14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Ce château est si long qu'il commence à Lyon et se termine à Marseille

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Rochemaure est située à 30km à l'Est d'Aubenas, à 20km au Sud-Est de Privas et à 6km au Nord-Ouest de Montélimar (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 35' 18" N 04° 41' 59" E
 44.588496°  4.699949°

 

 

Toponymie : (--> voir initiation)

* Le nom Rochemaure provient du bas-latin.

- Rochemaure = Rocca Maura = Roche noire.

- Roche noire, car la pierre est basaltique, issue des volcans.

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

La découverte

* Après avoir visité le bourg fortifié de Viviers, mon destrier m'emporte vers le Nord, sur la rive droite du Rhône, pour rejoindre la commune Drômoise de Les Tourrettes en évitant la trop grande ville de Montélimar.

* Son pas lent (et non son palan), me force à la somnolence.

* Mais le bonheur du farniente sur le dos d'un quadrupède n'a qu'une durée limitée.

* Mon solipède hennit tout en sautillant pour me réveiller.

* Sur la gauche il a vu une ruine..... gigantesque.

Ce château est un paquebot volant dans l'histoire

 

 

Y a-t-il un palan ?

* Je suis époustouflé par la longueur de la ruine.

* Cette masse de pierre sur la gauche (coté Sud) contraste avec la légèreté à droite.

* Le château à gauche est construit sur un dyke.

* Mais une question me titille :

Comment monter au sommet de ce plateau ?

* En regardant mon destrier, je comprends qu'il n'a pas envie de m'amener proche du vieux bourg.

* Je dois trouver une solution.

 

 

Le plan salvateur

* Pour rejoindre le bourg médiéval et le château il faut, soit monter par la route soit par un "sentier" (traversant la route).

* Que me montre le plan :

17 - Entrée du château.

19 - Ancienne porte.

20 - Vallon de Rignas et le rempart.

21 - Tour de Bise.

22 - Tour de Galade.

Que voila construction défensive qui impressionne

 

 

Une montée dans le temps

* Au début, la découverte commence par les rues "modernes" du faubourg.

* Bien que je traverse la porte des Tournelles, je ne suis pas encore dans l'ambiance médiévale.

* Je monte, je monte.....

* Un peu au Sud-Ouest de la chapelle Notre Dame des Anges, je découvre cette imposante construction défensive "un peu" ruinée. Elle est nommée : Tour du Guast.

* Je monte, je monte.....

* Je passe par la porte de Chazaours.

* Je monte, je monte.....

   ...... C'est ainsi que je vois en contrebas les vestiges du rempart crénelé du bourg.

* Je monte, je monte.....

* N'étant qu'à la moitié de l'ascension, je pose mon séant merveilleux sur un rocher pour :

- Boire,

- Puis admirer le château.

* Évidemment, ses couleurs (claire et foncée) surprennent. Cela est du aux matériaux utilisés :

- Calcaire sédimentaire.

- Basalte volcanique.

 

 

Voyez vous une princesse me faire des signes à la fenêtre ?

D'en bas, il est haut !

* Le château semble divisé en 2 partie d'architecture "différente" :

-  A gauche, le donjon de repli.

- A droite, le logis "renaissance" avec ses fenêtre à meneaux en croix.

* Mais la rêverie de loin n'est pas la mission du Chevalier Dauphinois, donc.....

   .......Je monte, je monte.....

 

 

Le sommet.... du plaisir

* Enfin, je suis sur le plateau.

* Pour pénétrer dans le village primitif, il faut franchir un rempart crénelé.

* Ne voyant pas de fente défensive je pénètre dans l'une des tours.

* Hélas, les années et les consolidations ont assagi les entrailles.

 

 

 

L'intérieur du village :

Une autre porte

* Une porte qui m'emporte.... dans le passé.

* Sur une paroi arrondie, faite de pierres pauvrement équarries, je suis en transe devant ces archères.

 

 

Inaccessible semble être ce vieux château

Au loin, il est là

* Depuis le village, je savoure la vue sur le site castral que je vais déguster dans quelques minutes.

* Si ma compréhension du plan et de l'architecture est correcte, le curieux mur très anguleux cache (protège) le logis.

* Derrière, la haute structure polygonale posée sur une base carrée est le donjon de repli avec des fentes verticales dont je ne sais point affirmer si ce sont des archères ou des puits de lumière.

Avez vous remarqué qu'il n'y a ni crénelage ni mâchicoulis ?

* Je pressens que les années sans propriétaire ont arasé les défenses.

 

 

 

L'intérieur du château :

Échec... non point au Roi mais au Chevalier

* Ce château est il maudit ?

* Durant deux années, je suis allé en cette commune. Curieusement, close fut toujours la porte du château.

* La seule raison (peut être) : Ce site n'est ouvert que durant la période estivale. Hors, je préfère aller en montagne durant l'été.

 

 

Résolution

* "Je l'aurai un jour, je l'aurai !"

* C'est en prononçant cette phrase que j'admire le trésor du château : Son panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle (1120 ?), au sommet d'un pic volcanique, construction d'un donjon par le fils (?) de Hugues Adhémar de Monteil (voir cette famille) dont le frère fut évêque du Puy (le voir ici).

* En 1154, Pierre de Rochemaure accepte une donation auprès d'une aumone religieuse.

* En 1209, une "tractation d'hommage" auprès de l'évêque de Viviers (voir liste), permet à Giraud Adhémar de garder la seigneurie de Rochemaure.

* Au 13ème siècle, construction :

- D'un logis seigneurial au Nord du donjon.

- D'un rempart entourant le village. Il est complété par des tours.

- D'un rempart pour le village bas.

* En 1226, Giraud Adhémar, seigneur de Montélimar et du castrum de Rochemaure est cité dans un texte d'exception de charge envers les habitants de Viviers.

* A la fin du 15ème siècle, curieusement et contrairement à d'autres châteaux défensifs, Rochemaure ne bénéficie d'aucune modernisation de ses systèmes défensifs.

* En 1630 (à vérifier), les propriétaires abandonnent le château pour une construction plus confortable.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route, les rues et les ruelles. La visite de l'intérieur payante est possible (parfois ?). Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Au loin, je vois... heu.... l'Antarctique

 

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11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Sont ce des tours m’empêchant d'entrer ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Vincent-de-Barrès est située à 40km au Sud-Sud-Ouest de Valence, à 25km à l'Est-Nord-Est d'Aubenas et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Montélimar (voir son château).

 

   Coordonnées du bourg :

44° 39' 39" N 04° 42' 30" E
 44.660841°  4.708445°

 

 

 

Les fortifications 

L'extérieur :

Tout est possible

* Il est impossible de ne pas voir la commune tant elle brille seule, sur son éperon rocheux.

* Evidemment, les siècles, les guerres, les cardinaux des rois ont arasé et même détruit les remparts et les systèmes défensifs.

* Mais si vous savez rêver en regardant 3 pierres, à Saint-Vincent-de-Barrès votre esprit sera emporté dans DES rêves, car il reste plus que quelques pierres......

     ..... Il reste....

        ..... Mais, je ne vais pas de suite tout vous révéler.

* Donc : Il était une fois....

 

 

Elles sont rondes.... comme je les aime !

La traversée du temps

* Depuis le bas, je vois des remparts, des maisons établies dans le rempart et des tours rondes.

Cette cité est elle imprenable ?

* Il me faut trouver une entrée.

* C'est en m'envolant que je comprends où entrer.

* Soudain, je suis face à la porte ogivale piétonne protégée par 2 archères.

* En traversant ce tunnel, je remarque que le vantail était protégé par 2 poutres en bois, dont seuls les trous sont visibles.

* La pente pour entrer, les chicanes, les fentes de tir, retardaient l'intrusion des assaillants.

 

 

L'intérieur :

Mes rondeurs !

* « Comme il est plaisant d'être accueilli par de belles rondes ».

* Evidemment, cette phrase ne fut point prononcée par les assaillants car les "bouffies constructions" sont des tours défensives.

* Comme elles ont été arasées, il m'est impossible de définir si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient. Mais en voyant les archères droites et le départ du mur adjacent, je peux affirmer que ces tours flanques de dissuasion étaient accessibles depuis le rempart.

 

 

Même sur les constructions anguleuses, les rondeurs sont présentes

Elles sont partout

* En entrant plus profondément dans le bourg, je découvre une curieuse construction.

* Elle est cubique, anguleuse.

* Elle possède sur plusieurs niveaux de nombreuses archères droites et fentes de tir.

* Mais, en cette mairie..... je ne vois rien si ce n'est : La belle rondeur dans l'angle. cheeky

 

 

Epuisé je suis

* Devant tant de rondeurs, mes neurones explosent, mes sens sont en alerte, mes yeux sont trop émerveillés, mes mains ne savent plus que toucher, mes.....

* La folie des beautés parfaites m'envahit. surprise

* Je décide de me reposer en admirant le trésor d'un site médiéval : Le panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du bourg :

* Au 11ème siècle, construction d'une cité fortifiée sur l'éperon rocheux.

* Au 12ème siècle (?), construction du donjon.

* En 1271, une partie du Vivarais est rattachée au royaume de France, mais Saint-Vincent-de-Barrès "semble" toujours possession du Comte (voir titre de noblesse) de Valentinois.

* En 1467, officiellement Saint-Vincent-de-Barrès est rattaché au royaume de France.

* En 1574, durant les Guerres de Religion, la petite cité est attaquée puis prise par une armée de Huguenots commandée par le capitaine Paulet.

* En 1585, une garnison Protestante est installée dans la cité.

* Au 18ème siècle, de nombreuses maisons nobles sont construites.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la cité fortifiée est libre et gratuite. La visites des tours et maisons est interdite.

 

 

La poterne traverse le temps pour voyager dans le panorama

 

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département 64 - PYRÉNÉES ATLANTIQUES

 

 

Est ce un mirage ou une réalité ?

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Orthez est située à 40km au Nord-Ouest de Pau (voir son château), à 35km au Sud-Est de Dax (voir ses remparts) et à 20km au Nord-Est de Sauveterre de Béarn (voir son pont fortifié).

 

   Coordonnées du château :

43° 29' 30" N 00° 46' 11" W
 43.491643°  -0.769799°

 

 

 

Le château

L'extérieur :

Il était une fois........

 ........ un Chevalier, de plus Dauphinois (donc le gratin..... de la chevalerie), voulant participer à un frugal repas après une chasse à cheval, eut connaissance que le Vicomte de Foix-Béarn acceptait les convives après l'achat de son livre.

- Pour le voir il fallait que ce bellâtre de la plus belle des provinces (en toute objectivité puisque habitée par des Dauphins blush ), aille au château de Moncade, terre de Gastounet.

- A moi poulardes farcies, sangliers à la broche accompagnés d'un Madiran.

* Soudain je me réveille ou plutôt je me fais réveiller par ma Rossinante.

* Ceci n'était que rêve que je faisais positionné sur sa selle.

* Mais comme le rêve rejoint toujours la réalité, je vois au loin le donjon de mon ami Gaston.

 

 

Infranchissables semblent être les murailles de cette forteresse

Que vais je voir ?

* D'après mon autre ami nommé Jean Froissart, je connais l'architecture de ce château unique :

- Un village nommé Moncade entouré d'un profond fossé avec rempart.

- Accolée, une enceinte ovale de 50 mètres de diamètre entourée d'un profond fossé, protégées de 2 puissantes tours carrées diamétralement opposées.

- Puis au centre, un rectangulaire logis (où j'aurais du manger) encadré par un puissant donjon habitable et une imposante ronde tour comportant (peut être) les gargantuesques cuisines.

* J'ai hâte de découvrir tout cela.

* C'est au triple galop (proportionnel au repas prévu) que je me dirige au Nord d'Orthez.

 

 

Le terrifiant système défensif extérieur

* Évidemment, vous vous doutez qu'en notre siècle ce château n'est plus entier comme je le suggère dans le précédent chapitre.

* Mais, ses ruines sont si fascinantes qu'il en est encore plus beau.

* Comme tout envahisseur, je me faufile dans le fossé pour gravir le rempart.

* En ce jour d'été il est sec, mais certains historiens affirment que de l'eau était amenée pour transformer le fossé en douves.... où je me serais noyé avec ma lourde armure.

Nota : Je n'ai pas compris la méthode de mise en eau.

* Pour protéger la motte castrale, ce fossé n'est pas que la seule astuce défensive. Il y a :

- A gauche, une contrescarpe avec parement en pierre.

- A droite, coté rempart, une escarpe en pierre (voir un autre exemple ici).

- Au dessus, sur le mur du rempart, 3 archères accolées.

* Je vous sens dubitatif devant l'efficience de ces 3 systèmes, pourtant l'ensemble est d'une efficacité redoutable. Voici la démonstration.

 

 

La ravissante tour a mis sa plus belle jupe pour moi

 

 

L'intérieur du site castral :

Le rempart

* Tel un oiseau, je franchis le rempart.

* Heu..... je suis un peu menteur car un chemin a été aménagé pour monter sur la motte castrale.

* Avant de regarder le donjon, dans cette haute cour je longe l'intérieur du rempart pour voir :

- Proche de certaines niches, les escaliers accédant au chemin de ronde.

- Dans la niche, les 3 archères avec ébrasement vues précédemment.

* Imaginez ce rempart polygonal avec :

- Ses archers tirant aussi bien sur le glacis que dans le fossé.

- Ses défenseurs sur le chemin de ronde avec des "petits" engins de jet comme des bricoles, pierrières.......

 

La proue de ce navire médiéval traverse les siècles

 

Le donjon

* A elle seule, cette imposante tour maîtresse mérite la découverte, même depuis l'extérieur.

* Le donjon a une forme pentagonale à la base et heptagonale irrégulière à partir du premier étage.

* Dans le bec du puissant éperon supérieur, un escalier en colimaçon fut construit (les fentes de lumière sont encore présentes).

* L'actuel donjon a une hauteur de 32 mètres.

* Il comporte 4 étages intérieurs :

- Les 2 supérieurs sont résidentiels avec fenêtres à meneaux en croix et ogivales.
- Les 2 inférieurs sont défensifs avec archères.

* Au sommet, la plateforme défensive a perdu son crénelage (voir vocabulaire) mais a conservé une partie de ses mâchicoulis.

* Lentement, je contourne cette élégante masse.

* Oups...... j'ai failli tombé dans le puitssurprise

* Soudain, sur le parement Ouest du donjon, je vois les larmiers d'un (ancien) toit. Je subodore que ce fut la maison noble (puisque tel est le nom donné par beaucoup de castellologues), bien que je préfère le qualificatif : Bâtiment aulique (pour aula).

* Je ne vois pas à l'extrémité la tour possédant les cuisines.

* Triste je suis, je ne pourrais point déguster les faisans truffés. sad

 

 

Le bâtiment aulique

* Je me place au bout du bâtiment, coté Ouest.

* En voyant ce spectacle, une question me vient :

Que déduire de cet emplacement vide ou presque ?

* Heu......

- Les murs sont épais.

Y avait il des archères ? 

- Des emplacements pour des poutres "semblent" visibles (mais vous connaissez mon imagination fertile).

- Coté donjon, une porte au troisième niveau permet le passage entre les 2 constructions.

* Pensant avoir tout vu et tout compris des bâtiments sur la motte, je me dirige vers le donjon.

 

 

 

L'intérieur du donjon :

 

 

La description de l'intérieur du donjon est ici - CLIC

 

 

 

Aula et tinel ne sont plus que fantômes que j'imagine

 

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département 46 - LOT

 

 

 

Voyez vous la construction attribuée aux Maudits Anglois ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune de Vers est située à 50km au Sud-Est de Domme (voir cette bastide), à 40km au Sud-Ouest de Figeac et à 10km au Nord-Est de Cahors (voir son pont fortifié).

 

 

   Coordonnées du château :

44° 29' 11" N 01° 33' 19" E
 44.486499°  1.555419 °

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Où sont..... les Anglais

* A l'époque médiévale, la vallée du Lot mais aussi celle du Célé virent la construction de curieux châteaux.

* Pour protéger la population des attaques des petites bandes armées et/ou contrôler le passage sur la rivière, des abris sous roche furent aménagés. Certaines petites grottes devinrent des Rocas (sites défensifs dans la roche).

* C'est donc la tête en l'air mais le séant posé sur la selle que j'avance en mode scrutation, tout en suivant le cours de la rivière.

* Soudain, mon destrier stoppe, me jette de SA selle puis part à l'ombre d'un rocher.

Qu'a-t-il vu ?

* Heu...... Une "curieuse curiosité" prenant la couleur de la roche.

 

Pensez vous que les Maudits Anglois soient encore à l'intérieur ?

 

Les Anglais ont ils débarqué ?

* Bien caché à la base d'un haut rocher, presque invisible, un mur se dessine.

* Cette construction, dont je ne fais que deviner la présence, est nommé : Château Anglais.

* Les historiens supposent que ces Maudits envahisseurs de notre beau Royaume de France n'ont pas construit ni possédé cette petite fortification défensive. Pourtant certains affirment que le Quercy se nomme : Haute-Guyenne...... donc possession du Duc donc..... Anglaise.

* Je me dois de monter pour comprendre l'architecture de ce château et surtout..... chasser les Anglois qui oseraient encore l'habiter.

 

 

Le dragon de la vengeance

* Avant d'attaquer, je tente de comprendre l'architecture extérieure.

* Il me semble voir deux parties :

- A droite, un mur s'appuyant sur la roche possède des fentes verticales (archères ?) et des trous dont je ne sais si ce sont des arquebusières, des fenêtres ou des ouvertures "mixtes".

- A gauche, en position avancée, je devine l'entrée couvert d'un toit (ou plancher d'un étage) formant une tour (supposition),

* Pour monter au château, la solution est simple, je déploie mes ailes de dragon mangeur d'Anglais. surprise

- En réalité, au dessus, proche du rocher, un sentier permet l'accès. Mais j'avoue que mon image de Dragon-Dauphinois est plus "historique".

 

Y a-t-il un ours en cette grotte ?

 

L'intérieur :

Face à la porte

* En un bond, je suis devant l'entrée.

* Astucieusement, les architectes ne l'ont pas positionnée face à la vallée ni dans l'alignement du sentier. Ainsi, elle est facilement défendable.

* Avec précaution, j'avance.

* Surpris je suis : Un sas m'accueille.

- Cette entrée fut parfaitement défendue.

- L'assaillant coincé devait être sous le "feu" des défenseurs.

* Le site ayant été consolidé, j'avance avec confiance mais..... avec heaume et visière baissée.

 

 

Qui a éteint la lumière ?

* Soudain, la lumière devient moins intense.

* J'avance lentement car le sol n'est pas complètement nivelé.

* Je stoppe pour que mes yeux s'habituent.

* Je suis dans une grotte

* Quelle fascinante sensation d'être dans un lieu aménagé par les hommes, non pas à la préhistoire mais il y a 7 siècles.

* Pour survivre, de tout temps les hommes ont aménagé des lieux de refuge.

Je suis dans l'un d'eux !

 

 

Point d'ours ni de Maudits Anglois en ce château unique

 

 

Traces de vie

* Bien que je ne trouve point de cheminée, ni de coussiège, ni de lustre, les indices d'aménagement par l'homme "moderne" sont nombreux.

* Par exemple :

- Des entailles pour porter des poutres.

- Des encoches pour porter des piliers (supposition).

Etant seul, puis je dire que je suis LE seigneur du château ?

 

 

Se retourner, c'est aussi voyager

* En revenant sur mes pas, je découvre la partie défensive, c'est à dire le mur.

* La largeur entre le mur et la paroi permet de loger de nombreux habitants.

* Je suis surpris que le sol soit pauvrement aplani. Il est vrai que cette construction n'est qu'un solution de repli et non un habitat.

* Au fond, je remarque quelques détails "humains" :

- A gauche, certaines parties de la paroi rocheuses ont été creusées augmentant la surface habitable ou pour créer des "placards".

- Une saignée oblique dans la paroi dont la fonction m'interpelle :

-- Toit ou gouttière pour récupérer l'eau dans une "cuve" à gauche ?

-- "Tuyau" de cheminée pour un feu à gauche ?

* A droite, le mur est composé de pierres pauvrement équarries et aux dimensions très variables.

* Une ouverture de tir m'informe de son épaisseur.

 

 

Etages sans ascenseur

* En reculant, je vois des trous pour les poutres d'un plancher.

* De plus, pour ne pas fragiliser le mur, la partie basse est plus épaisse.

Comment monter à l'étage ?

* En me retournant, je vois une masse. Je pressens que ce fut l'escalier permettant d'accéder à l'étage sur plancher mais aussi aux fentes défensives supérieures.

 

 

Partir, c'est revoir la civilisation

* Ne voulant pas vous montrer toutes les merveilles de ce château unique, je vous propose de me suivre vers la sortie vers Vers. cheeky

Je me dois d'entrer dans la lumière

* Avant de quiiter ce lieu de sécurité, je me dois de vérifier la présence ou non des Maudits Anglois si sournois.

* Je ne vois aucune menace de ce coté.

* Avec précaution, je m'avance vers le sas. J'en profite pour regarder les trous de poutre qui me pose question :

Y avait il un trou formant assommoir ?

* Soudain, j'ai un doute......

   ...... je sens comme une odeur d'Anglois.

* Je vérifie par ce trou, visant vers le sentier.

* Point de menace.

* Je sors pour découvrir un autre château "Anglais" en amont de la rivière Lot, par exemple : Bouzies.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème ou 14ème siècle, pour servir de refuge et vérifier le passage sur la rivière, la grotte est aménagée et surtout fortifiée.

* Au 14ème et 15ème siècle,  durant la Guerre de Cent Ans, les Routiers harcèlent la province du Quercy (cette province est tiraillée entre les Rois d'Angleterre et de France. A qui appartient elle depuis 1271 ?). Il est probable que ce "château Anglais" protège les villageois.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis la route, ruelles et sentier. La visite de l'intérieur est possible à vos risques et périls car, bien que consolidées, la grotte et les parois construites sont fragiles, Soyez très prudents et respectueux.

 

 

Si je comprends bien, au loin c'est l'Angleterre

 

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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département :  67 - BAS RHIN

 

 

 

Incroyable.... un château a poussé sur le rocher

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Dambach est située à 50km au Nord-Est de Saverne, à 30km au Nord-Ouest de Haguenau et à 25km à l'Ouest de Wissembourg.

 

   Coordonnées du château :

49° 00' 49" N 07° 39' 43" E
 49.013694°  7.662083°

 

Nota :

* Ne pas confondre. Il existe un château éponyme (Wineck) proche de la commune de Katzenthal dans le Haut Rhin. Son architecture est très différente.

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Elle se fait désirer

* Se perdre dans les bras d'une damoiselle, de plus avec de rondes formes, est un plaisir que beaucoup pensent unique et surtout merveilleux.

* Mais se perdre dans une forêt Alsacienne, en espérant trouver la ruine de Windeck ou Wineck ou Schmalstein (diantre, la belle possède 3 patronymes) est la sensation que je vis.

* Cette merveille est à 3km au Nord-Est de Dambach, mais avec ses sentes qui serpentent, avec les arbres qui la cachent, je pressens que la belle sait se faire désirer.

* Soudain, à 360 mètres d'altitude, comme un enchantement, la ruine apparait, massive et aérienne.

 

 

Faire le tour

* Posée sur une  crête rocheuse, la construction est fascinante.

* Bien que le château soit en ruine, son architecture simple est identifiable.

- Sur la droite, une "sorte" de logis.

- Sur la gauche un donjon ou une tour défensive.

* Les murs de la tour sont épais, mais je ne vois ni système défensif, ni trace de vie (cheminée, latrines....).

* En contournant cette masse je suis admiratif :

- La haute construction n'est pas qu'une simple tour mais un donjon pentagonal.

- Il est protégé à la base par le rocher.

- Ses pierres sont parfaitement taillées et jointives.

- Le parement d'angle est réalisé avec des pierres à bossage.

 

Avec tout ce rose, est ce le château d'une demoiselle ?

 

Entrer sans frapper

* Le mur dans le prolongement du rocher me surprend.

* Il semble fragile.

* Ses pierres sont pauvrement équarries avec des joints très épais.

* Il est probable que mon ressenti est du à la consolidation récente.

* En observant la "petite" porte, je constate que le mur n'est pas si fragile que je l'avais pensé.

* Par contre, je suis surpris du manque de système défensif de chaque coté de l'entrée.

 

 

L'intérieur :

Basse cour

* "Je pousse la porte".

* J'entre.

* Des pierres au sol, de l'herbe et des arbres m'accueillent.

* De l'autre coté, un mur avec une porte délimite la cour basse.

* En cet espace, je ne vois ni mur défensif, ni trace de bâtiment, ni puits, ni citerne. Les siècles ont effacé de nombreuses traces de vie.

 

 

Que de surprises !

* Soudain, mes poils de castellologue amateur se dressent. Il semble que je n'ai point vu de nombreux détails :

- Proche d'une entrée, il y a les traces de "loquet" et de poutre de verrouillage.

- Coté rocher, à plusieurs mètres du sol, la porte d'entrée dans le donjon et le logis.

- Dans l'alignement de la porte, les vestiges d'un escalier menant vers des constructions en encorbellement.

* Pour mieux comprendre cette fascinante ruine, je vous propose le croquis réalisé par un spécialiste,

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au début du 13ème siècle, la famille Windstein fait construire une fortification dont la fonction est : Poste avancé en protection du château de Shoeneck.

* Au 14ème siècle, la famille Lichtenberg inféode le château aux Durkein (vérifier).

* En 1618, début de la Guerre de Trente Ans.

* En 1648, lors de la signature du traité de Westphalie, l'Alsace entre dans le Royaume de France de Louis XIV (voir liste des rois).

* A la fin (ou au milieu) du 17ème siècle, sur ordre Royal, de nombreux châteaux d'Alsace sont démantelés dont le Wineck.

* En 1985, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents car les pierres peuvent être glissantes et instables.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Ai je correctement fermé la porte ?

 

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châteaux du Bas Rhin

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département 26 - DRÔME

 

 

Voyez vous une construction UNIQUE ?

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune de Clansayes est située à 30km au Nord d'Orange, à 20km au Sud-Sud-Est de Montélimar (voir son château) et à 10km à l'Est de
Pierrelatte.

 

     Coordonnées du château :

44° 22' 17" N 04° 48' 24" E
 44.371523°  4.806749°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

C'est décidé, je décide de ... heu... visiter

* Depuis plusieurs jours, je rêve de ce donjon.

* Depuis plusieurs heures, je quémande à mon vieux destrier de galoper plus vite pour voir cette merveille.

* Depuis.... heu... quelques minutes, mes poils de castellologue amateur se hérissent de bonheur.

Le voyez vous ?

 

 

Un donjon unique.... comme moi !

Objectivité parfaite wink

* Derrière l'écran je vous entends grommeler :

"Pffff.... Dès qu'un bâtiment est Dauphinois, le Chevalier

  nous fait croire que le site est unique, exceptionnel !"

* Certes, j'avoue que parfois, rarement, presque jamais, je suis peu objectif pour une construction de Mon Merveilleux et si Fabuleux Dauphiné.....

   ...... mais je vous assure que ce site castral possède une architecture unique !

* Regardez cette colline avec ... heu.... mon objectivité.

- Un rempart précédant les maisons.

- Une colline portant une haute tour.

 

 

Comment entrer ?

* Pour découvrir ce site, le touriste pressé sera tenté de rejoindre le sommet avec son destrier à moteur.

* Mais le passionné, l'admirateur de pierres construites posera sa monture au bas du bourg puis grimpera jusqu'à la porte médiévale.

 

 

 

L'intérieur : Une petite église et un donjon : Le symbole parfait d'un site médiéval

L'accueil Dauphinois surprise

* En un bond, je suis dans la place.

* En un regard, je vois une entrée au mur épais et au "chemin de ronde" au dessus. Les pierres sont correctement taillées et jointives à certains endroits, mais la construction semble avoir souffert du manque d'entretien et d'une démolition partielle.

* Je me retourne pour aller vers...... Hoooo.....

     ......l'accueil est... heu..... je vous laisse trouver les motscheeky

Sont ce les restes des assaillants ?

Ou les fantômes des touristes pressés ?

* Lentement j'avance vers mon Graal.

* Je délaisse l'église qui n'est point fortifiée. Je m'en délecterai au retour.

 

 

Le mur mur (quel bruissement de bonheur !)

* Diantre !.... Que voila rempart solide et infranchissable.

* Les pierres taillées s'appuient sur le rocher (à moins que ce soit l'inverse).

* Que conclure : Le Dauphinois doit être un maître en puzzle. blush

Que de qualités nous avons ! yes

 

 

Bée est ma bouche.... devant ce donjon

Mon Graal, si beau, si grand, si merveilleux !

* En découvrant cette construction, je ne saurais dire si elle est carrée ou octogonale.

* Il me faut un peu de sérieux et de sérénité pour commencer une analyse :

- Le donjon est posé sur une masse rocheuse aplanie.

- Sur le bord du plateau, je remarque des encoches taillées par l'homme. Cela correspond à l'emplacement du pont levis.

- A la base, de multiples fentes alignées me font penser à un système défensif.

- Certaines fentes de tir permettent à deux défenseurs de ne point laisser les traditionnels angles "morts" sur une tour anguleuse.

- Contrairement à de nombreux donjons possédant des contreforts d'angle, celui de Clansayes arbore les siens au centre de chaque face., ainsi il peut porter un "chemin de ronde".

Nota : Les spécialistes en architecture décrivent cette curiosité ainsi :

"Les arcs en plein cintre reposent sur contrefort par le biais d'un culot à deux pans et sur l'angle par l'intermédiaire d'un sifflet."

- Cet axe de circulation défensive n'est pas traditionnel. La liaison entre l'angle et le contrefort forme un encorbellement faisant fonction de mâchicoulis (voir vocabulaire).

Quel raffinement de beauté et d'efficacité défensive !

 

 

Que préférez vous : Pile ou face ? 

* Lentement, avec admiration, je contourne le donjon.

* La façade, comportant une porte au niveau bas, a été abîmée. Quelle chance... cela permet de mieux comprendre l'axe défensif.

- Nota :

- La porte basse n'est pas une ouverture médiévale.

- Elle a été créée au 19ème siècle (voir l'historique).

 

 

Ses blessures me font admirer ses entrailles

Oups..... j'ai oublié

* L'architecture unique de ce donjon m'a fait oublier de présenter ses caractéristiques générales :

- Hauteur : 15 mètres.

- Largeur extérieure de la base carrée : 7,60 mètres.

- Largeur intérieure de la base carrée : 4,20 mètres.

- Épaisseur du mur à la base : 1,60 mètre.

* Il se compose de 4 niveaux :

4 - Plateforme défensive et de guet (certainement crénelée).

3 - Salle principale avec cheminée et porte donnant sur le chemin de ronde.

2 - La salle commune et les réserves.

1 - La salle défensive nommée aussi : Salle des gardes.

 

 

La fin pour vous... la suite pour moi

* Il me reste des dizaines de détails à admirer et comprendre sur ce site castral, par exemple : Le reste du château, l'aménagement du village, l'église, etc....

* Je vous laisse devant ce panorama magnifique....

    ... pour repartir à l'aventure.

 

Le diaporama du château est visible ici

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (peut être 12ème), construction de l'église (dédiée à Saint Michel) en style Roman. Cette construction religieuse dépend du monastère Saint Amand (Montségur sur Lauzon). Sur le roc, construction (supposée) du château avec donjon carré entouré d'un fossé creusé.

* Au début du 13ème siècle, le château et un village fortifié sont cités dans un texte.

* Au 13ème siècle, la seigneurie est possession de la famille Adhémar.

* Au 15ème siècle, la petite église est agrandie par la construction de deux chapelles latérales. Puis un clocher est construit.

* Au 15ème siècle, la seigneurie est rattachée à la Baronnie (voir titre de noblesse) de Grignan.

* A la fin du 17ème siècle, le donjon devient une prison à la demande du Comte François de Grignan.

* A la fin du 18ème siècle, un peu avant la Révolution, le château est abandonné par le Comte de Grignan.

Est ce à cause du tremblement de terre ayant ravagé le site en 1773 ?

* Vers 1792, les Révolutionnaires ordonnent la destruction du site castral.

* Au 19ème siècle, le curé sollicite l'aide des villageois pour la construction d'une statue qui doit être implantée sur le vieux donjon. Chacun transporte des pierres vers l'abbaye d'Aiguebelle où les moines Trappistes devront tailler la statue de la Vierge (ayant une hauteur de 6 mètres). 

* En 1859, le donjon, devenu "chapelle mariale", est consacré. Pour que l'évêque puisse bénir la statue une porte est percée à la base du vieux donjon.

* En 1928, le donjon est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 2006, le donjon et la Vierge sont classés aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du donjon est libre et gratuite. La visite de l'intérieur serait possible certains jours. Veuillez vous renseigner.

 

 

L'immensité est la récompense de ce site Dauphinois

 

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de la Drôme

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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département 74 - HAUTE SAVOIE

 

 

Est ce un rêve ou une réalité ?

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Faucigny est située à 25km au Nord-Est d'Annecy (voir son château), à 20km au Sud-Est de Genève et à 8km au Nord-Ouest de Bonneville.

 

   Coordonnées du château :

46° 06' 59" N 06° 21' 32" E
 46.116422°  6.359068°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Un nom historique

* Faucigny !

* Les passionnés d'histoire ou de géographie savent que ce nom est :

- Celui d'une petite région naturelle de notre belle France.

- Une des six provinces de l'histoire de la Savoie (la province et non le département).

- Mais aussi et surtout, une commune possédant une construction médiévale fortifiée ayant appartenu à la puissante famille éponyme.

* Ce n'est donc pas par hasard que je me retrouve sur le versant Nord de la vallée de l'Arve.

* Devant la mairie, je vois une peinture faisant dresser mes poils de castellologue amateur.

Que ce château est beau !

La belle se cache... mais Le Chevalier sait la débusquer !

 

 

Une approche historique

* Je dépose mon destrier proche de ce bâtiment républicain puis je prends la direction du Sud.

* Avec précaution, j'avance vers l'entrée fortifiée de l'ancien village.

* Hélas, les siècles ont détruit le puissant bâtiment défensif avec pont levis qui mesurait 21 mètres de haut, La porte, composée d'une herse avec double vantail, avait une hauteur de 6 mètres. Il ne reste qu'un panneau et un lampadaire pour l'éclairer.

* Qu'importe, le château de mon ennemi médiéval (Le Duché de Savoieest perché là haut.... Il me faut le conquérir.

* Je grimpe, grimpe, grimpe.....

* Cent fois je glisse dans la pente mais cent fois je me relève car je suis un Dauphinois sans faille et volontaire......

* hihihi...... menteur je suis en écrivant cette aventure..... hihihi.

* En réalité, le sentier est agréable avec une pente très faible. blush

 

 

Un plan historique

* Envahir un des châteaux de l'ennemi médiéval de mon Dauphin (voir la liste) est un honneur......

    .... Mais avant, il me faut comprendre son plan et ses failles.

 

Que voila forteresse médiévale sans faille..... ou presque

 

 

L'intérieur :

Des arbres historiques

* Cachée derrière les arbres, la Belle ruine joue avec les visiteurs.

* Lentement je contourne la motte.

* Soudain, le spectacle est lunaire !

 

 

La tour de la Reine est.... heu.... un peu cassée !

Une tour historique

* Devant moi, la Tour de la Reine.

* Même si son nom est inapproprié, cette construction fut le symbole du château de la famille Faucigny :

- Base rectangulaire extérieure de 9m x 7m.

- Hauteur à l'origine : 23 mètres.

- Quatre étages (donc 5 niveaux).

* Cette tour devait voir loin mais aussi être vue de loin.

 

 

Un logis historique

* Évidemment, la tour n'était pas le lieu de vie. Dans l'alignement un logis fut construit.

* Cette construction du milieu du 12ème siècle comportait :

- Au premier niveau, une aula de 18m x 8m (144m2).

- Au dessus, les appartements seigneuriaux.

- Les archéologues supposent qu'une panetteria, des cuisines et une chapelle existaient.

 

 

Un panorama historique

* Coté Nord, la cour haute de 450m2 (certainement occupée par des bâtiments de stockage et d'habitation des serviteurs) permet l'accès au rempart (qui mesurait 14 mètres de haut) coté attaque.

* De là, il est aisé de surveiller l'ancien village avec sa porte fortifiée.

* Puis, de l'autre coté, l'arrivée possible d'un ennemie dans la plaine.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, Focignacum est cité dans un texte. Un seigneur éponyme (Aimerand ?) existe. Il est probable qu'une motte castrale existe.

* Au 12ème siècle (1119), un château en pierre existe. Il appartient à la famille Fulcignacum (à vérifier). La seigneurie est puissante.

* Au 13ème siècle, la famille Faucigny possède de nombreuses terres et seigneuries dans la vallée de l'Arve et des vallées proches. Leur puissance est telle qu'ils sont en concurrence avec le Comte de Savoie (voir liste) et le Comte de Genève (voir liste).

* En 1234, Agnès de Faucigny épouse Pierre II de Savoie.

* En 1339, la tour carrée coté Ouest est cité. De nos jours, elle est (improprement) nommée : Tour de la reine.

* En 1253, Béatrice de Faucigny épouse Guigues VII, Dauphin du Dauphiné (voir la liste). Les terres de la province de Faucigny deviennent Dauphinoises. Cette province devient une enclave "étrangère" dans le Comté de Savoie.

* En 1262, par testament, Agnès de Faucigny cède le château et terres à son époux.

* Au milieu du 13ème siècle, ce château et les terres perdent de l'importance au profit de Bonneville (ou de Châtillon sur Cluses... mes sources sont contradictoires). Le château loge une petite garnison. Il a (aurait ?) une fonction carcérale.

* En 1349, lors du Transport du Dauphiné au Royaume de France le Comte (voir titre de noblesse) de Savoie doit "affronter" le Roi de France pour les terres de Faucigny.

* En 1355, lors de la signature du traité de Paris, la province de Faucigny redevient Savoyarde.

* En 1536, lors de l'invasion Bernoise, la famille Faucigny se convertit au Protestantisme.

* Au 16ème siècle, le vieux château médiéval n'est plus habité. Il n'est plus entretenu.

* En 1891, l'abbé Bouchage publie une étude architecturale et historique  sur le château

* A la fin du 20ème siècle, avec l'autorisation de l'actuel propriétaire, monsieur Roberto Bolla,  début de la campagne de restauration des ruines par la communauté de commune et la mairie.

* En 2002, une représentation du château (suite aux études de l'abbé Bouchage) est réalisée sur un des murs de la mairie-école du bourg.

* En 2009, "inauguration" du site suivant la fin des travaux de restauration du château.

Nota : Suite aux fouilles réalisées lors de la consolidation du château, il semblerait que la représentation peinte ne corresponde pas parfaitement.

* Au 21ème siècle, la visite du site castral est libre et gratuite toute l'année. Veuillez ne pas monter sur les murs ni faire un pique-nique, ce site historique se doit d'être respecté.

 

 

Du haut de cette pyramide castrale, quarante lieux me contemplent !

 

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

Posée sur sa butte, la ruine m'attend avec impatience

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Gilhac et Bruzac est située à 40km au Nord de Montélimar (voir son château), à 20km au Sud-Est de Lamastre (voir son château) et à 15km au Sud-Ouest de Valence.

 

   Coordonnées du château :

44° 51' 07" N 04° 44' 31" E
 44.851977°  4.741990°


 

 

 

Le site castral :

L'extérieur :

La culture régionale est : Les pierres construites ruinées

* L'Ardèche est terre de châteaux.

* Mais les routes étant rares, les moyens financiers des communes et du département étant limités, les sites historiques sont souvent abandonnés donc très ruinés.

* Conséquence : Dans le Vivarais, votre Chevalier Castellologue amateur est heureux.

Voyez vous le village dans la pente ?

 

 

Au loin, une belle quémande ma venue

* Après avoir déposé mon destrier proche d'un champ d'herbe rase, j'avance vers le Nord-Ouest.

* Dans les terres de rochers, au loin je vois une ruine ou plutôt des ruines.

* Posé proche d'un à-pic, à 600 mètres d'altitude, le château de Pierre Gourde est un site fascinant.

 

 

Deux parties

* Ma première surprise est le nombre de terrasse en contrebas du château. Je pressens qu'un village existait.

- Était il important ?

- Était il fortifié ?

* Pour avoir les réponses, je vais :

- Errer dans la pente au Sud et à l'Ouest avant de déguster le château situé au Nord.

- Et regarder le plan que j'ai récupéré dans une thèse récente sur cette ruine.

 

 

 

Des entailles dans le rocher datant du 13ème siècle

Les habitations :

La partie basse

* Bien que les années (et les hommes) aient fortement détruit les murs, je crois percevoir les traces d'un long rempart,

* Au sud, je distingue les vestiges d'une tour défensive semi-circulaire (repère 92 sur le plan) :

- Elle a un diamètre supérieur à 2 mètres.

- Elle possède une petite canonnière.

* Dans ce désert rocheux, je vois des traces de taille en équerre. Je suppose que ce dure des banquettes (voir vocabulaire).

* Certains rochers sont si taillés que j'hésite entre banquette et vestiges de la carrière (seuls les spécialistes pourraient me donner la réponse).

* Mais il n'y a pas que des rochers taillés, des pans de murs sont encore visibles. 

* Il y a même des habitats "presque" entiers.

* Bien que les pierres des parois soient pauvrement équarries, je suis admiratif de la qualité :

- Des parements d'angle.

- Des piédroits et linteaux.

* Avec un peu d'attention, j'ose affirmer (il est vrai que je m'aide d'autres ruines vues (exemple à Crussol ou à La Baume Cornillane) et de lectures sur l'habitat médiéval) que les habitations possédaient 2 niveaux :

- En bas la réserve avec ou sans les animaux.

- A l'étage, l'unique pièce à vivre avec une fenêtre.

 

 

Derrière le mur défensif, le logis

 

Le château :

Un coté très ruiné

* Bien qu'il soit très ruiné, les contours du château sont faciles à voir et comprendre.

* En approchant la ruine par le Sud-Est, je peux facilement identifier les murs extérieurs  (défensifs) nommés 67-66-65 sur le plan.

 

 

Un coté très défensif

* La façade Sud-Ouest est différente car elle semble "entière" (ou plutôt un peu moins ruinée).

* Elle montre 2 architectures différentes. D'abord, je m'intéresse aux constructions extérieures :

- Dans l'angle Ouest, les bases d'une tour ronde certainement défensive (repère 77).

-- Soudain j'ai un doute :

--- Cette tour n'est accrochée à aucun mur.

--- De plus elle est positionnée très en bas par rapport au mur du château,

--- Je pressens que ce fut une citerne pour le village.

--- Dans ce cas, elle est trop haute/loin du village.

Était ce une citerne dans la basse-cour (pour les chevaux ?) ?

- Au dessus, un long mur très épais montrant 2 ouvertures défensives avec ébrasement extérieur. Je suis surpris de la qualité de taille et de pose des pierres (cela contracte avec les autres murs aux pierres simplement équarries). Je me pose une question :

Pourquoi le mur possède 2 épaisseurs ?

* Derrière ce mur défensif : Le logis (c'est ce que je suppose).

 

Accepteriez vous une nuit avec moi en ce logis ?

 

Un logis très cosy (B9)

* Evidemment, votre regard est attiré par la fenêtre à traverse avec d'élégants chanfreins tenant miraculeusement (repère 51).

* Mais en tant que castellologue amateur, je me dois d'abord de m'intéresser (et de vous intéresser) à l'angle Sud-Ouest du logis. Évidemment "angle" n'est pas le bon mot car les 2 murs perpendiculaires ne se rejoignent plus.

* Qu'importe le vocabulaire, il est important de bien regarder :

- Une grande partie des murs s'appuient sur le rocher.

- Les pierres des parois sont simplement équarries.

- Le parement d'angle coté Nord-Ouest est réalisé avec de larges pierres correctement taillées.

- Bien qu'elle ait été abîmée, une baie est visible coté Ouest. Elle n'est pas au même niveau que la fenêtre "miraculée". Donc, au moins 2 niveaux existaient.

* En montant au sommet de la butte, je comprends mieux ce logis :

- Coté Sud, la lumière avec la fenêtre miraculée.

Voyez vous l'épaisseur des murs ?

- Coté Nord, le chauffage.

Voyez vous les emplacements des cheminées ?

- Le plancher était soutenu par un retrait du mur d'un coté et des corbeaux de l'autre.

 

 

Voici l'origine de la fontaine de Jouvence... ou presque

J'ai soif et faim !

* Pensant avoir tout vu, je pose mon séant musclé au sommet du château (B10).

* La fonction de cette plateforme n'est pas facilement identifiable. Il est possible que ce fut :

- Le donjon (?).

- L'emplacement du château primitif (?).

* Qu'importe !

* Tel un "demi-Dieu" sur l'Olympe, je savoure successivement l'ébrasement intérieur du système défensif, les ruines du village médiéval puis le panorama.

* Soudain, je m'aperçois que j'ai oublié la gourde (de Pierre ?) sur la selle de mon destrier.

Vais je mourir de soif en ce castel des Huguenots ?

* La chance me sourit, je vois la citerne du château (86) avec sa margelle.

* L'eau du Vivarais va me rajeunir..... je le pressens.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château au Nord du plateau. Le seigneur est vassal du Comte de Valentinois (à vérifier).

* En 1190, Guillaume Pierregourde Le Jeune fait parti de la troisième croisade en terre sainte.

* En 1215, Guillaume Hugues de Pierregourde  et sa femme Béatrice sont cité dans une vente de plusieurs droits envers Pierre de Mirabel (voir son château).

* En 1237, Hugues Pierregourde est cité.

* Au 13ème siècle, des maisons s'agglutinent dans la pente pour bénéficier de la protection du château. Un rempart avec tours semi-circulaires  et 2 ou 3 portes (à vérifier) est construit pour protéger les maisons cotés Sud et Ouest. A l'Est, aménagement de vergers et de terres à culture. La basse-cour du château possède un four banal et un grenier.

* Vers 1250 (?), le seigneur de Pierregourde est vassal de la maison d'Anduze (Roger-Bermond ?).

* A la fin du 13ème siècle (?), Giraud de Pierregourde est cité.

* En 1304, Hugues de Pierregourde rend hommage pour son château à Bermond d'Anduze, seigneur de La Voulte (voir son château).

* Au début du 14ème siècle (1325 ?), Hugon IV (ou Hugues IV) de Pierregourde épouse Diane de La Marette.

* Au milieu du 14ème siècle (?), Hugues V de Pierregourde épouse Judith Bastet de Crussol (voir le château de son père).

* Au deuxième tiers du 14ème siècle (?), Hugues VI de Pierregourde épouse Aygline de Lavieu.

* Puis après le décès de la première femme en 1350, Hugues VI de Pierregourde épouse (en 1373 ?) Aygline de Labiac.

* Au 14ème siècle (?), des moulins hydrauliques sont aménagées (ou réutilisés) en contrebas. Des moulins à vent sont construits à l'Est du bourg astral. De nouveaux habitats sont construits, certains sont aménagés à l'extérieur du rempart. Le site compte plus d'une trentaine (?) de maisons.

* A la fin du 14ème siècle (1395 ?), Hugues VII de Pierregourde épouse Catherine de Montagut.

* Au début du 15ème siècle (1420 ?), Hugues VIII de Pierregourde épouse Alix de Grolée.

Nota : Leur fille Lionnette de Pierregourde épouse en 1463, Antoine de Baulme, conseiller et chambellan du Duc de Savoie (voir liste des Ducs).

* Au 15ème siècle, certains paysans ou familles quittent progressivement le site fortifié pour cultiver des terres plus riches dans la vallée. La peste n'épargne pas le bourg castral de Pierregourde, la désertification s'amplifie.

* Au 16ème siècle, le château est le refuge de Protestants. Les systèmes défensifs s'adaptent aux armes à poudre. L'armée des Huguenots occupant la forteresse ne semble n'avoir jamais été attaquée par les Catholiques.

* En 1568, Louis de Pierregourde est tué par les Catholiques. La seigneurie échoue à madame Claudine de La Marette et à son époux François de Barjac (grand capitaine Protestant et commandant du Haut Vivarais).

* En 1593, François de Barjac est cité comme seigneur de Pierregourde dans une transaction avec Jean de Lablache.

Nota : François de Barjac est tellement craint que certains lui prêtent des pouvoirs "magiques ou Sataniques". Bien que la paix entre Catholiques et Protestants ait été signée. François ne l'accepte point. Il se terre en son château puis la nuit il réalise des actes de brigandage. En 1598 (?), un soir il est trahit par sa femme (ayant opté pour la religion catholique) puis tué en son château.

* En 1628, Jehannet de Pierregourde (?) habite le château (à vérifier).

* En 1672, le château est déclaré en ruine (certainement du à la politique de combat contre les Huguenots et de destruction de leurs forteresses par Richelieu). Les habitations (paysanes) sont rares mais encore solides.

* Au 17ème et 18ème, le site sert de carrière de pierres.

* En 1760, le Marquis (voir titre de noblesse) de Veynes est cité comme seigneur de Pierregourde.

* Au début du 19ème siècle, suite à l'étude des fortifications demandée par Napoléon Ier, le site de Pierregourde est décrit en ruine ainsi que de nombreuses maisons. Quelques bâtiments de stockage très regroupés existent ainsi que les sentiers du bourg castral (détails à vérifier).

* En 2016, pour la réalisation d'une thèse, des étudiants en archéologie médiévale réalisent de nombreux relevés du château, des remparts et des habitations.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Veuillez respecter cette propriété privée et ne pas monter sur les murs. La ruine n'étant pas sécurisée, le risque de recevoir une pierre est important. Soyez très prudents.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

L'Ardèche infini !

 

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 07:50

 

Toi le touriste pressé, sais tu que tu marches sur l’œuvre du Diable ?

 

Un pont vraiment.......Diabolique

 

  Pour nombre d'entre vous, le pont de Cahors au dessus du Lot se nomme : Valentré.

 

  Mais pour ceux qui savent, pour certains écrivains comme le Docteur Henri Pélissié et Eugène Grangié, le pont fortifié de Cahors se nomme (sans le prononcer) : Le Pont du Diable. devil

 

  Voici l'histoire vraie...... que personne ose conter.

 

  En l'an de grâce 1306, les consuls de Cahors demandent la construction d'un pont défensif sur la rivière Lot au Sud-Ouest de la ville.

Voici le plan :

 

diabolique architecture !

 

138 mètres de long,

6 arches,

3 tours défensives,

2 barbacanes

==> Un pont surhumain....... ou non humain !

 

Les travaux commencent en 1308. Le maitre d’œuvre ne sera payé qu'à l'achèvement complet du pont.

 

10 ans passent, le pont n'est pas terminé.

 

15 ans plus tard, la guerre avec les anglais menace, mais le pont n'est pas terminé.

 

20 ans encore plus tard, la terrible guerre entre les Rois de France et d'Angleterre (celle qui durera 100 ans) est là, aux portes, mais le pont n'est toujours pas terminé.

 

Les consuls sont mécontents, la population grogne.

 

Que faire ?

 

La seule solution est de pactiser avec Belzébuth, ce Grand Constructeur !

 

Votre âme m'appartient !

 

Évidemment Satan ne travaille pas gratuitement :

"Que veux tu en échange de ce travail ?" demande timidement le maitre d’œuvre.

"Ton âme.... bien sur" Hurle le Diable.

"Heu..... D'accord, mais promets moi que tu seras serviable jusqu'à la fin."

"Évidemment Le diable n'a qu'une parole".

 

En peu de temps, le pont est presque terminé. Il ne manque qu'une pierre.

 

Le maitre d’œuvre sachant que son âme sera donnée dans quelques heures, demande un dernier service au Diable.

"Ho toi, Grand Satan, m'accordes tu une ultime demande ?"

"Évidemment, puisque tel est notre pacte." Hurle le Diable.

"Ho toi, Grand Satan, prends ce crible et apporte de l'eau aux ouvriers."

 

Le Diable essaie une fois, deux fois, cent fois.......
     ....... il ne peut point amener de l'eau avec cet ustensile

 

Il peste, il râle, il hurle, il  (la décence m'empêche d'écrire ce verbe).

 

"Ho toi, Grand Satan, tu n'as pas pu respecter ton pacte, point mon âme tu auras."

"Grrrr.... peut être, mais comme il manque une pierre au sommet de la tour centrale, tu ne seras pas payé par les consuls."

"Si tu oses mettre la dernière pierre, chaque soir, je reviendrai l'enlever.....gnaff."

 

En un battement d'aile, Satan disparu.

 

"Que faire ?"" se demande le maitre d’œuvre.

 

Personne ne sait qui eut l'idée, nul ne connait le nom de l'ouvrier, mais à l'emplacement vide, une pierre avec un Diablotin a été scellée.

 

Lorsque chaque soir Satan revient, il constate qu'un de ses sbires enlève la dernière pierre. Sans vérifier le subterfuge, il repart pensant avoir vaincu le maitre d’œuvre.

 

 

La description du pont est ici - CLIC

 

 

 

Le diablotin est la farce de ce conte

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 07:50

 

 

Département 74 - HAUTE SAVOIE

 

 

Faire ripaille en ce château éponyme

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Thonon les Bains est située à 40km au Nord de Bonneville, à 35km au Nord-Est de Genève et à 20km au Sud-Est de Lauzanne.

 

   Coordonnées du château

46° 23' 18" N 06° 29' 09" E
 46.388335°  6.485868°


 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Une faim de loup !

* Bien que l'expression "Faire Ripaille" soit plus ancienne que le château, c'est grâce à Voltaire que cette association des 2 mots soit parvenue en notre siècle.

« Au nord de cette mer (le Léman) où s'égarent mes yeux, Ripaille, je te vois.

Ô bizarre Amédée !

Est-il vrai que dans ces beaux lieux,

Des soins et des grandeurs écartant toute idée,

Tu vécus en vrai sage, en vrai voluptueux,

Et que, lassé bientôt de ton doux ermitage,

Tu voulus être pape et cessa d'être sage ? »

* C'est donc un Dauphinois curieux et affamé qui galope vers ce Savoyard château.

 

Des murs qui murmurent en Savoyard... Hélas, je ne parle que dauphinois

 

 

"Qui n'a vu ni Thonon ni Ripaille, n'a jamais rien vu qui vaille"

* C'est avec ce dicton (Savoyard et local ?) que je touche des yeux les pierres médiévales.

* Des remparts se cachent derrière la verdure accrochée.

* Des tours se devinent au loin.

* Plus j'approche et plus le caractère défensif des rondes constructions s'affirme.

Vais je voir une forteresse médiévale Savoyarde ?

* Soudain, une autre tour avec fente de tir m'interpelle.

Pourquoi veut elle devenir phare pour les bateaux du lac ?

 

 

 

Interrogation avant action

* Dans mon parchemin donné par mon Dauphin (voir liste), donc datant du 15ème siècle, il est écrit que le site possède 7 tours.

* SEPT !

* Ce nombre est empli de symboles.

* Vais je être ensorcelé ou anéanti ou ....... ?

 

 

Quatre tours, non dans les angles mais alignées

 

Qu'importe le nombre, pourvu que j'aie l'ivresse

* En prenant un peu de recul je vois un long bâtiment avec 4 tours alignées, puis, isolée sur la gauche, la "tour-phare".

* En longeant cet alignement, je constate que les 4 tours se ressemblent. Elles semblent être dans un alignement parfait et dans un espacement symétrique.

* En mesurant la distance entre la "tour-phare" et la première défensive, je constate qu'il y a la place pour 7 tours parfaitement espacées,

- Conclusion : Mon document Dauphinois est correct sauf qu'il n'a pas vu/imaginé la destruction des siècles suivants.

* En observant la façade, si je fais abstraction de l'entrée, je constate que les parois entre chaque tour sont identiques, même dans les fenêtres à meneaux en croix.

Quelle incroyable symétrie !

* Je suis fasciné par l'agressivité des tours face au calme des parois presque Renaissances.

* C'est donc avec des yeux affamés de questions que je franchis la porte.

 

 

 

La chaleur est présente partout..... jusqu'aux matériaux

L'intérieur :

Voyage dans les temps (et non l'étang..... ou le lac)

* Un long couloir m'accueille desservant les tours sur la gauche et les pièces d'habitation sur la droite.

* De suite, j'entre dans la chapelle pour prier les Saints Benoît, Raymond et Thomas (patron des architectes)..... espérant que le Moyen Âge soit présent.

* Contrairement aux affirmations fausses que j'entends sur l'époque médiévale, mes ancêtres (et moi même puisque j'ai 800 ans) nous lavions. Voici un exemple en cette belle salle de bain. Il est vrai que la baignoire est moderne.

* Puis, pour se sécher, rien de mieux qu'un grand feu de cheminée.

* Si plusieurs personnes prennent leur bain en même temps, il est possible de se réchauffer..... ensemble !

* Il existe aussi l'option de se sécher et réchauffer seul (ou seule) devant un âtre intime.

- Évidemment, vous êtes si intelligents mes lectrices et lecteurs que vous avez compris la modernité du lieu. Toutes les salles ont été refaites au 19ème par un riche industriel nommé Engel-Gros dont les initiales sont souvent visibles.

- Cette famille avait décidé que chaque serviteur devait avoir le confort "moderne" de l'époque. Donc les salles de bains et le chauffage sont présents partout, d'où mon besoin d'en "parler" en cet article.

- Mais une question se pose :

La modernité est elle aussi sur les plafonds et les murs ?

 

 

 

Que voila belles coussières en bois

Que la lumière soit

* Évidemment, pour vivre heureux dans des pièces il faut de la lumière. Elle est présente dans chaque salle.

* Que la lumière traverse du verre classique ou des vitraux, elle apporte un plaisir.

* En ces fenêtres deux surprises me fascinent :

- De chaque coté, des coussièges "médiévales".

- Sur les volets intérieurs (comme au Moyen Âge) une fente (de tir ?).

* Bien que tout ait été modernisé, l'esprit médiéval est présent par petite touche.

* Je suis émerveillé !

 

 

 

Le rêve n'a pas de fin

* Le site étant payant, je me dois de ne pas tout vous montrer.

* C'est donc en ce tunnel que sera la fin pour vous.

* Mais la fin, c'est le début d'un rêve sans fin..... bien que ma faim soit présente.

* Je vous laisse devant le lac pendant que je vais attendre en cette salle du restaurant.

 

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, une villa Gallo-romaine est construite. 

* A la fin du 13ème siècle, une construction (en bois ?) loge quelques nuits le Comte de Savoie Amédée V adorant chasser dans les giboyeuses forêts. 

* A partir de 1371, Bonne de Bourbon, épouse du Comte de Savoie (voir liste des Comtes) Amédée VI, fait agrandir le manoir.

* En 1377, Bonne de Bourbon habite le manoir.

* En 1391, Amédée VII, fils de Bonne de Bourbon, décède en cette maison de plaisance.

* En 1410, aménagement d'un petit prieuré suivant les règles de Saint Augustin. Exploitation des vignes. 

* En 1432, épuisé par les contraintes de sa charge, marqué par les décès de plusieurs enfants et de sa femme, le Duc Amédée VIII de Savoie souhaite se retirer. Il demande la construction d'un "ermitage" pour grand seigneur sur les terres de Ripailles. Son but : Créer 7 maisons juxtaposées, chacune avec une tour.

* En 1434, le Duc (voir titre de noblesse) Amédée VIII délaisse la résidence de Chillon (voir ce château) de l'autre coté du lac pour Ripaille. C'est en ce lieu qu'est créé l'Ordre religieux des chevaliers de Saint Maurice.

* En 1439, Amédée VIII devient le pape Félix V (l'histoire le catégorise comme anti-pape).

* A partir de 1451, de nombreuses congrégations animent le(s) monastère(s) proche(s) du château (à vérifier).

* En 1536, les Bernois envahissent le Chablais. Ripaille est partiellement brûlé. Le monastère des Augustins n'existe plus. Le site est transformé en hôpital.

* En 1589, les Bernois détruisent Ripaille.

* A la fin du 16ème siècle, pour lutter contre le Protestantisme de la province, François de Sales tente (puis réussi) une reconquête spirituelle.

* En 1601, grâce au travail de Saint François, les Chartreux se réinstallent à Ripaille.

* Vers 1792, les Révolutionnaires Français s'emparent du site, le réquisitionnent comme Bien National puis le vendent, Certains bâtiments deviennent carrière de pierres. Seules 4 des 7 tours résistent aux "vandales". Les Chartreux quittent le site.

* En 1809, le général Pierre-Louis Dupas s'installe à Ripaille.

* En 1902, Frédéric Engel-Gros (richissime industriel) découvre les ruines de Ripaille. La situation au bord du lac, le climat si "méditerranéen" le séduisent. Il l'achète aux héritiers de Général Dupas puis décide de transformer ce site en maison d'habitation avec architecture "Art médiéval et Art nouveau". 

* Au 19ème siècle, André Engel, fils de Frédéric, vit au château. Ce paysagiste modifie les jardins et bois en plantant des arbres et plantes rares.

* En 1976, pour mettre en valeur ce patrimoine historique et ses transformations luxueuses du 19ème siècle, une fondation est créée en partenariat avec l'autorisation et la participation de la petite fille de Frédéric Engel-Gros : Elisabeth Necker-Engel.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route et le sentier est libre et gratuite. La visite libre ou commentée est payante. Veuillez vous renseigner sur les dates d'ouverture ainsi que les concerts et animations.

 

La vidéo est visible ici - clic

 

 

Pour digérer, vais je tenter la traversée du lac à la nage ?

 

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