partir

* Mon guide m'explique tout :

- Le nom des bourgs, des bois, des collines.

- Il me montre des endroits non encore autorisés à la visite.

- Il est amoureux de son église, cela se sent.

* Mais hélas, "toutes les bonnes choses ont une fin".

* Par cette construction je dois entrer.......

    ....... Pour retrouver l'escalier m'obligeant à descendre du paradis d'un castellologue amateur.

 

Je peux redescendre, point d'assaillant à l'horizonJe vois l'infini... Et même au dela !

 

 

Le diaporama de l'église est ici.

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 10ème siècle, le site est dans le Comté de Comminges.

* En 1366, le Comte (voir titre de noblesse) de Comminges autorise la construction d'une bastide fortifiée. La façade antérieure de l'église est incluse dans le mur d'enceinte.

* Au 16ème siècle, aménagement (ou modification ?) de la façade fortifiée.

* En 1950, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible sur invitation du "guide".

 

 

Si l'ennemi arrive, je sonne le tocsin

 

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fortifiées
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 06:10

 

 

Département 85 - VENDÉE

Sentez vous le frémissement du plaisir de découverte d'une église fortifiée ?

 

 

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de La Chaize Le Vicomte est située à 80km au Sud-Est de Nantes, à 70km au Nord de La Rochelle (voir sa tour), à 50km au Sud-Ouest de Cholet et à 11km à l'Est de La Roche sur Yon.

 

     Coordonnées de l'église :

46° 40' 17" N 01° 17' 41" W
 46.6713817°  -1.29460910°

 

 

 

L'église : 

         L'extérieur :

La découverte

* Un panneau me donne la direction.

* Il n'indique pas que le moutier soit fortifié.

Est ce un indice ?

* Plus loin, une grosse masse en pierre m'informe que je vais voir un imposant bâtiment.

* Un contournement de la construction me confirme que je suis devant l'église du bourg.

* Elle est haute, longue, imposante. Mon bonheur de la voir déforme ma vision !

* Mais la question principale que je me pose :

Est elle fortifiée ?

 

 

L'analyse 

* Le premier détail qui me frappe est la partie écroulée de l'église.

* Devant moi s'affichent les restes du croisillon nord  et de la travée droite de la nef.

* Les multiples contreforts droits ne semblent pas avoir servi à la défense du moutier.

* Les hautes fenêtres ne sont pas faites pour limiter l'intrusion d'un assaillant.

* Sous le toit, je ne vois point de preuve d'une salle de repli.

* Ma documentation affirme que le site était entouré d'un rempart. Hélas, en notre siècle,ce système défensif a disparu, le temps a certainement gommé les traces guerrière sur l'église.

Vais je revenir bredouille ?

 

 

Y a-t-il des systèmes défensifs Pourvu que le gardien ne me voit pas comme un assaillant... Aie ma tête !

* Pour mieux comprendre l'église, je me plante face au portail.

* Mes yeux sont attirés par l'architecture à gauche.

Comprenez vous la raison ?

* L'angle Nord-Ouest de la façade comporte une échauguette.

* Elle est posée sur des contreforts. Ce n'est donc point une tour, bien qu'elle soit munie de mâchicoulis.

* En me décalant, je vois l'imposant clocher de plan carré ressemblant à un donjon.

* Je doute qu'il en fut un car :

- Les parois sont borgnes.

- Il n'y a pas de crénelage ni d'ouverture de guet au sommet.

 

 

         L'intérieur :

Je vais entrer

* Le portail plein cintre possède plusieurs voussures. Il est entouré de pieds-droits sous forme de colonnes.

* Lentement je pousse la porte.

* L'église est composée d'une nef à cinq travées et de 2 collatéraux.

* L'incroyable lumière est due aux fenêtres supérieures.

 

 

Que de contraste !

* Le chœur si lumineux contraste avec l'atmosphère sombre du collatéral.

* La rigueur architecturale des contre-allées contraste avec les sculptures de la nef.

 

 

 

 

Le diaporama de l'église est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, Aimery IV de Touars demande la construction d'une église jouxtant le château fort.

* En 1093, Aimery IV est inhumé dans l'église.

* A la fin du 11ème siècle, l'église est consacrée par l'évêque de Poitiers. Elle fait partie du prieuré.

* Au 15ème siècle (1426 ?), à cause de la Guerre de Cent Ans, le prieuré est protégé par des remparts, le système défensif de l'église est amélioré. Construction d'une ronde tour flanque.

* En 1568, durant les guerres de Religion, l'église est attaquée puis pillée par les Huguenots.

* Au 16ème siècle, le chœur et le clocher s'effondrent.

Est ce à cause d'une attaque ?

* Au milieu du 18ème siècle, le clocher est aménagé (reconstruit ?).

* Au 19ème siècle, le portail d'entrée est reconstruit.

* En 1908, l'église est classée au Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite depuis la place du bourg. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Bien que modernisée, l'église est toujours massive et fortifiée

 

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