22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 08:18

 

 

Département 47 - LOT et GARONNE

 

 

 

Sentez vous cette poussière médiévale faisant lever les poils d'un castellologue ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Mongaillard est située à 40km au Sud-Est de Marmande, à 30km à l'Ouest d'Agen, à 20km à l'Est de Pompogne (voir son cimetière fortifié) et à 5km au Nord de Barbaste (voir son moulin fortifié).

 

   Coordonnées du château :

44° 12' 27" N 00° 17' 38" E
 44.207559°  0.294026°

 

 

 

Le site fortifié :

L'extérieur :

Au loin... le Graal !

* Après avoir trotté durant quelques lieux, mon vaillant destrier se met à galoper.

Pour quelle raison ?

* La réponse est là bas, loin et proche à la fois.

Est ce le château d'eau qui le fait accélérer ?

* Que nenni !..... C'est l'imposante ruine.

 

 

Les fenêtres à meneaux en croix donnent de la légèreté au rempart médiéval

Le ciel vient à mon secours

* En arrivant devant les premières maisons de la petite ville, je suis perdu.

* Possédant mon propre satellite wink , je le sollicite pour comprendre cet enchevêtrement de murs :

- Au Nord, le château.

- Sur les 3 autres points cardinaux le rempart médiéval de la commune.

- Au Nord-Est, la petite église.

 

 

Le rempart

* Logiquement, je fais le tour du rempart polygonal en empruntant la si bien nommée  : Rue du chemin de ronde.

* Avec les siècles, crénelages et mâchicoulis (voir vocabulaire) ont disparu, mais la hauteur des murs et la qualité des pierres me permettent de comprendre le premier système défensif du bourg.

* Soudain, dans un angle, le fantôme d'une échauguette me met en joie (Qui puis je !.... Je n'ai pas peur des esprits, revenants et spectres du Moyen Âge cheeky ).

* En prenant un peu de recul, je constate que cet angle défensif appartient à l'église.

* Ce petit moutier aux fines fenêtres (anti-intrusion) est proche de la porte du bourg.

* Ma documentation affirme qu'elle était la seule entrée médiévale, donc elle devait être fortifiée.

* Hélas, le temps et la modernité ont supprimé toutes les traces défensives.

 

Les fenêtres trilobées ont perdu de leur charme

 

L'apparition

* Avec précaution je traverse le tunnel de la porte.

* L'église n'étant pas ouverte (pour cause de travaux), j'avance dans les rues étroites et modernes.

* Soudain, mes poils se redressent, je pressens une merveille.

* Sur ma droite, donc au Sud du bourg, je vois un imposant pan de mur.

* Plusieurs constatations :

- Deux bâtiments reliés sont visibles (fente verticale).

- Celui de droite me semble plus récent.

- Je devine 3 étages sur un rez de chaussée.

- Les fenêtres trilobées ne sont que fantômes.

* Tout en observant le château, j'avance vers le Sud-Ouest.

* Lentement, la construction médiévale se révèle à moi.

* Quelle chance, le château est en ruine !...... Je vais pouvoir déguster ses entrailles. cool

 

 

L'intérieur : Voyez vous le donjon puis le logis ?

Que de merveilles !

* Sur une petite motte apparaît des vestiges... presque intacts.

* Au premier plan, la surface verticale herbeuse est le reste fantomatique de la courtine.

* Bien que des arbres cachent partiellement le site, il est possible de voir, d'admirer, d'aduler, les ruines du château.

* Je vais d'abord tentez de comprendre le bâtiment de droite.

 

 

Le logis

* Vous êtes si perspicaces, hooo mes merveilleuses lectrices et mes fabuleux lecteurs, que vous avez deviné la fonction due vestige de droite. C'est le logis.

* Il montre encore de nombreux détails :

- Une cheminée, dont les piédroits et le linteau ont disparu (c'est hélas, la conséquence d'une ruine pillée).

- Au 2ème étage, une fenêtre avec un couloir.

Amenait-il vers un escalier

ou vers des latrines ?

- J'opte pour la deuxième hypothèse (car je me souviens de la vue extérieure).

- Les imposants trous alignés soutenaient les poutres d'un plancher.

 

 

A lui seul, le donjon mérite le voyage en cette commune

Le donjon

* Positionnée presque au centre du site castral, la haute tour impressionne.

* Sa forme carrée est typique d'une architecture Romane.

* Les pierres ont une dimension modeste mais elles sont correctement taillées et jointives.

* La façade coté Ouest me fascine :

- A quelques mètres du sol, la petite baie me fait penser à la porte du donjon.

- En dessous les trous de boulin  devaient porter la passerelle d'accès.

* Presque au sommet, une fine ouverture m'interpelle :

Est ce une archère

ou une ouverture de lumière ?

* Je suis certain que, comme moi, quelques détails vous surprennent :

- Les traces de toitures sur 2 niveaux.

- Le manque (ou la pauvreté) de système défensifs.

* La façade coté Nord montre une ouverture partiellement détruite. par sa forme, l'absence de trou en dessous, je pressens qu'elle fut : Les latrines.

* La façade Sud est très intéressante. Elle montre  :

- Une deuxième entrée sur passerelle (que j'identifie par les trous de boulin alignés).

- Sur la droite dans l'angle, les vestiges d'un escalier en colimaçon.

 

 

La fin et la faim

* Je vous laisse devant ce donjon.

* Il est temps pour moi de manger sur un banc en face de la ruine.

* Avant de vous quitter, je vous laisse réfléchir sur cette curieuse vision.

 

 

Le diaporama des fortifications est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du bourg et du château :

* A la fin du 12ème siècle (?), construction du château. Un village s’établit entouré d'un rempart.

* Au 13ème siècle, le château est agrandit (à vérifier). Une petite église est aménagée dans le rempart de la ville.

* Au milieu du 13ème siècle, trois familles se partagent la seigneurie :

- Astafford,

- Gontaut,

- Padern.

* Vers 1275, Vianne de Gontaut-Biron lègue ses biens au fils de sa sœur, Jourdain de l'Isle (fondateur de la bastide de Vianne). Un tiers de Mongaillard appartient maintenant à cette nouvelle famille.

* A la fin du 13ème siècle (?), le seigneur représentant la seigneurie de Mongaillard rend hommage au Roi d’Angleterre et Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine pour le château et les terres.

* Au 15ème siècle, plusieurs maisons sont construites en s'appuyant sur le rempart.

* Au 16ème siècle (?), des baies sont aménagées dans le rempart pour amener la lumière dans les habitations attenantes.

* Au 17ème siècle, la commune s'enrichit de plusieurs maisons dont une imposante, possession d'un notable.

* Au 18ème siècle, plusieurs pigeonniers sont construits.

* En 2017, de nombreux bénévoles de la commune réalisent un travail d'élagage et de mise en valeur de la ruine castrale. Un projet d'étude du donjon est demandé à l'architecte des bâtiments de France de Lot-et-Garonne.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts, du château et de l'église (dédiée à Saint Étienne) est libre et gratuite depuis les rues. La visite de l'intérieur des ruines est interdite ou fortement déconseillée car le site n'est pas encore sécurité.

 

 

L'infini se voit.... indéfiniment !

 

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commentaires

Pierrote 25/02/2019 13:17

M agique blog – et son auteur ! – offrant
O uvrage tel ! Je retrouve, le mirant,
N ature première de votre site,
G rand et beau Chevalier des insolites,
A rruinés à souhait, lieux du passé !
I magination sait là s’enflammer,
L ibre d’interpréter ces pans de murs
L aissant filtrer de médiévaux murmures.
A lors, ressurgissent dans mon esprit «
R umeurs » que j’ai pu lire dans écrits.*
D e celles qui m’entretiennent de guerre -

L es éléments défensifs comme archères
O u remparts ou donjon le rappelant -
T out aussi bien de paix ou de moments

E voquant simplement vie d’autrefois :
T émoins :cheminée, couloirs ; de surcroît,

G age de propreté de nos aïeux -
A ussi rendant Mon chevalier heureux –
R éduit dont autre nom était « latrines ».
O r, de jadis, pour moi, est-ce vitrine.
N ’est-ce principal attrait, ni derniers
N e sont ces vestiges… J’ai moult aimé
E tre ici de toutes parts attirée.

G rand’force de tour maîtresse m’a plu,
A menuisée, certes, mais n’est perdu
S ymbole d’un quasi borgne bâti :
C harme à mes yeux, effroi pour ennemis…
O ffre logis intérieur, extérieur,
G uère de fioritures. Hôtes eurent l’heur**
N e mie charger murs de décorations
E t cela convient fort à ma passion :

N ‘aimerai-je toujours que vieilles pierres
O ù est figé « mon naguère » très austère.
T out cela, dans cet article je l’ai
A ssurément trouvé.*** Voyez comme est

B ien aisé me contenter, et griffures
E vitées sont ! Alors je vous susurre :
N e déviez mie de telles chasses aux ruines !
E lles sont votre chemin**** qui illumine,

P our sûr, ma vie médiévale ! Entendez
S ans faute ce cri du cœur, Chevalier !

Et :

P uis, historique j’ai bien apprécié :
S ur Vianne indices j’ai pu récolter.

* dit plus simplement : tout ce que j’ai pu lire dans mes grimoires.
** à mes yeux - cet avis n’engage que moi - et si c’est bien la réalité que ce castel fut assez austère…
*** j’oublie le rempart rénové.
**** le chemin décrit - et qui devrait être suivi, non ? - par le nom de votre blog : château FEODAL (et non Renaissance ou autre !), et RUINE (et non bâtis rénovés !) médiévale !

Le Chevalier Dauphinois 25/02/2019 16:56

**** Haaa... La remarque à 4 étoiles........ Haaa.... Comme je reconnais MA Dauphinoise !
* En ce lieu, je suis arrivé avec un croissant à la main (qui puis, je j'adore les douceurs).
* J'ai dégusté des yeux le remparts.
* Je me suis goinfré des ruines du château.
* Et comme tout cela m'a pris 4 heures, j'ai sorti de ma besace le pique-nique avec, en dessert, une tartelette aux fraises.
* Quelle journée.... j'ai prix tant de kilos que je ne peux plus entrer en mon armure.