7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 06:10

 

 

La description de l'extérieur du château est ici - CLIC

 

 

 

Département 64 - PYRÉNÉES ATLANTIQUES

 

 

 

Le château (suite)

L'architecte a oublié d'installer le plancher

L'intérieur du donjon :

Rappel

* La visite du donjon étant payante, je ne me sens pas le droit de tout vous dévoiler.

* Je vais donc vous révéler quelques éléments d'architecture montrant la richesse du lieu.

 

 

Entrer dans la lumière

* Pour faciliter l'accès, une porte a été créée au rez-de-chaussée, normalement ce niveau est borgne pour éviter l'intrusion des envahisseurs.

* Après avoir donné quelques piastres à une ravissante Orthézienne, j'entre dans le donjon puis je lève la tête.

* Quel volume, quelle lumière !

* Evidemment, avec les planchers absents, le donjon ressemble à une cathédrale illuminée par les fenêtres et fentes défensives.

 

 

Les niveaux facilement identifiables

* Comme je le présentais depuis l'extérieur, le donjon possède 4 niveaux :

- Le premier et deuxième sont les étages défensifs. Ils possèdent des archères droites avec ébrasement intérieur ou en niche.

Nota :

-- Je suis surpris par le peu d'archères laissant ainsi trop d'angles morts.

-- Ce donjon se devait d'impressionner et marquer le pouvoir plus que défendre efficacement..... A moins que les consolidations et reconstruction aient un peu appauvri ses systèmes défensifs.

- Les 2 étages au dessus étaient les pièces de vie et d'habitation. Ils possèdent :

-- Des fenêtres à coussiège double.

-- Des cheminées dont la simplicité luxueuse (vous ai je déjà dit que j'adore les oxymores ?) montre le plaisir d'être en ce lieu.

 

 

Particularités (que je ne montre point puisque le site est payant)

* En errant le long des murs, il me semble aussi voir :

- Une pierre pour l'évacuation de l'eau (lavabo).

- Un fantôme de latrines.

* Au bas de la tour, une "prison ou un cachot" est mentionné dans les textes.

 

Pour manger dans le bâtiment aulique, il suffit de sauter

 

Là haut, sur l'Everest

* 141 marches...... c'est le nombre indiqué dans la brochure pour atteindre le sommet.

* Je ne les ai pas comptées, mais il me semble qu'il y en a au moins 9 876 543.... au moins. surprise

* Donc, 5 heures d'ascension plus tard (quel menteur je suis), après cet effort surhumain, je suis au sommet du monde.

* De la plateforme je domine de 110 mètres la ville d'Orthez.

* Mais il se fait tard, les nuages arrivent, il me faut retrouver l'escalier avec ses marches glissantes, instables et...... oups..... je chois. sad

 

 

Pour voir le diaporama, veuillez cliquer ici

 

 

 

Histoire du château :

* En 1242, Gaston VII de Moncada décide qu'Orthez soit la capitale du Béarn.

* Au milieu du 13ème siècle, après avoir accepté d'être le vassal du Roi d'Angleterre, ce dernier fait un don important à Gaston VII. Le Vicomte (voir titre de noblesse) de Béarn fait construire un château pour protéger Orthez et surveiller le passage. Ce site luxueux devient l'un des châteaux d'habitation du Vicomte, c'est aussi le siège du gouvernement Vicomtal.

* En 1289, le Roi d'Angleterre, Duc d'Aquitaine (voir liste) séjourne au château (à vérifier).

* En 1290, après le décès de Gaston VII, sa fille, Marguerite de Moncade, devient Vicomtesse de Béarn et propriétaire du château. Ayant épousé en 1267 Roger Bernard III de Foix, ce dernier devient Vicomte de Béarn.  

* En 1331, naissance au château (certains historiens doutent) de Gaston III de Foix Béarn.

* A la fin du 14ème siècle, le médiatique Gaston Fébus réaménage la forteresse (les historiens notent que peu de textes expliquent les travaux réalisés). Malgré la pauvreté de la population, le Comte mène en ce lieu une vie faste, loge proche du château ses nombreux serviteurs, organise de grandes fêtes avec repas "gargantuesques" (Jean Froissart les narre dans ses chroniques). C'est dans ce château que Gaston III de Foix-Béarn rédige ses livres de chasse.

* En 1380, Gaston Fébus assassine son fils dans ce château.

* Au milieu du 15ème siècle, Gaston IV de Foix-Béarn abandonne ce château qui ne sera plus la résidence Vicomtale, même pour ses successeurs. Le centre du gouvernement Vicomtal est déplacé à Pau.

* En 1464, Blanche de Navarre décède au château. La légende prétend qu'elle a été emmurée vivante. Son fantôme erre depuis ce jour.

* En 1559, durant les Guerres de Religion, le château est attaqué, pillé puis brûlé par les Protestants. Ruine semble être son avenir.

* En 1620, le Béarn est rattaché au Royaume de France. Ce château est possession du Roi. Dans un état des lieux, il est notifié "en mauvais état".

* Vers 1792, les Révolutionnaires récupèrent les ruines puis les vendent comme Bien National à des"démolisseurs".

* En 1840, le donjon est classé aux Monuments Historiques.

* En 1841, la ville d'Orthez achète la ruine.

* En 1845, le donjon est restauré. Une porte est creusée au niveau du sol facilitant l'accès.

* Au 20ème siècle, quelques restaurations sont réalisées.

* En 1992, le fossé et une partie du remparts sont inscrits aux Monuments Historiques.

* En 1995, la motte, les vestiges du logis et la deuxième enceinte avec fausse-braie sont classés aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de la tour maîtresse est payante. Bien que le donjon ait été consolidé ainsi que les abords, soyez très prudents proches des remparts et dans le fossé.

 

La vidéo du château est ici

 

 

La nuit tombe sur ce château venu du plus profond des temps

 

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commentaires

Pierrote 10/08/2020 14:23

M erveille d’austérité a été
O uvrage à l’intérieur. J’ai fort aimé…
N e m’ont déçue manques de fioritures
C omme je préfère très simples murs.
A insi, nous l’avez expliqué, écrit,
D onjon devait, aux yeux des ennemis
E t amis, montrer grand’puissance, ici.

O ubliées lors très nombreuses défenses.
R ien que stature provoquait défiance.
T out au sommet, imprenable était vue !
H ardiesse, pour l’apprécier, vous fallut, «
E ngloutissant » marches en quantité !
Z èle est bien votre prime qualité !…

B âtiment aulique dut être, antan,
E ndroit luxueux, maîtres de céans
A vaient pouvoir, richesse pour ce faire !*
R ésidence pour plaisirs satisfaire,
N ‘en doutons mie, et donjon pour la guerre…**

N ous offrez très belle dernière image, «
O rnée » d’une info-bulle contant l’âge
T ant canonique de ce lieu ruiné.
A vez permis le rêve, Ô, Chevalier,

P ar ces deux articles ! Lors, grand merci !
S ans vous, serait un tant fade la vie !***

* vu leur histoire contée dans l’historique : vie de faste, grandes fêtes, repas gargantuesques…
** bien qu’il ait plus été vitrine de puissance et richesse, c’était tout de même un donjon de repli au cas où, n’est-il point vrai ?
*** la « vie onirique » = on ne pourrait mie avoir tant de beaux rêves dûs aux images, textes et historiques offerts ! (l’historique m’a même ramenée en Dauphiné, car la veuve de nostre Dauphin Guigues VII se remaria avec Gaston VII de Béarn… peut-être vit-elle ce castel, et vécut-elle dans ce castel ?… De plus, c’est cocasse le rapport entre votre article récent sur Faucigny et ceux-ci : ils ont un lien, ténu, il est vrai, mais un lien tout de même… qui « passe » par nostre Dauphiné !)

Le Chevalier Dauphinois 10/08/2020 16:55

--> Ma réponse va être en 3 parties :
* Vous m'écrivez que deux articles récemment publiés sont liés historiquement bien qu'éloignés géographiquement.
* Sans être chauvin, puisque je suis Chevalier (hihihi), j'ose affirmer que MON Dauphiné est le centre du monde, donc TOUT le monde (historique et présent) veut être proche d'une Dauphinoise ou d'un Dauphinois.
* D'ailleurs, ne sommes nous pas le centre du monde (voir l'article sur le Baume Cordillane --> http://chateauruine.fr/26-chateau-de-la-baume-cornillane.html).
** La richesse du lieu a disparu, hélas. Evidemment, lorsque les Vicomtes de Béarn et Comtes de Foix sont partis pour Pau, ils ont (certainement) emmené tout ce qui était beau.
** Et puis, les guerres de religion ont détruit les beautés (plafonds peints, peintures murales, etc....
** J'ai évidemment été un peu déçu en entrant par l'absence de luxe.... mais rapidement le castellologue amateur des ruines a repris le dessus.
*** Révélation : A l'origine, l'article était un peu plus long et détaillé (suite aux informations acquises durant la visite et un spécialiste rencontré).
*** Mais un document trouvé par hasard mercredi puis une recherche "par hasard" (car je prose sur le département 64 en ce moment) jeudi contredisaient mes propos déjà écrits.
*** Donc jeudi soir tard, j'ai ôté (car j'avais fauté).
*** Mes prochaines lectures et rédactions d'articles du Béarn vont renforcer certains détails.
*** Je republierai Moncade dans 2 ou 3 ans avec les détails vrais.