15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 07:50

 

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

 

 

Il est tout là haut.... à droite !

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Ribeauvillé est située à 25km au Sud-Ouest d'Andlau (voir son château), à 20km au Nord-Nord-Ouest de Colmar, à 16km au Sud de Sélestat et à 9km au Nord de Kaysersberg (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

48° 12' 23" N 07° 18' 20" E
 48.206528°  7.305667°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Curiosité

* Dans les livres, les revues et les plans, ce château possède plusieurs noms :

- Altencastel,

- Altenkastel,

- Haut Ribeaupierre.

 

 

La Haut.... c'est haut

* Après avoir visité le château de Saint Ulrich, il me faut monter, monter, monter.....

   ..... à 642 mètres d'altitude pour voir le 3ème château de Ribeauvillé.

* C'est donc un Chevalier Dauphinois épuisé, essoufflé, assoiffé (suis je crédible ?) qui découvre...... heu..... le remblai d'une paroi (situé à droite de l'entrée).

* Cette masse est la tour bastionnée du 16ème siècle (adaptée pour les armes à poudre).

 

Un château axé Nord-Sud

 

Le plan salvateur

* Avant d'entrer, il me faut comprendre le plan de cette ruine :

1 - Entrée principale.

2 - Mur défensif crénelé.

3 - Poterne.

4 - Esplanade défensive entre 2 fossés.

5 - Tour carrée avec escalier en colimaçon.

6 - Donjon cylindrique.

7 - Citerne.

 

 

La porte.... médiévale

* Je ne devrais pas écrire "La porte" mais "Les portes" car l'entrée principale coté Sud possède :

- Une porte charretière (à droite).

- Une porte piétonne (donc à gauche).

Avez vous remarqué les crapaudines pour les ponts levis ?

* Derrière il y a une autre "entrée" formant ainsi un sas.

- Je subodore qu'assommoir il devait y avoir, mais cela est impossible à vérifier car l'entrée est trop ruinée.

 

 

La porte.... secrète

* Comme dans la plupart des châteaux médiévaux, le site possède une poterne (repère 3 sur le plan).

* Avec précaution, je la franchis.

 

Diantre !... que voila un grand donjon

 

L'intérieur :

Rondeur comme j'aime !

* Rapidement je passe devant le bâti de la basse-cour (entre 2 et 3 sur le plan)....

    ..... Car derrière le mur, il y a une tour (repère 6 sur le plan).

* Sa rondeur est si belle, si attirante que....

     .... je suis aimanté par son magnétisme (il est vrai que je visite toujours les ruines avec une armure).

* A ses pieds, je me sens petit.

* La tour :

- A un diamètre de 11 mètres.

- Possède quelques archères (ou puits de lumière) sur la hauteur.

- Montre au sommet, de fines fentes verticales, sur une petite moitié.

- S'orne d'un crénelage en brique "reconstruit" récemment.

- Arbore à mi-hauteur, une porte.

 

 

De là haut

* Par un escalier moderne, j'entre dans la tour, puis je monte, monte, monte.

* Je vois :

Le mur crénelé (repère 2 sur le plan) avec le fantôme du chemin de ronde (grâce aux trous de boulin - voir vocabulaire).

- Le sas d'entrée.

- Puis le panorama magnifique.

* Hélas il se fait tard, je dois repartir par la porte principale.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château-haut "AltenKastel" est cité dans un texte. Sa fonction est de surveiller l'accès coté Nord du Saint Ulrich.

* Au 13ème siècle, construction de la tour ronde.

* A la fin du 14ème siècle (1384 ?), Brunon de Ribeaupierre enferme dans la tour, un chevalier Anglais nommé : John Harleston (est ce une légende ?).

* A la fin du 14ème siècle (1387 ?), la tour est à nouveau une prison pour des juifs accusés d'empoisonnement d'un puits (à vérifier).

* Vers 1477, durant la bataille de Nancy, un prisonnier de guerre, de l'armée de Charles le Téméraire, est détenu dans la tour (à vérifier).

* Au 16ème siècle (?), le système défensif du château est adapté aux nouvelles armes à poudre (canonnière ?).

* En 1618, début de la Guerre de Trente Ans.

* En 1648, lors de la signature du traité de Westphalie, l'Alsace entre dans le Royaume de France de Louis XIV (voir liste des rois).

* A la fin du 17ème siècle, le château perd sa fonction stratégique. Il est donc abandonné.

* En 1841, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Bien que le site ait été sécurisé, il est important d'être prudent.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Il fut inaccessible pour moi !

 

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châteaux du Haut Rhin

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Le vent d'Ouest me fait sentir de la poussière médiévale

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Lamastre est située à 50km à l'Est du Puy en Velay, à 25km au Nord-Ouest de Valence et à 15km au Nord-Est de Le Cheylard (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

44° 59' 27" N 04° 33' 52" E
 44.991078°  4.564675°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Tout fait sens

* Après avoir visité le château de Peychelard à Lamastre, je pose mon séant merveilleux et musclé sur un rocher.

* C'est le moment que j'apprécie le plus :

- Manger une pomme après une découverte castrale.

- Puis admirer le panorama toujours magnifique dans une ruine.

* Soudain, ma quiétude est perturbée.

* Au loin, je vois une grise construction.

* Je sens que mon fessier doit retrouver la selle de mon destrier.

"Sentir, c'est partir un peu" affirmait (ou presque) mon ami Edmond.

 

Sentez vous les vibrations du château ?

 

Sentir les modifications

* Pour voir une Belle, il est important de sentir bon. C'est donc après m'être roulé dans les odorantes plantes du chemin, que j'aborde ce château.

* Soudain, je suis surpris !

* De loin j'imaginais découvrir une ruine, mais de près, je vois une solide bâtisse.

* Cette construction ressemble à un rempart de village médiéval avec des ouvertures verticales de tir.

* Je subodore que les siècles et la modernité ont changé l'architecture extérieur. Mais les lits de pierres, les traces de baies me laissent à penser que les maisons médiévales entourant le château protecteur ont formé un rempart.

 

 

Me sens tu ?

* Lentement je contourne les maisons tout en prenant du recul (je sais, je suis exceptionnel car je fais 2 choses en même temps !).

* Ce déplacement (très complexe) sur 2 axes me permet de voir...... Hoooo !

Voulez vous aussi voir ?

* Derrière les maisons (qui osent s'appuyer sur MA ruine) je déguste l'immense château (presque) entier précédé d'un rempart arasé.

 

Il semble évident que le logis soit au premier plan

 

Sentir et ressentir sont mes deux mamelles surprise

* D'abord, je me questionne.

- Ce château est posé sur un rocher, donc légèrement surélevé, mais sa situation n'est pas idéale.

- Il est entouré de collines beaucoup plus hautes. Cette position facilite les assaillants munis d'arme de jet.

- De plus, il n'y a pas d'obstacle entre la partie plane et le site castral.

-- Évidemment, le méandre a disparu avec les siècles et peut être les aménagements des hommes (barrage, camping etc....).

* Ensuite, je souris en voyant l'extérieur du mur du logis. Il arbore 2 yeux et un nez vertical.... comme une tête de géant.

* Évidemment, les architectes du Moyen Âge n'ont pas essayé de faire une plaisanterie, ce sont des fenêtres dont la forme me fait penser qu'elle furent aménagées après le 14ème siècle.

* Les pierres de ce bâtiment très lumineux est réalisé avec des pierres pauvrement taillées. Seul le parement d'angle semble avoir été soigné.

 

 

Même les plantes grimpantes n'arrivent pas à monter au sommet !

Sans thé...... car il n'est pas Anglais

* Je vous propose de réfléchir à une simple question :

Quel type d'architecture symbolise le mieux un château fort ?

* J'attends.......................

yes Evidemment, vous avez toutes et tous répondu : Le donjon !

* Cette tour emblématique est présente en ce château.... certes un peu cassé.

* Au sommet, je remarque des trous de boulin (voir vocabulaire) alignés et traversant. Je subodore que hourdage il y avait.

* A l'intérieur je ne vois aucune trace d'escalier, ni de tour-escalier flanque. Je pressens que l'accès aux étages se faisait par des échelles en bois avec passage par un trou d'homme.

 

 

 

Sentez vous cette.... heu.... odeur médiévale?

* Voici une autre question :

Quelle autre construction (que j'adore) symbolise le Moyen Âge ?

* Certains ont crié : "Les grandes cheminées pour faire cuire un boeuf".

* D'autres ont pensé en silence : "Le four à gâteau".

* Que nenni !

* Ce que j'adule est....

......une construction en encorbellement

..... nommée : Latrinescheeky

* Elle est visible sur une courtine du château.

 

 

L'intérieur :

* Hélas, la ruine n'étant pas sécurisée, la municipalité a posé de hauts grillages pour éviter les accidents.

* Par cette imposante chaleur, les mouches tournoient autour de moi . Je pense que je vais profiter de la plage dans le Doux pour prendre un bain mensuel bien mérité.

* Je vous demanderai de fermer les yeux pendant que j'ôte mon armure. cool

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Vers 960, Geilin Ier, Comte du Valentinois (voir liste), donne à l'abbaye de Saint Chaffre, des terres à l'Ouest de l'actuel Lamastre.

* A la fin du 10ème siècle (?), dans un des méandres de la rivière Doux, construction d'un château sur un monticule granitique. Sa fonction est de contrôler la route entre la vallée du Rhône et le Puy en Velay.

* Vers 1084, Pierre de Retortorio (Retourtour) est cité comme témoin dans un acte de connotation entre Guigue de Clérieux et les chamoises de Romans.

* Au 12ème siècle (?), pour bénéficier de la protection du château, les paysans se regroupent dans des maisons proche de la basse-cour. Ainsi, ces constructions forment un "nouveau" rempart.

* Vers 1164, Hugues de Retourtour vend un moulin aux Hospitaliers du Velay.

* A la fin du 12ème siècle, la Chapelle Saint André, située dans la basse cour, est donné aux moines de l'abbaye de Saint Chaffre.

* En 1247, Armand de Retourtour est seigneur de nombreuses seigneuries dont Retourtour.

* Au début du 13ème siècle (?), la famille Retourtour, possédant déjà des terres et fortifications à Beauchastel et à Rochebloine, hérite de cette seigneurie. Un donjon est cité en ce château (à vérifier)

* En 1247, Maurice et Briand, les deux fils de Armand de Retourtour reçoivent de leur père des terres et châteaux. Maurice récupère Beauchastel et Retourtour.

* En 1289, Odon de Retourtour rend hommage à Aymar IV de Poitiers, Comte (voir titre de noblesse) de Valentinois.

* En 1297, Odon de Retourtour rend hommage à Gui II, seigneur de Tournon (voir son château).

* En 1327, Guillaume II de Tournon, fils ainé de son défunt père GUI II, reçoit les hommages de Raymonde de Mahun, veuve de Odon de Retourtour, pour ses terres don Retourtour.

* Au 14ème siècle (1376 ?), en épousant Jacques Ier de Tournon, Alix de Retourtour apporte le château et la seigneurie en dot.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château est un fief Protestants.

* En 1585, François de Coligny (un des chefs Protestants), après avoir été battu par Antoine II de la Tour Saint Vidal lors de son attaque contre Le Puy (en Velay), se réfugie au château de Retourtour avec ses troupes.

* En 1642, un texte cite le château en ruine et non habitable. Par contre, la chapelle Saint André n'est pas qualifiée en ruine.

* En 1790, les Révolutionnaires déclarent que Retourtour fait partie de la commune nouvelle de Lamastre.

* En 1834, la chapelle Saint André est montrée dans un plan cadastral.

* En 2012, la municipalité de Lamastre décide : L'autorisation à la vente du château de Retourtour pour "un Euro" symbolique. L'acquéreur aura la possibilité de consolider les ruines OU de détruire le site pour la construction d'une maison d'habitation.

Quel sera l'avenir du château ?

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des ruines est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Soyez très prudents à l'approche des murs car la ruine n'est pas sécurisée.

 

 

Sentez vous...... les pierres médiévales ?

 

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 07:50

 

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

 

Ne reste-t-il que cela du château ?

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Riquewihr est située à 25km au Sud-Sud-Ouest d'Andlau (voir son château), à 20km au Nord-Nord-Ouest de Colmar, à 16km au Sud-Ouest de Sélestat et à 9km au Nord de Kaysersberg (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

48° 11' 43" N 07° 16' 10" E
 48.195538°  7.269623°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Pourquoi ai je mis ce titre ?

* Officiellement, ce château se nomme : Bilstein.

* Mais comme il existe un château éponyme dans le Bas Rhin, celui du Haut Rhin doit être distingué.

* Curieusement, le site porte 2 noms :

- Bilstein Alsacien.

- Bilstein Aubure (Aubure étant un village de montagne au Sud-Ouest).

* C'est le deuxième que j'ai retenu.

 

 

Il est là.... ou presque

* Pour voir ce château..... il faut monter, monter, monter.

* Lorsque mes chausses arrivent proche de l'altitude de 700 mètres, derrière la dense végétation je crois voir les ombres fantomatiques du château.

* Pour mieux le comprendre, je me suis équipé du croquis imaginé par un dessinateur passionné de châteaux d'Alsace : Christophe Carmona.

 

Pierres et rocher s'entremêlent avec amour

 

Pourquoi le château est tout vert ?

* Donc, je devrais voir un rempart avec de nombreuses tours et......

   ..... heu..... je ne comprends rien.

* Il y a quelques pierres au sol mais ce ne sont point vestiges d'un rempart.

* Je pensais voir un château fort mais ce ne sont que fort nombreuses feuilles.

Et ce Hulk, le fort géant vert ? laugh

 

 

Enfin, le rose s'affiche

* Comme par magie, les arbres s'écartent et me laissent voir une sorte de rempart avec à l'arrière une ruine anguleuse.

* J'avoue ne point pouvoir faire le lien entre le croquis et la réalité rose et verte.

* Ma seule certitude est que j'entre dans le château.

 

 

L'intérieur :

Un donjon... bossé

* Rapidement, je délaisse les pierres au sol, les rochers taillés pour me précipiter Nord de la colline.

* Devant moi, derrière le vestige d'un mur enchemisant, une belle tour très anguleuse me fait signe.

* Par ses dimensions, sa position au bord de l'à-pic, je pressens que je suis au pied du donjon du 12ème siècle.

 

Est ce que chaque visiteur a le droit de graver son nom ?

 

Le temps a laissé ses traces

* Le donjon en grès rose est magnifique.

* Il est composé de pierres à bossage (je vous ai déjà expliqué ici les fausses rumeurs sur les pierres à bosse et LA vérité).

- Donc, ce donjon devait montrer la puissance (et la richesse) de son premier (?) propriétaire.

* Curieusement, la partie haute est réalisée par de petites pierres pauvrement équarries.

Est ce un rehaussement ultérieur du donjon ?

Ou des réparations rapides ?

Là haut, c'est la place d'un Grand Chevalier Comme Moi !!!!

 

 

Quelques curiosités

* Bien que la surface de la colline n'ait point été aplanie, la liaison entre pierres et rocher est parfaite.

* Certaines pierres des parois portent des noms gravés.

L'étaient elles dès l'origine ?

Ou est ce une coquetterie ultérieure ?

* Une autre pierre montre un visage sculpté habillé d'une fourrure ou d'un bonnet de "fou". La date (1391) me fait penser que c'est un implant après la construction du donjon.

Est ce aussi le cas pour les noms gravés ?

 

 

Monter... c'est être plus grand !

* Comme toujours, la porte d'entrée d'un donjon est à plusieurs mètres du sol.

* L'échelle amovible médiévale a été remplacée par un escalier fixe.

* Tel un jeune cabri, je grimpe quatre à quatre les marches en bois qui plient sous mon poids..... heu, suis je crédible ?

* La porte avec son arc en tiers-point me permet de ne pas baisser la tête.

* Le plancher a disparu, les arbres poussent au centre du donjon.

* Je profite de ma solitude et du temps clément pour manger un Bretzel tout en admirant la panorama sur les Vosges.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle (?), construction du château. Il est possession du sir de Horbourg.

* Au début du 14ème siècle, la famille Horbourg vend tous ses bien, dont le Berstein, au Comte de Wurtemberg (voir liste).

* Au 15ème siècle, des travaux d'entretien sont réalisés.

* Au 16ème siècle, des travaux d'entretien sont réalisés. Puis la famille de Wurtemberg opte pour la religion Réformé.

* Vers 1547, Charles Quint (le Catholique) attaque de nombreux châteaux Protestants. Curieusement le Bilstein résiste à ses troupes.

* En 1636, durant la Guerre de 30 ans, destruction du château par les troupes impériales du Comte (voir titre de noblesse) de Schlick. Il n'est ni reconstruit ni habité après cette date (à vérifier). Ruine et carrière de pierres est son avenir.

* En 1898, la ruine est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents car le risque de glisser ou de recevoir une pierre existe. Ce n'est pas une ruine pour touristes occasionnels mal équipés.

 

 

Voir et être vu.... Telle est la devise

 

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châteaux du Haut Rhin

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Je pressens qu'il va falloir grimper au sommet de la colline

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Préaux est située à 60km au Nord-Est de Le Puy en Velay, à 40km au Sud-Est de Saint Étienne, à 20km au Nord de Lamastre (voir son château) et à 15km au Sud d'Annonay.

 

   Coordonnées du château :

45° 08' 20" N 04° 37' 44" E
 45.139136°  4.629021°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Pourquoi sont ils toujours au sommet ?

* D'après mon dictionnaire des châteaux, il existerait un site castral proche de la commune de Préaux.

* Dans cette région de collines, le château, que je pressens être en ruine, peut être partout.

* Mais j'ai une arme Diabolique : Un satellite.

* Ainsi, je sais que mon Graal de cette matinée est à l'Ouest, à 2km.

* Sentant certainement le repos, mon destrier accélère.

* Soudain, mon palefroi stoppe en même temps, mes poils de castellologue amateur se dressent.......... Voici LA colline.

 

Voila les couleurs parfaites de l'accueil castral : Gris, bleu, vert !

 

Un kilomètre à pieds, cela use les......

* La température est idéale pour marcher, la gourde est remplie de vin.... heu... d'eau (bien sur wink ). Je suis prêt pour l'ascension,

* La seule expression à dire est :

En avant !

* Le sentier est en légère pente, les arbres font l'ombre nécessaire pour être heureux.... mais je ne le suis pas. sad

* La raison est simple :

Vais je trouver le château

dans cette foret Amazonienne ?

* La fée qui m'accompagne dans les croisades me montre un panneau plein de promesses.

* Je suis proche.

* Un pas après l'autre, j'avance avec les yeux grands ouverts.

* A une altitude de 800 mètres, digne des plus grands sommets d'Europe (heu.... ai je vraiment mis de l'eau dans la gourde pour délirer autant ?) je vois les premiers indices de bâtiments :

- Le mur est épais,

- Les pierres sont alignées,

- Le remblais médiéval est visible.

* La visite peut commencer.

 

 

Il y en a partout !

La ruine... c'est un trésor ! 

* Ma principale difficulté est de savoir si je suis dedans ou dehors tant les bâtiments s'entremêlent.

* De plus, la végétation s'invite pour m'empêcher de comprendre.

* Qu'importe, je vais proser tel que je ressens le site.

 

 

Tu es pierre, sur toi je bâtirai....... ma vision

* En découvrant cette paroi je suis dans l'inconnu.

* Je vois :

- Un mur si arasé que je ne peux pas identifier des traces de mâchicoulis (voir vocabulaire), cordage ou crénelage.

- Une ouverture centrale fut, peut être, une archère. Mais étant seule, mon sentiment tend vers une ouverture de lumière.

- Des pierres pauvrement équarries, peu jointives et surtout de dimensions diverses. Je pressens aussi quelques consolidations.

- Même le parement d'angle est loin des standards de construction des châteaux.

Suis je devant une habitation ou une dépendance ?

* Soudain, dans un mur, un détail m'interpelle.

Quelle fut la fonction de ce trou ?

A - Un caniveau de récupération de l'eau de pluie.

- Je doute car je ne vois pas de pente.

B - Un porte-voix.

- Impossible car cette astuce de communication n'est jamais dans la longueur d'un mur mais dans sa profondeur.

- Pourtant j'ai un exemple en Espagne d'un porte-voix à la verticale (voir ce château). 

C - Le passage d'une poutre (coulissante) bloquant une porte.

- Cette supposition me semble la plus plausible.

* Avec précaution, car les murs semblent fragiles, j'entre dans une salle.

 

 

Ecoutez ce mur vous narrer sa dense vie

 

 

L'intérieur :

Des murs.... sans murmure

* Comme souvent lorsqu'une ruine est abandonnée, sans association de sauvegarde pour l'entretenir, la végétation pousse.

* Derrière les arbres touffus je vois une paroi avec des trous de poutre alignés. Avec un alignement si bas pour un plafond, vous pouvez imaginer la quantité de pierre et de gravas sous mes pieds.

* Le mur perpendiculaire ne possède ni trous de poutres (ce qui est logique), ni corbeau, ni console, ni emplacement d'une porte, ni fantôme de fenêtre, ni trace de cheminée.

Quelle fut la fonction de cette salle ?

* Comme il manque un étage et surtout 2 murs, mes affirmations ne peuvent qu'être fausses...... Mais, je subodore que ce ne fut point une pièce importante comme la aula ou la chapelle.

 

 

Une vivante paroi

* De l'autre coté, une magnifique salle me fait briller les yeux.

* Je vous vois septique derrière votre écran, pourtant toute une vie médiévale est présente.

* Voici quelques exemples :

- Sur la gauche, cette pierre portait une poutre du plafond.

- Cette belle ouverture avec un ébrasement intérieur fut... heu.... une fenêtre romane.

- Sur la droite, je subodore que ce fut une cheminée.

 

Est ce une simple tour ou un donjon de repli ?

 

L'énigmatique construction

* En me retournant, je vois...... Hoooo !

* Quelle merveille !

* Elle mesure 5 mètres de coté.

* J'avance lentement comme un jouvenceau devant une damoiselle trop belle.

* Elle s'ouvre à moi...... Hooooo !

Quelle fut la fonction de cette merveille anguleuse ?

* Les trous à l'intérieur m'informent que des planchers en bois séparaient les étages.

* En bas, je ne vois point de trace d'argile au mur, donc ce n'était pas une citerne.

* Cette construction, certes un peu arasée, fut une tour. Mais :

Etait ce un donjon de repli ?

* C'est mon hypothèse car la construction (au Nord-Est) n'est pas du coté de l'attaque et surtout elle est proche du logis. Cette construction daterait du 11ème ou début 12ème siècles (?).

 

 

Fruit défendu

* Dans cet univers paradisiaque, mais dans la solitude la plus absolue, il me vient une idée :

- Je vais attirer une Eve avec le fruit défendu.

- Si elle vient, je reconstruirai le château pour elle.

- Si elle ne vient pas...... Je mangerai tout !

* Je vais donc patienter en admirant le panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (?), probable construction d'un site fortifié de surveillance des vallées.

* En 1278, le château (seigneurie ? )appartient à Aymon de Pagan.

* En 1290, la seigneurie est possession d'Aymon IV de Pagan. Il est marié à Alazie de Clermont.

* Vers 1298, Aymon IV de Pagan décède. Son fils se nomme : Jean Pagan.

* Vers 1325, Jean Pagan est cité comme seigneur de Seray.

* En 1975, durant 4 ans, le site est l'objet de fouilles sous la direction de Jean-Yves Aulagnier.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le site n'étant pas sécurisé, le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important, soyez très prudents. Et surtout, la ruine étant fragile, ne montez pas sur les murs de ce site historique.

 

 

Faut il que je sorte ma hache pour voir le panorama ?

 

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 07:50

 

 

Département 46 - LOT

 

 

 

Cette merveille, existe-t-elle vraiment ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Lagardelle est située à 25km à l'Ouest de Cahors (voir son pont fortifié), à 20km au Sud-Est de Villefranche du Périgord et à 20km au Nord de Montcuq (voir son château).

 

   Coordonnées de la tour :

44° 29' 15" N 01° 10' 15" E
 44.487714°  1.170871°

 

 

Toponymie :  (voir initiation)

* Lagardelle signifie logiquement un lieu de garde (de guet).

 

 

 

La tour :

L'extérieur :

Quatre questionnements

* Durant mes visites chez les bouquinistes ou pendant mes errances dans les vide-greniers, il m'arrive de découvrir la représentation ancienne d'une construction médiévale fortifiée.

* C'est ainsi que j'ai vu sur une carte postale, cette curieuse tour.

* Soudain mille questions me viennent, mais rassurez vous, je ne vais en écrire ici que 4 :

A - Est ce un bâtiment médiéval ou plus récent ?

B - Est ce une construction fortifiée ou civile (moulin, etc...) ?

C - Est ce un rêve ou une réalité ?

D - Est ce une tour visitable ?

* Pour A et B, la solution est simple : Regarder dans mon dictionnaire des châteaux.

* Pour C et D, il suffit de regarder sur Google Map ou Geoportail.

* Conséquence : Je selle mon destrier pour voyager au quadruple galop loin de mes terres Delphinales.

Faire le tour de la tour va être rapide

 

 

4 mots : Simplicité est son "nom"

* Une tour de guet étant sur une colline, c'est donc sans surprise que je grimpe quatre à quatre (comme mes questions) la petite pente.

* La construction est réalisée en pierre peu jointives et de dimensions diverses. Le parement d'angle, bien que soigné, n'est pas réalisé avec de longues pierres.

* Au sommet, la tour arasée m'interpelle :

- Est elle seule, sans rempart ?

- Quelle était sa hauteur d'origine ?

* Sur 3 faces, ne voyant aucune fente de tir, je ne saurai dire si cela est du :

- A la consolidation récente.

- A sa fonction de guet non défensif.

Cette tour ne serait qu'un cube ?

 

 

Le chiffre 4 est le thème de cette tour

* Ne voyant rien sur 3 faces, je me déplace vers la 4ème.

* Whaouuuu !

* Une porte...... de plus ouverte.

* Mais avant de la franchir (et non de l'affranchir mail comme la carte postale) je me pose (encore) 4 questions : Pour entrer il faut hurler 4 fois : Sésame

E - Pourquoi l'entrée est au niveau du sol ?

F - Pourquoi n'y a-t-il aucune bretèche (voir vocabulaire) ?

G - Pourquoi n'y a-t-il aucun trou de boulin ?

H - Pourquoi n'y a-t-il aucune trace de gond ?

 

 

Les 4 réponses

* Poser des questions est facile, mais tenter d'apporter un éclaircissement est plus délicat.

* Puisque je suis un Dauphinois (le gratin de la chevalerie surprise ) je me dois de répondre ou plutôt d'essayer d'argumenter :

E - A cause de Newton, tout ce qui est en haut retombe :

- Je pressens que la tour fut beaucoup plus haute.

- Les pierres qui ont chu ont fait monter le niveau du sol.

- Ainsi, la porte n'est plus à 4 mètres du niveau bas.

F - Hélas, le temps et les 4 saisons (sauf celles de Vivaldi) ont fait leur oeuvre de lente destruction :

- A cause de l'arasement puis de la consolidation, les encorbellements ont disparu.

- Ainsi bretèche ou mâchicoulis ne sont qu'hypothèses.

G - Voila une question pour le poinçonneur

- Les trous carrés dans les murs sont utilisés dans 4 cas :

-- Pour la construction.

-- Pour la réparation du bâtiment.

-- Pour tenir les poutres d'une passerelle (entrée, hourdage etc...).

-- Pour tenir un avant-toit, un auvent etc... 

- Je pressens que les réparations récentes ont obstrué les orifices médiévaux.

- De plus le sol "trop haut" cache une éventuelle passerelle d'accès.

- Si avant toit il y avait, ses traces sont sous le sol.

H - Heu...... Parce que !........ C'est aussi à vous d'apporter des réponses. 

 

 

Au sommet, 4 déesses m'attendent.... peut être

L'intérieur :

La valse à quatre temps

* En franchissant la porte, 4 découvertes illuminent ma visite.

1 - De chaque coté de l'entrée un trou carré m'informe qu'une poutre de blocage de la porte existait.

2 - Le mur est si épais qu'il me faut au moins 4 secondes (heu... j'exagère un peu) pour arriver dans la pièce. L'épaisseur "prouve" que cette tour est ancienne.

3 - Sur les deux murs opposés, d'imposants trous (au moins 4) prouvent qu'un plancher existait (en réalité il y avait plusieurs niveaux).

4 - Un escalier en bois a été aménagé pour transporter le visiteur au..... heu..... quatrième ciel. A l'origine, l'ascension se faisait par une échelle rétractile en bois.

* C'est donc en dansant (la valse bien sur) que je monte l'escalier.

 

 

Je suis aux 4 vents

* Quelle magnifique idée d'avoir posé ce plancher. Même s'il n'est pas identique à celui du Moyen Âge, il permet de rêver.

* De là haut, je suis un guetteur surveillant la vallée du Lot.

* Soudain, j'entends none sonner. Ayant rendez vous à 4 heures, il me faut de suite partir.

* Je descends quatre à quatre les marches.

* Puis, au pied de la tour, je cherche.... heu.... l'un des 4 points cardinaux.

* Nous nous reverrons un de ces quatre.

 

 

4-1  (et quatrain)

* En cette tour à la gloire du 4, je me dois de terminer par un quatrain.

* Avec l'autorisation de mon ami Alphonse de Lamartine je vous clame :

Ô temps suspends ton vol, et vous, heures propices
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 

 

Le diaporama de la tour est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire de la tour :

Je n'ai aucune information historique pour cette tour.

 

* Au 12ème siècle (supposition), construction d'une tour de guet.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible. Bien que le site ait été consolidé, soyez toujours prudents dans une ruine.

 

 

De la tour, je peux voir ce que mange les Gardelliens

 

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département 33 - GIRONDE

 

Je pressens des heures de plaisirs architecturaux

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Rimons est située à 50km au Sud-Ouest de Bergerac, à 25km au Nord-Ouest de Marmande et à 15km au Sud-Est de Rauzan (voir ce château).

 

   Coordonnées de l'église :

44° 40' 17" N 00° 00' 20" E
 44.671513°  0.005686°

 

 

 

L'église :

L'extérieur :

Elle est longue

* En abordant le site religieux par les Sud-Ouest, je vois une suite de bâtiments avec des hauteurs différentes.

* Il me faut de longues minutes et la lecture de ma petite brochure pour comprendre.

* Le site se compose de 3 bâtiments :

1 - L'ancien presbytère devenu gîte rural.

2 - Nef romane devenue chai puis salle de spectacle.

3 - Église gothique avec chevet roman à l'Ouest.

-- La ronde tour au Nord-Ouest était un moulin.

* La fonction de ces constructions n'ayant plus de secret pour moi, je suis prêt pour l'analyse détaillée.

 

 

La première église Quelle fascinante évolution architecturale et fonctionnelle

* D'abord, je commence l'étude du site par sa face Sud.

* A gauche (donc à l'Ouest), l'ancien presbytère ne m'intéresse pas, je me concentre sur la partie "centrale" en style Roman :

- La porte bleutée est récente. Elle permet l'accès à la salle de spectacle. Au Moyen Âge, ce bâtiment était la nef.

- Les 2 fentes au dessus sont des fenêtres romanes.

- Le toit de la nef était plus haut, comme je le constate par ce vestige arrondi.

- Entre le clocher mur (à l'époque médiévale) et la nef, il y avait l'abside avec un chevet plat (coté Est).

Nota :

- Pour comprendre l'église Romane d'origine, il faut imaginer cette abside sans l'élévation.

* Maintenant que j'ai compris l'architecture de l'église Romane, je vais fondre sur le moutier Gothique.

 

 

La vérité sur son agrandissement

* L'agrandissement de l'église étant impossible à gauche (coté Ouest) à cause de la présence du presbytère, une décision surprenante a été prise : Reconstruire une nef à droite (coté Est) sans changer la position du chœur.

* Cette modification entraîne l'orientation du chœur à l'Ouest, caractéristique architecturale "presque" unique car :

" Une église est généralement tournée vers l’orient, c’est-à-dire que le chœur (lieu où se tiennent l’autel et le prêtre) se trouve à l’Est. Au sens strict, les églises sont donc orientées : Elles regardent vers l’orient".

 

 

L'église fortifiée du 16ème siècle

* L'église possède un classique mais efficace système défensif :

- Élévation du chœur avec fentes de tir.

- Élévation de la nef avec nombreux trous pour tir avec arme à poudre.

Défensive, mais aussi élégante

 

 

L'église coté Nord

* En regardant le site depuis l'angle Nord-Ouest je vois :

- D'abord le presbytère devenu gîte rural.

- Entre l'église actuelle et le gîte, l'entrée, dans l'ancienne nef de l'église, devenue une belle fenêtre.

- Au niveau du chœur, une élévation défensive soutenu par un haut contrefort dans l'angle.

- Entre le chœur et la nouvelle nef, une ronde tour que je pressens contenir un escalier en colimaçon.

- Enfin au dessus de la nef, une salle défensive avec une ouverture carrée pour le guet et de fines ouvertures pour armes à poudre (fusils).

* En prenant un peu de recul, j'admire la "simplicité-complexe" d'une église ayant évolué.

* Soudain, mes poils de castellologue amateur se dressent de bonheur.

Voyez vous la raison ?

 

 

Elle me guette

* Dans l'angle Nord-Est, au dessus d'un contrefort, je remarque une construction en encorbellement. C'est une échauguette.

* Avec ses fines ouvertures pour fusil, elle permet entre autre, la défense des murs Nord et Est.Cette échauguette a une curiosité. La voyez vous ?

* Pour la défense de l'angle mort, elle est dotée de mâchicoulis.

* Cette échauguette possède une particularité :

- Elle a été construite avec une pierre tombale, dont la croix se devine.

* L'accès à cet encorbellement doit être possible depuis la salle de repli dont une ouverture de guet est visible coté entrée.

 

 

L'intérieur :

Deux époques se toisent

* Ayant demandé l'autorisation de visiter l'intérieur de l'église, une personne de la commune, armée d'une grosse clé, m'ouvre la porte.

* L'intérieur est très lumineux, grâce aux 5 grandes fenêtres à lancettes jumelées coiffées d'un oculus.

* La nef gothique possède deux travées à nervures sans chapiteau.

* Le chœur est plus étroit. Quel contraste avec ses fenêtres romanes à colonnes et chapiteaux sculptés.

 

 

Le rêve est réel

* Je remercie mon guide puis je m’apprête à retourner vers mon destrier quand j'entends :

"Chevalier, voulez vous continuer la visite ?"

* Le porteur des clefs se plante devant la ronde tour.

* Derrière, comme je le pressentais, un escalier en colimaçon m'accueille.

 

 

A travers ces ouvertures, combien de Protestants ont été visés ?

Je suis le dernier défenseur !

* Les araignées ont fait des toiles, la poussière a au moins un siècle, mais j'avance avec les yeux brillants et grands ouverts.

* Je suis dans l'élévation du chœur, les trois ouvertures coté Sud correspondent à ceci.

* Ces 2 baies bouchées, dont la fonction m'est inconnue, se situent au dessus de l'ancienne nef.

* Mon guide m'invite dans la toiture au dessus de la nef.

* Avec aisance, mais en baissant la tête et en montant les genoux, je parviens au dessus de la porte d'entrée :

- L'ouverture rectangulaire sur la gauche est celle au dessus de l'entrée.

- Les 2 trous au fond correspondent à ceux sur la droite de la façade Sud.

Avez vous remarqué l'important ébrasement (voir vocabulaire) intérieur

des ouvertures de tir, alors que n'est qu'un petit trou à l'extérieur ?

* Donc, si ma description "géographique" est correcte, en me retournant je devrais voir la construction en encorbellement.

* Voici....... l'échauguette d'angle.

 

 

La fin du rêve

* Je propose à mon guide de rester cette nuit dans la salle de repli pour surveiller les incendies de foret, les attaques des Protestants et les.......

"Stop Chevalier, c'est la fin de la visite ?"

* C'est donc les neurones remplis d'histoires fantastiques et les yeux émerveillés que je descends (avec lenteur) l'escalier qui tourne, tourne........

 

 

Le diaporama de l'église est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une première église, évidemment d'architecture Romane.

* Au 16ème siècle, la nef de l'ancienne église est abandonnée. Elle est transformée en chai. L'église est agrandie coté Est par une nouvelle nef d'architecture Gothique. A cause des Guerres de Religion, l'église est fortifiée.

* En 1725, modification du portail d'entrée.

* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, le presbytère est transformé en gîte rural. Le chai est aménagé en salle de spectacle.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hilaire) est libre et gratuite. La visite des salles de repli est possible auprès de la mairie. Par politesse, veuillez vous renseigner avant car le personnel municipal a d'autres missions communales que la visite pour touristes.

 

 

Cette église fortifiée sait emporter le visiteur dans un autre monde

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 07:50

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 

    « À Theys, au fond des bois se dresse la silhouette d'une mystérieuse bâtisse inhabitée… C'est Le Châtel qui renferme des peintures murales aux vives couleurs, racontant l'histoire de Perceval le Gallois. Ce chevalier du roi Arthur est le personnage central d'un roman de Chrétien de Troyes, célèbre au Moyen Âge.

   On hésite encore sur le nom du commanditaire de cette œuvre exceptionnelle, mais il s'agit sans doute d'une noble famille locale, les Bellecombe de Theys. Leur maison forte est élevée à côté du château de Theys, construit par les seigneurs de Domène, plus tard aux mains des comtes de Genève… Cet ouvrage vous invite à découvrir ce site complexe et son histoire, telle qu'on peut la comprendre aujourd'hui avant des travaux de restauration.

  Venez suivre les aventures du héros Perceval dans une bande dessinée du XIVème siècle ! »

 

 

Présentation de l'auteur :

 

   Annick Clavier est une archéologue dont j'avais déjà lu plusieurs ouvrages (évidemment) sur les châteaux forts de ma région. Elle est aussi conservatrice au Service du patrimoine culturel du Conseil général de l'Isère. Ce n'est point une "bureaucrate" passant son temps à lire et proser dans quelques ouvrages. C'est aussi une femme de terrain conseillant les associations de sauvegarde (Montfort, Jarrie....).

 

 

Mon avis :

  Une bande dessinée médiévale expliquée aux profanes

 

      Grâce à un concours de circonstance, j'ai pu assister, dans la salle des fêtes de la commune, à une présentation de la maison forte de Theys, en Isère. Savoir qu'il existe proche de chez moi une bande dessinée sur les murs datant du Moyen Âge fut un choc !

    Le lendemain, j'ai visité cette merveille..... Quel choc !

Pour comprendre cette maison forte,

j'ai acheté puis lu, puis relu ce petit livre.

Tout fut clair !

   Même si vous n'avez pas visité cette construction unique, même si vous n'êtes pas un spécialiste des récits du Roi Arthur, cet ouvrage vous transportera dans un monde jouant entre le "réel et la légende" au Moyen Âge.

 

 

 

 

Note Personnelle :

 

      J'ai eu la chance de rencontrer Annick Clavier au cours d'une conférence où elle présentait ses travaux sur le châtel de Theys. Durant plus d'une heure, j'ai bu ses paroles, je me suis abreuvé de sa projection.

    Hélas, il me fut impossible de lui poser des questions tant il y avait de monde. Mais comme il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas, nos routes vont se croiser à nouveau, j'en suis certain. Ainsi, je la harcèlerai (respectueusement bien sur) de questions sur le patrimoine médiéval de l'Isère (un des départements de "mon" Dauphiné).

 

 

 

 

 

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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 07:49

 

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

 

 

Lequel vais je visiter ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Ribeauvillé est située à 25km au Sud-Ouest d'Andlau (voir son château), à 20km au Nord-Nord-Ouest de Colmar et à 9km au Nord de Kaysersberg (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

48° 12' 13" N 07° 18' 26" E
 48.203621°  7.307393°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

Curiosité

* Dans les livres, les revues et les plans, ce château possède plusieurs noms :

- Stein,

- Girsberg,

- Girsberg stein,

- Petit Ribeaupierre.

 

 

Ne pas se tromper

* Depuis le bourg, la randonnée comporte 3 châteaux d'origine et d'altitude différentes.

* Ma mission première est de visiter le plus petit, c'est à dire celui-ci.

* Faut-il que je m'équipe d'un baudrier pour escalader la paroi rocheuse ?

 

Que voila construction qui ne renie pas son origine médiévale

 

Comme toujours, il est là haut

* Le sentier, monte, monte, monte.

* Ho hisse !

* Soudain je me retourne.

* Oups..... Je suis trop haut, il me faut redescendre un peu.

* Je constate que :

- Les courtines épousent parfaitement le rocher.

- De grandes fenêtres ont été percées.

 

 

Le plan

* Pour comprendre cette ruine "un peu" cassée, je pressens qu'il va me falloir m'imprégner du plan :

1 - Donjon pentagonale.

2 - Logis.

3 - Basse cour.

 

 

Tu es pierre

* La végétation est dense, elle ne laisse point voir la ruine.

* En approchant je vois un haut rocher portant une imposante tour. C'est évidemment le donjon.

* Trois curiosités m'interpellent :

- Les nombreuses pierres saillantes sur la tour. Ce ne sont pas des pierres à bosse, donc :

Est ce une "erreur" de reconstruction ou consolidation ?

- Sur la droite (coté Nord-Est) la pointe (le bouclier ?) de la tour maitresse.

- Sur la gauche, une tour ronde très arasée.

 

 

La ruine a copié le kaki des militaires

Elle est secrète

* Je contourne le rocher pour voir.... peut être le fantôme du fossé....
   ....... mais surtout un curieux mur bicolore. Le granit et le grès s'harmonisent.

* Cette paroi montre :

- De la brique au sommet... (consolidation ?).

- Une ouverture rectangulaire ressemblant à..... heu.... une canonnière (à vérifier).

- Sur la gauche à mi-hauteur, les vertiges d'une.... heu....je ne sais point (porte, fenêtre.... ?)

 

 

L'intérieur :

Des murs et des trous partout

* En entrant, je vois l'intérieur du trou que j'ai supputé être une canonnière.

* Soudain, je suis perdu :

- Une courtine, posée sur le rocher, montre au sommet une fenêtre.

- Puis une autre porte haut perchée et une fenêtre à gauche.

- Une niche, avec un linteau en mitre comportant la lettre T gravée, m'interpelle par sa position (erreur suite restauration ?).

- Dans l'angle, un arrachement de mur.

* Je suis perdu !

 

 

La fin est une suite

* Pensant avoir tout vu sans avoir tout compris, je continue mon ascension vers le deuxième château : Le Grand Ribeaupierre.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, le sir de Rappolstein fait construire un petit château sur la roche. Il est rapidement nommé : Der Stein (la pierre).

* En 1288, un violent orage accompagné de grêle s'abat sur la région. La foudre frappe le château qui s'embrase.

* En 1304, la famille Girsberg ou Guirsberg (vassale des Ribeaupierre) habite le château. La famille Ribeaupierre est toujours propriétaire de cette petite construction défensive.

* Au 14ème siècle, le logis est construit ou amélioré (à vérifier) par la famille Girsberg.

* En 1422, le château est cité comme appartenant aux Ribeaupierre.

* En 1513, le château est toujours habité (mais par qui ?.... car les Girsberg n'ont plus de descendant direct).

* A la fin du 16ème siècle (ou début 17ème ?), ce petit château n'étant pas très confortable ni très utile stratégiquement, il est abandonné par les Ribeaupierre.

* En 1841, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au  20ème siècle, une association sauvegarde consolide la ruine.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Soyez prudents car une ruine est toujours fragile.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Un fantôme qui ne se révèle pas entièrement

 

      Cliquez pour aller au menu des Châteaux du 68

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châteaux du Haut Rhin

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

 

 

Pensez vous que le château soit encore ainsi ?

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Saint Michel de Boulogne est située à 50km au Sud-Ouest de Valence, à 30km au Nord-Ouest de Montélimar (voir son château) et à 10km au Nord-Nord-Est d'Aubenas.

 

   Coordonnées du château :

44° 41' 25" N 04° 26' 22" E
 44.690502°  4.439610°

 

 

 

Le château :

L'extérieur :

Elle me donne déjà le tournis

* Pour rejoindre ce château, il ne faut pas prendre une large route entre des villes connues, mais une voie qui tourne, tourne, tourne.

* Les virages sont si nombreux qu'il est préférable de ne point aller vite pour éviter, le dérapage et surtout..... le tournis.

* Soudain, comme par enchantement, une ruine sort des bois.

* Elle est immense, belle, brillante et.... à moi...... durant quelques heures.

 

 

Je pressens des heures de découverte !

L'analyse de loin

* Découvrir une ruine c'est comme.... heu.... séduire une femme.

* Il ne faut pas se précipiter, il faut l'approcher doucement, il faut la comprendre avant de la prendre blush

* Donc, c'est de loin que je la détaille :

- Au fond, à droite, c'est l'entrée actuelle (E) encadrée de 2 corps de garde.

-- Cette entrée est précédée d'un boulevard (B).

- Devant, au plus près, c'est un bâtiment renaissance implanté sur le rempart Nord ayant été reconstruit au 20ème siècle.

-- Il est précédé d'un fossé (F).

- Sur la gauche, c'est une puissante tour (T coté Est) qui fut habitable.

- A sa droite, c'est le donjon(D) anguleux qui me semble placé sur une motte.

Ressentez vous cette ruine ?

* Si votre réponse est "Oui Chevalier", vous pouvez regarder ce plan....

    ...... sinon, recommencez la lecture de l'article depuis le début. 

* Je vous entends grommeler derrière votre écran :

- Chevalier, je ne vois pas le logis (L).

- Pourquoi n'y a-t-il pas de chapelle ?

* Calmez vous jeunes Padawans, il faut s'approcher de la belle pour entrer en son logis. Pour la chapelle.... veuillez attendre, car le mariage n'est pas prévu de suite. cheeky

 

 

Quelle merveille, elle est presque entière !

L'approche, là proche !

* Lentement j'avance vers cette beauté.

* Le premier bâtiment qu'elle m'offre est :

- Une masse anguleuse, armée de consoles triple, vestige de mâchicoulis (voir vocabulaire).

- Les 3 trous décalés sur la hauteur me font penser à des puits de lumière pour un escalier droit (à l'intérieur bien sur).

- La façade arrière, correspondant à l'intérieur du château, montre quelques belles curiosités :

-- Les consoles à gauche devaient être pour une bretèche.

-- La grande porte "au centre" devait accéder au bâtiment accolé et disparu, à moins que ce fut une galerie.

-- La haute porte à droite devait accéder au chemin de ronde, disparu mais devinable.

* Puis, en avançant vers le Sud, j'approche de la plus imposante des 3 tours rondes :

- Bien qu'elle ait été arasée, sa hauteur impressionne.

- Elle est réalisée avec des pierres correctement taillées, même si sur la hauteur, leur qualité et leur dimension diffèrent.

- Je suis surpris de ne pas voir de systèmes défensifs comme archère ou canonnière.

 

 

Trois bâtiments de vie fascinants

* Un château, ce n'est pas que des systèmes défensifs ou dissuasifs, c'est d'abord un lieu de vie. Voici donc : Le logis.... un peu cassé certes : La tour Nord et le donjon semblent papoter de leurs exploits passés

- Il est logiquement à l'opposé de l'entrée du château.

- Il est un peu à l'arrière du rempart Sud-Est.

- Il est coté falaise, donc (presque) inattaquable par ce versant.

* Derrière, presque timide comme pour s'excuser d'avoir été grandement détruit, je vois le donjon :

- Les pierres de gré montrent des lits presque symétriques.

- Il mesure 14 mètres de hauteur.

- Sa base extérieure est de 8m x 9m.

- Le mur a une épaisseur de 1,6m.

- Ce donjon comprend :

-- En bas, semi enterré, un ratier borgne. L'accès se faisait par l'étage du dessus.

-- Au dessus, 3 étages.

-- Au sommet, une plateforme non couverte avec certainement un crénelage.

-- Les fantômes de mâchicoulis sont représentés par de quintuple consoles.

* Puis, au Sud, je vois une curieuse construction longeant le rempart et s'appuyant sur le rocher.

- Ce bâtiment semble contenir la chapelle castrale.

- La forme semi-circulaire fut certainement l'ajout d'un chevet (ou d'une chapelle rayonnante ?).

 

 

Voici l'ancienne entrée médiévale

Sens dessus dessous

* En revenant vers le coté Nord-Est (voir le plan), je remarque 2 entrées "possibles".

* L'ancienne (médiévale) :

- La première est précédée d'un profond fossé.

- Le pont à 2 arches est peu large.

- Dans le mur, il me semble voir le fantôme effacé d'une porte.

* La nouvelle :

* Évidemment, ce passage ayant été créé à la renaissance, il enjambe aussi le fossé.

* Bien sur, un corps de garde avec canonnière et mâchicoulis protège cette voie d'accès.

* Logiquement, l'entrée est encadrée par 2 bâtiments défensifs.

* Le plus surprenant est la largeur du passage au dessus du fossé et surtout sa profondeur. Certains castellologues supposent que ce boulevard permettait l'alignement de canons mobiles.

 

 

Une porte hors du temps

* Bien que non médiévale, cette entrée est une merveille architecturale.

* Cela commence par les deux corps de garde dont un possède dans l'angle une élégante trompe (voir définition).

* Le portail renaissance avec ses deux colonnes torses est raffiné.

* Le linteau et le fronton très ouvragés comportent des sculptures baroques. La finesse du visage masculin au centre, visage féminin au dessus me fascine.

 

 

L'intérieur :

Fermé... mais ouvert !

* La ruine n'étant pas consolidée, le site étant partiellement habité, l'intérieur du château n'est pas visitable......

   ....... mais en passant un oeil à travers l'imposante grille il est possible de voir l'ensemble de l'intérieur du château :

- Sur la gauche, la tour Nord (la moins large des trois).

- Sur sa droite, le haut donjon sur motte.

- Puis le logis avec la chapelle derrière.

- A l'extrême droite, la tour Sud-Ouest.

 

 

Je pars et vous restez

* Pendant que je rebrousse chemin pour me rendre vers une autre merveille du Vivarais....

   ...... je vous laisse admirer l'intérieur de la tour avec.... un escalier.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un "premier" château (certains historiens supposent qu'une construction en bois plus ancienne existait) sur le plateau rocheux encadré de 2 cours d'eau. Il sécurise et contrôle l'une des routes vers Le Puy. La seigneurie est possession des Comtes de Toulouse (voir liste). Le site est un ensemble rectangulaire composé (voir indice A) :

- D'un fossé creusé coté le plus accessible par un assaillant.

- D'un donjon presque carré face à l'attaque.

- D'une enceinte avec petite cour, chapelle et bâtiment d'habitation avec une aula,

* En 1239, Raymond VII de Toulouse donne la seigneurie de Boulogne à Aymar II de Poitiers, Comtes de Valentinois (voir liste).

* Au 13ème siècle, la famille de Poitiers (est ce Aymar III de Poitiers ?) fait construire le puissant donjon "carré".

* En 1271, le Bas Vivarais est intégré au Royaume de France. Aymar III de Poitiers ne fait pas allégeance au Roi de France pour ses terres (à vérifier).

* En 1276, Aymar IV de Poitiers est cité dans une transaction au sujet d'un héritage d'une "villa" dans le mandement de Boulogne.

 En 1280, Aymar IV de Poitiers fait hommage pour toutes ses possessions (dont Boulogne) au Roi de France (voir liste) Philippe III le Hardi.

* En 1324, Aymar IV de Poitiers donne la seigneurie de Boulogne à son fils (ou petit fils ?) Guichard de Poitiers.

* En 1384, le chevalier Raoul de Lestrange, légat du Pape (à vérifier ?) Grégoire XI et seigneur du château de Lestrange en Limousin, achète la seigneurie de Boulogne à Charles de Poitiers, seigneur de Saint Vallier, neveu (à vérifier) de Guichard sans ascendance directe. Ce nouveau propriétaire du château fait (voir indice B) :

- Construire sur 3 angles du château, des tours de défense avec une forme ronde (cette architecture évite les angles morts des tours carrées).

- Modifier les mâchicoulis (?) du donjon. Certains archéologues supposent que le donjon primitif a été arasé à une hauteur de 5 mètres, puis un "nouveau" a été élevé sur les bases du précédent.

- Consolider/construire/angrandir le rempart extérieur.

- Améliorer les systèmes défensifs (lesquels ?).

 * En 1398, Guillaume de Lestrange, fils de Raoul, est seigneur de Boulogne (à vérifier).

* En 1425, Guy (ou Guino) de Lestrange, fils de Guillaume, est seigneur de Boulogne et de Lestrange.

* En 1446, Guy rend hommage au Dauphin Louis (futur Louis XI - voir liste des rois) pour son château de Boulogne. Il devient Chambellan du Roi.

* En 1470, Antoine de Lestrange, fils de Guy, hérite de plusieurs seigneuries dont Boulogne, Allier et Montbrun.

* En 1503, le Roi Louis XII nomme Antoine de Lestrange, sénéchal d'Agenais et de Gascogne.

* En 1508, Louis de Lestrange, fils d'Antoine, est Baron de Boulogne et de Lestrange. Pour ce château, Louis fait (voir indice C) :

- Construire/aménager la vaste salle d'arme.

- Réaliser une partie de l'enceinte extérieure.

* En ce 16ème siècle, Louis est ambassadeur en Allemagne. Puis il devient échanson du Roi François Ier (voir liste des Rois). Il garde cette charge sous Henri II, François II puis Charles IX. Il préside de nombreuses fois les Etats du Vivarais.

* En 1579, Marie de Lestrange, Vicomtesse (voir titre de noblesse) de Lestrange et de Cheylanes et de Boulogne et de Saint Marsal, fille unique de Claude de Lestrange, apporte en dot le château et la seigneurie à son époux René d'Hautefort. Ce dernier réalise de grandioses modifications (voir indice D) :

- Des trompes (voir définition) d'angles sur les portes et poternes.

- La porte à colonnes, fronton et architrave sculptés.

- La terrasse (?).

- Le boulevard (?).

- Des bâtiments de confort.

* Au 18ème siècle, la seigneurie est possession de la famille Fay de La Tour-Maubourg.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ne s'attaquent pas au château, mais le réquisitionnent. La commune de Saint Michel de Boulogne est renommée : Boulogne.

* En 1793, le château presque intact est acheté par Simon Gibaud.

* Au début du 19ème siècle, Simon vend le château à un habitant d'une commune voisine (?), un certain Bannier. Ce dernier dépèce les bâtiments pour se faire de l'argent.

* En 1915, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* En ce siècle (durant la seconde partie - 1958 ?), une partie du donjon s'écroule, puis un pan de l'enceinte extérieure. Entre les pluies s'infiltrant dans les murs et le manque de consolidation, d'autres parois s'effondrent.

* Durant le 20ème siècle, le château est possession successivement de nombreuses familles, chacune cherchant à consolider partiellement ce qui peut l'être, puis à tenter d'habiter dans une des "anciennes dépendances" (?) datant de la Renaissance.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de la ruine est interdite. Mais il paraitrait que sur invitation spéciale, les portes s'ouvrent.

 

La vidéo du château est ici - CLIC

 

 

Bien que ridée, la vieille dame semble....... immortelle

 

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 07:50

 

 

Département :  38 - ISÈRE

 

 

 

Sur la route d'une station de ski, un château regarde passer les voitures

 

Le bourg

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Theys est située à 30km au Sud de Chambéry, à 25km au Nord-Est de Grenoble et à 16km au Nord-Nord-Est de Laval (voir son château).

 

   Coordonnées du châtel :

45° 17' 44" N 05° 59' 25" E
 45.295563°  5.990306°

 

 

 

Le châtel 

L'extérieur :

La chance est une qualité essentielle

* En notre merveilleux Royaume de France il existe des constructions uniques mais non visitables. Seuls quelques invités peuvent entrer pour admirer les merveilles de nos ancêtres.

* Il y a quelques années, sur l'invitation spéciale d'une association de patrimoine, j'ai eu le droit de voir un site unique en Europe.

* Je vais tenter de vous faire comprendre la beauté de cette construction en étant objectif (car cette merveille est.... en Mon Dauphiné).

 

 

 

L'approche, là proche

* Pour découvrir le châtel, puisque tel est le nom donné par les spécialistes locaux, il faut marcher en direction d'une colline encadrée par 2 petits ruisseaux (l'eau, un élément important pour mieux vivre).

* Puis, au bout du chemin, apparaît un bâtiment "modeste" semblant classique, presque de notre siècle.

 

 

Est ce un scorpion, un serpent ou une fleur ?

 

Que le spectacle commence !

* Le site est composé de 2 bâtiments autour d'une petite cour intérieure centrale non couverte.

* Plusieurs matériaux ont été utilisés :

- Galet roulé.

- Cargneule.

- Tuf.

* De suite, sur l'un des murs, je remarque les pierres en encorbellement.

- Hummmm, cela sent les latrines. cheeky

* Sur l'autre mur, je vois des trous de boulin alignés avec une porte à l'extrémité.

- Était ce un hourdage (voir vocabulaire) ?

- Ou une passerelle pour atteindre un bâtiment annexe ?

- Ou les poutres du toit d'un bâtiment annexe ?

* La troisième façade me réserve une autre surprise : Une pierre pour l'évacuation d'eau, certainement pour un lavabo.

* Le dernier mur montre 2 fenêtres. L'une possède sur son piédroit la sculpture d'une tête.

- Regardez comme un Dauphinois est beau ! blush

 

 

 

La magie d'être exceptionnel

* Tout en respectant la propriété privée, car l'un des deux bâtiments est habité, je me retrouve devant l'entrée.

* Hélas, une solide porte avec un panneau interdit le franchissement.

* Mais, comme je fais partie des invités exceptionnels (heu.... car je le suis blush ), le préposé aux clefs fait l'acte magique....

   ..... ainsi chevillette est tirée puis bobinette est cherrée.

 

 

Une bande dessinée médiévale

 

L'intérieur :

 Le choc de l'unique !

* En entrant, il faut serpenter entre planches au sol, sacs de gravas, escalier aux marches grinçantes.

* Soudain le spectacle est magique ! ! ! !

* Dans une salle de 10 mètres sur 6 mètres apparait un décor de lumière datant du 13ème siècle.

* Laissez moi quelques instants pour récupérer de cette émotion.

 

 

 

D'abord, les constructions de vie

* Pour vous faire comprendre cette aula (salle de réception et salle d'apparat), je vais d'abord m'attacher à vous décrire les constructions (aménagements) de vie.

- D'abord, proche d'un angle un lavabo avec évacuation vers l'extérieur.

- Puis, sur la droite, une porte en bois (de plusieurs siècles) menant aux latrines.

Vous constatez que le Dauphinois est propre puisqu'il peut se laver les mains après avoir fait ses besoins..... heu....... j'ai écrit "peut", mais je n'ai point de texte ancien pour le prouver. cheeky

- Au centre du plus long mur, une imposante cheminée trône.

- Face à la cheminée, 3 fenêtres à coussiège double apportent la lumière et appellent le chevalier (moi ? ) à lire les romans Arthuriens de Chrétien de Troyes.

 

 

 

Des médaillons de 7 siècles narrant une vie de Chevalier

Et tout de suite...... la suite

* Derrière votre écran, je vous entends hurler :

"Chevalier, parle nous des peintures !"

* Patience..... je vais tout vous dire.... mais...... savourer est aussi un plaisir avant la connaissance.

"L'attente est en proportion du bonheur qu'elle prépare." Michel Dupuy dans "La Source et le feu" publié en 1954.

 

 

 

Perceval le Gallois

* Ce magnifique décor est la représentation d'un texte ancien.

* Les peintures murales sont une sorte de BD (bande dessinée) racontant une partie du roman de Chrétien de Troyes : Perceval ou Le conte du Graal.

* C'est l'initiation à la Chevalerie de Perceval le Gallois, un des héros de la Table ronde.

 

 

 

Analyse des peintures

* Comme dans de nombreuses salles peintes, celle de Theys montre la découpe traditionnelle en 3 parties :

- En bas : Une fausse tenture (hélas peu visible sur mes images).

- Au sommet : Une frise avec végétaux et blasons armoriés.

- Au centre : Un fond géométrique comportant 52 médaillons quadrilobés en alternance avec des médaillons circulaires. Ils sont répartis en 3 rangées verticales.

* Vous avez évidemment remarqué la présence d'un personnage au vêtement de paysan de couleur rouge. C'est Perceval.

 

 

Le diaporama du châtel est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du châtel :

* Au 11ème siècle, sur une petite colline aplanie, coincée entre les ruisseaux Battiards et Pierre Herse, est aménagée une motte castrale (certainement une tour en bois). Dans la basse cour au Nord sont construits quelques bâtiments (communs ?).

* En 1280, à l'emplacement des "communs" est construit le châtel (en pierre). Réalisation de peintures dans la aula.

* Vers 1325, le châtel est agrandi. Construction d'un autre bâtiment accolé.

Curiosité : La seigneurie de Theys appartint à de nombreux personnages de l'histoire.

- Les Dauphins du Viennois (voir liste) : Première mention 1246.

- Les Comtes (voir titre de noblesse) de Genève (voir liste) : Don du Dauphin suite à ses endettements.

- Les Dauphins de France (après le transport du Dauphiné) : Rachat du Roi de France au Comte.

- Jean Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc.

- François de Bonne de Lesdiguières (achat en 1593).

- etc.....

* Au 19ème siècle (?),  une partie du bâtiment est transformée en stockage d'exploitation agricole (à vérifier).

* A la fin du 20ème siècle (1991), les peintures sont découvertes. La mairie achète une partie du bâtiment (l'autre étant habitée) puis tente de trouver les fonds pour consolider les murs et restaurer les œuvres peintes. Depuis, de nombreux spécialistes étudient le site :

- Térence Le Deschault de Monredon, docteur en histoire de l'art.

- Annick Clavier, archéologue et conservatrice au service du patrimoine culturel du Conseil général de l'Isère.

* En 1993, les 2 bâtiments et les peintures murales sont classés aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant impérativement les propriétés privées (ce qui signifie ne pas s'écarter du chemin). Le bâtiment ne se visite pas, d'abord par la fragilité des peintures, puis à cause de l'instabilité des murs et des planchers. Une souscription est ouverte. Si l'objectif financier est atteint, le châtel deviendra un musée du Moyen Âge.

 

La vidéo du châtel est ici

 

 

La beauté des montagnes a inspiré le dessinateur de ce Châtel

 

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