13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 07:05

 

 

Département 12 - AVEYRON

Le site est il comme le montre le plan ?

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Saint Saturnin de Lenne est située à 50km Ouest-Nord-Ouest de Florac, à 40km au Nord-Est de Rodez et à 15km à l'Ouest de La Canourgue.

 

     Coordonnées du château :

44° 24' 58" N 03° 02' 08" E
 44.416164°  3.035542°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

Le plan

* L'histoire de la découverte de ce site du Rouergue commence par un plan trouvé par hasard dans une brochure dont voici la légende :

A - Fausse braie et fossé,

B - Boulevard,

C - Mur principal,

D - Forteresse haute,

E - Eglise,

F - Cimetière.

1 - Grande porte (Pourtalas),

2 - Gabion de la "maison neuve",

3 - Gabion du "Thor",

4 - Gabion de "Campagnac",

5 - Gabion de "L'échelle",

6 - Gabion de la "Maison de la Chapelle",

7 - Tour du "Boulevard",

8 - 1er gabion de "Saint Martin",

9 - 2ème gabion de "Saint Martin",

10 - Gabion de la "Salle",

11 - Gabion de "Grun",

12 - Maison du "Verdier".

 

 Que me murmure ce mur ?

La découverte

* A moins de 2km au Sud-Est de Saint Saturnin de Lenne, le hameau de La Roque Valzergues fait apparaître une curieuse architecture.

* Sachant que ce site fut l'une des 4 châtellenies Royales du Rouergue ainsi que l'une des plus puissante forteresse du Rouergue, je trépigne d'impatience.

Vais je retrouver les traces du château ?

 

 

Première analyse

* En avant du rempart, un muret pauvrement appareillé m'étonne.

Quelle fut sa fonction ?

* Le haut rempart ne comporte aucun système défensif ni construction en encorbellement.

* Ses pierres, parfois s'appuyant sur le rocher, sont pauvrement taillées et peu jointives.

* Quelques mètres plus loin, une ouverture verticale me semble être un puits de lumière.

* Puis plus loin, une fenêtre à meneaux en croix rompt la monotonie de la façade.

* Soudain, comme par magie, un puissant bâtiment apparaît. C'est l'église paroissiale de La Roque Valzergues. Elle ressemble à une tour défensive.

 

 

Que vais je découvrir en franchissant le Pourtalas ?

        L'intérieur :

La porte fortifiée

   Le "Pourtalas", comme le nomme les habitants de cette province, est la possibilité d'entrer dans le site fortifié. 

   Cette porte consolidée ne comporte plus de vantail, ni crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

 

Que voir ?

* La salle au dessus ne montre qu'une archère droite. Le bâtiment des gardes a disparu.

* Sur la droite, la ronde construction avec un escalier est (serait) un musée hélas fermé en dehors de la période estivale. Sa fonction dans le rempart est difficile à déterminer.

* La terre a recouvert les traces du sol médiéval.

* Les rochers semblent avoir été taillés, mais leur fonction reste une énigme.

* Je monte pour espérer comprendre l'architecture du site.

* Hélas, les traces de construction me sont invisibles.

* Comme souvent, le point le plus haut est orné d'une statut religieuse.

Est ce pour sauvegarder le site pour l'éternité ?

 

 

C'est la fin

* Comme souvent dans une ruine, le plus beau cadeau est le panorama.

* En ce début d'automne, le brouillard limite la vue, mais il me permet de mieux rêver.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, les terres appartiennent au seigneur de Calmont d'Olt.

* Vers l'an 1000, le seigneur de Calmont d'Olt donne le site à l'abbaye de Conques.

* Au début du 13ème siècle, Raymond VI Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse et de Rouergue récupère le site en échange de la maison d'Anduze. Peu de temps après, il donne la seigneurie à son frère Baudouin.

* En 1214, il semblerait que la place fort soit occupée par les troupes de Simon de Montfort durant la terrible croisade des Albigeois.

* En 1271, la seigneurie entre dans le Royaume de France.

* En 1291, dans un texte est citée une puissante tour aux murs épais dont 3 étages servent de prison. Au niveau le plus bas, une large citerne a été creusée dans le roc.

* Dans le deuxième moitié du 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, les Anglais s’emparent du site fortifié.

* En 1369, Jean d'Armagnac, fils du Comte de Rodez, est à la tête d'une armée. Il mène plusieurs assauts contre le château. Le capitaine Anglais est tué jute avant la prise.

* En 1370, la seigneurie appartient à la maison d'Armagnac.

* Vers 1469, le sénéchal de Charlus envoie une troupe armée prendre le force le château.

* En 1470 (?) Charles d'Armagnac tente à plusieurs reprises de récupérer "son" château. Il échoue et La Roque Valzergues retourne dans les possessions Royales. Le Roi (voir liste) donne la châtellenie au sir de Beaujeu.

* Quelques années après, suite à plusieurs legs, la seigneurie revient dans le giron de la maison d'Armagnac.

* En 1497, après le décès de Charles d'Armagnac, La Roque Valzergues retourne dans les possessions Royales.

* En 1621, un texte décrit le site. Le système fortifié est composé :

- D'une forteresse basse comportant 8 bastions dont certains ruinés reliés entre eux par des murs de rempart parfois écroulés.

- D'une forteresse haute possédant un donjon, accessible par un pont levis, renfermant des chambres et une cuisine.

* En 1622, la vieille forteresse étant à la charge des habitants du bourg, ces derniers demandent la destruction du site qui n'est plus conforme aux normes défensives de l'époque.

* Au 21ème siècle, la découverte gratuite du site est possible en respectant les propriétés privées puis le silence du lieu.

 

 

Le brouillard vient prendre les vestiges du château

 

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commentaires

Pierrote 15/03/2018 10:24

L ‘aubaine, pour nous, que le hasard vous ait
A mené au plan de ce site qui est

R éduit, certes, aujourd’hui, à peu d’indices
O uvrant cependant porte aux rêves : délice
Q ue l’on vous doit pour avoir partagé
U ne découverte montrant du passé
E nsemble défensif en belle contrée…

V raie place forte fut ce lieu. Schéma
A tteste qu’antan il n’y avait pas
L a moindre faille pour que des ennemis
Z élés puissent entrer sans être éconduits.*
E st un détail qui me « chiffonne » pourtant :
R ien qu’une tour est aperçue sur plan
G arantissant rempart ! L’explication :
U n nombre impressionnant de constructions**
E mpêchant intrus d’accéder aux murs ?
S aurez bien éclaircir ce « point obscur » !***

R ochers sont là mystère, ainsi taillés.
O nt-ils à la défense participé ?
U n socle, peut-être, furent pour habitats ?…
E vidence est que n’a plus pourtalas
R éalité de jadis, a perdu
G uerriers symboles, mais n’a disparu
U ne certaine conception d’un huis
E rigé pour garder gens à l’abri.

N ‘ai-je qu’un regret : qu’il ne reste moult à voir.
O r, en son temps, ce site dut avoir
T rès grande force, rudesse que j’aime mirer.
A vec images les ai-je imaginées.

P risé ai-je, bien sûr, l’appareillage.
S ans lui, n’aurait été si bel voyage.

* ne puissent entrer sauf par trahison de l’un des assaillis (= pas vraiment d’attaque, en général : seulement une porte ouverte à bon escient !), ou par reddition, ce qui a dû se produire avec Simon de Montfort, peut-être, puis avec les Anglois (la reddition sans assaut ni combat, comme souvent ce fut le cas). Bien sûr, j’ai exagéré ici, car apparemment la place fut souvent prise d’assaut…
** constructions = fossés, gabions…
*** j’y compte bien ! ou, du moins, que vous me donnerez votre avis éclairé.

Le Chevalier Dauphinois 21/03/2018 20:24

* Le mystère de la tour unique !
* Il est vrai que si ce plan était pour un château, il est possible d'affirmer que la défense est minimale.
* Mais ceci est le rempart d'une cité.
* Il est possible que des échauguettes et des hourdages aient existé.
* Les différents angles formant parfois "éperon" sont aussi efficace qu'une tour puisque le mur n'est pas droit, point de défense est utile.
** Par contre, je ne sais pas quel siècle est représenté dans ce plan, ni est il fiable à cent pour cent.
** Comme vous, une seule tour semble peu, mais avec les nombreux Gabions, l'assaillant avait des difficultés à approcher.... De plus, une tour de siège (appelée beffroi au Moyen Âge) est inefficace avec les Gabions "si profonds".
*** Mais supputation cela est.