17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 07:05

 

 

Département :   32 - GERS 

 

 

 

Le bourg :

Situation (--> le voir sur une carte)

   La petite commune de Lamaguère est située à 20km au Sud de Auch (voir sa tour) et plus précisément à 2km au Nord de Tachoires (ayant possédé une commanderie des Templiers).

 

   Coordonnées du château :

43° 50' 29" N 00° 19' 25" E
 43.841325°  0.32371°

 

 

 

Le château : 

L'extérieur

Mon étonnement

* Dans la vallée de l'Arats, le hameau de Lamaguère est composé de quelques maisons.

* L'ancien château médiéval est posé sur une petite colline nommée : Cap de la Coste (260m d'altitude).

* Je suis toujours étonné de voir comment une ruine se bat pour émerger des arbres qui toujours tentent de la cacher. Regardez, elle est là.  

 

 

Mes certitudes

* En montant à pieds la petite route étroite menant aux fermes, je sais :

- Que les épineux seront présents,

- Que la ruine sera minimale,

- Que les pierres seront instables,

- Et surtout que mon plaisir sera immense. (J'aime quand on me résiste..... heu....... je parle du plaisir castral bien sur).

 

 

L'approche

* La ruine est en haut de la colline, mais curieusement, elle n'est protégée par aucun rempart, aucun fossé et aucune falaise.

* Ce ne devait pas être le château d'un puissant seigneur, mais une forteresse de surveillance des vallées.

* Pourtant, mon dictionnaire des châteaux contredit ma pensée.

 

 

La découverte

* La visite commence par un mur borgne peu identifiable.

* J'ai pourtant un début d'indice :

- Pas de créneau,

- Et surtout pas d'archère (voir vocabulaire).

* Il faut continuer d'avancer pour mieux comprendre.

* Aie, Ouille.....    ...

* J'écarte les épineux, c'est le seul moyen pour entrer dans la ruine.   

 

 Zut... J'ai oublié ma machette

L'intérieur :

Les premières constatations

* La faible épaisseur du mur m'indique que je ne suis pas devant le rempart ou du mur extérieur de défense mais devant un mur des communs (ou du logis ?).

Êtes vous d'accord avec moi ?

*  En suivant le mur, je découvre un spectacle que Versailles ne peut pas me montrer (ben quoi, je suis là pour vanter ma passion) : un puissant mur de donjon.

* Mais j'avoue que mon imaginaire est fertile dans les ruines chargées d'histoire.

 

 

La tour

* La plus belle architecture du château de Lamaguère est incontestablement le mur partiellement troué et surtout cette belle tour ronde.

Est ce vraiment une tour ?    

    A quoi pouvait elle servir ?

* Elle comporte une magnifique ouverture encore intacte.

Était ce l'entrée d'une échauguette ?

 

 

Un peu de connaissance "livresque"

* La ruine est trop cassée et surtout trop envahie par la végétation pour comprendre son architecture.

* Ma seule certitude est que ce château devait être plus important que je le pensais.

* Ses pierres sont belles et bien taillées.

* Mon livre m'informe que c'est du "calcaire supérieure de Lectoure du burdigalien supérieur (miocène inférieur)"

Wahouu, quelle culture a mon livre ! 

* C'est une roche que l'on trouve facilement entre Lamaguère et Tachoire.

 

 

La culture donne faim

* Le soleil du Gers me brûle les yeux, mon ventre me quémande une bonne nourriture Gersoise.

* En repartant, je ne vois plus cette ruine comme avant.

 

 

Le diaporama du château est ici - CLIC

 

 

 

 Histoire du château :

* Au début du 12ème siècle, une fortification semble construite en ce lieu.

* En 1175, Géraud de la Barthe archevêque d'Auch achète le château aux frères Arnaud et Guilhem Lamaguère.

* A la fin du 12ème siècle, un conflit éclate entre l'archevêque et son beau-frère Bernard IV Comte (voir titre de noblesse) d'Armagnac. Ce dernier incendie le château.

* Le château est reconstruit peu de temps après.

* Au 14ème siècle, le château est remanié pour faire face à l'amélioration des armes de jet.

* Au 16ème siècle, le château est abandonné.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. La visite est "dangereuse" avec les épineux et les pierres instables. Veuillez ne pas vous aventurer avec des enfants.

 

 

 

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commentaires

Pierrote 17/09/2018 20:29

L a beauté de cette ruine provient,
A mes yeux, de ce qui est caché bien.
M ieux exprimé : quand très peu est resté
A lors imaginaire est réveillé.
G oûtons aux joies de la divagation.
U nivers de délire ? Non pas ! Passion -
E n l’occurrence celle de l’histoire -
R anime pans de vie lus dans grimoires
E t les transpose… à notre bon vouloir.

G arantie est-ce de passer moments
A bsolument magiques, esprit étant
S ans contrainte ; et par ce que nous offrez
C réons alors un bel castel entier
O ù échauguette (ou non) fort nous séduit.
G rand soin pour la construire ici l’on prit.
N ous devinons que tout l’ensemble était
E rigé ainsi : cela moult me siet !

P our sûr, est ce lieu divin, merveilleux ! *
S ont mes neurones médiévaux heureux !

* j’exagère un tant… mais un tout petit tant.

Le Chevalier Dauphinois 18/09/2018 08:28

* Ceci est un vieil article que j'ai remanié récemment pour lui donner un peu de fraicheur et... une seconde jeunesse (comme moi).
* Heureux je suis que cette ruine plaise.
* Le Gers est fascinant pour ses castels bien différents des standards "du Nord".... Pour chacun d'eux j'ai une anecdote de découverte.
* Peut être qu'un jour je ferai un article sur : "Le Chevalier découvre avec miracle, chance, erreur, échec mais toujours plaisir !".

Guéguen Benoît 11/05/2014 14:25

Bonjour, vous trouverez tout le descriptif et agencement l'organisation de la vie du château (alentours, constructions intérieures etc... après son incendie et sa reconstruction), ainsi que le
moulin et l'église Templière qui existaient en contrebas dans l'excellent livre de Jean d'Aillon "Les aventures de Guilhem d'Ussel chevalier troubadour". Les 3 volumes "Marseille 1198, Paris 1199,
Londres 1200" parut en 09/2013 aux éditions France Loisirs ou sur le site de l'auteur: Aillon@laposte.net
A lire sans modération.
Bien cordialement, un lecteur.
Benoît Guéguen

Le Chevalier Dauphinois 11/05/2014 18:18



Bien le bonjour


    Je vous remercie pour votre passage sur mon blog ainsi que votre commentaire.


  Je connais un peu Jean
d'Aillon. Bien que je ne doute pas de ses recherches pour écrire ses livres, je voudrais juste souligner que ce sont des romans. Il est toujours délicat dans ce style d'oeuvre de départager
l'histoire réelle de la partie romancée.


  Ainsi, pour mon blog, j'essaie de récupérer des informations par les offices de tourisme, les mairies, les brochures, les ouvrages d'historiens ou de castellologue, les livres de colloques
et les thèses.


 



domi 01/06/2008 18:45

Elles ont la vie tenace ces vieilles ruines, on a bien de la chance de pouvoir encore les visiter bisous et bon dimanche

Le Chevalier Dauphinois 01/06/2008 20:14


Certaines ruines ont eu la chance de résister aux temps et à la folie des hommes... mais d'autres...snifff... ne sont que poussières.
Je ferais certainement dans quelques années, une rubrique sur les poussières "d'étoiles"... heu.. de ruines.


stella 01/06/2008 12:12

Quel plaisir Chevalier Servant, d'avoir découvert ton blog suite à ton comm. sur le mien. Je vais faire de nombreuses et intéressantes visites qui me donneront sûrement envie de me déplacer.
DAME JOELLE

Le Chevalier Dauphinois 01/06/2008 14:55


La recherche de ruines castrales est une passion dévorante et très agréable : Marche, lecture, découverte de bouquinistes, discussion avec les pépés du village,
photos..... Il n'y a pas assez de 24H par jour !