10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:30

 

 

Département 38 - ISÈRE

 

 

 

Le bourg :

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Charavines est située à 60km au Sud-Est de Lyon, à 35km au Sud-Ouest de Chambéry et à 30km au Nord-Nord-Ouest de Grenoble.

 

     Coordonnées du site :

45° 26' 00" N05° 30' 58' E
 45.433364° 5.516167°

 

 

 

Le site médiéval :

   Introduction

* Après vous avoir présenté le livre incroyable de Renée Colardelle, je souhaite vous faire découvrir une vidéo sur les résultats de fouille d'un site Dauphinois grâce au concours de Michel Colardelle, son mari.

 

 

   Brève présentation

* L'archéologie lacustre est une discipline qui n'est pas très médiatique car le touriste ou le passionné ne peut pas s'impliquer dans la vision (contrairement aux fouilles d'un château fort par exemple).

* Pourtant, elle nous en apprend beaucoup sur la vie du "peuple".

* Pour mieux comprendre l'intérêt de l'archéologie lacustre, je vous propose la lecture d'un article passionnant.

 

 

   Une vidéo est mieux qu'une longue prose

* Plutôt que de vous décrire mon émerveillement de ce curieux site archéologique Dauphinois, je préfère laisser parler les découvreurs et chercheurs.

* Je m'écarte sur la pointe des pieds et je vous laisse regarder la vidéo des fouilles archéologiques subaquatiques au lac de Paladru.

 

 

  Le film

 

 

 

L'habitat immergé des chevaliers-paysans de l'an mil (Charavines, Isère)

from Pyxeos on Vimeo.

 

 

 

Quelques informations :

Début des fouilles : hiver 1971-1972.

Durée des fouilles : 35 campagnes.

 

 

Pour en savoir plus :

    Un magnifique ouvrage de Lucile Chevallier : clic.

 

 

Bibliographie :

COLARDELLE M. et VERDEL E. (dir.), 1993.
Les habitats du lac de Paladru (Isère) dans leur environnement. La formation d'un terroir au XIe siècle, Documents d'Archéologie Française n° 40, Paris, Edition de la Maison des Sciences de l'homme, 416 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 1993.
Chevaliers-paysans de l'an Mil au lac de Paladru, Paris, Errance-Musée Dauphinois, 120 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Evolution climatique et occupation du terroir au lac de Paladru entre l’Antiquité et l’an 1000, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 36-46.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Charavines : l’habitat fortifié de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 48-75.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
L’exploitation du terroir de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 260-274.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003
An Mil : des chevaliers-paysans, Magazine documentaire BT, n° 1146, éditions PEMF, 50 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
Le centre domanial fortifié de Colletière, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 20-29.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
De l'exploitation du terroir à l'alimentation, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 52-61.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2006.
L'habitat médiéval immergé de Colletière à Charavines (Isère), dans DUMONT A. (dir.), Archéologie des lacs et des cours d’eau, Errance, Paris, p. 127-128.

 

 

 

 

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commentaires

Anne la Dauphinoise 26/10/2014 22:34

C ité engloutie à jamais, peut-être bien...
O r, n'en fut-il ainsi antan, c'est bien certain :
L e lac de Paladru n'avait si haut niveau.
L ors, édifièrent sur rive - qui se retrouve sous l'eau
E n notre époque - chevaliers-paysans bâtis
T ous sur terre ferme, bien qu'on les croie sur pilotis.
I ls sont, ces derniers, en fait supports, "fondations"
E nfoncées dans sous-sol qui est meuble au profond.
R estes de ces nombreux pieux aujourd'hui fait songer,
E st-il vrai à "village" sur eau aménagé.

C omme lu dans l'un des liens, différence peut se faire.
H abitat lacustre sait être de deux manières :
A ffleurant l'eau, il est dit "lacustre cité".
R ien à voir avec site "palafitte" appelé
A insi car "a les pieds dans l'eau". Colletière n'est
V isiblement de cette catégorie; il est
I ndiscutable que planchers sur terre reposèrent
N aguère*... Et puis, j'avoue que je suis un peu fière
E tre en mesure un nouveau mot utiliser !
S ans pour autant nullement me faire négliger

L e "drôle" de sort de ce lieu, son évolution;
A ussi, sa vie si courte, ensuite son abandon.
C hacun peut tout savoir par liens qu'avez offerts

D e cette communauté paysanne-militaire
E ntourant son "village" de palissades de bois,

P ratiquant moult métiers, et plaisirs à la fois...
A t-il fallu, pour que cela nous soit conté,
L a volonté farouche de personnes avisées
A vançant toutes ensemble dans découverte du lieu :
D e l'archéologue - de prime abord très soucieux
R ecourir à technique, à ses yeux la meilleure,
U nissant sauvegarde et aspect extérieur

I ntacts, et pour long temps, des vestiges retrouvés -
S uivi de l'historien devant interpréter
E t fonction des objets, et par là-même la vie
R éelle de ces ancêtres si peu nombreux mais qui
E urent l'heur, dans leur malheur d'être si vite partis,

N ous laisser traces d'un passé qui me tient à coeur.
O r, se "plonger" (!) dans ce temps, ici fut bonheur !
T rès grand merci à vous, Chevalier, et aussi
A ceux qui oeuvrent pour que Colletière ne soit mie

B anni de notre mémoire : tant dommage ce serait...
E st, de plus, sis dans environnement qui est -
N e suis-je chauvine - fort beau lieu de notre Dauphiné :
E st-ce raison pour que ne soit oncques mais oublié !
...

P our sûr, d'autres personnes ont là oeuvré. Je n'ai
S u "intégrer" tout ce monde dans ma prose, c'est vrai...

* si j'ai bien tout compris, dans l'un des liens donnés... sinon, j'espère qu'on me reprendra.

Le Chevalier Dauphinois 28/10/2014 19:50



* Avec la sècheresse et la diminution de l'eau, peut être que le lac va progressivement s'évaporer.


* Ainsi, dans quelques temps (siècles ?), la cité engloutie ne le sera plus.


* Ce sera le début d'un musée à ciel ouvert.


* Mais.... peut être que mon imagination est plus fertile que la réalité de Dame Nature.


* A jamais le site sera dans la vase.


* Mais entre temps, le projet de musée sera devenu une réalité.



Véroo 26/10/2014 19:57

Le lac de Paladru est plein de mystères et de surprises !

Le Chevalier Dauphinois 28/10/2014 19:51



* Depuis plus de mille ans, ce lac a vu différents homo-sapiens.


* Après ceux en armures, il voit maintenant ceux en maillot de bain.



bernard othon de niort 26/10/2014 09:12

super interressant . c'est un peu ce qu'il c'est passer vers chez moi ( 66 ) ,
ou comme partout , mais la au moins y'a des traces

Le Chevalier Dauphinois 26/10/2014 20:00



* Je m'interesse peu à l'archéologie lacustre.


* La raison est simple, avec mon armure, je coule.


* Et surtout, je n'ai pas d'appareil photo étanche.


* Mais ce site étant Dauphinois, je me devais de le montrer.


* Et puis, cela montre aux visiteurs que les traces médiévales sont partout.


* Mais j'avoue préférer les ruines en haut des collines.



Anne la Dauphinoise 15/09/2014 16:48

Par "cité lacustre", dans mon esprit j'entendais un village sur pilotis, sur le lac et non au bord (jusqu'à lire cet article, je pensais qu'il n'y avait qu'une sorte de cité lacustre : celle sur
pilotis car sur l'eau. Maintenant je sais qu'on les divise en 2. On en apprend bien à tout âge !)

Le Chevalier Dauphinois 16/09/2014 19:19



* Parfois, même les spécialistes confondent les mots.... C'est humain.
* Mais il me semble que ce site médiéval est lacustre car enfoui dans l'eau de ce lac du Nord Isère.


* Mais point spécialiste je suis.



Anne la Dauphinoise 14/09/2014 23:15

Pour les miracles, je ne peux qu'espérer que vous en fassiez encore beaucoup, parce qu'apparemment c'est ce que vous désirez... (Overblog change, dites-vous, mais le "en mal" est avec un point
d'interrogation, donc...? pas si mal que cela, la nouvelle version ?)

En ce qui concerne cet article lui-même, les 2 liens (article et ouvrage) que vous donnez sont plus qu'instructifs (pour moi, du moins !) Je viens de terminer leur lecture (en diagonale pour
certains derniers chapitres de l'ouvrage, je l'avoue)
... J'étais restée sur une cité lacustre ! (honte à moi, mais je n'ai lu que quelques "reportages" sur ce site jusqu'à présent)
Les explications de l'article sont très claires. On comprend tout de ce site au Moyen-Âge.

... Pour l'ouvrage, c'est plus technique, mais cela m'a vivement intéressée, surtout la façon dont on a pu conserver les objets retrouvés :
Pas évident (et cela, je ne l'avais jamais pressenti) de choisir une "méthode" de conservation. Et j'ai lu que M. Collardelle a dû faire un choix "en son âme et conscience". J'ai trouvé cela très
bien et... courageux ! avoir choisi un procédé irréversible... Cela n'a pas dû être facile à faire admettre, je suppose (le procédé Nucléart - p 36 et suivantes - les rayons Gamma ne me sont point
inconnus... loin de là, puisque je les ai utilisés à un moment où ils étaient nécessaires à mon travail (bien loin de mes passions, ce travail ! que j'ai exercé un bon moment, avant d'être
licenciée)
... Les méthodes de conservation pour les différents types d'objets m'ont intéressée, bien sûr.
... Les derniers chapitres de l'ouvrage sont ceux que j'ai lus "en diagonale", mais j'en ai retenu ceci : d'un côté "on" fait tout pour conserver, dès leur découverte, les objets, mais ensuite, ça
ne suit pas toujours, pour les raisons économiques, politiques... Il est vrai que je n'avais jamais songé à tout cela à propos des musées, des sites...

Il n'empêche : ce site de Colletière est exceptionnel, et vous êtes exceptionnel d'avoir fait cet article avec tant de références et liens ! Grand merci encore !

Le Chevalier Dauphinois 16/09/2014 19:18



* Vous allez devenir la Grande Spécialiste de ce site.


* Je vais certainement vous donner les moyens de rédiger un article palpitant sur ce site, que j'avoue peu connaître.


* J'ai visité le musée et absorbé rapidement quelques brochures.


* Il est vrai que je "suis" le Chevalier des pierres et des briques. J'avoue que cette cité de bois est moins dans mon style de recherche.