20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 07:51

 

 

 

Département :  07 - ARDÈCHE

 

Je pressens que la découverte sera paradisiaque !

 

 

 

Le bourg :

Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Barnas est située à 55km au Sud-Est de Le Puy en Velay, à 45km au Nord-Ouest de Montélimar (voir son château), à 25km au Nord de Joyeuse (voir son château), à 20km au Nord-Est d'Aubenas et à 5km à l'Ouest de Thueyts.

 

   Coordonnées du château :

44° 40' 08" N 04° 11' 19" E
 44.6688993°  4.18854833°

 

 

 

Le château :  

L'extérieur :

L'arrivée

* A un kilomètre à l'Est de la commune, une butte très boisée porte les ruines du château de Chadenac.

* Tel un chamois Dauphinois, je grimpe la pente pour arriver devant le premier rempart.

 

 

Comme elle a de belles rondeurs !

Que me murmurent les murs

* Avec précaution, j'avance vers la ruine.

* Entre les pierres qui roulent, les arbres me balancent les branches dans les yeux et les plantes urticantes qui adorent mes mollets, la mission d'un castellologue amateur n'est point aisée.

* Soudain j'arrive devant une porte.

* Avec ses faibles dimensions, son manque de herse, son absence de fente pour les flèches d'un pont levis, je subodore que sa fonction fut : Poterne.

* En écartant les branches, j'entre dans le château.

 

 

L'intérieur :

Les murs et les mures

* Voila un château qu'il faut visiter en hiver tant la végétation est importante.

* Le premier mur que je rencontre est haut, d'épaisseur moyenne et possède des trous alignés ayant reçu des poutres.

* Dans cette première pièce, je compte 3 niveaux.

* Un autre mur ne me donne pas plus d'information.

* Ces parois ne possèdent ni fenêtre, ni système défensif, ni crénelage.

* Les murs se suivent, tous aussi hauts, tous aussi peu épais, tous aussi informels.

N'y aurait il que des parois à admirer ?

 

 

Archère ou fenêtre ?

Détails de vie

* Dans un mur épais, une ouverture.

* Avec son ébrasement intérieur (voir vocabulaire), j'ai imaginé que ce fut une archère....

..... mais la fente est trop large.

* J'opte pour une ouverture de lumière.

* Dans mon errance, je rencontre une ouverture.

Est ce une citerne, une cave, une étable ?

* J'entre pour comprendre.

1 - Je ne pense pas que ce fut la citerne, les parois ne possèdent par d'argile.

2 - En général, dans une étable, des mangeoires sont aménagées. Le sol est trop nivelé pour être un local à animaux.

3 - Cave... peut être.

 

 

Faire le tour de la tour

* Lassé de ne voir que des pans de mur, je me dirige vers l'ultime beauté de ce château médiéval.

* La tour est protégée par un rempart qu'il va me falloir mieux comprendre.

* Lentement, je contourne la petite butte

* Grâce une autre face, je comprends l'architecture.

* La tour (certainement le donjon de repli) est protégée par un mur très proche que les archéologues nomment : Chemise. La tour est dite enchemisée.

* En avant, je remarque les vestiges d'un rempart avec archère droite.

 

  Bonjour belle dame.... acceptez vous que je vous prenne dans mes bras ?

Des mensurations de rêve..... pour votre Chevalier

* Cette beauté n'arbore pas le classique : 90 - 60 - 90.

* Cette ronde construction a un diamètre de plus de 6 mètres.

* A la base, l'épaisseur du mur est de 1 mètre.

* La hauteur actuelle est d'environ hauteur 20 mètres.

* Au sommet, les vestiges de bretèches (dont je vois ai montré un exemple au château de La Motte à Accons) m'informent que la hauteur ne devait pas dépasser les 25 mètres.

Avez vous remarqué sur la photo de droite

une ouverture bouchée ?

* Ce fantôme était la porte d'entrée, accessible uniquement par une passerelle/échelle amovible en bois.

 

 

Je suis en elle

* Je suis à ses pieds (plutôt à son pied).

* La porte au niveau du sol est un aménagement non médiéval. Cette ouverture explique la raison du bouchage de l'ancienne porte haute (vue précédemment).

* Ce donjon de repli ne montre pas de sculpture.

* Il n'y a aucune trace d'escalier, ce qui est logique vu la faible dimension intérieure. L'accès au étage devait se faire avec une échelle en bois entre chaque plancher, lui même en bois.

* La seule trace de vie est la double ouverture.

 

 

C'est la fin

* Il est temps de quitter cette fragile tour dont les pierres au sol justifient la présence de mon heaume de protection.

N'oublier JAMAIS ce conseil.

La découverte d'une ruine n'est pas un jeu.

Le risque existe toujours.

* Puis, je quitte le château en franchissant dans l'autre sens ce que j'ai nommée : La poterne.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Vers 970, un castrum (en bois ?) est construit sur la colline. Il "serait" l’œuvre d'Audigier Iter de Géorand.

* Au milieu du 12ème siècle, un lieu de culte (chapelle ou petite église) dédié à Saint-Pierre est aménagé dans la basse cour du château. Il relève de l’abbaye Vellave de Saint-Chaffre du Monastier.

* En 1217, dans l'enceinte du château, les enfants de la famille Iter de Géorand approuvent la donation de terre (?) faite à l’abbaye de Mazan.

* Au 13ème siècle, Béraud Itier de Géorand, marié à Béatrix Nibilia, est cité comme seigneur de Chadenac.

* A la fin du 13ème siècle (?), Pierre Iter de Géorand (fils de Béraud et Béatrix) est seigneur de Chadenac.

* Au 16ème siècle (1556 ?), Claude de Rivoire épouse Madeleine de Chadenac. Elle lui apporte en dot la seigneurie de Chadenac.

* Au 17ème siècle, Christophe de la Rivoire est seigneur de Chadenac et de Baumes (à vérifier).

* Au début du 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. La ruine n'étant pas sécurisée, le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Soyez très prudents.

 

 

J'ai soif. Faut il que je descende si bas ?

 

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commentaires

Pierrote 23/04/2018 14:09

C ‘est l’un des trois castels dont vous vouliez
H umer, je pense, les senteurs du passé…*
A un chamois vous vous êtes comparé :
D ahut aurais-je dit, pour mieux grimper (
E n équilibre !) pente si escarpée !…
N ‘avez, me semble, mie habitude entrer
A insi dans tel lieu par « porte dérobée ».
C ‘est une chance qu’ici soit restée

B ien en place poterne.** Salle voûtée***
A ussi eut l’heur de moult me contenter,
R avissantes ses parois empierrées.
N ‘est-ce important si ratier a été
A utrefois. Me plait cette simplicité
S uperbe, à mes yeux, dans site ruiné…

A rchère ne fut l’ouverture montrée.****
R egret j’en eu, mais longtemps n’a duré :
D e l’intérieur sa vue m’a fait rêver…
E t puis, septième ciel atteint avez,
C ombien n’a mensurations désirées,
H alte faisant devant tour « potelée »
E t cependant à l’allure élancée.

V oulant ne point nudité dévoiler -
I mpudique cela aurait été -
V ous fit-elle honneur d’être enchemisée.
A h ! Quel habit, même si déchiré !
R éelle armure pour Dame du passé
A u « chapeau » de bretèches incrusté.
I mmanquablement dut faire reculer
S ournois hommes aux desseins les plus guerriers.

N ous avez offert de cette beauté,
O utre sa parure, son intimité.
T résor que ce cœur même tant fermé
A ux tentatives pour s’en emparer…

B ien plus encore me faudrait-il proser
E t du rempart et autres murs parler.
N e dirai-je que ceci : j’ai voyagé
E n Moyen-Âge ici, et j’ai aimé

P ar vos images castel imaginer
S ouverain, puissant sur butte érigé.

* réf. à votre réponse à mon commentaire au castel de Rochebonne.
** c’est tant rare d’en voir une (si c’en est une ici, mais comme vous l’avez supposé, pour moi c’est vérité !).
*** image du lien « j’entre pour comprendre ».
**** la 3e photo de votre article.

Le Chevalier Dauphinois 24/04/2018 20:16

* Hoo "MA" Dauphinoise de "MON" Dauphiné..... Comme vous me connaissez bien !
* Dahut je fus en ce lieu, grimpeur sans limite j'ose affirmer et admirateur de courbes (féminines) j'ose crier.
* Ce site est plus qu'un château, c'est un exemple de ma vie.... Téméraire, infatigable et amoureux.
*** Mais la vérité sur le terrain fut autre...... peur du vide, essouflé, profiteur !
*** Qui puis je...... Je prose comme l'amour coutois, mais homme je suis. ... hihihi.