3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

Survolant le bourg, les vestiges du château fort surveillent les touristes !

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Aubin est située à 35km au Nord-Ouest de Rodez, à 17km au Sud-Est de Figeac et à 4km au Sud de Decazeville.

 

     Coordonnées du château :

44° 31' 44" N 02° 14' 60' E
 44.52894°  2.249923°

 

 

 

 

Le château : 

L'extérieur :

La découverte

* En arrivant dans le bourg, je n'ai point à chercher durant un long moment pour trouver l'emplacement du château.

* La beauté de pierre, but de ma matinée, est posée sur la crête rocheuse dominant Aubin. Une citerne creusée dans le roc

* Comme à mon habitude, je coure vers elle (voir explication ici), mais un panneau me quémande la prudence.

* C'est donc à pas feutrés que je me dirige vers le sommet de la butte portant le château fort.

 

 

Les premières découvertes

* Une émotion intense s’empare de moi en gravissant cet escalier de pierre.

* J'imagine le nombre de soldats, d'attaquants et de défenseurs ayant franchi ce lieu durant 10 siècles.

* Quelques mètres plus hauts, je découvre des parties du rocher taillé en angle droit.

* Ceci n'est point les traces d'une carrière de pierre mais les vestiges de maisons ou de bâtiments.

* Ces banquettes ont du porter un mur épais.

* Le rocher creusé en forme de cercle est l'apothéose des traces de vie.

* Vous avez évidemment reconnu une citerne.

 

 

De nombreux bâtiments profitaient de la défense efficace de la tour carrée

Les traces de poutres

* A chaque pas, des traces du passé s'affichent fièrement.

* C'est ainsi que je rencontre l'emplacement d'un grandiose bâtiment.

* Au sol, je ne remarque aucune trace de séparation.

La salle était elle si grande ?

* Au dessus, les imposants trous carrés m'informent que des poutres servaient de support au plafond.

* La hauteur est impressionnante.

Était ce la aula du château ?

 

 

Au sommet de la crête

* Evidemment, vous avez remarqué une construction presque entière au dessus de la paroi verticale.

* Il me faut de suite la visiter. Mon envie de pierre me fait monter (par un chemin facile).

* Sur la crête, je vois un chemin de croix, au bout de cette ligne la tour carrée me fait signe (avec son drapeau).

 

 

La tour

* La tour à base carrée est arasée.

* Point de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire) apparaît.

* Une ouverture en partie basse m'invite à entrer.

 

 

 

L'ancienne chapelle castrale

L'intérieur :

Les entrailles de la tour

* Avec précaution, je franchis la porte de l'unique vestige.

* Ma fascination va d'abord au rocher non aplani servant de base à la construction.

Suis je en ce moment dans le ratier ?

* Au dessus, une baie avec un ébrasement intérieur important ressemble à une fenêtre du 12ème siècle.

Avez vous remarqué l'épaisseur du mur ?

* Une autre ouverture me surprend.

* Elle est trop droite pour une fenêtre, trop large pour un système défensif, trop haute pour des latrines.

Serait ce une porte pour le chemin de ronde ?

 

 

C'est la fin

* A regret, je sors de cette tour qui ne m'a pas révélé tous ses secrets et je me jette sur les remparts.

* Pour vous laisser quelques surprises lors de vos prochaines vacances en ce lieu, je ne vais point tout vous décrire.

* Je vous laisse admirer l'ancienne église et je repars vers d'autres aventures Aveyronnaises.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* En 198, un poste fortifié est/serait aménagé sur l'ordre d'un Général Romain nommé : Albinus (c'est ce qu'affirme la tradition populaire).

* Au 10ème siècle, le site est possession de Raymond II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 12ème siècle, le château est possession de la famille Frotard.

* Au milieu du 12ème siècle, une branche de la famille d'Estaing devient propriétaire du château.

* A la fin du 13ème siècle, de nombreux copropriétaires se partagent le château et les terres, dont le Comte de Rodez et la famille Fabrefort.

* En 1323, Hélène, une des héritières de la famille Fabrefort, épouse Jean de Morlhon et apporte le château en dot.

* En 1394, les défenses du château sont améliorées.

* Vers 1495, une troupe armée commandée par Salazart, attaque la ville, la saccage et la brûle.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, de riches bourgeois font construire des habitations dans l'enceinte fortifiée.

* En 1590, les Huguenots s'emparent de la ville. Le sieur Richard de Poux, commandant du château, lutte contre les Protestants puis les chasse.

* En 1574, Henri de Navarre, Comte de Rodez, fait détruire les aménagements fortifiés réalisés par les nobles au début du siècle.

* Au milieu du 17ème siècle, la garnison quitte le château. Le site fortifié n'est plus entretenu.

* En 1668, deux tours sont encore visibles.

* En 1737, l'église n'étant plus consolidée, les autorités interdisent son utilisation.

* Vers 1792,  les révolutionnaires réquisitionnent les vestiges du fort et les vendent à Guillaume Bergougnon. C'est un "prête nom" pour Jean Antoine Marie Brassat Saint Parthem.

* En cette fin du 18ème siècle, la ville est renommée. De Albin, elle passe à Aubin.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant soin de ne pas glisser, ni lutter contre le vent.

 

 

Quel paysage !

 

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commentaires

Anne la Dauphinoise 06/10/2014 13:46

Bien heureuse que vous commenciez à nous dévoiler les beautés (car je suppose que ce ne sont que des beautés !) de cette région que j'aime.
... Un nom m'est connu dans votre historique : Salazar (avec cette orthographe). Mais le Salazar que je connais devait être le père, voire le grand-père, de celui de l'historique :
... Je connais bien Jean de Salazar qui était, à ses débuts du moins, Routier ! Il vint toutefois sur "mes terres" pour défendre le Dauphiné en 1430 (c'était, à l'époque, le page de mon Routier
préféré Rodrigue de Villandrando... il était à bonne école !) et fut, plus tard, un capitaine "rangé" et préféré de "mon" Louis XI.
... Le Salazar que vous mentionnez est peut-être son fils Lancelot, qui servait sous les ordres de son père dans les années 1470... Ou ce pourrait être aussi l'un de ses petits-fils... s'il s'agit
bien de la même famille... Mais à cette époque, il n'y avait point tant de personnes se nommant Salazar...
... Vous n'avez pas plus de précisions concernant cette attaque d'Aubin dans les années 1495 ? pourquoi ? par qui ? (je veux dire : par les troupes du roi, par exemple , ou par des seigneurs
ennemis, ou simplement par des troupes de Routiers ?...)

Le Chevalier Dauphinois 06/10/2014 17:45



* Je n'ai pas encore tout lu sur le Rouergue.


* Deux livres achetés à Rodez sont encore dans ma bibliothèque, vierge de mes doigts.


* Le peu de renseignements que j'ai pu "voler" dans la mairie sont dans l'article.


* Peut être qu'un jour, je découvrirai le secret de 1495.....



Anne la Dauphinoise 03/10/2014 22:37

A dmirable site qu'avez là découvert...
U n chemin de croix sis "à ciel ouvert",
B ien me demandais-je dans quelle contrée
I l serait vu ! (vous m'en aviez parlé)
N 'est-ce point le principal sujet, c'est vrai;

A t-il peut-être importance, car dirait
V éritable surface de ce castel ?
E tait lien d'icelui à la chapelle* ?
Y ai-je prêté attention pour cela.
R empart externe dut alors être plus bas (?)
O r, n'en avez voulu dire plus avant...
N ous avez, par contre, de vestiges charmants

R assasiés, et qui moult donnent à rêver;
O ù "tranches de vie" se laissent deviner.
U ne émotion ne peut qu'être très intense
E n gravissant degrés : de suite je pense,
R avie, à tout ce va-et-vient d'antan, "
G entils" les empruntant... aussi "méchants" !...
U ne citerne - à même le rocher creusée -
E st signe de vie, et même de vie sauvée

P endant un siège... si, bien sûr, est emplie !
O ncques ne saurons ce que fut grand bâti.
S avons-nous seulement qu'immense il fut.
T rous nous indiquent qu'aussi étage il eut...

S igne vous a fait la tour, et vous avez
C ouru à son appel : vous ne pouvez
R ésister à tel charme! Et c'est tant mieux !
I l eût été dommage, bien malheureux "
P asser à côté" de cette merveille !...
T out est beauté dans fenêtre sans pareil !
U n tant refaite ? qu'importe ! sa pureté
M ême ainsi sait mon coeur faire chavirer !

N on , point n'exagère, ou si peu, vraiment !
O n est "accro" ou non à l'art roman...
T out, dans ce lieu insolite, est d'ailleurs "
A ccrocheur"... comme la roche qui eut bon heur

B ien soutenir cet ensemble, en partie.
E paisseur des murs n'est point feinte, nenni !
N on plus que force par vestiges dégagée...
E nchantée, d'un bout à l'autre, j'ai été !

... Alors, grand merci pour ce partage, Chevalier.

* vous avez parlé de "chapelle castrale" sur "l'image" de cette chapelle. Pour moi = dans l'enceinte du castel... non ?

Le Chevalier Dauphinois 05/10/2014 17:30



* Dans la littérature touristique, de nombreux départements sont cités comme détenteurs de châteaux forts.


* L'Aude (avec les Cathares), l'Alsace (avec ses ruines énigmatiques) puis le Périgord (avec ses très connues constructions servant souvent de décors aux films).


* Peu d'ouvrages parlent des beautés du Rouergues.


* Lentement, avec patience, je vais tenter de mettre en valeur ce département comportant presque 200 merveilles médiévales fortifiées.


* Heureux je suis que cet exemple vous plaise.


* Même s'il ne reste qu'une tour carrée et une chapelle castrale (qui était dans l'enceinte du château fort), les marques d'occupation sont nombreuses.