11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 07:39

 

 

Département 16 - CHARENTE

 

 

 

Pensez vous que cette église soit fortifiée ?

 Le bourg :

Situation :   (--> la voir sur une carte)

    La commune de Saint Martial est située à 35km au Sud d'Angoulême (voir son château), à 25km à l'Est de Reignac (voir son église) et à 15km au Nord-Ouest d'Aubeterre sur Dronne (voir son château).

 

   Coordonnées de l'église :

45° 21' 34" N 00° 05' 45" E
 45.359533°  0.095748°

 

 

 

L'église : 

L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* Après avoir visité l'église fortifiée de Brossac, mon destrier trotte avec souplesse en direction du Nord-Est. Soudain, en traversant la petite commune de Saint Martial, il bifurque au Sud-Est.

* Ne voulant pas le contrarier, je le laisse errer.

* A 4 kilomètres, mon palefroi stoppe dans le village de Peudry, puis me quémande de regarder à gauche de la route.

 

 

Un clocher certainement défensif

Le clocher

* En voyant au sol les traces de sarcophages, je pressens que cette église était entourée d'un cimetière, déplacé au 20ème siècle.

* De suite, je remarque l'imposant clocher-porche.

* Il se compose :

- En bas, un portail typiquement Saintongeais, c'est à dire :

-- Deux baies extérieures borgnes en arcades plein cintre.

-- Une baie centrale possédant une porte.

Nota : Je suis surpris par le manque de sculpture sur les voussoirs et pilastres.

- Au milieu, une baie dont je ne peux pas définir la fonction :

A - Bretèche : Je doute car moins large que la porte.

B - Accès par l'extérieur à la salle de repli : Je n'ai jamais vu cela pour une église fortifiée.

- Au dessus, les abat-sons.

- Au sommet, des ouvertures de guet et de défense pour une salle de repli.

 

 

Nef

* La nef, de hauteur classique, ne possède pas de salle de repli défensif.

* Par sa dimension, le contrefort confirme ma supposition d'une nef classique, sans défense.

* Les modillons ont des sculptures très simples (classiques ?).

* La position basse de la fenêtre m'étonne.

 

 

Chevet

* L'abside en hémicycle me surprend par l'absence de fenêtre ou d'ouverture de lumière.

Est ce à cause de la restauration récente ?

* Sa faible hauteur m'interdit de penser qu'une salle défensive existait.

* Les modillons affichent des visages peu expressifs.

 

 

L'intérieur :

*  Hélas, comme pour beaucoup d'églises en notre siècle, la porte ne s'ouvre pas.

* Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Le diaporama de l'église est ici - CLIC

 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction de l'église dans le fief Royal de Peudry.

* Au 13ème siècle, après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec le futur Roi d'Angleterre créant une période d'insécurité (conflit avec le Roi de France), l'église est fortifiée.

* Au 15ème siècle, des peintures sont réalisées sur plusieurs murs intérieurs.

* En 1523, par un échange de terres avec le roi de France François Ier (voir liste), François Green de Saint-Marsault récupère la seigneurie de Peudry.

* Vers 1790, les Révolutionnaires accordent à Peudry,  le qualificatif de commune.

* En 1845, la commune de Peudry est annexée à Saint Martial.

* En 1987, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 2005, l'église est restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas de Peudry) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Comme moi, voyez vous une façade ayant presque forme humaine ?

 

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour aller au menu des églises fortifiées   Cliquez pour aller au menu des Châteaux du 16 Vers Menu châteaux de Charente

Partager cet article

Repost0

commentaires

Pierrote 12/06/2019 20:15

P our sûr, est plus que simple ce moutier.
E t, cependant, sait-il me contenter.
U n appareillage qui fort me plait.
D irait-on quasi que cette église est «
R ivale » de consoeurs du Sud-Ouest.*
Y ai vu ressemblance manifeste…*

S oit, j’ai plutôt pensé à un castel
A ppartenant à cette contrée belle.**
I l n’est mie aisé deviner comment
N aguère fut édifice, comment «
T ravaillé » était bâti aux premiers

M oments de sa construction. A été
A joutée hauteur à son clocher-tour.
R avie j’en suis, car apparaît atour
T ant apprécié, mais si utile aussi,
I mmense non pas, mais bien là : repli.
A insi, mes neurones médiévaux furent
L iés*** de savoir que ces très vieux murs

C achèrent refuge. Et s’il n’y a pas
H éritage plus défensif, n'ai-je pas
A vous accabler. Voyez, je sais bien
R aison garder, me suffire d’un rien…****
E t puis, visage j’ai vu, comme vous,
N ous sourire timidement, j’avoue.*****
T oute l’humilité de cette église
E st dans façade. A eue sur moi emprise.

* consoeurs (ou castels du Sud-Ouest), mis à part, bien sûr, le portail de style saintongeais. Pour le reste du bâti, je l’aurais bien imaginé se trouver dans le Gers par exemple… Pourquoi ? Je ne sais trop : l’appareillage que l’on attend plutôt très régulier et très blanc en Charente, alors qu’ici il est irrégulier et coloré (coloré, grâce à vos prises de vue, je pense, mais les pierres ne sont toutefois pas d’un blanc immaculé comme ailleurs dans cette contrée). La stature du bâti, peut-être aussi : assez étroite, simple, et une « tour » haute qui dépasse de l’ensemble… Bref, je n’ai mie pensé être en Charente ici.
** le Sud-Ouest, Gers ou autre département.
*** mot de vieux-françois pour dire heureux, content, réjoui.
**** d’un rien, parce que cette église ne présente point moult fortifications (et bien qu’ici, je ne considère mie comme rien d’avoir juste rehaussé le clocher pour aménager un repli).
***** cf. l’info-bulle de la dernière image de votre article ( et j’y ai vu un sourire timide, de l’humilité, avec les abat-sons penchés ainsi, n’est-il point vrai ?).

Le Chevalier Dauphinois 14/06/2019 14:53

* En découvrant cette église, ma première impression fut : La déception.
* Puis, en plantant mes chausses dans la terre, en ajustant ma visière, en respirant calmement...
......... j'ai adoré ce clocher-tour ou plutôt cette tour pouvant servir de clocher.
* Chaque église fortifiée est unique. Plus j'en visite et plus je le découvre. Certes, il y a un style architecturale commun pour chaque mini province, mais commun ne signifie pas siamois.