17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

  Quelle fut la fonction de cette fortification ?

 

 

Le bourg :

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Calmont est située à 45km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi fortifié), à 40km au Nord-Est d'Albi et à 12km au Sud-Sud-Ouest de Rodez.

 

     Coordonnées du site fortifié :

44° 15' 27" N 02° 32' 46" E
 44.257564°  2.546124°

 

 

 

La grange : 

        L'extérieur :

Le questionnement

* Après avoir visité le château de Calmont, je prends la route vers l'Est en direction de Magnin, pour voir une construction défensive assez rare durant notre 21ème siècle :

Une grange fortifiée.

* Ayant déjà visité une autre grange dans l'Aude, je me demande si celle du Rouergue sera très différente.

 

 

La découverte

* Au bout d'une route ombragée, un solide bâtiment millénaire proche d'une exploitation agricole moderne apparaît.

* Survolant les arbres, il semble presque irréel.

* Lentement, je m'avance espérant comprendre son architecture.

 

  Vais je trouver les secrets de sa construction ?

L'analyse 

      Que vois je :

* Une haute courtine encadrée par 2 tours rondes.
* Sa faible largeur m'interpelle.

* Courtine et tours possèdent des vestiges de mâchicoulis.

* La tour de droite possède une archère droite  (avec ouverture ronde pour arme à feu) implantée après la construction du bâtiment.

* Mais d'autres archères primitives cohabitent.

* Quelques ouvertures carrées et parfois rectangulaires ressemblent à des fenêtres "de confort".

 

Je contourne

* Tout en respectant la propriété privée, je contourne l'imposante façade.

* Le spectacle qui m'est offert est fascinant.

* Que puis je en déduire :

- Le bâtiment est parallélépipédique.

- Sa longueur est beaucoup plus importante que sa largeur.

- Chaque angle comporte une tour ronde.

- La partie centrale a presque disparu. Une grange avec un toit récent remplace les "logements".

Mais y en avait il ?

 

    La grange se dénude pour moi

        L'intérieur :

Que voir ?

* La propriété étant privée, je n'entre point.

* Mais grâce à l'effondrement du toit, des plafonds et d'une partie des murs, il est possible de voir les entrailles.

 

 

Rapide analyse

* La tour de droite semble posséder les vestiges d'un escalier en colimaçon.

* La partie gauche prouve que le bâtiment était habitable.

* Il y a :

- Des "portes" de circulation entre la tour et les salles disparues.

- Une large et profonde cheminée.

 

 

Le diaporama de la grange est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de la grange :

* En 1280, la grange est mentionnée dans un texte. Elle appartient au monastère de Bonnecombe.

* Vers 1607, les moines afferment le site à Dominique Folquier.

* En 1619, Jean Palous en a l'exploitation.

* En 1639, la gestion est donnée à Pieer Greffuelhe et Georges Drulhe.

* En 1644, Raymond Bernet et André Ballard exploitent les terres.

* En 1673, le site est exploité par Philippe Laubiès et Géraud Vernhet.

* En 1692, la gestion est donnée à Durand.

* En 1703, un nouveau "régisseur" : Boutonnet.

* En 1722, François Boutonnet régit le domaine.

* En 1740, le site est exploité par Pierre Bonnet et Jean Martin.

* En 1758, Antoine Canivenq et Jean Rouvellat exploitent le domaine.

* En 1764, le site est exploité par Guillaume Bousquet.

* En 1787, le dernier "régisseur se nomme : Cordurié.

* En 1792, les révolutionnaires s'emparent du site et le vendent au sieur Pouget.

* Durant les siècles suivants, le domaine appartient à :

- Jean Lacaze,

- Thérèse Cassagnes.

* Au 20ème siècle, le site est possession de la famille Ginisty.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite en respectant la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur de la propriété privée est interdite.

 

 

Au revoir, énigmatique fortification du Rouergue

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:26

 

 

Département 26 - DRÔME

 

 

 

La ruine ne s'illumine que si vous lui dites : "Que tu es belle !"

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Soyans est située à 80km au Nord d'Avignon, à 25km au Nord-Est de Montélimar (voir son château) et à 10km au Sud de Crest (voir son donjon).

 

   Coordonnées du château :

44° 37' 40" N 05° 01' 20" E
 44.6277009°  5.02228081°

 

 

 

Le site castral :

Le village :

L'arrivée

* La route qui mène à Soyans permet de savourer au loin la silhouette d'une ancienne construction fortifiée.

* Sur cette colline boisée 3 formes grises apparaissent :

- En bas à gauche, le village.

- En haut à droite, l'église.

- En haut au centre, le château fort.

* Plus j'approche du site, plus les bâtiments disparaissent.

Y a-t-il quelques sorcelleries de la foret ?

 

 Un mur défensif m'accueille

Une porte fortifiée

* Après avoir laissé mon destrier sur un modeste mais ombragé parking, j'avance vers les premières maisons.

* Soudain je suis stoppé par une porte fortifiée.

* Même si le crénelage a été "curieusement" refait au 20ème siècle, même si certaines fentes de tir sont obstruées, l'aspect défensif est évident.

* Certains archéologues affirment que ceci était une tour défensive. Je n'ai pas d'avis sur cette supputation.

* Je montre patte blanche puis je pénètre dans le couloir à les aménagements de plusieurs siècles se côtoient.

* La douzaine de maisons le long de l'unique chemin rectiligne garde le souvenir des siècles passés.

* Dans ce spectacle, votre Dauphinois Chevalier oscille entre tourisme et castellologie.

* Lentement je monte vers mon graal du jour par un agréable chemin ombragé.

 

 

 

L'église :

Point défensive elle est

Voyez vous les multiples travaux d'aménagement sur cette église ?

Quelle curieuse architecture !

* La façade occidentale montre un parement régulier réalisé avec de petites pierres.

* Cette façade est percée de trous de boulin (voir vocabulaire).

* L'église semble posséder un transept. Mais ceci n'est qu'une illusion. Cette curiosité est due à la construction il y a 3 siècles de 2 chapelles latérales.

* Les pierres de remploi sont nombreuses. Si vous vous rendez sur ce site, veuillez regarder sur le rond chevet.

* La porte étant close, j'ose voler par la petite fenêtre un morceau du silence religieux.

 

Est ce la montée vers le paradis ?

 

Quel panorama !Les vestiges des pans de mur imitent un crénelage !

* Les pieds plantés dans le rocher, j'admire :

- A l'Est la vallée du Rubion.

- Au Sud, la frontière entre collines et vallée.

- A l'Ouest, la commune de Soyans.

- Et au Nord, les ruines du puissant château.

 

 

 

Le château :

Déchiqueté

* Lentement j'avance vers le château fort.

* Le premier bâtiment que je rencontre est une tour ronde avec des pierres pauvrement taillées.

* Les dimensions des pierres sont très variées me faisant penser à des consolidations nombreuses et rapides.

* Je suis très surpris de l'épaisseur de joints.

* En contournant le site coté Ouest, les anguleuses constructions posées sur le rocher possèdent aussi un parement de piètre qualité.

* Il m'est impossible de définir la fonction des murs délabrés.

* Il est surprenant de voir autant de fenêtre et aucune fente de tir ni de crénelage.

 

 Voir et être vu est la mission de ce château fort

Le coté Nord

* Contrairement aux 3 autre cotés, cette façade ne comporte aucune ouverture de confort.

* Il semble que le sentier médiéval n'aboutissait pas coté église mais coté Nord.

* Il est donc logique de voir des fentes défensives sur ce mur.

 

 

C'est la fin

* L'entrée est barrée par un haut et imposant grillage.

* Il n'est pas possible de déguster les entrailles de la ruine.

* Lentement, je retourne sur mes pas quand soudain.... une surprise "apparait".

Que pensez vous que cela fut ?

 

 

Hors sujet

* En notre beau royaume, les activités de loisir sont importantes et variées.

* Chacun trouve une motivation pour sortir de son habitat.

* Pour votre Chevalier Dauphinois, ce sont les découvertes de sites médiévaux fortifiés.

* Un autre loisir que j'ai rencontré est une sorte de "chasse au trésor" ou plutôt... un jeu de piste.

* Je vous propose de le découvrir ici : Les Cistes.

Pourquoi je vous explique cela ?

* La raison est simple. En poussant quelques pierres pour mieux voir l'intérieur de la ruine de Soyans, j'ai découvert une boite en plastique étanche.

* Dedans, il y avait un bric-à-brac.....

..... et surtout une explication.

* En tant que Chevalier respectueux, je n'ai pris aucun objet et je les ai soigneusement remis dans la boite. Avec minutie, j'ai replacé les pierres cachant le "trésor" de ce jeu fantastique !

* Question : Avez vous déjà vu ce style de trésor durant vos promenades ?

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* En 912, l'Empereur d'Occident Louis III l'Aveugle donne à l'église de Valence (en France), quelques territoires dont le site de Soyans. Il semblerait qu'un site fortifié existe. Une petite église dédiée à Sainte Marie est citée au sommet.

* Durant 4 siècles, le site castral change plusieurs fois de propriétaires.

* Au 12ème siècle, construction d'une église (certainement à l'emplacement du moutier primitif). Elle est dédiée à Saint Marcel, l'un des premiers évêques de Die au 5ème siècle.

* Au 14ème siècle, le village primitif, installé dans la pente, est abandonné.

* Au milieu du 15ème siècle, le Roi de France Louis XI (voir liste) confisque le château puis le donne à François d'Eurre, son valet de chambre.

* Au début du 16ème siècle, Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, récupère le château.

* Au milieu du 16ème siècle, Diane de Poitiers, fille de Jean, possède le château. Il semble qu'elle ne soit jamais venue en ce lieu.

* En 1616, la seigneurie appartient à la puissante famille de Montauban.

* En 1622, le roi de France Louis III (ou peut être Richelieu) ordonne la démolition de plusieurs châteaux forts en Valentinois dont Soyans. Curieusement, ce dernier ne subit aucun dommage.

* En 1644, après avoir visité l'église, l'évêque de Die (voir sa cathédrale) stipule que la construction n'a pas souffert des Guerres de Religion.

* En 1717, le sir de Montauban est élevé au rang de Marquis (voir titre de noblesse). Il semble que le marquis ne vint jamais en ce vieux château fort.

* Au milieu du 18ème siècle, le nombre croissant de paroissiens oblige l'agrandissement de l'église. Le haut clocher est aménagé. Deux dates sont encore visibles sur la construction : 1757 et 1764.

* Vers 1790, les Révolutionnaires s'emparent du château et détruisent toutes marques de luxe et les représentations des propriétaires.

* En 1793, le 18 mars, un ordre révolutionnaire exige la destruction du château. Curieusement (et pour la 2ème fois de sa longue vie) le site n'est pas démoli.

* En 1796, des "inconnus" mettent le feu au château. Les flammes illuminent le site durant 2 jours.

* En 1926, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* En 1950, le sculpteur Joseph Rivière habitant au village, organise la réfection de la petite église. Durant la même période, ce Sculpteur aménage la porte fortifiée du village "à sa convenance".

* A la fin du 20ème siècle, Auguste Blain, propriétaire du site , décède. Ses héritiers ne souhaitent pas récupérer les ruines. Le vieux site appartient à l'état.

* En 2002, la commune achète le vieux château. Avec l'aide du conseil régional, elle édifie des barrières anti-visite et envisage la consolidation.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du village, de l'église et du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du moutier et de la ruine castrale est interdite. Le risque de recevoir une pierre existe. Veuillez être très prudent car l'à-pic est important coté Est.

 

 

Comme il est beau mon Dauphiné !

 

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 06:30

 

 

michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

 

 

Département 76 - SEINE MARITIME

  La ferme est identifiée sur la carte IGN 1/250 000ème

 

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Saint Martin de Boscherville est située à 8km à l'Ouest de Rouen.

 

  Coordonnées de la ferme :

49° 26' 02" N 00° 58' 01 E
 49.433787°  0.96684°

 

 

 

Le site :

L'extérieur :

Préambule du Chevalier Dauphinois

* Lorsque le qualificatif Templier est cité ou écrit, notre imaginaire, nourri de films, séries télé ou bandes dessinées, rêve à des constructions formidables, des châteaux uniques, des remparts infranchissables.

* Dans les pays des croisades, cela était partiellement vrai, mais dans notre Royaume de France, les bâtiments servant à recueillir et élever des chevaux ou à cultiver/récolter n'avaient point besoin d'être forts et imprenables.

* Ces lieux étaient pour des "comptables et paysans" attachés à l'Ordre du Temple.

* Voici un site peu décrit dans les récits historiques mais qui avait une fonction importante :

Vous allez découvrir une ferme.

 

 

La vue satellite montre la délimitation ancienne de cette ferme

 

Approche cartographique du Chevalier Dauphinois

* Aussi bien sur la carte au 1/250 000ème ou celle au 1/100 000ème, évidemment sur les magnifiques cartes de randonnée au 1/25 000ème, la ferme des Templiers est notifiée.

* Mais comme toujours, une carte ne définit pas l'état actuel du site. J'ai donc recours à la vue satellite.

Cette présentation faite, je laisse maintenant la place à messire M.J.

 

 

Matériau

* C'est donc au début du13ème siècle qu'une ferme en pierre blanche de Caumont fut édifiée au Genétey, à la sortie sud de Saint-Martin de Boscherville.

* Usuellement, les fermes cauchoises étaient plutôt construites avec des matériaux moins nobles, en silex et en grès pour les soubassements et pans de bois et galandage en superstructure.

* L'entorse à cette règle doit probablement être trouvée dans le fait que la carrière de Caumont se trouve à quelques kilomètres de là sur la rive gauche de la Seine.

Corp de logis - Pignon SudQuels en furent les constructeurs ?

 

* Aucune certitude à cet égard.Toujours est-il que l'exploitant de cette ferme fortifiée devait l'hospitalité aux moines de l'abbaye de Saint Georges quand ils se rendaient dans la forêt de Roumare.

 

 

Le corps de logis

* Le corps de logis est doté d'une tour cylindrique sur sa façade arrière et de murs pignons faisant saillie sur la couverture. Il ne comporte que deux grandes pièces :

- Celle du rez-de-chaussée était occupée par le fermier. Elle possédait une grande cheminée.

- Celle de l'étage est accessible par un escalier inclus dans la tourelle. Il n'y avait également qu'une seule pièce dont le volume allait jusqu'à la charpente du toit. Elle était, à l'époque, réservée à l'usage des moines de l'abbaye de Saint Georges où une table garnie les attendait.

 

 

Les annexes

* Des bâtiments annexes à pan de bois ou moellons ont accompagné le manoir au cours des siècles : Que de matériaux différents dans cette ferme !

- Une longue grange du 18ème où logeaient les vaches et les porcs,

- Une charreterie entièrement ouverte sur un coté pour permettre l'entrée des charrettes à foin sans déchargement.

- Un pressoir du début du 16ème siècle. Un âne y tirait une grosse roue de pierre écrasant les pommes,

- Un chenil (vers 1610), reconnaissable à ses portes surbaissées,

- Un four à pain du 19ème,

- Une volière.

* Ces bâtiments limitent la cour centrale de part et d'autre du corps de logis,

* Enfin le potager devant la maison qui a été reconstitué sur son emplacement d'origine et dans l'esprit à la fois naïf et sophistiqué des jardins d'abbaye.

 

 

Le diaporama de la ferme est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction de la ferme.

* Au 16ème siècle, construction en pan de bois de la petite chapelle Saint-Gorgon. Son élément le plus frappant est sa charpente dont le rythme de ses fermes et l'équarrissage des bois est totalement surabondant par rapport au poids des tuiles à supporter.

* En 1610, un chenil est construit.

* En 1611, la chapelle est ornée de vingt-quatre petits personnages peints sur plâtre.

* Au 18ème siècle, aménagement d'une grange.

* Au 19ème siècle, la salle au rez de chaussée du logis est scindée en trois. Un four à pain est aménagé.

* Au 20ème siècle, les actuels propriétaires ont casé les 3 salles établies 1 siècle plus tôt et ont rétabli le rez de chaussée dans son état d'origine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis le sentier est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite serait possible avec l'accord des propriétaires.

 

 

Une construction presque intemporel ne ressemblant pas à une ferme

 

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châteaux des
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 06:30

 

 

Département  40 - LANDES

 

 

 

Au dessus des remparts, une beauté m'attend

Le bourg :

Situation :     (--> le voir sur une carte)

  La commune de Roquefort des Landes est située à 16km au Nord de Villeneuve de Marsan (voir ses fortifications) et à 22km au Nord-Est de Mont de Marsan (voir ses fortifications).

 

   Coordonnées du bourg :

44° 02′ 03″ N 00° 19′ 17″ W
 44.034167°  -0.321389°

 

 

 

L'église :

L'extérieur :

La découverte

* Après avoir visité les remparts de Roquefort, je retourne tranquillement vers mon destrier au bord de la rivière Estampon quand soudain, une merveille vole au dessus des murs fortifiés.

* Rapidement, je monte quatre à quatre les marches pour constater qu'un rempart avec archères droites à faible ébrasement protégeait l'église.

Le bâtiment religieux est-il aussi fortifié ?

 

 

L'enquête commence

* L'église semble massive avec une architecture couvrant plusieurs époques, mais je ne distingue aucun système défensif.

* Je m'approche lentement en la contournant et là, malgré les travaux de rénovation, je distingue un détail faisant vibrer mon âme de castellologue-amateur.

Le voyez vous ?

* C'est une fente de tir au dessus chaque fenêtre. Il y avait donc un chemin de ronde au dessus de la nef.

 

Comme je serais heureux de monter dans ce chemin de ronde

 

 

Chemin de ronde

* Je suis tellement heureux de cette découverte que je passe sans observer une fenêtre bouchée sous un arc boutant.

* Mais l'épaisseur incroyable des contreforts à redents et larmiers me fait lever la tête.

Je suis en transe !

* Au dessus du chevet semi-circulaire, un important crénelage facilitait la défense de l'église sur plus de 180°. 

* En observant la construction, il est possible de voir des tailles et poses de pierres différentes prouvant une construction et un aménagement sur plusieurs siècles.

* Conséquence, le chevet comporte 2 étages de défense.

Incroyable !

 

 

La tour

* Tout en admirant ce crénelage, je contourne lentement le chevet quand je suis en extase devant l'opposition des formes entre rondeur et parallélépipède.

* Une tour, pouvant faire pâlir de jalousie nombre de donjons de châteaux forts, comporte des créneaux borgnes et une ravissante fenêtre Romane.

Que de variantes de forme et de détails !

 

 

D'autres systèmes défensifs ?

* Crénelage, chemin de ronde, archères : Voila une église bien défendue.

* Mais dans la panoplie des systèmes défensifs du moyen âge, il manque des constructions en encorbellement.

En voyez vous ?

* Je continue l'analyse de la nef et surtout de la tour car je crois voir une ombre.

Est ce bien ce que je pense ?

 

 

Je suis au Paradis des castellologues !

* Je m'installe au pied de la haute tour pour admirer une petite construction en encorbellement.

* Curieusement, je ne vois en dessous aucune porte à protéger. Normalement une bretèche est un système défensif au dessus d'une entrée.

A quoi servait cet encorbellement ?

 

 

Quelle est donc cette surprise ?

L'encorbellement servait à....... 

* Pour défendre ce coté, j'imaginais des archères nombreuses et des mâchicoulis.

* Mais il n'y a qu'une petite construction qui ressemble à (et qui est en réalité) des latrines.

*  Évidemment, un guetteur est un homme comme vous (et surtout moi), des besoins il a parfois. Descendre les nombreuses marches ne semble pas être la solution.

 

 

Que de défenses !

* Pour mieux observer ces latrines, je prend un peu de recul et un œil d'aigle.

* Posées sur 2  consoles, elles s'intègrent parfaitement à l'architecture de la tour.

* Je pensais avoir terminé l'observation de cette église fortifiée quand, entre 2 toits de maisons, apparaît une surélévation de la nef.

* Même si les consolidations récentes ne permettent pas de définir le nombre de créneaux à l'origine, il est certain qu'une salle de repli existait pouvant contenir un important nombre de soldats et paysans.

 

 

L'intérieur :

Que la lumière.... ne soit pas

* En entrant dans l'église, le manque de lumière ne me surprend pas.

* De grandes baies ouvertes sont incompatibles avec une bonne défense.

* Mais le peu de lumière oblige à mieux observer.

 

 

Ambiance

* Bien que tous les décors et peintures ne soient pas d'origine médiévales, il y a une odeur de siècles passés.

* Les formes géométriques côtoient des décors végétaux.

* Comme souvent, ce sont les multiples voûtes qui comportent les plus belles décorations.

 

 

Le diaporama des 3 systèmes défensifs

de Roquefort des Landes est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église de style Roman.

* Au 13ème siècle, avec l'augmentation démographique de la ville, l'église est modifiée et agrandie.

* Au 14ème siècle, l'église est fortifiée.

* Au 15ème siècle, un portail est construit en style Gothique Flamboyant.

* En 1569, à cause des "guerres de religion" l'église subit de nombreux "outrages".

* A la fin des guerres de religion, l'église est réparée et remaniée. Les fortification sont améliorées (haute tour).

* Au milieu du 17ème siècle (durant la Fronde), le colonel Balthazar  occupent l'église fortifiée.

* Vers 1655, le roi Louis XIV (voir liste) en représailles fait démolir les remparts de Roquefort mais laisse le lieu de culte presque intact.

* Au 18ème siècle, l'absidiole coté Sud est devenue instable. Les fenêtres sont bouchées et un puissant arc boutant s'appuie sur la hauteur. Pour amener un peu de lumière, une rose est ouverte.

* En 1996, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l'Assomption) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

 

Quelle puissance... digne d'un château fort

 

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 08:35

 

 

 Département 83 - VAR

 

 Voyez vous cette beauté médiévale ?

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Figanières est située à 40km au Sud-Ouest de Grasse (voir son palais épiscopal), à 25km au Nord-Ouest de Fréjus et à 5km au Nord-Est de Draguignan.

 

     Coordonnées du château :

43° 35' 23" N 06° 27' 41" E
 43.58968784°  6.46153003°

 

 

Toponymie :   (--> voir initiation)

* Il n'est point besoin d'être expert en toponymie pour imaginer l'origine du nom. C'est évidemment un château de garde.

* Il est amusant de constater que le nom est écrit parfois La Garde et d'autres fois Lagarde.

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

La découverte

* A 3km au Nord-Ouest de Figanières, proche du bourg de Châteaudouble (voir son château) une petite colline porte les ruines d'un château fort.

* N'écoutant que mon courage, je chevauche avec vaillance vers ce site médiéval.

* Devant la colline boisée nommée La Nartuby, je cherche un sentier.

* Au Sud-Ouest un embranchement me quémande de l'emprunter.

* C'est ainsi que j'arrive à une altitude de 600 mètres.

 

 

Ce mur ne me murmure rien à l'oreille

Je cherche les traces

* Un muret est mon premier indice, bien faible il est vrai.

* Plus loin, un vestige de mur dont la hauteur et la situation me fait plus penser à un habitat de village qu'à un reste de château.

* Puis je vois un autre mur perdu.

* Et enfin, un haut et long vestige sans fonction apparente.

* Toutes ces élévations sont réalisées avec des pierres mal taillées, peu jointives.

Ne reste-t-il que cela du puissant château ?

* Je me dois d'être plus attentif et plus téméraire dans "l'attaque" du site boisé.

 

 

L'intérieur :

Je vais et veux trouver !

* Lorsque je suis perdu (dans mes recherches) j'utilise les services de mon satellite.

* Je me retrouve devant un rocher-mur ou un mur-rocher.

* Il comporte à la base quelques arcs de décharge.

* Certains arcs sont évidés à la base.

Sont ce des bouches d'évacuation d'eau, de boue, de déchet ?

* Au bout de cette paroi (rempart ?), je suis surpris de voir à droite des pierres correctement taillées alors qu'à gauche cela ressemble à des "restes" de taille.

 

 

Les merveilles ! Est ce une bouche d'aération ?

* "Qui cherche, trouve" affirme un dicton populaire.

* Je vois une salle dont un mur est composé d'un rocher et au sommet, un départ de voûte.

* Puis les vestiges d'une imposante salle voûtée.

* Plus loin, je vois... heu.... je ne sais pas, mais c'est beau !

"Chevalier, n'y aurait il aucun système défensif ?' me demandez vous.

* Oups.... je m'extasie tellement que j'en oublie ma mission.

* Les murs n'étant pas très haut, il n'est pas possible de voir crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Les archères sont rares et il y a quelques fentes de tir pour fusil.

* Le plus impressionnant sont les vestiges d'une ronde tour.

 

 

C'est la fin pour vous

* Je ne vais pas vous dévoiler toutes les pierres construites.

* Si vous venez en ce lieu, vous aurez quelques petites surprises.

* Depuis le sommet, je me régale de la vue.

* Et surtout, j'apprécie la hauteur de la ruine.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* En 1200, le château est cité.

* En 1234, nouvelle citation du château dans le liste des localité du diocèse de Fréjus.

* En 1252, le château est nommé dans un texte.

* Au début du 14ème siècle, le village comporte 40 feux (foyers habités).

* Au milieu du 14ème siècle (?), la Reine Jeanne donne le château à Perier. Il se fait nommer maintenant : Périer de La Garde (à vérifier).

* Durant la deuxième moitié du 14ème siècle une terrible épidémie s'abat sur la Provence : La Peste Noire. Les villages sont décimés puis abandonnés. La Garde ne fait pas exception.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château est attaqué puis détruit pas le Duc d'Epernon (à vérifier).

* Au 16ème siècle, un château de confort est établi dans la vallée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en respectant la propriété privée. Le site n'étant pas sécurisé, le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudent.

 

Je vois l'horizon... et même plus loin !

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châteaux du Var

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

 

Voyez vous un ancien château fort ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Flavin est située à 35km au Nord-Ouest de Millau (voir un château), à 10km à l'Ouest de Pont de Salars et à 9km au Sud-Sud-Est de Rodez.

 

   Coordonnées du château :

44° 16' 60" N 02° 36' 43" E
 44.283266°  2.611968°

 

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* A moins d'un kilomètre au Sud-Est du centre de Flavin, une voie sans issue est sensée m'amener vers une construction médiévale fortifiée.

* C'est ce qu'affirme mon dictionnaire des châteaux forts.

Pensez vous que je me sois trompé de route ?

 

 

La découverte

* Lentement je m'avance  pour découvrir à l'extérieur un imposant bâtiment agricole ancien, mais que je ne peux pas dater.

* Soudain, sur la gauche, une beauté apparaît.

 

 

L'ancien château fort est au fond de la cour

L'analyse

* Les années ont modifié le château.

* De nombreuses fenêtres s'ouvrent vers la lumière.

* Une imposante tour défensive est visible à gauche.

* Cette tour ronde coiffée en poudrière possède un crénelage et des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Sur la hauteur de la tour et la courtine, plusieurs systèmes de tir pour arme à feu sont visibles.

* Diamétralement opposé à la grande tour, un vestige d'un autre temps apparaît.

 

 

L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas visitable. 

* Je repars vers un autre site médiéval de Flavin nommé : Hyards.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* En 1284, la famille Roquetaillade possède le château.

* En 1391, le site appartient à 2 familles :

- Roquetaillade,

- De Méjanes.

* Au début du 16ème siècle, la famille Roquetaillade redevient seul propriétaire du lieu.

* En 1530, le château appartient à 2 familles :

- Laparra,

- Cros de Planèzes.

* En 1554, la famille Cros de Planèzes vend ses droits à la famille Laparra.

* En 1556, le château appartient à Clément de Saunhac.

* Quelques années plus tard, Hélène de Beaufort de Montbron, veuve de Clément, hérite du domaine.

* En 1581, Hélène donne le site à Bertrand de Saunhac d'Ampiac.

* En 1590, Bertrand vend la propriété à la famille  Grimal.

* En 1598, Guillaume de Grimal vend la seigneurie à Raymond de Védelly.

* En 1615, Guillaume de Méjanès achète le château.

* En 1753, le propriétaire du château reçoit une lettre d'un forçat de Brest (voir ce château). Il l'informe que son magot a été enterré dans les bois de Le Boyssou. L'histoire ne dit pas si les pièces du vol ont été retrouvées.

* En 1782, Elisabeth de Méjanès donne le site à son mari Gaspard Hyppolyte de Créato.

* En 1786, François Antoine de Rodat d'Olemps rachète les parts de Jacques de Méjanès et celles de Gaspart Hyppolyte de Créato.

* Au début du 19ème siècle, Pierre-Amans Rodat (agronome et auteur d'un livre d'agriculture) transforme le château en exploitation agricole. Certaines fortifications sont détruites.

* En 1835, les premières charrues Dombasle (voir explication) sont utilisées dans l'exploitation de Le Bouyssou.

* En 1838, François Gally achète le domaine à la famille De Rodat. Il continue l'exploitation agricole.

* Au milieu du 19ème siècle, la municipalité de Rodez hérite du château à la mort de François.

* En 1858, Monsieur de la Rochette achète le château à la municipalité.

* En 1901, le fils héritier de la Rochette vend le site à Alphonse Sudres.

* Au milieu du 20ème siècle, le fils de Alfonse hérite du château.

* A la fin du 20ème siècle, madame veuve Bertrand Anna est propriétaire du site

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de loin est libre et gratuite en respectant la propriété privée et la tranquillité de ses habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Un habitat médiéval qui a su lentement changer

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

  Voyez vous une église fortifiée ?

 

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Buzeins est située à 30km au Nord-Nord-Ouest de Millau (voir son château), à 27km à l'Est de Rodez et à 11km au Sud de Saint Geniez d'Olt.

 

     Coordonnées de l'église :

44° 22' 25" N 02° 58' 18" E
 44.3737°  2.971676°

 

 

 

L'église : 

          L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* En arrivant dans le bourg, je vois d'abord une ronde construction d'angle que je ne peux pas dater avec précision.

* Puis, sur la même place du village, une construction circulaire plus impressionnante mais sans signe particulier me permettant de lui donner un âge.

* Moi qui étais venu découvrir une église fortifiée, je suis en présence de bâtiments intemporels.

Vais je revenir bredouille ?

 

 

La découverte

* Lentement, je scrute la petite place. Une nef moderne apparaît, pourtant, je pressens que mon plaisir n'est pas loin.

* Dominant une tour-escalier, a l'opposé de la nef, une imposante construction carrée me confirme que l'église fut fortifiée.

 

  Est ce un château fort ou une église fortifiée ?

Analyse de la tour 

* Que vois je :

- Une tour de 19 mètres de hauteur.

- Le parement d'angle est solidement appareillé.

- En partie basse, la fenêtre à vitrail correspond à l'emplacement du chœur.

- A mi hauteur, les fines ouvertures devaient être des puits de lumière facilement convertibles en archères.

- Au sommet, le toit repose sur 5 piliers en moellons de 2m de hauteur et de 2m de circonférence.

- Sous le toit, 52 consoles sont les vestiges des anciens mâchicoulis (voir vocabulaire).

- Le crénelage a été partiellement comblé, certains merlons recyclés comportent encore des archères.

 

 

Les constructions en encorbellement

* Utilisant des consoles, plusieurs "échauguettes" me surprennent par leur asymétrie en largeur mais aussi en position.

* Elles ont certainement été aménagées en prenant comme base de l'ancien crénelage.

* Avec le trou rond pour tir au fusil (pour la défense de loin), les échauguettes semblent avoir été construites au début de la renaissance.

* Pour la défense rapprochée, un évidement a été pratiqué.

 

 

Modernisation

* Pour implanter les cloches au sommet de la tour, la paroi a été percée et les échauguettes ont été enlevées.

 

 

         L'intérieur :

Mon plan : Entrer

 * Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas.

 * Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 * Pour mieux comprendre l'église, je me régale du plan en coupe.

 

 

L'aventure continue

* Je quitte cette curieuse église pour découvrir une autre beauté de Buzeins nommée : château de Buzareingues.

 

 

Le diaporama de l'église est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, un fort (château fortifié ?) est construit en ce lieu.

* En 1207, le Comte (voir titre de noblesse) Guillaume de Rodez vend ce fort au Comte Raymond de Toulouse.

* Au milieu du 13ème siècle (?), le fort appartient à la famille de Sévérac.

* A la fin du 13ème siècle, la famille Sévérac donne une partie de trois tours pour construire une église.

* Au 15ème siècle, une partie des pierres d'une tour de défense et des mâchicoulis du fort sert à la construction d'un mur de protection de l'église.

* En 1586, durant les guerres de religion,  les Huguenots brûlent l'église.

* En 1592, une nef à 2 travées est construite.

* En 1899, le transept, constitué de deux tours défensives du fort, est démoli. La nef de la fin du 16ème siècle est aussi détruite.

* Au début du 20ème siècle, un bâtiment de 3 nefs à 4 travées est construit.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Félix) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

J'espère que le Tocsin ne va point sonner

 

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fortifiées
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 06:06

 

 

Département 30 - GARD

 

Quelle fut la mission de cette tour ?

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Verfeuil est située à 35km à l'Est d'Alès, à 10km au Nord d'Uzès et à 17km à l'Ouest de Bagnols sur Cèze (voir sa tour).

 

     Coordonnées du château :

44° 10' 06" N 04° 26' 46" E
 44.1684806°  4.446035028°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

L'arrivée

* En arrivant dans le bourg, je suis accueilli par une haute tour.

* Avec son sommet ajouré, j'ai de suite pensé à un clocher d'église.

* La fente à mi-hauteur m'informe que cette construction participa à la défense du bourg.

* Mon impatience à découvrir le château fort me fait oublier de mieux regarder cette tour.

* C'est donc avec rapidité que je grimpe au sommet du bourg.

 

 Quelle magnifique cacophonie de bâtiments

L'approche timide

* En voyant ces bâtiments d'époques différentes, je suis dans l'étonnement et la méfiance.

- Un rempart en avant ?

- Une reconstruction récente à droite.

- Une haute tour médiévale à gauche.

* Tel Terminator, j'opte pour une vision en infra rouge.

* Mais le site ne se révèle point.

 

 

Le contournement

* Le large bâtiment semble avoir été un mur défensif.

* Même s'il est vrai que point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire) s'offre à moi, je pressens que les fentes à la base sont des archères.

* J'ai confirmation sur l'autre bâtiment.

 

 

Donjon, rempart, tour d'angle ronde. Quel spectacle !

La tour

* Protégée derrière son rempart et sa tour d'angle, la haute tour crénelée ressemble à un donjon.

En est ce un ?

* Avec ses 18 mètres de haut, elle montre la puissance de son seigneur.

* Par ses dimensions, le crénelage me surprend. Je pressens que cette représentation défensive est une construction récente.

* La tour est composée de pierres de dimensions très aléatoires et à la taille approximative.

Est ce du à des reconstructions ?

* Je compte une demi douzaine d'archères droites.

 

 

D'autres bâtiments

* Curieusement, des pans de murs s'accolent à la tour ou à d'autres bâtiments.

* Il semble évident qu'ils furent aménagés après la construction de ces derniers.

* Ils sont construit avec des pierres calcaire de piètre qualité (taille et dimensions) et sont posés sans "grâce" sur le rocher.

* Je suis surpris de constater qu'il possède des archères primitives.

 

 

L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas visitable.

* Je me console en admirant l'ensemble du site qui fut un bien beau château.

* Avant de partir, je teste mon équipement de Terminator pour vérifier que point de détail architectural j'ai oublié.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC.

 

 

 

Histoire du château :

* En 1121, un texte cite la présence d'une construction défensive appartenant à l'évêque d'Uzès. C'est un poste avancé pour contrôler l'accès à Uzès.

* En 1212, le site appartient à deux Seigneurs :

- Rostand de Poujaud.

- Carsan.

* Au 13ème siècle, construction de la haute tour carrée.

* En 1344, la famille Carsan possède seul la seigneurie.

* En 1359, par mariage la seigneurie appartient à Pierre d'Audigier.

* En 1444, le propriétaire se nomme Louis de Beaufort de Canilhac.

*  Au 17ème siècle (à vérifier), le site appartient à la famille Latour-Gouvernet.

* En 1703, durant les Guerres de Religion, les Camisards incendient l'église et plusieurs maisons du bourg.

* En 1765, la seigneurie est possession de Bruneau d'Ornac.

* Vers 1792, les Révolutionnaires pillent puis brûlent le site.

* En 1859, à la mort de Jean-Pïerre Amédée de Bruneau d'Ornac, les enfants de son intendant héritent du château.

* Durant la deuxième moitié du 19ème siècle, le site est abandonné. Il se transforme en carrière de pierres.

* En 1928, les écuries sont détruites pour laisser la place à une cave coopérative.

* Durant la deuxième guerre mondiale, la ruine sert de casernement pour des troupes Belges.

* En ce siècle, la chapelle est transformée en garage.

* En 1961, monsieur Robert vend le château à un couple de retraité.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Le soir donne des couleurs au vieux château

 

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châteaux du Gard

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 07:35

 

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 

 Voyez vous un château au sommet de la colline ?

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Aspremont est située à 80km à l'Est de Montélimar (voir son château), à 35km au Nord-Ouest de Sisteron (voir ses fortifications), à 30km au Sud-Ouest de Gap et à 7km au Nord de Serres.

 

     Coordonnées du château :

44° 29' 32" N 05° 43' 32" E
 44.492250°  5.725500°

 

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

L'endroit idéal

* A l'embranchement de la route qui mène d'un coté vers le Diois et de l'autre vers le Beauchaîne s'offre une colline.

* C'est l'endroit idéal pour implanter un château de surveillance des vallées.

Le voyez vous ?

* Voila un site qu'il est intéressant de voir en hiver lorsque la végétation est dépourvue de feuille.

* Sinon, la beauté médiévale échappera à votre vigilance.

 

 

Je pressens que Sherlock Holmes je dois être pour comprendre.

 

 

Doutes et questionnements en arrivant

* Après une montée facile, je découvre le site castral.

* Mes premières sensations sont mitigées.

* La ruine qui paraissait immense vue depuis le bourg semble petite et désordonnée.

* Les pans de murs sont être épars.

* La forme échappe à ma compréhension.

* Pour mieux l'appréhender j'utilise la vue depuis "mon avion espion".

* L'analyse rapide du terrain, de la vue du ciel et de la carte me questionne :

- Le château en pierre n'est pas au sommet de la colline.

- Ce sommet ressemble à une motte castrale.

Le château primitif avait il cette forme ?

 

 

Ne sont elles pas magnifiques ses rondeurs ?

 

 

Analyse des murs extérieurs

* Le rempart extérieur est presque inexistant.

* A de nombreux endroits il se devine plus qu'il se voit.

* Par contre, les murs extérieurs du château offrent une idée de la forme générale du site défensif.

* Le château a la forme d'un parallélépipède.

* Deux tours rondes sont encore visibles aux angles Nord-Ouest et Sud-Est.

* Les constructions sont très arasées.

* Il m'est impossible de deviner si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

* Les parements sont constitués de galets roulés et de moellons calcaires grossièrement équarris.

* Les angles sont réalisés avec des pierres taillées possédant souvent d'imposants bossages.

* Cette rusticité est très décorative.

* Pensant avoir tout vu de l'extérieur, je pénètre dans l'enceinte par.... une porte virtuelle.

 

 

Vide et pourtant rempli !

L'intérieur :

Un désert de galets et non de pierres

* En son sein, le site me quémande de regarder le sol.

* Evidemment, il est prudent dans un tel endroit de regarder où je pose mes pieds.

* Mais la demande de la ruine est logique.

* Le site millénaire me montre l'amoncellement de galets.

* Par rapport à la surface importante du château, je ne vois que peu de pierres taillées.

* Il semble évident qu'elles furent achetées ou subtilisées il y a 2 siècles pour construire les maisons du bourg.

 

Peu et beaucoup

* Il est vrai que la ruine est si mal en point qu'elle offre peu de variétés architecturales.

* Avec un peu d'attention et d'imagination, il est possible de voir (deviner ?) quelques ouvertures pour armes à feu.

* Dans cet amas de galets, deux plaisirs se dégustent :

1 - Le silence, parfois troublé par un lézard ou un oiseau.

2 - Le panorama, cadeau merveilleux des sites médiévaux.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, un château en bois est aménagé (à vérifier).

* Au 12ème siècle, la seigneurie appartient à l'évêque de Die (voir sa cathédrale).

* En 1267, le château est cité.

* En 1270, le château est vendu au Dauphin (voir liste).

* Au 13ème siècle, la seigneurie est possession d'Artaud de Montauban qui possède déjà la Baronnie (voir titre de noblesse) de Montmaur (voir les baronnies du Dauphiné).

* Au 14ème siècle, la seigneurie est possession de la famille de Parme.

* Au 15ème siècle, le château est modernisé.

* Au 16ème siècle, des aménagements de confort sont réalisés. Le site est possession de la famille Sauret.

* En 1580, Claude Sauret, seigneur d'Aspremont, est l'un des plus brillants capitaines protestants et homme de confiance de Lesdiguières. Ce dernier lui demande de défendre La Mure (Bourg actuellement en Isère) contre le Duc de Mayenne.

* Vers 1792, les Révolutionnaires détruisent partiellement le château. Il semble que de nombreuses pierres aient été récupérées par les villageois.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec précaution. Le risque de glisser ou de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

 

Le panorama est la récompense de ceux qui font l'effort de monter

 

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 07:15

 

Département 48 - LOZERE

  Ce mur me murmure son histoire si riche

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Le Malzieux-Ville est située à 60km au Sud-Ouest de Le Puy en Velay, à 40km au Nord de Marvejols (voir ses portes fortifiées) et à 30km au Sud-Est de Saint Flour.

 

     Coordonnées des fortifications :

44° 51' 18" N 3° 19' 52" E
 44.8549843°  3.3310312999°

 

 

Les fortifications : 

        L'extérieur :

Une cité pour tous types de touristes

* Certaines constructions médiévales en notre siècle offrent un plaisir pour chacun d'entre nous.

* Le touriste premeneur sera heureux de déambuler dans les ruelles.

* Les damoiselles seront enthousiasmées par les balcons fleuris.

* Un castellelogue amateur ou un passionné d'architecture sera coi devant les murs multi-centenaires.

** Voila ce que propose la cité fortifiée de : Le Malzieu-Ville.

 Les fleurs ont remplacé les archers

L'arrivée

* La première façade que je rencontre a subi de nombreuses modifications.

  - Parois plusieurs fois consolidées,

  - Fenêtres créées puis rebouchées,

  - Archères en remploi,

  - En haut à droite, latrines défigurées.

 

Remparts modernisés

* Lentement, je longe le rempart comportant de nombreux logements.

* Soudain, l'architecture change. Les pierres sont "neuves" d'aspect et les joints refaits.

Quelles sont les raisons de ces modifications ?

* Une mairie s'est installée dans le rempart. En réalité, elle a pris place dans l'ancienne chapelle des Pénitents.

  - Des fenêtres ont été aménagées,

  - Le chemin de ronde a été couvert,

  - Des fleurs ont "poussé"

 * L'office de tourisme a pris ses fonctions dans la tour située à l'Est.

  - Cette ronde beauté se nomme : Bodon.

  - Elle possède des archères canonnières cruciformes.

  - Son sommet garde les traces des mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

Les tours

* A la fin du Moyen Âge, le rempart de la cité possédait 7 tours défensives :

 

1 - La tour Bodon à l'Est.

2 - La tour de la Communauté : Détruite durant les Guerres de Religion.

3 - La tour Crussols : Il ne reste que les fondations.

4 - La tour Jonas : Emportée par une crue au 17ème siècle.

5 - La tour Mercoeur : Arasée mais encore visible.

6 - La tour Thaler au Nord-Ouest.

7 - La tour Tourlande : Détruite durant les Guerres de Religion.

 

 

Les portesPorte, archères, puits : Que de symboles d'un autre temps !

* Pour entrer dans une cité fortifiée il faut des portes (évidemment).

* L'une des plus importantes est celle que je vous ai montrée en arrivant.

L'avez vous déjà oubliée ?

* Elle est sur le mur avec les 3 archères canonnières cruciformes.

* Ces portes m'informent :

- Que le rempart était épais.

- Qu'elles possédaient un double vantail bloqué par une poutre.

* Par contre, je suis surpris de ne pas voir de trace d'assommoir ni de herse.

 

        L'intérieur :

La diversité

* Les petites rues de Malzieu-Ville regorgent de détails historiques.

* Quelques maisons bourgeoises portent encore les signes marquant la richesse de ses anciens propriétaires.

* Une passerelle couverte relie l'église et le rempart.

* Soudain, une haute construction me fait face.

 

Une tour !

* A l'intérieur des remparts, la cubique construction se nomme : Le beffroi ou tour de l'horloge.

* Elle semble posséder 4 étages.

* Je ne sais point si les ouvertures servent à la défense ou à l'éclairage des niveaux.

* Elle est surmontée d'une plateforme défensive avec crénelage, merlons avec fentes de tir et de mâchicoulis.

* La petite tour renfermant l'escalier est plus décorative en notre siècle qu'utile au  moyen âge.

 

 

C'est la fin pour vous

* Vous imaginez que toutes ces découvertes épuisent Le Chevalier Dauphinois.

* Pour reprendre des forces je me dois de trouver une taverne accueillante.

* La cité n'en manquant point, je vous laisse pour découvrir les spécialités régionales.

Même remanié, le souffle médiévale se ressent

 

Histoire de la cité :

* Au milieu du 11ème siècle, le petit bourg est possession des Barons de Mercoeur.

* A la fin du 12ème siècle, début de construction des remparts.

* Vers 1362, la cité est plusieurs fois assiégée par les Routiers.

* Au 16ème siècle, la ville devient une cité Huguenote.

* En 1586, l'armée Catholique, commandée par le Duc de Joyeuse, attaque la cité.  Les remparts sont partiellement détruits et plusieurs tours sont démantelées.

* Au début du 17ème siècle, la Peste s'approche de la cité. Pour enrayer le "mal" il est décidé de brûler une maison. Evidemment l'incendie se propage est une partie de la cité est détruite.

* Au milieu du 17ème siècle, des architectes Italiens reconstruisent les quartiers détruits. Les nouveaux habitats sont collés aux remparts.

* Vers 1790, en apprenant l'arrivée des Révolutionnaires, les religieuses du couvent abandonnent leurs bâtiments.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Combien de religieuses ont emprunté ce passage.... secret ?

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