25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 07:04

 

 

Département 30 - GARD

  Ce vestige me fait rêver !

 

 

Le bourg :

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Boucoiran-et-Nozières est située à 25km au nord-Ouest de Nîmes, à 20km à l'Ouest d'Uzès et à 18km au Sud-Est d'Alès.

 

    Coordonnées du château :

43° 59' 44" N 04° 11' 05" E
 43.99569367°  4.184868336°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

La découverte

* Ma petite documentation affirme qu'en ce bourg, un vestige fortifié de l'époque médiévale existe.

* C'est donc avec certitude que je me rends vers le Nord de la commune, en direction de la rue du château.

* Soudain, mon nez se heurte à une paroi construite. Cela ressemble à un rempart défensif, l'échauguette en est un des symboles.

 

 

Les découvertes sont nombreuses

* Quelques mètres plus loin, l'angle est pourvu d'une construction en encorbellement.

* Puis une porte (curieusement au rez de chaussée) s'amuse à me poser une énigme :

"Chevalier, quelle fut la fonction de mes 2 ouvertures ?"

* Ne voulant point discuter avec cette questionneuse, je me faufile le long du mur pour  :

- Retrouver une autre porte (moins énigmatique),

- Admirer une fenêtre à meneaux en croix,

- Observer de loin, une petite tour carrée.

* Soudain, je vois une puissante porte défensive, avec un arc intérieur à longs claveaux.

* Je la traverse en contemplant ses belles pierres.

 

 

Est ce la faim et la fin ?

* Pensant avoir tout vu, je me mets en quête d'une auberge pour me délecter des mets de cette province.

* Est ce à cause de l'instinct du castellologue amateur ou un appel silencieux des "cieux", mais ma tête se tourne pendant que mon corps continue tout droit.

* En général, cet acte permet le heurt d'un poteau ou la chute à cause d'un trottoir mal nivelé.

* Mais, le miracle de la redécouverte m'empêche d'être la cible de maux sans pour autant être la flèche des mots (ou les mots fléchés).

Les mots me manquent en voyant ceci !

 

Que de constructions défensives !

 

 

La tour que je nie me donne le tournis

* Au dessus d'un mur portant des fentes, je vois une haute "cheminée".

* Cheminer proche de la cheminée est un besoin qui me brûle.

* Mais, honte j'ai de vous dire que trompé je me suis.

* Cette si haute construction est une tour médiévale.

* Et même si son sommet porte un "chapeau" moderne, cette belle me séduit.

* Je la contourne espérant la toucher.

* Mais la vieille damoiselle solitaire est enfermée dans une propriété privée.

 

 

L'intérieur :

Echec

* Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

Arme ultime : Le plan

* Par un hasard extraordinaire comme seul un Chevalier chanceux peut avoir, je récupère un plan pour comprendre ce site :

- Le château mesure 75m de long pour 10m de large

- A - Tour carrée improprement nommée : Le Donjon.

- B - Saillant rectangulaire.

- F - Fenêtre à meneaux.

- G - Vestige d'un linteau en accolade.

- P - Porte fortifiée.

* Après la lecture du plan vous me dites :

"Chevalier, tu t'es bien moqué de nous dans ton article"

"Tu n'as point découvert les détails dans l'ordre de ton récit".

* Raison vous avez merveilleuses lectrices et subtils lecteurs, ma prose vous a promenés dans mon rêve et non dans ma vraie découverte du site.

* Je n'ai point triché, j'ai un peu déformé ma vérité.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est construit pour surveiller le passage sur la rivière. il appartient à la famille : Pelet d'Alès.

* En 1210, le site fortifié est mentionné dans un texte.

* En 1310, le site est vendu à Guillaume de Plaisians, conseillé de Philippe le Bel (voir liste des rois).

* En 1386, suite aux mouvements de rébellion des Languedociens contre l'administration Royale, Louis Grimaldi est envoyé par Jean 1er duc de Berry pour attaquer puis prendre le château de Boucoiran.

* En 1387, les Tuchins attaquent et récupèrent le château.

* Au 15ème siècle, le château est en indivision.

* En 1491, une salle du château sert de prison pour une sorcière nommée Martiale.

* En 1566, Jacques de Bozène, un des principaux propriétaires du château, vend le site à Robert de Calvière. Ce dernier entreprend de nombreux travaux de modernisation.

* En 1704, les Camisards attaquent le château, sans succès. Dans cette bataille, la chapelle est incendiée.

* Au 18ème siècle, la famille Calvière-Boucoiran délaisse ce vieux château. Ruine semble être son avenir.

* Au 19ème siècle, des industriels aménagent et utilisent la haute tour pour les tests de résistance des plombs de chasse.

* En 1954, monsieur Colombi achète le château, le restaure partiellement et utilise le site pour une fonderie de plombs de chasse.

* En 2011, la société est en liquidation judiciaire.

Que va devenir le site médiéval ?

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Point cheminée cela est... mais tour !

      Cliquez pour aller au menu des Châteaux du 30

Vers Menu

châteaux du Gard

Partager cet article

Repost0

commentaires

Anne la Dauphinoise 03/03/2016 21:37

Votre historique m’a, bien sûr, interpellée, puisque s’y trouve le nom de Guillaume de Plaisians, seigneur de ce castel à un moment donné de l’Histoire.
Vous devez le savoir déjà, que ce légiste de Philippe le Bel était Dauphinois ( de peu, apparemment, car les Baronnies n’ont appartenu à notre Dauphin de Viennois qu’au début du XIVe siècle).

… J’ai retrouvé, dans l’un de mes « livres magiques » sur le Dauphiné, un dossier sur Guillaume de Plaisians, et j’y ai lu, entre autres, le même fait mentionné dans l’historique :
Il acheta Boucoiran et ses environs en 1308 ( il y a 2 ans d’écart dans la date d’achat, mais on ne va pas « chipoter » pour 2 ans, sur une période d’il y a 700 ans !).

… Décidément, mes rois préférés (Louis XI surtout, Philippe le Bel) ont su choisir des Dauphinois pour être à leurs côtés ! Me manque Philippe Auguste… mais là, je ne pense pas pouvoir trouver de Dauphinois à ses côtés ; du moins, je n’en ai pas encore « repéré » dans mes grimoires il me semble.

Le Chevalier Dauphinois 04/03/2016 18:29

* Les Dauphinois sont partout (ou presque).
* Même sur le Web, ils offrent des blogs de ruines !
* Ce site médiéval n'est pas le plus fabuleux de France, mais son histoire est riche de personnages "importants". Je me devais de le montrer.

Anne la Dauphinoise 25/02/2016 21:50

B ien des maux, dont avez fait « la démo »,
O nt jalonné découverte du château :
U n nez qui heurte paroi premièrement,
C omme le tournis qui vous prit en voyant -
O n ne saurait pourtant mie la nier ! -
I mmense tour que pensiez être cheminée…
R appeler vous faut-il que même la faim
A ction ne devrait avoir sur chemin
N écessaire à parcourir pour que bien

E voquée soit visite d’un lieu : jamais
T entation de la chère, non, ne saurait

N ous - et vous - priver de spectacles magiques !
O u… seriez Chevalier bien diabolique !…
Z èle, heureusement, ne vous a manqué
I ci, et votre manière de plaisanter
E st cerise sur gâteau* qui sait me plaire …
R êvé j’ai, en riant, d’armure de fer
E tre « en fusion », « flamboyante », par besoin
S i ardant** vous tenant prendre la main

G alamment - va sans dire - de damoiselle,
A ssurément séduisante fors*** capel !
R ouge comme une écrevisse vous ai-je vu !
D evant vous, aucun doute, belle a « fondu » !…

L e temps est venu reprendre mon sérieux.
A ce site quelques « moments » merveilleux,
N otamment l’échauguette du rempart.
G uère plus loin est arrêté notre regard :
U ne porte aux énigmatiques ouvertures;****
E t plus tard encore grande « entaille » dans mur :
D ut être, antan, entrée bien fortifiée,
O ù n’ai-je saisi pourquoi là est mirée
C omme deuxième porte sur première étagée (… ?).

N ous reste la tour qui, j’avoue, ne m’a plu,
O uvrage si haut, à mes yeux saugrenu.
T ranche t-elle parmi les autres vestiges
A uxquels est demeuré plus de prestige.

B ien sûr, est-ce mon avis : les ai-je aimés
E mpreints de cette bonne saveur du passé,
N ‘étant trop « toilettés », et ce-faisant
E mplissant de joie mes yeux : fut-ce charmant !

* que je vous suppose avoir dégusté, prenant votre repas après cette visite !
** point de faute d’orthographe de ma part : ardant = brûlant, en vieux-françois…
*** sauf/excepté, en vieux-françois toujours.
**** dont je n’ai mie trouvé la fonction… Vous, si, je suppose.

Le Chevalier Dauphinois 02/03/2016 20:28

* Ce château m'a amusé car... il n'est pas considéré comme un château dans les documentations régionales.
* De plus, inclus dans une usine, sa fonction semble transformée.
* Et puis, sachant que la société a déposé le bilan, j'ai un pincement au cœur pour ce château qui sera certainement ruine définitive dans quelques temps.
* Et surtout, je suis LE Chevalier des ruines peu connues, peu médiatiques et parfois oubliées. Je me devais de montrer cette curiosité.
*** Pour l'énigmatique ouverture, je n'ai pas de réponse. Peut être qu'un des lecteurs nous offrira une vérité.