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Ombre et lumière

30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 08:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Est ce un fort de Vauban ou un château médiéval ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de La Bastide de Virac est située à 40km au Sud-Ouest de Montélimar (voir son château), à 35km au Nord-Est d'Alès et à 10km au Sud de Vallon Pont d'Arc (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 21' 07" N 04° 24' 04" E
 44.351978°  4.401370°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Au loin, mais si proche

* Après avoir visité la fortification de Monclus sur Cèze dans le Gard, mon destrier prend la route du Nord pour retrouver une auberge puis voir le château de Vallon Pont d'Arc en Ardèche.

* Soudain, mon palefroi henni puis stoppe. Il a vu une grise forme.

* Je le sens me dire : "Toi, le fainéant sur mon dos, regarde !"

* Hoooo.... un château.... hoooo,

 

 

Est ce l'image d'une maman tour et de sa fille ?

 

 

Questionnement

* Bien que les arbres soient hauts, bien qu'ils soient très feuillus, ils ne peuvent point cacher le château tant il est grand.

* Mais :

Est ce un château ?

Est ce une fortification médiévale ?

 

 

Première analyse

* Le bâtiment de forme parallélépipédique montre de rondes formes aux angles.

- A l'angle coté Ouest, il montre une grosse tour défensive avec des ouvertures pour armes à poudre.

- Sur l'angle Sud-Est, une autre tour de diamètre plus petit.

- Sur les deux autres angles, il y a une échauguette.

Pourquoi cette asymétrie ?

* Curieusement, il n'y a ni crénelage ni mâchicoulis. Je pressens que ce manque doit être expliqué par son histoire.

 

Au bout du tunnel, la lumière médiévale

 

Bien défendu

* Lentement, comme pour sentir chaque pierre, j'entre dans la bastide.

* Ruelles pavées et passages voûtés s'enchaînent.

* Soudain dans le prolongement d'une ronde tour aux fenêtres avec grilles, je vois deux constructions en encorbellement :

- La première est une gargouille non sculptée (donc au dessus il doit y avoir une plateforme non couverte). 

- La seconde est une bretèche sur triple console (donc une porte doit être en dessous).

Avez vous remarqué le pigeonnier ?

* Puis, mon errance m'emporte devant l'entrée principale. Évidemment elle est protégée par une bretèche avec 2 fentes verticales défensives.

* Derrière la porte, une charmante Bastidaines avec un immense sourire (il est vrai que voir de près un Chevalier Dauphinois est plaisant blush ) me quémande quelques piastres pour visiter son logis.

 

 

 

L'intérieur :

Rappel

* La visite du château étant payante, je ne me sens pas le droit de tout vous montrer.

* Je vais donc aborder quelques sujets, ainsi votre curiosité à en voir et savoir plus vous obligera à venir en cette charmante commune du Vivarais.

 

 

Coupole et trous défensifs sont les décors dans les tours rondes

 

 

Les pièces utilitaires

* Pour entrer avec une charrette ou un cheval, il faut passer par cette porte. Evidemment, il faut montrer patte blanche sinon la mitraille sera la conséquence.

* Dans la petite cour intérieure, à chaque étage, il y a des passages "extérieurs" entre les bâtiments.

* Assurément, pour desservir les étages, il faut : Des escaliers.  Ces colimaçons tournent, tournent, tournent...... Pauvre chevalier qui a le tournis. sad

* Naturellement, dans un château défensif il y a..... des défenses. Bien sur, les tours assurent la plus grande partie de cette fonction avec des salles rondes et de nombreuses ouvertures de tir avec ébrasement (voir vocabulaire) intérieur.

- Particularité :

-- Au 19ème siècle, plusieurs salles du château ont été transformées pour l'élevage de Bombyx du murier, le ver à soie (et non le verre à soi.cheeky ).

-- Durant la visite, il est possible de voir les vers, les cocons et le filage de la soie.

 

 

Que voila salle pour faire ripaille

Les pièces de vie

* Évidemment, les périodes de paix étant plus nombreuses que celles de la guerre, le seigneur et sa famille se devaient de vivre confortablement.

* Dans ce château il y a :

- La grande salle de réception avec imposante cheminée, plafond en bois, une porte vers les appartement et une autre pour les serviteurs via la passerelle. Bien sur, de grandes fenêtres éclairent cette salle de plaisir.

- De grandes pièces pour les serviteurs et les gardes en temps de conflict.

- Une chambre avec bureau où le seigneur peut s'isoler pour rédiger des missives ou faire sa comptabilité.

- Une plus petite chambre pour les proches.

- Et surtout, une petite pièce que j'adore : Les latrines.

 

 

La plateforme

* Comme je le pressentais, le sommet n'est point couvert d'un toit. Il est donc logique de voir des gargouilles.

* A cet étage supérieur, il est possible :

- D'admirer le panorama.

- D'entrer dans les 2 échauguettes.

* Mais il n'est pas possible d'utiliser les latrines en encorbellementcheeky

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un premier château est construit. Sa fonction est de surveiller le passage Nord-Sud.

* A la fin du 14ème siècle, à la demande du Comte (voir titre de noblesse) de Roure (voir cette famille), sur l'ancienne bâtisse, un château plus puissant est construit.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, Henri II, Duc de Rohan, est hébergé par le Comte de Roure qui avait opté pour la religion Protestante.

* Vers 1686, le Comte de Roure se convertit à la religion Catholique.

* Vers 1629, avec l'accord du roi Louis XIII (voir liste des rois), le Cardinal de Richelieu fait araser les défenses de nombreux châteaux dont celui de Labastide.

* En 1703, Jean Cavalier, chef d'une importante troupe de Camisards, attaque, s'empare puis brûle le château et l'église.

* En 1825, le château est vendu à un métayer nommé : Pradier.

* En ce 19ème siècle, un nouvel élevage voit le jour dans le Gard et le Sud de l'Ardèche : La sériciculture. Plusieurs étages du château sont dédiés à la production de la soie.

* En 1975, le château, toujours possession de la même famille, s'ouvre au public.

* En 1978, une partie du château est classé aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château et de la bastide est libre et gratuite depuis les routes, rues et sentiers. La visite du château est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

La vidéo du château est ici - clic

 

 

Être guetteur devait être un plaisir

 

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 08:50

 

 

Département 46 - LOT

 

 

 

La brume Anglaise entoure l'entrée

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Brengues est située à 40km au Nord-Ouest de Villefranche de Rouergue, à 40km au Nord-Est de Cahors (voir sa barbacane) et à 30km au Sud-Est de Rocamadour.

 

   Coordonnées du château :

44° 35' 09" N 01° 49' 51" E
 44.586093°  1.830876°

 

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Les bouter il me faut !

* « Un château Anglais ! », voila ce que l'aubergiste m'a déclaré.

* « C'est comme je vous le dis, messire le Dauphinois, il y a un château Anglais sur la rive droite de la rivière Célé. »

* En entendant ses mots, mon sang n'a fait qu'un tour : « Je me dois de chasser du Royaume de France ces Maudits Anglois ! »

* C'est ainsi que je me suis rendu à Brengues pour que poussière Royale de France soit mangée par les Diables de la perfide Albionangry

 

 

Curieux, les Maudits Anglais n'ont point fermé la porte

 

Prendre la porte

* C'est au Nord de la commune que mon destrier me laisse.

* C'est à pied que j'avance sur le sentier sentant..... le "Twinings".

* C'est sans surprise que je rencontre une porte. Pour continuer ma conquête, ma seule solution est de la traverser car le vide est à droite et la falaise à gauche.

* C'est méfiant que j'avance car je connais les traîtrises de ces fourbes.

* C'est avec prudence que j'approche de l'archère cruciforme à gauche.

* C'est en découvrant l'absence de bretèche au dessus de la porte que je franchi cette minimale défense.

* C'est en voyant le trou pour la poutre bloquante que j'ai pensé : "Cette allumette n'aurait pas résisté à l’assaut d'un Dauphinois".

* Personne.... il n'y a personne pour arrêter mon avance victorieuse. yes

 

 

Pour attaquer ces diables, il faut un Saint comme moi !

 

Je sens qu'ils pressentent

* Pressentant ma venue, les "Anglois" ont fait choir quelques rochers. Mais je suis si agile que leurs gravillons ne m'ont point touché.

* Pressentant mon arrivée, les "buveurs de thé" ont creusé une tranchée devant la plateforme du château pour m'isoler. La hauteur du rocher est imposante. Mais ils ne savent point qu'un Dauphinois a du ressort.

* Ces "liseurs de Shakespeare" ont fait pousser des arbres certainement vénéneux et envoûtés. Mais ils ne savent point qu'un Saint Homme comme moi (si, si, je le suis puisque je suis en croisade) ne craint rien des maléfices. angel

 

 

Je les ai vaincus ! ! !

 

Les couards ont fui !

* L'intelligence, la stratégie et la force Dauphinoise sont si connues des Anglais que partir fut leur seule solution.

* Ainsi calmement je peux regarder ce château et tenter de le comprendre.

* Une haute paroi a été construite en avant de l'abri sous roche. Elle comporte :

- Des pierres pauvrement équarries et peu jointives.

- De nombreux trous de boulin (voir vocabulaire).

* Je suis fasciné par la "liaison" dans l'angle entre la falaise et le mur.

* Le site comporte 3 niveaux :

- En bas sur la gauche, l'entrée du château.

- En bas au centre, une ouverture que je pressens avoir été : Les latrines.

- Au niveau intermédiaire, une haute fente. Je ne saurais dire si cela fut archère ou puits de lumière.

- Au sommet, 3 imposantes ouvertures que je pressens avoir été des fenêtres.

* Je pressens que cette construction ne fut point un château d'habitation mais un bâtiment de protection pour les villageois et peut être une petite fortification pourparler l'argent du péage.

 

 

L'intérieur :

* Sans équipement "d'escalade" il est impossible d'entrer dans le château.

* Je pressens que les Maudits Anglois ont emporté leur théière.

* Puisqu'il ne reste rien derrière le mur, je vais admirer le panorama en dégustant un Sticky toffee pudding.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, devant l'abri sous roche, construction d'une paroi défensive.

* Au 13ème siècle, le site est possession de la famille Cardillac.

* Au 14ème siècle, remplacement (à vérifier) d'une porte à péage par une porte défensive sur le chemin menant au château. Elle protège le village refuge (à vérifier) installé le long de la falaise.

Nota : Durant la Guerre de Cent Ans, ni Anglais ni Routiers ont occupé ce château.

* Au début du 16ème siècle, le château est toujours possession de la famille Cardillac.

* Au milieu du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château a/aurait (certains historiens doutent) servi de prison. Les villageois Huguenots auraient capturé des Catholiques avec libération contre rançon (à vérifier)

* En 1925, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite après une agréable promenade. La visite de l'intérieur du château est interdite. Bien que le site ait été sécurisé, soyez très prudents car le risque de glisser ou de recevoir une pierre existe.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

La grande plaine est surveillée par..... votre Chevalier Dauphinois !

 

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 08:05

 

 

Département 33 - GIRONDE

 

 

 

Que voila un écrin de verdure illuminant construction médiévale

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Blasimon est située à 50km à l'Ouest-Sud-Ouest de Bergerac, à 25km au Sud-Est de Libourne (voir sa porte fortifiée) et à 10km au Nord de Sauveterre en Guyenne (voir cette bastide).

 

   Coordonnées de l'abbaye :

44° 45' 13" N 00° 04' 32" W
 44.753728°  -0.075508°

 

 

 

L'abbaye :

L'extérieur :

Se mettre au Vert !

* Heu.... mon titre n'est point un discours politique, mais un besoin de frais en cette chaude journée.

* Plutôt que d'errer sur un sentier peu boisé vers une ruine castrale au sommet d'une colline, je me suis dit :

"Toi fidèle destrier, emporte moi à l'ombre des grands arbres !"

* Et c'est ainsi que mon valeureux mais têtu palefroi me dépose dans une prairie.

* Evidemment, il a choisi un site médiéval.

Question : Est il fortifié ?

 

 

Est ce que la longue église est fortifiée ?

 

 

L'enquête commence

* Comme surgissant de l'herbe, un gris bâtiment religieux m'interpelle :

1 - Son chevet plat possède de fine ouverture de lumière anti-intrusion.

2 - Au sommet du chevet, je vois une ouverture carrée.

Est ce une salle de repli défensif ?

3 - Au centre de la nef, encadrée par de hauts contreforts, la large et profonde construction avec 2 petites ouvertures me fait penser à une tour escalier.

4 - Sur l'autre coté de la nef, je remarque que les pierres sous le toit n'ont pas la même couleur ni dimension qu'en dessous. Je suppose qu'une élévation fut réalisée après la construction d'origine.

5 - Quelques ouvertures sous le toit me font imaginer que 

* Conclusion : Il y avait une salle de repli défensif sur cette église.

 

 

La ruine abbatiale est source de rêves

Reculer pour mieux sauter.... dans l'histoire

* En prenant un peu de recul pour mieux comprendre l'église je vois......

   ..... des ruines !

* Ces pans de mur au sol et les quelques morceaux de salles sont les seules traces des bâtiments abbatiaux :

- Au fond, contre le chevet de l'église, la salle capitulaire.

- A droite, un bâtiment dont les colonnes du rez de chaussée sont magnifiquement ouvragées, puis le premier étage semble être une pièce de vie avec cheminée.

- Le bâtiment suivant avec sa belle cheminée et sa haute fente de lumière devait être réservé à un personnage important.

- Au centre, proche du puissant contrefort, le cloître. Il est entouré sur 3 coté par l'abbaye puis par l'église sur le dernier coté.

- Sur la paroi de l'église, un couloir traversant dans l'épaisseur du mur s'ouvre dans le vide. Je pressens que ce fut une porte communicante entre l’abbatiale et le moutier.

 

 

L'abbatiale fut elle défensive ?

* Une question me titille :

- Puisque l'église est fortifiée....

    ....... l'abbaye devait l'être aussi.

* En me retournant,je voir une haute tour parallélépipédique (carrée ?) ayant une fonction défensive mais aussi de pigeonnier.

* Proche, je remarque un escalier en colimaçon. A sa base, la bouche à feu m'informe que l'abbaye eut ses défenses modernisées au 16ème siècle.

 

 

 

L'une est entière et l'autre n'est que fantôme

L'intérieur de l'église :

Un portail unique

* En découvrant l'entrée de l'église, je suis sans voix !

* La façade est de type Saintongeaise avec 2 baies extérieures bouchées et un portail central de 6 voussures fascinantes et 10 colonnes aux chapiteaux très ouvragés :

- Les chapiteaux montrent des félins, des musiciens, des danseuses, des dragons, des dompteurs, des démons, des hommes caressant des animaux....

- Deux voussures montrent des décors de végétaux finement sculptés.

- Une voussure arbore des anges.

- Deux voussures montrent les 4 vertus domptant les 4 vices.

- La dernière voussure possède des scènes de chasse.

* Après tant de beauté je n'ose plus pousser le double vantail en bois.

 

 

Quelle fraîcheur !

* Il faut quelques secondes pour que mes yeux s’habituent à la faible lumière (effet non restitué dans l'image de mon appareil photo si performant).

* Autant le portail fut fascisant autant la blancheur des murs et de l'autel m'étonne. Le temps a du faire son travail de "lessiveuse".

* La porte de l'escalier menant aux salles de repli étant fermée, je repars vers une nouvelle aventure Girondine.

 

 

Le diaporama de l'abbaye est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'abbaye :

* Au 10ème siècle, des moines bénédictins fondent l'abbaye Saint-Maurice.

* En 1150, début des travaux de modification de la façade de l'église.

* A la fin du 12ème siècle, les travaux de rénovation de la façade sont terminés.

* Au 13ème siècle, des consolidations et modernisations sont réalisées comme :

- Le puissant arc boutant soutenant la façade coté gauche.

- L'escalier à vis extérieur.

- Quelques fenêtres de l'église.

- .......

* Au 14ème siècle (à vérifier), des fossés sont creusés autour de l'abbaye. La rivière Gamage est détournée pour les alimenter en cas d'attaque.

* En 1587, durant les Guerres de Religion, l'abbaye est attaquée puis saccagée par les Huguenots. Les moines quittent l'abbaye pour se réfugier à Sauveterre.

* En 1622, les moines investissent à nouveau leur abbaye.

* Vers 1780, l'abbaye est officiellement fermée, les bâtiments abbatiaux se dégradent rapidement (pillages ?). L'église devient paroissiale.

* En 1855, les fossés entourant le site sont comblés sur la demande du curé de Blasimon.

* En 1875, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1925, les ruines de l'abbaye sont classées aux Monuments Historiques.

* Au 19ème siècle, la façade extérieure du chevet est restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) et des ruines de l'abbaye de Saint Maurice est libre et gratuite. La visite de l’intérieur des salles de repli de l'église est interdite.

 

 

Le soleil se couche pour laisser dormir cette abbaye oubliée

 

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 07:50

 

 

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

 

 

Le  bourg a-t-il conservé toutes ses fortifications médiévales ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Riquewihr est située à 25km au Sud-Sud-Ouest d'Andlau (voir son château), à 20km au Nord-Nord-Ouest de Colmar, à 16km au Sud-Ouest de Sélestat et à 9km au Nord de Kaysersberg (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

48° 10' 02" N 07° 17' 42" E
 48.167249°  7.295104°

 

 

 

Les fortifications 

L'extérieur :

Comment faire ?

* Pour découvrir un bourg fortifié, il y a 3 méthodes :

A - Venir avec son chapeau de paille et ses tongs pour errer.

B - Se documenter avec les guides Hachette ou Michelin ou Routard.

C - Prendre un parchemin secret pour espionner avant d'envahir.

* C'est évidemment la troisième solution qui est mienne.

 

 

Ici, l'attaque est impossible

* Tel un Sherlock Holmes ou un James Bond ou un Chevalier d'Eon surprise, j'avance lentement à l'extérieur du bourg pour humer les vieilles pierres puis en comprendre les failles.

* Diantre, les remparts sont hauts et les tours semblent très dissuasives. L'invasion semble impossible de ce coté.

* Sachant que les points faibles des châteaux et des villes sont les portes, de suite je me dirige vers la première.

Encorbellement et fente sont les secrets de ses défenses

 

 

Dolder est son nom

* Diantre !

* Que voila une géante porte.

* Cette construction a une hauteur de 25 mètres.

* Cinq étages s'élèvent au dessus de la porte.

* Elle possède :

- Des angles renforcés par des pierres à bossage.

- Une archère canonnière au centre du 1er étage.

- Des consoles ayant certainement porté une bretèche au 2ème étage.

- Un double vantail avec des gonds impressionnants.

- Une grosse poutre pour bloquer les portes.

* Bien que cette construction soit très ancienne (c'est la plus vieille porte défensive de la ville datant de 1291), elle parait difficilement franchissable.

Comment vais je envahir la cité ?

* Solution : Je vais continuer mon espionnage des remparts pour trouver une entrée plus petite.

 

 

Obertor - Porte haute

* Curieusement, cette petite porte paraissant simple date du début du 16ème siècle. Il faut montrer patte blanche pour entrer

* Elle possède (en plus d'une jolie damoiselle cheeky) :

- De chaque coté, pour protéger le rempart, des archères-canonnières.

- En partie basse, un pont levis (disparu) facilement identifiable par les flèches de levage et l'encadrement rectangulaire.

- De chaque coté de la porte, des canonnières.

- Au dernier étage, des fentes verticales (pour fusil ?).

- Au somment, trônant, une bretèche avec fente défensive.

 

 

Les entrailles de l'Obertor

* Avec précaution (puisque le pont est baissé cheeky) , j'entre et je rêve d'exploit :.

- Je me retrouve bloqué par une herse.

- Je la soulève tout en recevant des pierres depuis le plancher supérieur.

- Puis, je pousse les lourdes portes.

- Ayant affronté toutes les difficultés, je me retourne pour demander à mon armée Dauphinoises d'entrer. Mais il ne reste que 2 "cantinières" qui papotent.

*  Déçu, je baisse les bras.

 

 

L'intérieur :

Sagesse

* Voyant que conquérir par la force cette ville sera très difficile, j'opte pour la diplomatie.

* Ayant une grande envie de glace (je vous ai déjà parlé de mon petit péché ici) je donne quelques piastres Dauphinoises à une Alsacienne au regard bleu et envoutant.

* Puis, je repars vers une autre aventure vers l'Ouest.

 

 

Le diaporama des fortifications est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du bourg :

 Une ville a une vie donc une histoire complexe. Je ne vais pas vous décrire tous les événements. Je vous propose de commenter quelques dates clés.

 

* Au début du premier siècle, les Romains établissent une petite fortification et une tour d'observation (à vérifier).

* Au début du 11ème siècle,  le Duc (voir titre de noblesse) d'Alsace possède la petite cité et le château de Reichenstein.

* Entre le 12ème et le 13ème la petite cité change de nombreuses fois de propriétaires : Des seigneurs-brigands au futur empereur d'Allemagne.

* En 1291, des remparts ainsi que 2 portes défensives (dont la Dolder) sont construites.

* En 1320, les propriétaires, la famille Horbourg, obtiennent l'autorisation d'élever leur possession en : Ville. Ce qualificatif donne une importance considérable à  Riquewihr.

* En 1324, Horbourg vend la ville à la puissante famille Comtale de Wurtemberg.

* Du 14 au 16ème siècle, grâce au commerce du vin, la ville est prospère.

* Au début du 17ème siècle, la terrible Guerre de Trente Ans s'abat sur la province. En Alsace déferlent de nombreuses armées. Par deux fois, Riquewihr est attaquée, prise puis pillée par les troupes du Duc de Lorraine (voir liste).

* En 1786, comme beaucoup d'autres villes, Riquewihr est rattachée à la France.

* De 1939 à 1945, Riquewihr échappe aux destructions de la deuxième guerre mondiale.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts et des portes fortifiées est libre et gratuite.

 

 

Que voila bretèche ressemblant à un assommoir !

 

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châteaux du Haut Rhin

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Ce site ressemble à un paquebot muni d'une cheminée

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Mirabel est située à 20km au Nord-Ouest de Montélimar (voir son château), à 15km au Sud-Ouest de Privas et à 10km à l'Est d'Aubenas

 

   Coordonnées du château :

44° 36' 33" N 04° 29' 55" E
 44.609203°  4.498765°

 

 

Toponymie :  (--> voir initiation)

* Mirabel, en occitan signifierait belvédère.

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

J'arrive

* Comment ne pas voir le château de Mirabel. Tel un phare, il illumine le panorama quelque soit le coté où l'on arrive.

* C'est donc les yeux brillant d'envie, que j'avance seul (heu..... sur le dos de mon destrier en réalité) vers la petite commune.

* Bien qu'elle ait été fortifiée, je n'ai d'yeux que pour ma haute Chimène en pierre.

* Si elle me demande "Rodrigue, as tu du coeur ?"....... heart

   ...... ma réponse sera : "Heu..... je ne suis point Rodrigue". cheeky

Que voila damier qui me donne envie de jouer.... avec elle

 

 

Je suis là

* A ses pieds, je me sens petit.

* En un bond, je suis sur la plateforme.

* Avant de comprendre la haute construction, je m'intéresse aux murs.

 

 

L'intérieur :

Elle m'enlace

* Bien que l'ensemble soit en ruine, je tente d'en comprendre les fonctions ou de voir des détails :

- Les parements intérieurs ont disparu.

- Le mur est épais, il devait participer à la défense du site.

- J'ai confirmation de la fonction défensive en découvrant une arquebusière.

- J'ai l'impression que cette pierre défensive est soit un remploi soit un ajout (au 16ème siècle ?) après la construction du mur.

- Je vois aussi une pierre plate avec une rigole et sur sa gauche un "tuyau". Je subodore que je suis dans la cuisine.

- Entre terre et herbe, les bases des murs sont nombreuses, mais il m'est difficile de définir la fonction des salles.

* Maintenant, je me retourne pour déguster LA pièce maîtresse du site.

 

Un immeuble en pierre d'une autre époque

 

Elle me toise

* La haute tour devait être le donjon.

* Il est bâti avec des moellons en basalte noir (roche abondante proche). Le chaînage d'angle est calcaire clair.

* Sa base est (presque) un carré de 7 mètres de coté. Les murs ont une épaisseur de 1,50 mètre.

* L'angle Nord-Est possède un fantôme d'encorbellement nommé : Latrines.

* L'ouverture basse est une création récente, certainement due à l'utilisation de cette tour maîtresse comme stockage agricole.

* La baie du 1er étage est la véritable entrée médiévale. Elle devait être accessible par une passerelle en bois (dont les traces horizontales se devinent) et une échelle extractible.

* L'ouverture au deuxième étage devait être..... heu..... une bretèche (puisqu'elle se situe au dessus de la porte). 

 

 

Le silence de notre union

* Il y a encore des centaines de petits détails à voir et déguster, mais la Belle me quémande de ne pas tout révéler.

* Je vais donc me taire et admirer avec elle le panorama exceptionnel.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle (à vérifier), construction d'un château pour surveiller le passage sur l'ancienne voie romaine. Un village s'établit.

* Vers 1165 (?), Raymond de Mirabel est cité dans un texte comme témoin d'un don.

* En 1175, Raymons et Etienne Mirabel sont cités comme témoins dans un acte de décision (de justice ?).

* En 1215, Guillaume Hugues de Pierregourde (voir son château) et sa femme Béatrice sont cités dans une vente de plusieurs droits envers Pierre de Mirabel.

* En 1249, Aymar III de Poitiers, Comte de Valentinois, cède des droits sur les terres de Mirabel à Etienne de Mirabel et sa femme Marie.

* En 1298, Guillaume de Mirabel rend hommage à Aldebert de Peyre, évêque de Viviers, pour son castrum de Mirabel.

* Du 13ème au 15ème siècle, le village s'agrandit puis s'entoure d'un rempart.

* Au 14ème siècle (certains historiens avancent la date du 13ème siècle), deux châteaux existent (ou peut être deux habitats dans une même enceinte). Les historiens supposent une coseigneurie :

- L'un est possession de la famille Mirabel d’Arlempdes (à vérifier).

- L'autre appartient à la famille La Gorce (à vérifier).

* En 1301, Hugues d'Arlemps, chanoine et représentant auprès du chapitre de Viviers, rend hommage à l'évêque de Viviers pour les parts de plusieurs castrums dont celui de Mirabel.

* En 1319, Pons de Mirabel et son fils Pierre rendent hommage à (?????) pour le castrum de Mirabel.

* En 1334, Pierre (I ?) de Mirabel et son fils Pierre (II ?) puis Pons (lequel ?), autre seigneur de Mirabel (?), rendent hommage (à vérifier) à l'évêque de Viviers (voir liste) pour les terres et castrum de Mirabel.

* Au milieu du 16ème siècle, durant les guerres de religion, le château est dans le camp des Huguenots.

* En 1598, l'armée Catholique de Henry Ier, Duc (voir titre de noblesse) de Montmorency, attaque puis s'empare du château.

* A partir de 1628, avec l'autorisation de Louis XIII (voir liste des rois), le Cardinal de Richelieu ordonne le démantèlement de nombreux châteaux et fortifications dans le Royaume de France. Mirabel ne fait pas exception.

* En 1709, la famille Mirabel possède le château de Pradel. Elle délaisse la vieille fortification pour le confortable logis. Ruine semble être l'avenir du site castral.

* Au 19ème siècle, la ruine sert de remise agricole, mais aussi de carrière de pierre.

* En 1970, Pierre Margot-Belrichard achète la ruine.

* A partir de 1972, durant 20 ans, des fouilles sont réalisées avec l'autorisation et la présence active de son propriétaire. Les murs sont consolidés.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Bien que la ruine soit partiellement sécurisée, le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez très prudents. N'oubliez pas que vous entrez dans une propriété privée.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Je vais planter ma tente pour admirer le panorama toute la nuit

 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 07:50

 

 

Département 04 - ALPES de HAUTE PROVENCE

 

 

 

Que voyez vous sur cette colline boisée ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Montjustin est située à 50km à l'Est de Cavaillon, à 20km au Nord-Est de Perthuis, 15km à l'Est-Nord-Est de Manosque.

 

 Coordonnées du château :

43° 50' 57" N 05° 38' 05" E
 43.849327°  5.634955°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

L'homme d'or

"Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
N'y va pas
Libre continent sans grillage
N'y va pas
Beau comme on n'imagine pas
N'y va pas"

* C'est en fredonnant la chanson de Goldman que je randonne sur mon destrier.

 

 

Là-bas, beau comme on n'imagine pas

 

 

Pourtant, il faut que j'aille là bas

* Soudain, au loin, une colline.

* Soudain, au loin, les contours d'un château.

* Soudain, en moi, le désir de cette construction millénaire monte.

* Soudain, en moi, la compréhension que la route monte.

 

 

Ai je mes végétations ?

* A l'époque médiévale, les pentes étaient dégagées, les arbres étaient coupés, la végétation était rase.

* Mais en notre siècle, tout pousse sans entretien ou avec une petite taille chaque année.

* Conséquence : Il faut être proche pour voir un château.

* Il faut que j'avance encore, encore, encore.

Nota : Pensez vous que je puisse être un bon parolier de chansons ?

 

Une belle ronde qui me quémande de la rejoindre

 

Surprenantes surprises

* C'est par une route goudronnée que je découvre les premières constructions.

* Le site étant habité par plusieurs familles, il n'est pas surprenant de voir un escalier en pierres (récupérées du rempart) puis une belle baie plein cintre.

* Plus loin, posée sur un solide rocher, une ronde tour habillée de vert. Elle ne montre aucun système défensif comme archère ou mâchicoulis (voir vocabulaire). Ayant eu un passé délicat, tours et murs ont été arasés.

* Dans l'alignement il y a le rempart avec une poterne récente et ouverte à tous les vents. Au dessus, un arc de décharge soulage le poids sur le linteau.

- Comme pour la tour précédente, les pierres sont peu jointives, pauvrement taillées et de dimensions variables. 

* Plus loin, une autre ronde tour. Elle doit être Irlandaise surprise car elle arbore un bel habit vert.

* J'avance vers l'Ouest.

 

 

 

L'intérieur :

Presque neuf.......

* Sans avoir franchi une porte avec pont levis, bretèche, herse, assommoir et autres merveilles défensives, je me retrouve dans la cité fortifiée.

* Les premiers bâtiments que je rencontre semblent avoir été reconstruits ou fortement consolidés durant la fin du 20ème siècle.

Où sont les ruines tant désirées ?

 

 

Est ce un passage secret vers le Graal ?

.....avec des restes anciens

* Dans le dédale de petits entiers, je découvre une.... heu.... église peut être.

* La haute construction ressemble à un clocher mais il faut toujours se méfier du premier ressenti.

* Sur sa droite je remarque des fenêtres à remplage.

Est ce la preuve que j'attendais ?

* Dans mon errance, je vois des murs avec trous de boulin (pour des poutres de plafond ?).

* J'approche de la porte.... Hoooo......

...... je ne vous révélerai pas ce que j'ai vu !

 

 

Tout mais pas l'indifférence

* C'est en chantant du Goldman que je pose mon séant merveilleux sur un rocher, puis j'admire le paysage montagneux.

"Échangerais années mortes pour un peu de vie
Chercherais clé de porte pour toute folie
Je prends tous les tickets pour tous les voyages
Aller n'importe où mais changer de paysage."

 

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 3ème siècle, un oppidum est construit sur la colline.

* Au 11ème siècle, aménagement d'une fortification sur la colline.

* Au 16ème siècle, de nouvelles maisons sont construites ainsi qu'un lavoir, une fontaine et une église (à vérifier).

* Au 17ème siècle, augmentations du nombre de maisons (à vérifier).

* Vers 1995, une campagne de rénovation des remparts est réalisée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Le trésor d'un site castral est souvent le panorama

 

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Alpes de Hautes

Provence

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 07:50

 

 

Département :  39 - JURA

 

 

 

Luxueux était ce château au 15ème siècle

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Nozeroy est située à 30km au Sud-Ouest de Pontarlier, à 25km à l'Est-Sud-Est de Poligny (voir sa tour défensive) et à 15km au Nord-Est de Champagnole.

 

   Coordonnées du château :

46° 46' 32" N 06° 02' 18" E
 46.775555°  6.038564°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Le rêve est déjà une aventure

* Dans un prospectus touristique local, je lis que proche d'un bourg fortifié trônait : La perle du Jura.

* Bien que n'étant pas un spécialiste en pierre précieuse, je comprends que cette perle fut (est ?) un château.

* C'est donc au triple galop que je me rends à Nozeroy pour jouer les "bijoutiers médiévaux".

* C'est donc avec cannetille et alésoir que je vais "perler" en Jura.

 

 

Quelle magnifique... heu.... merveilleuse perle

Les trous dans la perle

* En arrivant coté Sud, je vois..... heu.... l'imposante Perle.

* Ne soyez point déçu, parfois une perle n'est pas pure, il faut la polir.

* Donc, je m'approche d'elle pour la frotter, la lécher, la.... heu......

   ......la demirer...... oups, l'admirer.

* Il est vrai que la perle a un peu vécu.

Est ce par ce qu'elle fut portée par une grande dame :

Élisabeth-Pauline de Gand de Mérode de Montmorency ?

 

 

Je regarde mieux

* Les vestiges du château montrent :

- Des pierres parfaitement taillées et très jointives (preuves qu'un seigneur riche en fut le "bâtisseur").

- Une superficie imposante.

- Des archères canonnières.

 

 

L'intérieur :

Que voila confortable bâtisse

* Bien que les entrailles soient minimales, il est possible de voir :

- Plusieurs niveaux.

- Des traces de cheminée.

- Des escaliers de service (?).

- Et surtout le magnifique escalier d'apparat.

 

 

Que voila remparts qui semblent infranchissables !

 

 

 

Rempart, tour et église s'entrelacent

Les fortifications 

L'extérieur :

Belles rondeurs

* Pensant avoir tout vu du château, j'erre à l'extérieur de la commune en suivant le rempart.

* Bien qu'il soit arasé je me régale à la vue des tours rondes flanques.

* Soudain, le rempart "grandit". En réalité, je suis face à la collégiale Saint Antoine intégré dans le système défensif.

* Sur les jolies rondeurs, je remarque :

- Des archères arquebusières,

- Des pierres à bossages prouvant que cette cité appartint à une riche et puissante famille (voir mon explication au château de Puivert).

* Je continue à lécher les murs du rempart aux pierres merveilleusement taillées et parfaitement jointives quand.....

    ...... mes yeux sont éblouis !

 

 

Une géante !

* Dépassant les toits des maisons établies dans le rempart, survolant les arbres, je vois un.... Heu.....

« C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap !
 Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! » cool

* Certes, ces mots ne sont point de moi mais de mon ami Edmond dans Cyrano, mais ils correspondent parfaitement à mon ressenti en découvrant cette Tour Porte.

 

 

Est ce Gargantua ou Pantagruel ?

Horloge est son nom

* "La tour de l'horloge", tel est le patronyme peu original de cette entrée défensive du bourg.

* En plus de l'appareil magique à donner l'heure, cette imposante tour-porte montre :

- Coté Sud-Est, une ouverture de guet au sommet et une imposante canonnière.

- Coté Nord-Ouest, une canonnière avec large ébrasement extérieur et une archère-arquebusière.

- Le coté Nord est l'entrée. Elle est défendue par :

-- Des mâchicoulis formant bretèche,

-- Une archère-arquebusière curieusement non centrée.

-- En partie basse, un double vantail (disparu).

-- Une herse (disparue).

-- Un assommoir

* Avec précaution, je traverse ce tunnel. C'est ainsi que je remarque 3 curiosités :

- La tour-porte montre 4 niveaux.

- Elle possède une horloge extérieure et une à l'intérieur du bourg.

- Le sommet est coiffé d'un "bulbe Comtois" (voir historique).

 

 

La fin...... n'est que gourmandise

* Pensant avoir tout vu des systèmes défensifs, mes yeux de castellologue amateur laissent place aux papilles d'adorateur de glace (voir un autre exemple ici).

* Et c'est ainsi que mon errance finale, avec une glace au miel de sapin du Jura, arrive à l'Ouest du bourg.

* Diantre, je suis face à la porte de Nods.

* Comme le montre les rainures verticales, cette porte, partiellement arasée, possédait un pont-levis.

 

 Coordonnées de la porte de Nods :

46° 46' 30" N 06° 02' 04" E
 46.775071°  6.034544°

 

 

Le diaporama du château et fortifications est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du bourg :

* Au 13ème siècle, pour contrôler la route et protéger ses possessions dont les salines de Salins les Bains (voir ce site), le Comte Jean Ier de Chalon fait construire un château et un bourg fortifié avec 3 portes défensives. La chapelle de l'hôpital est aussi construite.

* En 1422, Jean III de Chalon-Arlay transforme la chapelle de l'hôpital en collégiale dédiée à Saint Antoine.

* Au 15ème siècle (1440 ?), Louis II de Chalon-Arlay améliore le système§me défensif du bourg mais surtout il transforme l'ancien château médiéval en résidence luxueuse. Le château reçoit de nombreux personnages célèbres :

- Le Duc (voir titre de noblesse) de Bourgogne : Philippe le Bon.

- Un autre Duc : Charles le Téméraire.

- Le Dauphin Louis de France, futur roi Louis XI (voir liste).

* Au 16ème siècle, le château est surnommé : La perle du Jura. surprise

* A partir de 1634, durant la Guerre de Dix Ans, le château souffre des armées de Louis XIII (voir liste) .

* Vers 1730, après un long procès, le Roi Louis XV accorde à Louis de Gand de Mérode de Montmorency la gestion de nombreux châteaux et seigneuries dont Arlay (voir son vieux château) et Nozeroy.

* En 1767, Élisabeth-Pauline de Gand de Mérode de Montmorency hérite de son oncle de nombreux biens dont Arlay et Nozeroy.

* En ce 18ème siècle, Élisabeth décide de faire construire une résidence de luxe à Arlay. Elle récupère de nombreuses pierres (cheminées, éléments de décors ?) du château de Nozeroy. Puis lorsqu'elle habite sa résidence d'Arlay, pour éviter de payer trop d'impôts, elle fait détruire les restes du château de Nozeroy.

* En 1815, un incendie dévaste la cité :

- Il détruit de nombreuses maisons de la commune. Les habitants utilisent les pierres du château en ruine pour reconstruire leur habitation.

- Le clocher-porche de la collégiale s'effondre, il ne sera pas reconstruit.

- La flèche de la tour de l'horloge s'effondre. Le sommet est remplacé par un dôme à l'impériale.

* En 1836, les tours défensives de la porte de Nods (coté Ouest) sont démolies.

* En 1868, la seule tour du château encore debout, par manque d'entretien, s'effondre.

* En 1927, les ruines du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Les bénévoles consolident avec passion les ruines du château.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château et des remparts est libre et gratuite depuis les rues de la commune. La visite de l'intérieur des ruines castrales et de la tour-porte est interdite.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Surveiller la vallée fut l'une des missions du château

 

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châteaux du Jura

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 07:50

 

 

Département 46 - LOT

 

 

L'angle droit est le thème architectural

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Grézels est située à 25km à l'Ouest de Cahors (voir son pont fortifié), à 20km au Sud-Est de Villefranche du Périgord et à 20km au Nord de Montcuq (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 28 '38" N 01° 09' 27" E
 44.477428°  1.157637°

 

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Droite est son architecture

* Trouver le château n'est pas difficile car :

- Etant posé sur une colline, il est visible depuis toutes les routes d'accès au bourg.

- Dans la commune, un panneau indique la direction puis l'embranchement.

- Pour les plus courageux, un sentier pédestre a été balisé.

* C'est donc avec facilité que je découvre la motte castrale et l'impressionnant bâtiment.

 

 

Voyez vous une princesse me faire un signe ?

Droits sont ses angles

* La façade Nord Ouest montre :

- Une longue courtine comportant 4 niveaux.

- Deux massives tours rectangulaires de chaque coté.

* Le bâtiment central possède :

- Un niveau bas avec (ce que je pense être) des puits de lumière. Je subodore que ce sont les réserves.

- 4 grandes fenêtres à meneaux au niveau deux. Ce devait être les salles de réception.

- 4 grandes fenêtres à meneaux au niveau trois. Ce devait être les appartements.

- Au sommet, l'étage ayant été arasé, il ne reste que les fantômes de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Chacune des 2 tours possède :

- Un niveau bas avec des puits de lumière.

- Une grande fenêtres à meneaux sur chacune des 3 faces visibles, donc 3 fenêtres par niveau.

- Au sommet, crénelage et mâchicoulis rappellent l'aspect défensif de ce château.

* Deux curiosités m'interpellent :

- Je ne vois aucune archère ni canonnière.

Les modernisations les ont elles supprimées ?

- Sur la face Nord-Ouest, le 2 passives tours possèdent une construction anguleuse de faible profondeur.

Comporte-t-elle un escalier en colimaçon ?

- Nota : Ces verrues possèdent des fantômes de latrines.

 

 

Ses rondeurs s'opposent à sa droiture

Linéaires sont les murs

* Lentement je contourne le site pour regarder la façade Sud-Ouest.

* Soudain, derrière votre écran je vous sans perdu avec mes points cardinaux.

* Pour vous aider, je vous donne une vue prise grace à mon satellite.

* En alignement du logis, le mur, composé de pierres pauvrement équarries, possède des fentes verticales. Cette paroi ayant été reconstruite, je ne saurai affirmer si elle possédait beaucoup de systèmes défensifs, et si les trous actuels sont d'origine.

* Le mur étant très arasé, il m'est impossible de savoir si crénelage et mâchicoulis existaient, mais je subodore que "oui" car :

- Ce mur est en alignement avec l'a partie Sud-Ouest du logis possédant des fantômes de mâchicoulis.

- Une porte m'informe qu'un axe de circulation existait.

 

 

Ronde comme j'aime ! ! ! ! !

* Que voila merveille qui me donne l'envie de l'enlacer, de la biser, de la...... cheeky ....

    ....... mais avant, il me faut la comprendre.

* Cette tour m'interpelle par son manque d'efficacité défensive :

- Par la trop grande longueur des merlons et le faible nombre de créneaux (voir exemple).

- Par l'unique fente verticale à la base.

- Par l'absence de canonnière alors que le château fut modernisé au 15ème et 16ème.

* Je pressens que toutes ces "erreurs" sont dues aux reconstructions/consolidations "récentes".

 

 

Vais je pouvoir traverser ces vantaux ?

Plate est l'entrée

* En contournant la ronde tour, je découvre la face Sud-Est.

* Elle montre un long rempart rasé et surtout l'entrée du château.

* Au dessus du double vantail, je vois deux fentes pour les poutres de levage du pont-levis.

* Que déduire :

- Un fossé existait mais il a été comblé.

- Une bretèche devait exister mais l'arasement du mur l'a fait disparaître.

- Aucune archère ni bouche à feu encadrant la porte.

 

 

Rondeur encore

* Lors d'une attaque, la porte est la cible la plus convoitée. Donc, les défenseurs l'encadraient de nombreux et variés systèmes défensifs

* Curieusement, je ne vois qu'une tour (peu défensive) à gauche et à droite..... une tour trop lointaine pour être efficace.

Cachet-t-elle un secret défensif ?

* J'approche de cette ravissante ronde tour qui m'émeut...... par sa rondeur bien sur blush ...... mais elle me déçoit par ses systèmes défensifs disparus (excepté les magnifiques mâchicoulis). 

 

 

Zigzaguante fin

* Lentement je contourne la façade, les yeux fixés sur les rondeurs de la belle.

* Le coté Nord-Est ressemble beaucoup à son opposé au Sud-Ouest avec :

- Absence de canonnière et archère.

- Arasement du mur.

- Logis avec fenêtres à multiples meneaux.

- Tour rectangulaire.

* Je vais donc profiter de la solitude du site pour savourer le panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au début du 13ème siècle, construction d'une tour de guet en pierres.

* Au milieu du 13ème siècle (avant 1267), en remerciement de leur participation à la croisade des Albigeois (voir ce livre), l'évêque de Cahors (voir liste) donne le site défensif à la famille Guiscard.

* Au début du 14ème siècle, les historiens supposent que le site est agrandi, Ce serait donc un château.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, le château est endommagé par l'armée de partisans du Roi d'Angleterre.

* Au 15ème siècle, le château est agrandi.

* Au 16ème siècle (1580 ?), durant les Guerres de religion, le château, dont le seigneur est Catholique, est attaqué par les troupes protestantes, puis pillé.

* A la fin du 16ème siècle ou début du 17ème, le château est restauré et modernisé.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le site ainsi que les bâtiments appartenant au seigneur (moulins, métairies etc...) puis les vendent comme Bien National à de nombreuses familles. Ruine semble être l'avenir du château.

* Au milieu du 19ème siècle, le propriétaire du château détruit une partie d'une aile pour récupérer les pierres. Elles seront utilisées pour sa maison dans la vallée.

* Au milieu du 20ème siècle, le site partiellement en ruine est acheté par un couple de passionné qui le restaure.

* En 1961, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Durant la fin du 20ème siècle, le château change très souvent de propriétaires. Certains le délaissent, d'autres le restaurent.

* En 1997, une partie du château est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite. Le château serait partiellement ouvert aux Journées du Patrimoine et quelques jours en été. Il semblerait qu'il soit possible de louer le site pour des occasions (mariage, réunion, etc.......). Renseignez vous.

 

 

Comme il doit être agréable de voir les jours s'écouler dans ce lieu

 

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 07:50

 

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

 

 

Que voila une merveilleuse merveille !

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Ribeauvillé est située à 25km au Sud-Ouest d'Andlau (voir son château), à 20km au Nord-Nord-Ouest de Colmar et à 9km au Nord de Kaysersberg (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

48° 12' 11" N 07° 18' 19" E
 48.203139°  7.305389°


 

 

Le château :  

L'extérieur :

Curiosité

* Dans les livres, les revues et les plans, ce château possède plusieurs noms :

- Saint Ulrich,

- Le Rappolstein,

- Grand Ribeaupierre.

* Dans cet article, je vais certainement utiliser le premier nom bien que cette dénomination soit récente.

 

 

L'approche

* Après avoir visité le château de Girsberg, mes pas de castellologue amateur m'emmènent vers le deuxième des 3 châteaux de Ribeauvillé.

* Cette merveille à l'architecture si unique trône fièrement à 528 mètres d'altitude.

* Voila un curieux château. De loin, il semble massif, mais plus j'avance, plus il semble léger, presque aérien.

Quelle est cette magie ?

 

 

Défensif et élégant

 

 

Le plan

* Avant de visiter ce magnifique château, il convient d'en comprendre son plan :

1 - Lice d'entrée composée initialement de 3 portes.

2 - Barbacane précédée d'un fossé. Présence d'une citerne.

3 - Tour d'habitation (de 3 étages à l'origine), 12ème siècle.

4 -  Donjon, 12ème siècle.

5 - Cour séparant l'ancien château du nouveau.

6 - Tribune... de la chapelle.

7 - Chapelle Saint Ulrich.

8 - Salle des Chevaliers.

9 - Donjon habitable du nouveau château.

10 - Basse cour du nouveau château.

 

Quelle rigueur dans ce donjon à bossages

 

Les prémisses du plaisir

* Lentement j'avance.

* Comme par magie, le château disparait derrière les arbres. Seule le donjon du 12ème siècle me surveille.

* Bien qu'il ait perdu son crénelage, il a encore fière allure et impressionne le touriste.

* Le sentier se rétrécit, les marches se font rares, j'arrive par le Nord devant la seule porte défensive rescapée.

 

 

L'intérieur :

Rose et ruinée

* En entrant, c'est le choc !

* La ruine est presque entière (heu.... vous connaissez mon imagination fertile, s'il y a plus que 5 pierres, c'est un immeuble pour moi cheeky ).

* Sur la droite, je vois la tour d'habitation (3 sur le plan) avec ses pierres roses et certains linteaux magnifiquement sculptés.

* Puis, les pieds plantés dans le sol du donjon habitable (9 sur le plan), j'observe

- Sur la gauche le mur Nord-Ouest de la cour (5 sur le plan).

- Puis au loin, le donjon primitif (4 sur le plan) avec

- Ses pierres à bossage,

- Ses puits de lumières sur plusieurs niveaux,

- Son entrée, accessible par une passerelle en bois dont seuls les trous de boulin apparaissent.

Nota :

- Il est possible de monter au sommet du donjon primitif par un escalier récent accessible depuis une ouverture creusée à la base.

- Du sommet, la compréhension de l'aménagement physique des pièces est facilitée.

 

La chapelle à gauche t et le donjon habitable à droite

 

Les surprenantes surprises

* Parfois, il est bon d'errer dans une ruine sans en comprendre l'emplacement des salles. Le but est de regarder les beautés du passé.

* Donc :

- Je monte un des nombreux escaliers en bois créés par l'association de sauvegarde.

- Puis, dans une autre salle, je traverse une porte dont l'épaisseur du mur m'impressionne.

- Je découvre un large arc de décharge et.... une archère (peut être).

- Puis, perdue dans un mur très consolidé, une colonne sculptée ne tenant plus rien (était ce une cheminée ?).

- Oups...... j'ai failli tombé à cause d'une meule mal rangée par le meunier (10 sur le plan).

- Puis, dans la chapelle (7 sur le plan), je vois une fenêtre à double coussiège.

* C'est à ce moment que je décide de passer de l'autre coté de la chapelle (à l'Est, à la base du donjon récent). Mon étonnement est intense car je vois :

- La fenêtre avec son meneau central.

- Au fond à droite, la fenêtre de la tour d'habitation (3 sur le plan).

- Au fond à gauche, le donjon primitif (4 sur le plan).

- Et surtout, les sculptures sur les piédroits, le meneau et le linteau.

 

La chapelle est proche de la salle des Chevaliers

 

La merveille Chevaleresque

* La plus belle salle est incontestablement : La salle des Chevaliers (8 sur le plan).

* A elle seule, elle justifie la "longue" marche pour gravir la colline.

* Elle est composée de 2 niveaux :

- Celui du bas est éclairé par de nombreux puits de lumière.

- A droite, la grande ouverture devait être les latrines en encorbellement.

- De larges poutres en bois, posées sur des consoles en pierres, délimitaient l'étage.

- Au dessus coté Est, 7 fenêtres géminées à coussiège double comportant un meneau central avec en oculus, des motifs variés, éclairaient la (ou les ?) salle(s).

- Coté Nord, 2 autres fenêtres identiques aux précédentes.

 

 

La fin pour vous

* Comme à mon habitude, je vais poser mon séant merveilleux et musclé sur une pierre pour déguster ma pomme.

* J'agrémente ce fruit avec des bretzels car il me faut de l'énergie pour monter au 3ème château nommé : Le Haut Ribeaupierre.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du donjon carré et d'un petit logis.

* Au 13ème siècle, coté Sud, aménagement de la aula (nommée parfois La Salle des Chevaliers) avec ses 9 magnifiques fenêtres à coussièges.

* Au 14ème siècle, aménagement de la barbacane d'entrée.

* Au 15ème siècle, construction d'une chapelle dédiée à Saint Ulrich.

* Au 16ème siècle, le besoin de confort et de modernité fait abandonné cette construction médiévale pour une résidence dans la vallée (ce château est devenu au 20ème siècle le lycée Ribeaupierre).

* En 1841, la ruine de Saint Ulrich est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Bien que le site soit sécurisé, soyez toujours prudents dans une ruine. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Que de beauté.... Que de luxe !

 

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châteaux du Haut Rhin

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Là haut, une belle attend que je vienne la conquérir

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de La Voulte est située à 30km au Nord de Montélimar (voir son château), à 20km au Nord-Ouest de Crest (voir son donjon) et à 15km au Sud-Sud-Ouest de Valence.

 

   Coordonnées du château :

44° 48' 01" N 04° 46' 46" E
 44.800385°  4.779612°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

J'ai faim

* Après avoir visité le château (le voir ici) de Livron en Drôme, je traverse le pont sur le Rhône pour 2 raisons :

- Rejoindre le Vivarais où je dois passer une semaine de vacances-découvertes.

- Et surtout faire quelques emplettes et prévoir mon pique-nique.

* Soudain, mes poils de castellologue amateur se dressent.

Y aurait il une (ou deux) pierres médiévales ?

* En levant les yeux, je vois une imposante construction survolant les toits des maisons.

 

 

Puis je dire que la Belle a un derrière très large ?

J'ai faim.... de toi

* Évidemment lorsque je vois une Belle, il me faut l'approcher pour la conquérir.

* En un bond (ou presque) je suis à ses pieds.

* Elle semble un peu boulotte cheeky avec :

- Ses ronds contreforts portant une galerie.

- Sa ronde tour d'angle qui n'arbore aucun vrai système défensif.

* Même si je pressens que le château s'est assagi et policé avec les années, son positionnement sur les rochers et des arcs de décharge m'informent qu'il fut construit au Moyen Âge.

* Note personnelle :

- Je suis surpris qu'un si grand château ait des pierres pauvrement équarries.

 

 

Je veux te dévorer

* L'autre face est plus droite. Elle montre :

- Plusieurs niveaux avec de grandes fenêtres.

- Puis sur la gauche, un encorbellement. Je ne saurais point affirmer si cela est :

-- Un balcon de confort (je doute, il est trop petit).

-- Une bretèche (je doute car trop haut et point de porte en dessous).

-- Des latrines (hum.... comme cela me plairait ! wink ).

* En errant à la recherche de l'entrée, je me retrouve face à une autre rondeur.

- Comme elle est belle cette tour d'angle !

- De plus, elle montre une fente (défensive ?).

 

 

Tout est résumé en cette image : Modernité

L'intérieur :

Donne moi tout

* Devant l'entrée point de système défensifs car la seconde guerre mondiale a détruit partiellement ce château.

* Mais, à cause d'une grille, je ne peux point entrer.

* Par contre, je peux voler des images de la cour et des bâtiments l'entourant.

 

 

Vais je être rassasié ?

* A droite, une galerie portée par des arcades permettait certainement aux belles dames de marcher avec leur ombrelle (heu... je sais, j'ai beaucoup d'imagination).

* Au fond, un large escalier droit accédait certainement au bâtiment principal de réception.

* A gauche, la chapelle seigneuriale.

* Puis une tour ressemblant à un clocher.

* Mais lentement la nuit s'approche, il me faut m'extirper par cette "poterne".

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (supposition de certains archéologues), aménagement d'un château sur le plateau rocheux pour surveiller les vallées de l'Eyrieux et le Rhône.

* En 1151, l'empereur Conrad III autorise Silvion de Clérieux à établir des péages sur terre et sur eau à La Voulte.

* En 1246, le testament de Philippa, grand-mère d'Aymar III de Poitier, Comte (voir titre de noblesse) de Valentinois, précise que la seigneurie de La Voulte sera donnée au second fils de sa fille : Roger.

* En 1250, Roger d'Anduze (voir cette famille) est cité dans un texte comme seigneur de La Voulte.

* En 1277, Roger d'Anduze rend hommage au Roi de France (voir liste) pour sa seigneurie de La Voulte.

* En 1283, Roger d'Anduze rend hommage à Jean de Genève, évêque de Valence et de Die (voir la cathédrale) pour sa seigneurie de La Voulte.

* Vers 1293, un conflit éclate entre l'évêque de Valence (voir liste) et Bermon(d) d'Anduze, seigneur de La Voulte. Le Roi de France Philippe le Bel demande au sénéchal de Beaucaire (voir ce château) d'en comprendre les causes et d'intervenir.

Nota : il semble que le conflit s'envenime avec actions de force du seigneur de La Voulte, Il s'ensuit un procès avec condamnation (confiscation de biens) puis appel puis intervention Royale.

* En 1304, Hugues de Pierregourde rend hommage pour son château (le voir ici) à Bermon(d) d'Anduze, seigneur de La Voulte.

* Au 14ème siècle (1319 ?), début de construction d'un puissant château. Des maisons se blottissent dans la pente cotés Nord et Est.

* Au 15ème siècle, de nouvelles maisons sont construites dans le bourg.

* En 1485, Bermond d'Anduze demande la construction d'une chapelle qui doit communiquer avec l'église paroissiale (?).

* Durant le 16ème siècle, des maisons du bourg sont agrandies ou/et modifiées.

* En 1532, les Etats généraux du Vivarais ont lieu au château suite à la convocation de Gilbert II de Lévis (voir cette famille).

* En 1591, Gilbert III de Lévis, décède en son château de La Voulte.

* En 1598, Anne de Lévis de Ventadour, Comte de La Voulte, fait réaliser des modifications et des embellissements du château.

* En 1622, après son décès à Beaucaire (durant les états généraux du Vivarais), le corps d'Anne de Lévis de Ventadour est enterré dans la chapelle du château de La Voulte. Le bâtiment religieux est embelli à la demande de sa veuve, Marguerite de Montmorency.

* En 1717, après le décès de Louis Charles de Lévis Ventadour, La Voulte est transmis à sa fille Anne Geneviève. Étant mariée au Duc de Rohan, le site change de famille.

* Puis, La Voulte est possession de la famille Rohan-Soubise.

* En 1810, une ordonnance Impériale destine le château à abriter les mendiants et ls malades errants. Quelques modifications sont réalisées pour que cette nouvelle fonction soit possible.

* En 1820, une ordonnance Royale annule le "dépôt de mendicité". Le château est à nouveau propriété des Soubise.

* Vers 1823, le Duc d'Aumale et Prince de Soubise vend le château à la "compagnie des forges Loire et Isère". Le château est transformé en logements pour les ouvriers des hauts fourneaux.

* En 1890 (ou 1893), après la faillite de la "Compagnie des fonderies et forges de Terre Noire, La Voulte, Bessèges", le château est vendu au Baron du Marais.

* Durant 60 ans, le site change souvent de propriétaires.

* En 1923, la chapelle "des Princes" est classée aux Monuments Historiques.

* En 1927, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1944, l'aviation alliée bombarde la ville et le château. L'incendie détruit les toitures, des murs s'effondrent.

* En 1962, la commune devient propriétaire du château suite à sa vente par madame Katia Granoff.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et les ruelles. La visite commentée et payante serait possible quelques jours par an, veuillez vous renseigner sur les dates.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Toutes ses rondeurs m'émeuvent

 

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