18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 08:50

 

 

 

Voici le plan..... secret

 

 

 

Le début de la découverte est ici - CLIC

 

 

 

Département 46 - LOT

 

 

 

Le château (suite) :

L'extérieur :

Sans église, je vois N E F 😳 (sur le plan)

* Lentement, je laisse la tour D pour découvrir la haute et puissante tour E entre 2 courtines en angle fermé.

* Bien qu'elle possède de nombreuses fenêtres (sans meneau, à meneaux en croix puis à meneau unique), elle a gardé ses fonctions défensives :

- Des petites ouvertures de tir pour défendre les courtines et leur chemin de ronde.

- Au sommet, le retrait pour un chemin de ronde avec mâchicoulis.

 

 

Cette courtine sent la poudre

Le festival défensif

* Entre E et F, comme pour un emmental, les trous sont nombreux et variés.

* Certaines sont des canonnières, mais d'autres pour des couleuvrines à main (je suppose).

* Les pierres utilisées pour ses bouches défensives me surprennent parfois, Voici quelques exemples :

- Le tableau droit utilise une pierre sculptée qui devait logiquement être le parement d'une porte principale.

- Idem pour cette canonnière en biais. De plus, au dessus de son arc de décharge, une pierre de remploi provient d'une archère.

* Je suppose que ces curiosités sont dues aux réparations suite aux attaques.

 

 

F comme Formidable !

* La tour d'angle F au Nord-Ouest est la moins haute (suite à son arasement évidemment), mais elle montre le plus de systèmes défensifs pour armes à poudre (puisqu'elle est moins abîmée).

* Les pierres de couleurs et de formes différentes montre des évolutions et réparations nombreuses.

* Grâce aux nombreuses ouvertures alignées, trois niveaux se devinent (je pressens qu'il en existait 2 autres au dessus).

* Cette imposante tour protégeait :

- Les courtines Ouest.

- L'attaque frontale.

- L'attaque du pont.

 

Souvenez vous, j'ai chu à gauche

 

Soudain, je me sens petit

* En faisant attention à ne point tomber à nouveau dans le fossé, je quitte la tour F pour me rendre sur le parking coté Nord.

* Devant moi l'imposante entrée du château avec la haute tour E.

* Imaginez cette forteresse :

- Sans les arbres,

- Et surtout avec les tours aussi hautes que la E.

* Je vous entends penser : "Quelle puissance !".

* Lentement, j'avance.

* Je mets un pied sur le pont, je mets deux pieds sur le pont, je......

* Soudain, je vois les 2 entrées habituelles d'un château défensif :

- A gauche, la porte piétonne.

- A droite la porte pour carrosse.

* Le mur étant arasé, il n'y a plus traces des flèches de levage des ponts, ni des bretèches (voir vocabulaire), ni du crénelage.

 

 

Tours et donjon me surveillent, comme il y a 600 ans

L'intérieur :

Entrevoir, c'est voir différemment

* La propriété est privée, habitée, non visitable.

* Etant un chevalier, je ne m'accorde pas le droit d'entrer sans autorisation.

* N'ayant pas réserver une chambre en ce gîte, je vais rester à l'extérieur.

* Tout en respectant la limite, je peux voir depuis la porte piétonne :

- Au fond à droite, la tour E.

- Au centre, le puissant donjon à éperon G.

- A gauche la tour B.

 

 

Résumé

* Cet incroyable château d'agrément "entouré" d'une forteresse possède : 

- 6 tours défensives,

- 3 corps de logis,

- 2 tours escalier,

- 1 donjon pentagonal,

- 1 chapelle,

- 1 cloitre,

- 1 fossé.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - CLIC

 

 

 

Histoire du château :

* Au 8ème siècle, durant le conflit entre Pépin le Bref (voir liste des rois) et Waïfre, Duc d'aquitaine (voir liste), le château (en bois ?) résiste aux attaques "Royales".

* Au 10ème siècle (?), un (premier) bâtiment défensif en pierre existe.

* Au 13ème siècle, un puissant château est construit sur les bases architecturales du précédent. Il est possession de la famille Roussilhe, nom transformé en "Français" en Roussillon.

* En 1355, au début de la Guerre de Cent Ans, Raymond d'Antéjac, seigneur de Roussillon, reconnait la légitimité du Roi d'Angleterre sur le royaume de France. 

* Vers 1430, pour son mariage avec Arnaud d’Oriolle, Marguerite de Vayrols apporte le château en dot.

* Au 15ème siècle, une puissante forteresse, adaptée aux armes à poudre, "entoure" (ou transforme) le château.

* Au 16ème siècle, le seigneur de Roussillon, Jean II de Gontaud d’Oriolle, adopte la religion Protestante.

* En 1632, le Roi de France (voir liste) Louis XIII est reçu au château par Jean III de Gontaud d'Auriolle. Cette visite fait suite à sa Royale "reconquête" du Catholicisme dans cette région.

* Au 18ème siècle, la vieille forteresse "inconfortable" est délaissée par son propriétaire (Antoine-François de Gontaud Cabrerets ?) qui l'afferme (car les champs et les vignes représentent un gain important).

* Au 19ème siècle, le site est transformé en carrière de pierres par les multiples propriétaires.

* En 1929, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1958, les nouveaux propriétaires consolident les murs les plus en danger puis restaurent les bâtiments.

* En 1966, les propriétaires sont récompensés par le prix "chef d'oeuvre en péril".

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite depuis le sentier en respectant la propriété privée et le silence du lieu. La visite de l'intérieur est interdite, excepté si vous réservez une chambre dans ce gite exceptionnel.

 

 

L'architecte médiéval avait il imaginé que sa canonnière puisse devenir une jardinière ?

 

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commentaires

Pierrote 21/12/2020 18:39

R éel plaisir est-ce entrailles mirer.
O ui, bien sûr, on aurait aimé entrer
U n peu plus dans l’intimité du lieu,
S auf qu’il est interdit. Mais malheureux
S ommes-nous pour autant ? Non ! Que nenni !
I mposants bâtis et puissants aussi
L ‘on découvre, même remaniés et
L a vue de cette force bien me siet.
O n aperçoit, par-ci, par-là des pierres
N ullement dans leur position première :

S ont-elles cocasses ! Pour moi, illuminent
A ssurément grands murs et sont vitrine
I nsolite du génie du passé :
N e perdaient rien aïeux, et remployer
T rès bien savaient les anciens éléments.

P ur bonheur sont ces pointes de diamants «
I ncrustées » dans certaines ouvertures !
E n a, cette place, plus belle allure !…
R egard est impressionné par ce qui
R epoussa, jadis, beaucoup d’ennemis
E t fut également dernier repli :

L e donjon, trônant dans la basse-cour.
A t-il été roi, principal atour…
F orce est de constater que n’a l’entrée
E té par les destructions épargnée.
U ne image précise d’elle avons :
I l suffit de fermer les yeux !* Les ponts-
L evis entrent en action protégeant
L es deux portes, sur elles se fermant.
E t corps de garde, au-dessus, sont présents…**

L e seul dommage : « récents » attributs
O bservés sont. La Renaissance a su
T ransformer façon d’être défendu.

P ourtant, passé revit devant nos yeux
S achant rendre mon esprit fort heureux !

* comme vous nous le préconisez dans certains de vos articles… pour mieux voir !
** que j‘imagine, donc.

Le Chevalier Dauphinois 21/12/2020 18:58

* Avec les années, avec les articles, avec ma persuasion, avec mon envoûtement...... Ma Pierrote ferment les yeux pour mieux voir !
* Gourou je suis devenu.... en plus d'être Demi-Dieu bien sur.
* Haaaa.... comme il est doux d'avoir des disciples obéissants....... et obéissantes.
* Il a fallu presque 15 ans de blog pour qu'elle soit mienne.... heu.... ses pensées médiévales et architecturales bien sur.....
......... je n'oserai point prétendre que MA Dauphinoise soit liée définitivement au Chevalier......
................. ou plutôt, je ne l'affirmerai point dans les commentaires !...... hihihi